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15/11/2009

Abus et dialogues de dûpes (Déclaration Utilité Publique)

Les procédures de Déclaration d’Utilité  Publique sont des instruments qui mériteraient d’être encadrées pour n’être mises en œuvre que sur des projets visant l’excellence.

Partout en France on ne compte plus les abus ou les projets médiocres qui découlent de la possibilité d’exproprier n’importe qui à peu près n’importe comment, si on n’a pas de solides appuis pour sa défense.

Le cas de l’Abbaye de Lagrasse, évoqué dans cet article du Midi Libre, fait partie des cas assez rares où on peut épingler des responsables de gauche, qui à défaut d’affairisme comme c’est souvent la cas à droite, se livrent à des combats idéologiques “dignes” d’un siècle en arrière, sous couvert de modernité.

Notre sentiment est que les mauvaise utilisation du pouvoir administratif et des DUP en particulier, vont aller croissant :

  • avec que la Réforme des Collectivités Territoriales en cours, qui condense  les pouvoirs sur les agglos et les région, et par là même éloigne un peu plus les élus des citoyens,
  • et avec le regroupement  des Chambres Régionales des Comptes comme par exemple Montpellier qui va se retrouver intégré à Marseille et un niveau de criminalité tel qu’il permettra aisément de considérer comme secondaire les affaires de la périphérie et de les relativiser.

Midi Libre AUDE Édition du mardi 10 novembre 2009

Le conseil général battu par l’Etat et les chanoines

A. PERNIA

DR

Depuis 2004, le département de l’Aude veut acquérir la partie privée de l’abbaye de Lagrasse, pour réunifier le monument.

Dès l’audience du 20 octobre, devant le tribunal administratif de Montpellier, il apparaissait que l’affaire était quasiment ficelée.  Le conseil général de l’Aude ne gagnerait pas cette partie-là contre l’Etat et contre la congrégation des chanoines de la Mère de Dieu, implantés depuis 2004 à l’abbaye de Lagrasse.

Au département, qui souhaitait lancer une déclaration d’utilité publique en vue d’acquérir la partie de l’abbaye appartenant aux chanoines, afin de réunifier le monument et de concrétiser un projet culturel global, le préfet de l’Aude avait opposé un refus très net et engagé.

Les arguments du représentant de l’Etat ont manifestement convaincu le rapporteur public du tribunal administratif, qui réclamait le rejet de la demande et l’a obtenu, début novembre.

Les motifs de cette décision sont multiples, mais le tribunal note « que l’atteinte à la libre disposition des biens nécessaires à l’exercice du culte de la congrégation présentait un caractère excessif ».

La congrégation des chanoines réguliers de la Mère de Dieu avait émigré en 2004, en provenance des Hautes-Alpes, après s’être heurtée au veto de l’évêque de Haute-Marne. Dans l’Aude, de bonnes relations se sont établies avec le diocèse de Carcassonne.

En revanche, le climat ne s’est jamais détendu avec le conseil général dont le président Marcel Rainaud est élu du canton de Lagrasse. Ce dernier souhaite faire de l’abbaye un pôle majeur du Pays cathare, développant une politique culturelle, notamment autour du livre dont Lagrasse est un haut lieu grâce à son Banquet du Livre.

Un Banquet qui dégénéra, en 2007, avec un acte de vandalisme conduisant à la destruction de 10 000 livres, alors que le thème de la manifestation était "la nuit sexuelle". L’enquête sur cet autodafé n’a jamais abouti.

Patrick NAPPEZ

Le conseil général n’avait pas décidé hier soir s’il faisait appel ou pas de la décision.

Vos réactions

11/11/2009 à 14h18 | france libre

Cet élu tente à chaque fois de provoquer la congrégation en place : la dernière fois c'était la NUIT SEXUELLE ! la pilule ne passe pas pour cet élu qui a une attitude absolument scandaleuse et anticléricale avérée ! ce petit monsieur n'oserait pas lever le petit doigt s'il s'agissait d'une mosquée !!

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Midi Libre 13.11.2009 – Récompenses - Victoires de la médecine : un Montpelliérain primé

C. FORTIN

DR

Hugues Duffau, neurochirurgien au CHU de Montpellier, pionnier de la chirurgie cérébrale éveillée, a été récompensé jeudi soir une Victoire de la médecine.

La manifestation, organisée cette année au théâtre du Châtelet à Paris, récompense depuis 2002 les équipes hospitalières les plus innovantes en France.

Dix-huit équipes étaient nominées dans six disciplines médicales : cancérologie, chirurgie, cardiologie, neurologie, technologie médicale et réseaux de soins.

Deux "régionaux" étaient en piste :

  • le docteur Eric Viel, au CHU de Nîmes, pour la prise en charge coordonnée des algodystrophies des membres (dans la catégorie "neurologie")
  • et le professeur Hugues Duffau dans la section "chirurgie".

Née aux Etats-Unis, la chirurgie cérébrale éveillée permet  d’intervenir sur des tumeurs du système nerveux central longtemps jugées inopérables, le patient est réveillé au cours de l’intervention, sa mémoire est sollicitée pour ne pas altérer des zones sensibles.

Condamnés faute de traitement adapté il y a encore quelques années, les patients sont ainsi sauvés, avec des risques de séquelles inférieurs à 2 %, soulignait en avril dernier Hugues Duffau, qui avait ouvert les portes du bloc opératoire à Midi Libre (1). 
Le chirurgien a développé la technique à la Pitié-Salpétrière, à Paris, où le premier malade a été opéré il y a treize ans. Désormais en poste à l’hôpital Gui-de-Chauliac, au CHU de Montpellier, il a depuis, formé des chirurgiens du monde entier.

Sophie GUIRAUD

(1) Midi Libre du 8 avril 2009.

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