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05/03/2013

Adapter le système de Santé à l'heure du Web 2.0

L’Université du Languedoc étant très impliquée par le devenir du système de Santé, et l’enseignement de la Médecine, je vous propose cette présentation toute récente de Jean-Michel BILLAUT qui illustre avec précision ce que devrait être l’évolution des systèmes de Santé au niveau Mondial.

Même si le jargon informatique favorise essentiellement les habitués de cette spécialité, chacun retiendra aisément que les techniques arrivent à maturité, et que les volontés politiques ne doivent plus tarder à s’exprimer pour organiser le nouveau système de Santé et lui donner un horizon de visibilité propice à la création d’une dynamique de changements encadrée.

Pour mieux juger du grand-écart qui se prépare voici un exemple de là où en sont nos élites régionales sur cette page :
http://www.transferts-lr.org/sante/presentation

Le secteur industriel régional des Technologie de Santé est constitué de plus de 200 entreprises multidisciplinaires qui collaborent régulièrement avec des cliniciens et des scientifiques. Elles bénéficient de la présence de plusieurs organismes de recherches, d’universités, des CHU de Montpellier et de Nîmes et du Centre Régional de Lutte contre le Cancer de Montpellier Val d’Aurelle. Pour pérenniser leur dynamisme, nous accompagnons les PME et porteurs de projet sur cinq principaux axes : Dispositifs médicaux, Produits cosmétiques, Biotechnologies, Médicaments, Produits vétérinaires. L'activité du département est centrée sur l'aide au développement technologique des entreprises régionales et sur la création de nouvelles entreprises innovantes, en liaison avec des organismes de recherche. Le département souhaite contribuer à la création de richesses et d'emplois sur le territoire régional. Il participe aux conseils universitaires dont il est membre : conseil de perfectionnement de la formation "ingéniérie de la santé" de l'UM1 et conseil de gestion du laboratoire commun de microscopie électronique de l'UM2.

Recherche Google "jean-michel billaut"
Wikipedia Jean-Michel Billaut
Blog de Jean-Michel Billaut

Connaissez-vous le Dr Pierre Espinoza from Paris ? La télémédecine démarre en France semble-t-il, un peu cahin-caha...

Jean-Michel Billaut 2013-03-01 15-58-08 from Jean Michel Billaut onVimeo.

http://billaut.typepad.com/jm/2013/03/connaissez-vous-le-...

Pour contacter Pierre Espinoza : pierre.espinoza@egp.aphp.fr

Trés, trés intéressante discussion avec Pierre, l'un des fondateurs de la télémédecine française.. En tout cas l'un de ceux qui mettent les mains dans le e-cambouis médical .. Car la chose n'est pas évidente, pour mettre d'accord tous les silos des professionnels de santé français... et leurs sommités (mandarins, hauts fonctionnaires, grands élus, etc..). Et naturellement manager aussi la technologie, car sans elle...

Il nous explique dans le détail comment on va e-gérer vos e-maladies et votre e-vieillesse dans le proche futur...

A regarder et à méditer (c'est long, mais c'est du lourd)..

Savez-vous qu'il y a en France actuellement plus de 250 projets plus ou moins qualifiés de télémédecine ? (d'où mon expression de cahin-caha). Mais pourquoi autant de projets ? Quels en sont les coûts ? Il me semble qu'un diabétique de type 1 ch'ti et un diabétique de type 1 béarnais a besoin de la même organisation ? Pourquoi donc en faire 36 ? Pourquoi en faire un peu partout ? Pourquoi ne pas avoir une plateforme de télémédecine "racine" en mode 2.0 sur laquelle viendrait s'articuler toutes les spécialités médicales ? (problèmes de silos, chacun voulant garder ses prérogatives ?). Donc une plateforme pour tout les malades ? Pourquoi ce saudoudrage ? (alors que le cloud et le mode saas explosent - mais j'ai oublié de demander l'avis de Pierre sur ces thémes O combien importants - désolé ..)...

Savez-vous que pour effectuer un diagnostic à distance un dermatologue a besoin d'un trés bon débit de streaming ? (pour une image seule, il lui faut au minimum du 10 mégapixels - on devine donc ce qui lui faudrait en débit sur le réseau..). Et que pour une radiographie ou un fichier IRM c'est encore plus lourd ?  Pierre est donc on ne peut plus favorable à la mise en oeuvre d'un réseau fibre optique sur tout le territoire (J'ai évoqué avec lui le projet fibre des Yvelines : vous écouterez ce qu'il en pense et les applications que les Yvelinois pourraient avoir de ce fait pour améliorer leur santé ..)..

Capture d’écran 2013-03-03 à 11.46.05

Il y a en France 600 points d'urgence... Et on balade chaque jour des malades entre chez eux et ces points d'urgence ou les hôpitaux.. (je sais, j'en ai bénéficé pendant plusieurs mois). Savez-vous combien cela coûte à la Nation ? Plus de 5 à 6 milliards d'€/an... Sans compter les détenus malades (160 prisons en France).. Qu'il faut souvent faire accompagner par des policiers pour les conduire à l'hôpital ad hoc. Donc des coûts en plus ... Sans compter les seniors en maison de retraite... Sans compter les maladies chroniques... Etc...

Un malade, pour avoir confiance dans le médecin, doit le voir.."On a confiance, que lorsque l'on se voit" dit Pierre.. Donc, la visiophonie de trés bonne qualité est indispensable.. Pourquoi avoir choisir la solution américaine Vidyo ? (La même que j'utilise dans mon studio visiophonique où j'ai e-interviewé Pierre).. Solution qui a été mise en oeuvre par la société française Consort-santé (dont l'un des dirigeants habite les Yvelines..).. Dans les slides de Pierre que nous commentons dans ce e-billautshow, il y a des photos de différents poste de télémédecine..

Pourrait-on concevoir une organisation de télémédecine intégrant le généraliste rural ? Voir même le malade de chez lui ? Je vous laisse deviner la réponse..

La France est-elle en retard dans le domaine de la télémédecine ?Je vous laisse écouter Pierre et les arguments qu'il cite..

L'éthique est naturellement importante.. Pierre le rappelle et explique ce qui est fait à ce sujet..

J'ai aussi posé la questions des différents types de matériels - genre sensors et autres plateformes - Que faut-il en penser ? Que faut-il penser des structures "cloud" qui enregistre automatiquement ces données ?

Etc...etc..

Commentaires au débotté... Je pense qu'il aurait été peut-être plus judicieux de mettre sur pied un plan national de télémédecine..

Cela étant, je me méfie d'un grand plan à la française...

L'élite française est plutôt pas mal pour mettre en oeuvre un plan TGV, pour faire des ponts, des avions, etc.. Mais dans le domaine du numérique, on ne peut pas dire qu'elle soit au top.. Souvenez-vous du plan calcul qu'elle avait mis en oeuvre pour contrer IBM dans les année 60. Plan qui a lamentablement foiré.. Du plan informatique pour tous (pour contrer Apple et les autres) qui a aussi foiré avec l'horrible TO7, du plan câble (là ce n'était pour contrer personne.. mais on s'est contré entre nous, avec le lancement de Canal+ par satellite, ce qui a diminué l'intérêt du câble), du plan vidéocommunications de Biarritz (pas clair comme objectifs, mais on voulait je pense faire évoluer le Minitel vers le très haut débit. Mais pas de chance, c'est le TCP/IP américain qui a gagné - et l'on a dû mis à la poubelle le X25 et le Minitel), du plan Quaero (pour contrer Google), du plan Andromède (pour contrer le cloud d'Amazon et des autres), du plan DMP (dossier médical personnalisé), du Plan MOOC récemment annoncé par le Gouvernement.. Pour contrer les MOOC américain (dans lequel vient de rentrer l'Ecole Polytechnique - une école renégate ?)...

Bref, dans le numérique, notre élite est toujours plus en moins en réaction de défense par rapport aux Américains.. Jamais en attaque... Et pourtant : il suffirait de fibrer en masse le territoire et laisser faire nos startups et des gens comme Pierre...

Toutes choses égales par ailleurs, les économies réalisées avec la télémédecine pourraient financer en 4 ou 5 ans le fibrage de tout le territoire.. A 1g symétrique, pourquoi pas ? .. Mais on préfére blablater avec les opérateurs cuivre, qui n'ont aucun intérêt à la chose, vu qu'ils gagnent beaucoup de sous avec le cuivre... Et qui surtout, ne veulent pas que les collectivités locales mettent en place leurs propres réseaux fibres noires.. Car nos aimables opérateurs cuivre "veulent être propriétaires du client de A à Z". Ils veulent être propriétaires de la fibre qu'ils amènent dans votre foyer, et naturellement essayer par là de vous vendre différents e-services intégrés dans l'abonnement. Ce qui ne va pas dans le sens de la neutralité de l'Internet..  Alors que ces e-services peuvent être plus facilement réalisés par des startups (qui ont beaucoup plus de créativité que nos mastodontes télécommunicants), ou par des gens comme Pierre... qui arrivent à conduire le changement dans un secteur trés conservateur... et peu enclin à changer ses habitudes ancestrales...

Puis-je risquer cette assertion que d'aucuns trouveront naturellement très osée ? La e-santé 2.0 en télémédecine des Français (qui toutes choses égales par aillleurs, sera meilleure qu'en santé 1.0), contreles actionnaires des opérateurs cuivre ? En tout cas, si la télémédecine avait été généralisée, je n'aurais sûrement pas été amputé d'une jambe..  

Et si les USA se fibrent avant nous... e-couic... Cela en sera fait de l'économie numérique des Gaulois....

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us - the e-billautshow : the french worldwide hub -

03/03/2013 | Lien permanent

00:07 Publié dans Informatique Médicale, Région, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : digital health, e-sante | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/11/2011

BILLAUTSHOW Weda envoie les toubibs dans le cloud

Connaissez-vous Fabrice Greenbaum from Montpellier ? Weda envoie les toubibs dans le cloud...

Fabrice lance une plateforme dénommée Weda, pour les médecins libéraux généralistes et spécialistes.

Pourquoi avoir lancé  Weda ? Il explique que pour cela il a mis sur pied des groupes de travail avec des médecins, pour réaliser "le cahier des charges" comme on dit dans l'informatique traditionnelle.. Et que veut dire le mot Weda ?

Capture d’écran 2011-11-19 à 11.47.44La France compte une population d'environ 120.000 médecins généralistes et spécialistes. Avec un total de 800.000 personnes environ dans toutes les professions de la santé...

Weda en fait propose une gestion compléte d'un cabinet médical en mode Saas dans le cloud... Donc accessible par un simple browser. Plus besoin d'avoir localement des applicatifs spécifiques avec des interfaces dédiées.

Les médecins mettront-ils à la poubelle ces applicatifs anciens ? Certes, mais il faut d'abord récupérer les données archivées. Et le médecin pourra choisir : garder ses logiciels "anciens" et ne faire que l'archivage dans le cloud, ou alors tout utiliser en mode Saas...

Quels sont les apps (comme on dit maintenant) qui seront à leur disposition ? Tout tourne autour du dossier médical... avec échange entre le généraliste et le spécialiste. Quels sont les modules complémentaires ?

Capture d’écran 2011-11-22 à 10.57.05

Quelles sont les différences entre le dossier médical de Weda et le fameux DMP dont on parle depuis des années ? En fait, le dossier médical Weda va alimenter le DMP... A noter qu'en mode cloud, les médecins vont pouvoir accéder à leurs dossiers de partout... Qu'est ce que le We ? Le Wd ? Le Wa?  Le Wv ? Comment est intégré le fameux Vidal dans Weda ? (en "Web 3.0", nous dit Fabrice)..

Comment se passe dans Weda la gestion des remboursements Sécurité Sociale et autres Caisses de maladie ? Comment se passe la gestion de la Carte Vital ? Weda a-t-il tous les agréments nécessaires ? Quelle est la sécurité qui sera intégrée dans Weda ?

Les médecins ne sont-ils pas rebutés par le cloud et le Saas ? Où sont hébergées les données de santé des médecins ?

Capture d’écran 2011-11-22 à 10.59.59

Quel est le coût pour les médecins ? Comment sera commercialisée l'offre Weda ? Fin 2012 combien de médecins seront en orbite dans le cloud Weda ?

Qu'est-ce que la nouvelle Convention Médicale qui sera obligatoire en 2012 ? Quelle est l'aide financière apportée au médecin pour son informatisation ? (montant de l'ordre de 3.000 €/an).

Capture d’écran 2011-11-22 à 11.30.39Intégration de la visiophonie dans Weda ? Utilisation par Weda des réseaux sociaux ? de la mobilité ? Avec utilisation de tablets ? (les médecins américains commencent à s'en équiper..).

Le cloud permettra-t-il de diminuer les coûts de la santé en France ? Le cloud permettra-t-il de mieux organiser l'administration de la Santé ?

Visées internationales pour Weda ? Espagne, pays de l'Est, l'Allemagne, pays du Mahgreb ?

Différences entre l'informatique médicale américaine et française ?

Le 2/12/2012 le Quotidien des Médecins Informatique publiera une histoire de l'informatique médicale...

Capture d’écran 2011-11-22 à 11.31.50Commentaires au débotté... Hé bien, cela bouge dirait-on, chez les professionnels de santé français. Professionnels que l'on disait trés conservateurs face à ces "nouvelles" technologies (effectivement j'en connais - pas de noms svp)... Aprés la startup de Lille 9h37, voilà maintenant Weda..

La santé française, ou en tout cas une partie, va commencer à se "cloudifier"... Pour l'instant, il ne s'agit que des médecins libéraux (les médecins hospitaliers ne sont pas intégrés)... Mais nul doute qu'à terme, on assistera probablement à un effet d'entraînement. "Comment vous n'êtes pas dans mon cloud ?" On retrouvera dans les clouds français sécurisés "souverains" (comme dit notre aimable gouvernement)... les autres professionnels de santé (pharmaciens, kiné, ambulanciers, hôpitaux, Samu) ... Et puis ensuite les organismes de remboursement, les assurances, les mutuelles...

ll me semble que les économies de coûts devraient être substantielles...  De plus, peut-être que l'on pourra mieux faire passer l'information entre les différents silos de la santé française ? (ce qui permettrait peut-être d'éviter des déboires comme une amputation ?).

Pour contacter Fabrice Greenbaum : fabrice(arobase)weda.com

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us - the e-billautshow : the french worldwide hub

02/03/2011

I2A se diversifie dans la microbiologie industrielle

Objectif-LR 28-02-2011

I2A se diversifie dans la microbiologie industrielle

- Hérault

La société va investir 5,3 M€ pour élargir ses gammes d’automates et construire une nouvelle unité de fabrication. À la clef : 17 créations de postes en 3 ans.

Spécialisée dans le diagnostic et l’informatique médicale en microbiologie, I2A (Intelligence Artificielle Applications) poursuit un plan de croissance pour lequel elle va investir 5,3 M€, avec le soutien de la Région (300 000 €) au travers d’avances remboursables.

La PME veut désormais toucher des marchés plus ciblés, en développant une nouvelle gamme d’automates d’analyse.

« Nous restons sur notre cœur de métier, mais ces nouveaux produits permettront de mieux servir nos marchés habituels en leur proposant une automatisation qui, jusqu’ici, n’existait pas, souligne le DG Christian Curel. Nous nous tournons aussi vers un nouveau segment de marché, la microbiologie industrielle, pour lequel nous recherchons des partenaires. »

En outre, I2A projette de construire, d’ici fin 2011, une nouvelle unité de fabrication de réactifs, qu’elle commercialise à destination des laboratoires, des vétérinaires, et de la recherche.

« Cette nouvelle chaîne nous permettra d’optimiser nos coûts et d’assurer la pérennité de cette production, poursuit Christian Curel. Les réactifs représentent aujourd’hui 30 % de notre CA, et cette part va augmenter. »

Créée en 1998 à Montpellier, aujourd’hui basée à Lattes (34), I2A devrait prochainement changer de locaux et, à l’occasion de ces investissements, tripler sa surface, à 1 500 m2.

Passée de 30 salariés en 2009 à 38 en 2011, I2A projette 17 recrutements sous 3 ans.

Clôturant son exercice fin mars 2011 à 4,5 M€ de CA (+ 20%), elle prévoit de maintenir ce taux de croissance lors du prochain exercice.

Anthony Rey

Légende : I2A conçoit et fabrique des automates d’analyse destinés à la microbiologie
Crédit photo : I2A