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08/03/2013

Recherche spatiale : Montpellier, ville pionnière des minisatellites

par Gazette | 31 janvier 2013 - 17:12
http://www.lagazettedesete.fr/dossiers-gazette/article-15...

Céline Escolano

L’université Montpellier 2 vient de créer une fondation pour mettre sur orbite des nanosatellites. Une première en France.

C’est unique en France. Montpellier entre dans la course à l’espace en créant la Fondation Van allen en décembre dernier, au sein de l’université Montpellier 2.
Pilotée par des professionnels de la recherche spatiale, la Fondation se spécialise dans la création de nanosatellites 100 % étudiants, sortes de minisatellites cubiques d’un kilo et de dix centimètres de côté.
Suite à l’appel à projets lancé en 2006 par le Centre national d’études spatiales (CNES), les étudiants de Montpellier mettent sur orbite le premier nanosatellite français, Robusta, en février 2012, pour tester l’effet des radiations sur des composants électroniques.
"Suite à ça, nous avons voulu créer un outil de gouvernance pour développer ces activités en collaboration avec le CNES", explique Frédéric Saigné, directeur de la Fondation. Soutenue par le CNES, Montpellier devient ainsi la seule ville française à développer des nanosatellites et déborde d’ambition pour attirer des entreprises spécialisées et former les nouveaux chercheurs de l’espace.

• Trois nouveaux satellites d’ici à 2017

D’ici à 2017, trois nouveaux nanosatellites made in Montpellier seront envoyés sur orbite.
"Près de 300 étudiants particient au projet, explique Frédéric Saigné. Ils font partie de la faculté de Montpellier, de l’école d’ingénieurs Polytech et certains de l’IUT de Nîmes." Le satellite Robusta 1B servira à valider une méthode de test de composants électroniques dans l’espace pour développer une norme internationale. Le satellite RCube permettra de tester des composants électroniques très avancés qui n’ont encore jamais volé. Et, enfin, le satellite Méditerranée récupérera des données atmosphériques pour affiner la prévision des épisodes cévenols. L’avantage est financier : un minisatellite, entièrement financé par le CNES, coûte 250 000 euros, contre plusieurs dizaines de millions pour un satellite "classique".

• Un cursus unique

Pour encadrer la création de ces nouvelles technologies, la Fondation est accompagnée d’un nouveau master "Sûreté de fonctionnement en ingénierie spatiale" au sein de l’université Montpellier 2. "C’est le premier en France, explique le directeur Frédéric Saigné. La Région nous soutient financièrement pour les recherches."
Autre atout unique de Montpellier : le CNES, à travers son partenariat avec le centre spatial russe, permet à Montpellier des échanges universitaires avec la faculté de Moscou. "Les étudiants montpelliérains partent étudier en Russie et inversement", explique Christelle Deneau, chargée de faire le lien entre les deux facultés.

• Des stars mondiales

Le conseil d’administration de la Fondation Van Allen est composé de véritables stars internationales dans le domaine spatial.
Le président Michel Courtois est le créateur de "Spot 1", premier satellite d’observation français, lancé en 1986. Il est également ancien responsable du CNES, du centre spatial de Toulouse et de l’Agence spatiale européenne.
La Fondation profite aussi de la présence de Charles Elachi, chef de projet du robot Curiosity actuellement sur Mars, et membre de la NASA, ou encore du spationaute Michel Tonini. "Beaucoup de pays d’Europe, comme l’Angleterre, l’Italie ou l’Allemagne, ont déjà de tels projets étudiants, explique Michel Courtois. Montpellier comble ce manque en France." La présence de ces "stars" de l’espace est un atout de plus pour attirer les entreprises spécialisées à Montpellier.

• De nouveaux emplois

"Les nanosatellites représentent un avenir commercial", prévient Frédéric Saigné. En misant sur la carte du minisatellite, Montpellier attire des entreprises de pointe comme la société suisse Systhéia, qui vient d’équiper de mini-caméras le robot Curiosity sur Mars, et qui s’installe chez nous, ou encore les sociétés Astrium et 3D Plus. "Elles viennent chercher leurs futurs collaborateurs et offrent des cours gratuits aux étudiants", explique le directeur de la Fondation.
La société Trad, basée à Toulouse, spécialisée dans les tests de radiations, doit aussi poser ses valises à Montpellier en 2014. "De plus en plus de start-up vont chercher des nanosatellites à Montpellier pour tester leurs équipements", assure Michel Courtois.
"Ce sont des entreprises qui tablent sur dix à quinze créations de poste sur les quatre prochaines années, anticipe Frédéric Saigné. Nous pourrons ainsi garder nos meilleurs étudiants dans la région."

Jean-Baptiste Decroix
(La Gazette de Montpellier n° 1281 du 3 janvier 2013)

Robusta : la création d’un nanosatellite 100 % étudiant

La création du premier nanosatellite français étudiant, Robusta, démarre en 2006. Au total, ce sont près de deux cents étudiants de Montpellier et de Nîmes qui ont travaillé à son élaboration pendant six ans. "C’était une chance unique de travailler sur un projet concret", explique Stéphanie Dhombres (notre photo), étudiante en première année de thèse à l’université Montpellier 2.
© Pierre Grech

Avec un poids d’à peine un kilo, ce petit cube de 10 cm de côté recouvert de panneaux photovoltaïques ne ressemble pas à un satellite "classique". Imaginé dans les années 90 aux États-Unis, le modèle cubique fait partie du cahier des charges de tous les nanosatellites.
© Robustacom

Robusta est mis sur orbite en février 2012 depuis Kourou en Guyane, sur le premier vol de la fusée européenne Véga. À la suite d’une anomalie de la batterie, le satellite n’émet désormais plus de signaux. Robusta est conçu pour se désagréger complètement au bout de trois ans.
© D.R.

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02/12/2012

Oyster World Congress 2012 à Arcachon

Futura Sciences : Un congrès mondial au chevet des huîtres


Un congrès mondial réunit actuellement (28/11 au 2/12) les ostréiculteurs à Arcachon, autour d’une question sans vraie réponse : quel est le mal dont souffrent les huîtres ? Depuis maintenant 4 ans, des mortalités inhabituelles surviennent partout, d’abord les naissains et aujourd’hui chez les adultes. Virus, bactéries, parasites, réchauffement des eaux : de multiples explications sont possibles.

La suite à lire sur cette page http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/zoologie/d/un-co...

La page du congrès http://www.oysterworldcongress2012.com/

unavenirdurable.jpg

LE GÉNOME DE L'HUÎTRE DE BOUZIGUES (huître creuse Crassostrea gigas) DÉCRYPTÉ - 8600 gènes spécifiques à ces mollusques, quand même !
Lire http://www.thau-info.fr/index.php/culture/sciences/1050-l...

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15/04/2012

Naissance d’un Centre de recherche écologique et évolutive sur le cancer

Hérault du Jour : LE CANCER, CET ÉCOSYSTÈME AU COMPORTEMENT DARWINIEN

13-04-2012 - Dernière mise à jour : ( 13-04-2012 )

Michael Hochberg, Frédéric Thomas et Urszula Hibner sont à l’origine de la création du premier institut qui étudie le cancer avec un point de vue évolutif en France. PHOTO HG

Michael Hochberg, Frédéric Thomas et Urszula Hibner sont à l’origine de la création du premier institut qui étudie le cancer avec un point de vue évolutif en France. PHOTO HG

Trois chercheurs montpelliérains travaillent à la création d’un nouveau Centre de recherche écologique et évolutive sur le cancer.

Voilà qui va révolutionner complètement la façon dont on considère le cancer aujourd’hui. Trois chercheurs montpelliérains regardent les cellules tumorales à la lumière des principes darwiniens de la sélection naturelle. Une perspective qui change tout.
« Une tumeur est un écosystème et les cellules cancéreuses ont un comportement darwinien, pose le biologiste Frédéric Thomas (CNRS/IRD). Elles ont des capacités différentielles - certaines se multiplient plus que les autres par exemple - ces variations sont héritables et les cellules sont en compétition pour des ressources limitées. Dès lors on peut avoir de la sélection naturelle ».

Cet angle de vue permettrait de comprendre des aspects de la maladie mal expliqués, comme par exemple la perte d’efficacité de certains traitements au cours de la thérapie. « Dans de nombreux cas, la chimiothérapie va tuer la majorité des cellules cancéreuses, mais il va parfois en rester quelques unes qui sont résistantes. Le cancer va redémarrer à partir de ces variants contre lesquels le traitement ne marche pas ». Les cellules survivantes, insensibles aux traitements, se trouvent dès lors sans concurrents pour l’accès aux nutriments et à l’oxygène. Elles ont tout le loisir de se développer et de conquérir de nouveaux territoires, par métastases. « La capacité des cellules à migrer et à proliférer est comparable à la dynamique évolutive des espèces invasives, appuie Frédéric Thomas. On sait que vouloir tuer les cellules cancéreuses jusqu’à la dernière, ça ne marche pas à chaque fois. C’est comme pour les moustiques, il vaut mieux assécher le marais. » Les connaissances acquises dans d’autres domaines de recherche pourraient ainsi inspirer des idées innovantes de traitements.

« Trouver le talon d’Achille de l’ennemi »
D’une part les modèles mathématiques permettraient de comprendre la logique de croissance des tumeurs, d’autre part la biologie pourrait se concentrer sur les processus naturels de défense des cellules et leurs déficiences. « Si toutes les cellules avaient la même probabilité de devenir cancéreuses, les grands organismes comme les baleines bleues seraient pleins de tumeurs, ce n’est pas le cas, souligne le biologiste. Ils doivent posséder un système de réparation de l’ADN plus efficace ou un taux de mutation plus faible… cela vaut le coup de voir quelles sont les barrières que la sélection naturelle a retenues contre le cancer ».
Les cellules humaines n’ont visiblement pas la même capacité à empêcher les déraillements… mais l’être humain est doté de ruse et compte mettre à profit ses connaissances pour « trouver les talons d’Achille de l’ennemi soit grâce à l’association de plusieurs drogues ou en utilisant les modalités de compétition entre les cellules saines et malades… » et tous les leviers que ces études pourront mettre en évidence.
A ce jour en France, une dizaine d’équipes travaillent sur le cancer avec une vision évolutive. Parmi eux, les trois chercheurs montpelliérains Frédéric Thomas, Urszula Hibner (CNRS) et Michael Hochberg (CNRS) font figure de précurseurs. Ils œuvrent à la création du premier Centre de recherche écologique et évolutive sur le cancer, un institut transdisciplinaire prometteur qui va bientôt voir le jour à Montpellier.


HÉLÈNE GOSSELIN


*Publications scientifiques internationales.


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28/03/2012

Micro-algues de Sophia Antipolis à Narbonne puis Mèze

Le projet Greenstars lancé dans le cadre du programme d'investissements d'Avenir, a été choisi pour lancer la filière de valorisation des micro-algues. Il va sous la forme juridique de société par actions simplifiée devenir un des 9 instituts d'excellence sur les énergies décarbonnées (IEED).
L’objectif est double :
- être en mesure d’ici 10 ans de produire de façon industrielle du biocarburant
- à court-terme dès 2013, de produire diverses molécules :
  protéines pour nourrir les poissons
  oméga 3 et omega 6

GreenStars doit devenir le maillon qui accélèrera le passage des innovations de la recherche à l'industrie ! "
Il ne s'agit pas seulement de rassembler des acteurs autour d'une thématique, mais d'aller vite, de faire la preuve du concept, de produire des pilotes, des démonstrateurs, bref, de générer ensemble les bases de l'industrie des micro-algues de demain." déclare le chercheur Olivier BERNARD membre de l'équipe BIOCORE à l'INRIA Sophia Antipolis-Méditerranée.

Un budget de 160 ME sur 10 ans est initialement prévu dont près de 20% d’aide publique. Le projet a pour ambition de se positionner, d’ici cinq à dix ans, parmi les centres d’excellence mondiaux dans le domaine de la bio-raffinerie des micro-algues.

Face à des enjeux stratégiques mondiaux relatifs au développement des bioénergies et des produits biosourcés, les micro-algues apparaissent aujourd’hui comme une solution porteuse d’avenir et de développements économiques majeurs à un horizon d’une dizaine d’années. Les recherches et les investissements dans la filière des micro-algues à des fins énergétiques se sont récemment considérablement développés : plus de $ 2 Mds d’investissements et plus de 200 projets de recherche et développement ont été recensés, en majorité aux Etats-Unis.

Sans utiliser de terres arables, cette filière offre la possibilité de produire des biocarburants de troisième génération à partir de CO2 d’origine industrielle et de substrats issus d’eaux recyclées. Elle s’inscrit ainsi dans une stratégie de recyclage et de valorisation des rejets issus de l’activité humaine. Par ailleurs, les micro-algues peuvent accumuler jusqu’à la moitié de leur poids en lipides, l’une des matières premières des biocarburants, d’où une productivité qui peut atteindre des valeurs élevées.



(Rappel :  grosso modo, l’INRA s’occupe de recherche agronomique tandis que l’INRIA s’occupe de recherche en informatique et automatique. L’INRIA travaille en coopération avec l’INRA pour déterminer les conditions de productivité optimales des micro-algues en  les modélisant sur ordinateur pour les simuler et avoir le moins de tests réels possibles à faire.)

MIDI LIBRE Narbonne La micro-algue, futur biocarburant grâce à l’Inra

MARIE PINTADO 27/03/2012, 09 h 05 | Mis à jour le 27/03/2012, 13 h 58

http://www.midilibre.fr/2012/03/27/la-micro-algue-futur-b...

Autres liens :

La micro-algue, futur biocarburant grâce à l’Inra

[…] les laboratoires de l’Inra au Quatourze, […]. Jean-Philippe Steyer et son équipe de chercheurs viennent de décrocher l’appel d’offres lié à la valorisation des micro-algues lancé par l’État, dans le cadre de projets d’investissements d’avenir dans les énergies décarbonées.

En résumé, pendant dix ans, l’Inra va avoir pour mission de développer tout le potentiel de cette culture en bassin.

[…] 45 partenaires ont été mobilisés […] et vont continuer à l’être, à travers la SAS Greenstars bientôt créée. "L’objectif est d’être le chaînon manquant entre la recherche académique et l’industrialisation. Notre rôle est de construire la filière française".

[…] Le projet va être conduit sur trois sites :

  • aux abords de l’étang de Thau à l’écosite de Mèze où siège Greenstars,
  • dans la plaine du Var aux environs de Nice,
  • et sur le territoire du Grand Narbonne. Dix bassins ouverts (appelés “raceway”) d’un hectare chacun vont ainsi être aménagés sur le site de l’Inra à Pech Rouge.[…]. Aucune gêne olfactive n’est à craindre, "si cela est bien géré".

Outre la mise au point des procédés d’extraction des molécules d’intérêt, la mission de la quarantaine de chercheurs de Greenstars va être "d’arriver à produire à un coût correct". Les premières mises en culture dans les bassins sont prévues pour le printemps 2013.

[…] Les entreprises susceptibles d’être intéressées par la valorisation des micro-algues ne devraient pas être difficiles à trouver...  Pas plus loin qu’au sein de la pépinière d’entreprises

  • Innovéum, zone de la Coupe,
  • Al’guinove, jusque-là basée à Gaillac, vient de décider de venir s’y installer l’an prochain.

INRIA Spohia Antipolis - Energies renouvelables

Sophy Caulier - 20/03/2012

GreenStars développera à terme des biocarburants à base de micro-algues

Olivier Bernard, Chercheur Inria© Inria / Photo J. Wallace

Le projet GreenStars vient d'être retenu au titre des Investissements d'Avenir en tant qu'Institut d'Excellence sur les Energies Décarbonées (IEED).

De quoi s'agit-il et quels sont ses objectifs ? Olivier Bernard, chercheur de l'équipe-projet Biocore, au centre Inria Sophia Antipolis - Méditerranée, répond à toutes ces questions.

Qu'est-ce qu'un IEED et qu'est-ce que le projet GreenStars ?

Olivier Bernard :
Les « Instituts d'Excellence sur les Energies Décarbonées » ont été lancés dans le cadre du programme Investissements d'Avenir. A ce jour, neuf instituts ont été labellisés dans le cadre des deux appels à projet. GreenStars est un IEED qui va regrouper de nombreux acteurs de la filière de valorisation des micro-algues (voir encadré ci-dessous). Sur le plan administratif, ce sera une société par actions simplifiée (SAS), c'est-à-dire que les partenaires seront tous actionnaires de la société. Sur le plan pratique, GreenStars est un réseau national de plates-formes collaboratives, qui consolide l'expertise et les technologies des meilleurs acteurs publics et privés de la filière.

Quel est l'objectif de GreenStars ?

O. B. : C'est de contribuer à l'industrialisation de procédés qui utilisent des micro-algues, des algues microscopiques, pour produire, d'une part, de l'énergie pour le futur, du biocarburant, et d'autre part, des molécules intéressantes pour plusieurs secteurs : des protéines pour nourrir les poissons, des oméga 3, des oméga 6… Pour que ces procédés puissent être industrialisés, nous allons avoir besoin d'un certain nombre d'innovations et de ruptures technologiques. Nous voulons que GreenStars devienne le maillon pour accélérer le passage des innovations de la recherche à l'industrie ! Il ne s'agit pas seulement de rassembler des acteurs autour d'une thématique, mais d'aller vite, de faire la preuve du concept, de produire des pilotes, des démonstrateurs, bref, de générer ensemble les bases de l'industrie des micro-algues de demain.

A quelle échéance cette filière industrielle verra-t-elle le jour ?

O. B. : La filière biocarburants devrait être opérationnelle d'ici à une dizaine d'années. Mais plusieurs marchés sont accessibles à plus court terme. Par exemple, les nutriments pour poissons ou pour animaux devraient exister d'ici à 3 ans. De même, certaines molécules devraient être disponibles dans les prochaines années pour les industries chimique et cosmétique.

Quels sont les défis scientifiques d'un tel projet ?

O. B. : Ils sont nombreux mais le premier défi – et le principal – est d'enrichir notre connaissance des micro-algues afin de mieux les domestiquer. Cette ressource a été très peu utilisée jusque là alors que son potentiel est énorme puisqu'elle transforme le CO2 en carbone organique. Mais c'est une ressource très complexe. Il existe plusieurs centaines de milliers voire des millions d'espèces de micro-algues et nous en connaissons 20 ou 30 000 seulement ! Il nous faut identifier le potentiel des espèces connues et stockées dans des collections de cultures – des algothèques ! –, mais aussi récolter de nouvelles espèces issues du milieu naturel. Puis il faudra les faire pousser et améliorer leur productivité en les stressant. Car c'est bien en déclenchant un stress métabolique que l'on peut améliorer la production d'un composant par une micro-algue ! Mais ce stress doit être parfaitement dosé. Pour produire des huiles, par exemple, il faut carencer un élément nutritif de la micro-algue pour qu'elle accumule les lipides, mais sans interrompre sa croissance. Enfin, il faut extraire les composés à haute valeur ajoutée. Et, autre défi important, il faut faire tout ça à un coût financier et environnemental acceptable, autrement dit, ne pas consommer plus d'énergie que l'on en produira.

Green Stars explorera-t-il d'autres pistes que la production de biocarburants ?

O. B. : Oui, les micro-algues permettent d'envisager de nouveaux systèmes de dépollution. Grâce à leurs capacités épuratoires des effluents liquides ou gazeux, elles pourront être associées à d'autres procédés biologiques et utilisées pour ce que l'on appelle l'épuration biologique, qui contribue à diminuer les rejets polluants.

Le projet compte plusieurs équipes des sciences du numérique. Quel est leur rôle ?

O. B. : Les défis sont différents et imbriqués les uns dans les autres. Difficile de connaître précisément les performances d'une micro-algue lorsqu’elle vit au laboratoire et d'imaginer les conditions optimales pour qu'elle atteigne son potentiel réel de production. Il faudrait des années et des années de recherche. Les sciences du numérique permettront d’identifier et de simuler très en amont ce potentiel et l'environnement optimal d'une micro-algue. Les travaux que nous avons réalisés nous permettent de reproduire ces conditions optimales dans des systèmes de culture, par des techniques issues de la science du contrôle. De plus, il s'agit d'organismes contenus dans un milieu liquide, agité et dense dans lequel la lumière pénètre peu… Grâce à des modèles mathématiques d'hydrodynamique, de distribution de la lumière, de développement des micro-organismes, etc, nous pourrons simuler la productivité des micro-algues en interaction avec leur environnement. Les sciences du numérique apporteront également une aide précieuse en combinant l‘information issue des quelques capteurs disponibles en ligne aux modèles numériques. Ainsi, nous pourrons surveiller, en temps réel, l’état physiologique des microalgues, et leurs performances. Trois équipes-projets Inria participeront à cette aventure (BIOCORE, BANG, MODEMIC).

GreenStars ne part pas de zéro ?

O. B. : Non, loin de là ! Les 45 partenaires* apportent chacun leurs savoir-faire et leurs connaissances. Green Stars rassemble un cocktail de matières scientifiques. Il y aura des experts en biologie, en génie des procédés, en biocarburants… Inria a un rôle fort dans ce cocktail, car nous travaillons depuis près de vingt ans sur les modèles numériques de micro-algues. Nous pouvons quantifier l'apport de chacune des sciences et simuler l'impact de chaque rupture technologique sur la productivité globale. Notre capacité à proposer un modèle numérique global donnera de la cohérence aux nombreux thèmes de recherche abordés dans ce projet.

____________ De nombreux acteurs pour bâtir une filière industrielle complète ____________

Green Stars s'est doté des moyens nécessaires pour atteindre son objectif : bâtir l'industrie des biocarburants de demain. Le projet va rassembler 45 acteurs (venus du public, des organismes de recherche et des collectivités territoriales, et d'autres venus du privé : pôles de compétitivité, grands industriels et PME innovantes. Ils seront actionnaires d'une société, qui va être créée rapidement.

Green Stars bénéficiera d'un budget de 160 millions d'euros sur 10 ans. Son effectif à terme sera de 200 personnes dont 80 chercheurs. Les principales installations seront implantées sur trois sites :

  • Montpellier-Etang de Thau (siège principal à l'Ecosite de Mèze),
  • Narbonne
  • et Nice (Plaine du Var).

Les laboratoires de recherches participants mettront leurs infrastructures à disposition.

(*) Partenaires :

Organismes publics :

  • Des organismes de recherche et des universités : INRA, Inria, CNRS, IRD, Ifremer, CEA, IFP-EN, Université Montpellier 2 et Université Pierre et Marie Curie.
  • Des collectivités territoriales : la Communauté de Communes du Nord Bassin de Thau, la Communauté d’Agglomération du Grand Narbonne, la Métropole Nice Côte d’Azur, le Conseil Général des Alpes Maritimes, la Région Languedoc Roussillon et la Région PACA.

Organismes privés :

  • Des pôles de compétitivité : Trimatec, Mer PACA et Industries & Agro-Ressources qui ont labellisé le projet.
  • Des industriels : Air Liquide, ACRI, Alfa Laval, Algaestream, Algenics, Algu’Innov, Bioalgostral, EADS, Eco-Solution, Envolure, Fermentalg, Greensea, IDEE Aquaculture, La Compagnie du Vent-GDF Suez, Microphyt, Naskeo Environnement, Ondalys, Peugeot Citroën Automobiles, Rhodia, Roquette, Sofiprotéol, Soliance, Solvay, Suez Environnement, TIA, TOTAL, Véolia Environnement

Le campus de Green Stars sera établi sur l’étang de Thau dans l’Hérault comme une « plate-forme fédérative de recherche et développement ».  Le but du projet : faire en sorte que la filière de production de micro-algues devienne efficace et rentable.

2 à 5 projets seront identifiés, hébergés et accompagnés chaque année. Green Stars concernera l‘ensemble de la filière, depuis la production d’énergie jusqu’à la valorisation de déchets et à la production de composés d’intérêt.

Les micro-algues ont des avantages décisifs

http://www.consoglobe.com/projet-avenir-le-projet-green-s...
http://www.consoglobe.com/projet-avenir-le-projet-green-s...

algues-cyanobacteries-    Végétaux aquatiques, les algues n’occupent pas des terres utiles à l’agriculture à destination alimentaire,

-    La culture des micro-algues consomme du CO2 et apparaît donc comme une piste potentielle pour capturer et recycler du carbone produit par des industries par exemple ?

-    Leur culture consomme des nutriments, phosphates ou nitrates, ce qui permettra de se débarrasser d’eaux usées, 

-    Un rendement exceptionnel : les micro-algues pourraient produire entre 20 et 30 hectares d’huile par hectare et par an, contre 1 tonne pour le colza ou 6 tonnes pour le palmier, selon un spécialiste de l’Ifremer (Paul Cadoret, directeur du laboratoire de physiologie et biotechnologie des algues),
.
-    Le carburant n’est pas le seul débouché des algues : elles devraient contribuer à la fabrication d’aliments pour animaux, de cosmétiques, de colorants, de compléments alimentaires, d’anti-oxydants, …

La société espagnole, Bio Fuel Systems, à Alicante, va produire du biocarburant à base de plancton (algues).

Les projets antérieurs

L’avenir de la biomasse à travers le projet VEGA (2009)

http://www.enerzine.com/41/4913+la-recherche-se-penche-su...

Finalité : identifier des espèces végétales, plantes annuelles ou pérennes ou micro-algues, et des systèmes de production qui répondent aux demandes des nouvelles filières énergétiques et de la chimie et qui soient compatibles avec des objectifs de durabilité, en tenant compte de tous les intrants et des bilans écologiques complets.
Toutes formes de valorisation de la biomasse seront envisagées : biocarburants, chimie du végétal, combustion directe pour la production d’énergie, biomatériaux …

 

Le point sur les potentiels de recherche au 25 mai 2012

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70093.htm

 

L'article présente les diverses méthodes potentielles de production de biocarburants à base d'algues.

Bien que l'utilisation des microalgues pour la production énergétique fasse l'unanimité, de nombreux points restent à soulever et clarifier.

Il est établi qu'il ne sera pas possible d'offrir une place de choix au biocarburant algal sur le marché mondial sans avoir au préalable ajusté la chaîne de procédés en vue d'une optimisation énergétique.

Pour chacun des processus utilisés, l'article dénote des avantages et des inconvénients à l'utilisation des microalgues.

Certains problèmes techniques dans la mise en oeuvre de ces nouvelles technologies doivent être surmontés, de même que certaines contraintes économiques. En effet, ce nouveau système énergétique a un fort potentiel mais également un coût très élevé.

Selon les auteurs et les recherches qu'ils ont effectuées pour achever cet article, la production de biocarburant algal dans les prochaines années pourrait prendre deux directions différentes.

  • La première serait principalement axée sur les biocarburants en tant que produit fini possédant des propriétés spécifiques, comme par exemple un biocarburant destiné uniquement aux avions [2]. Dans cette situation, le défi à relever serait d'ordre financier, car les frais de production seraient très élevés.
  • Dans la seconde, le point important serait l'origine de la biomasse. Des algues peuvent en effet être produites pour un usage particulier (séquestration du CO2 et traitement des eaux usées sont certaines possibilités), toutefois, le principal objectif de cette ligne de conduite ne serait pas de produire un certain type d'algues avec des propriétés très spécifiques mais de choisir l'algue et de développer des procédés qui lui seraient appropriés pour une application énergétique quelconque.

Pour en savoir plus, contacts :

- [1] Pour plus d'informations sur l'utilisation des microalgues pour les biocarburants en Allemagne lire le rapport : "L'utilisation des micro-algues pour la production de biocarburants en Allemagne" - Rapport Allemagne - 2/02/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm10_058...

- [2] Pour plus d'informations sur les biocarburants utilisés pour des avions :

- "Premiers résultats du test de biocarburant sur un avion de ligne de la Lufthansa" - BE Allemagne 564 - 22/03/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69512.htm

- "Biokérosène : Lufthansa s'associe à l'Université de Lunebourg " - BE Allemagne 567 - 12/04/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69715.htm

Un carburant du futur dans l’eau de mer

http://www.metrofrance.com/nice-cannes/un-carburant-du-fu...

[...]

 "Le phytoplanction est composé d’organises tout petits mais très compliqués, expose Antoine Sciandra, le directeur du Laboratoire Océanographique de Villefranche sur mer. Nous avons découvert qu’en le stressant avec de l’azote il produit de grandes quantités de lipides". Cette huile végétale d’origine marine est la base du biodiesiel, capable de faire fonctionner les moteurs à explosion. [...]

"A court terme, poursuit Olivier Bernard, directeur de recherches à l’INRIA, nous sauront produire pour l’aquaculture (de la nourriture pour les poissons d’élevage, NDLR), puis pour l’industrie cosmétique et dans dix ans pour le marché de l’énergie". Car si les scientifiques savent déjà créer du biocarburant à base de phytoplanction, son coût est encore prohibitif (10 euros le litre environ). Mais dans une décennie, on pourrait trouver ce carburant vert à la pompe, pour 0,89 euros !

18:39 Publié dans Microbiologie industrielle, Projets, Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/11/2011

Appel à Projet IDEX : Université Montpellier Sud de France (UMSF) écartée

Objectif-LR 07-11-2011 - Montpellier éliminée de la course à l’Idex

- Région

Le comité de pilotage du Grand Emprunt a publié, lundi 7 novembre 2011, une liste de 5 dossiers sélectionnés dans le cadre des Initiatives d’Excellence, où Montpellier ne figure pas.

C’est une décision catastrophique que la jeune Université Montpellier Sud de France (UMSF) vient d’essuyer dans le cadre de l’appel à projets Idex.

Le dossier de l’UMSF, déposé en septembre 2011, a été écarté, lundi 7 novembre, par le comité de pilotage des Investissements d’Avenir (Grand Emprunt), au profit des candidatures d’Aix-Marseille, de Lorraine, de Paris-Saclay, de Paris Novi Mundi University et de Sorbonne Paris Cité.

C’est la deuxième fois que la candidature montpelliéraine est écartée de la course à l’Idex, après une élimination de la première vague de sélections, en juillet 2011.

Contacté par Objectif, Bernard Hubert, président d’Agropolis International, qui a déposé le dossier de l’UMSF, se refuse à tout commentaire avant de connaître les arguments du comité de pilotage, qui seront communiqués en fin de journée.

L’Idex, doté de 7,7 Mds€ au plan national, doit permettre de faire naître en France 5 à 10 pôles pluridisciplinaires d’enseignement universitaire et de recherche, aptes à concurrencer les plus grandes universités mondiales.

Retrouvez les réactions des principaux acteurs du dossier Idex UMSF sur www.objectif-lr.com.

Anthony Rey

À lire également:

- Idex: René Ricol salue les chances de la région

- Une université « confédérale » plutôt qu’« unique »

22/09/2011

Pole Mer PACA – Port du Futur – Services pour la stratégie en milieu marin

Aménagement du littoral pour des ports plus propres, plus économes, plus sûrs...

http://www.polemerpaca.com/domaines-d-activite/environnem...

En concentrant l’essentiel des activités humaines et maritimes, le littoral porte de nombreux enjeux du domaine marin, cristallisés au niveau des ports sur les problématiques sécuritaires, économiques et écologiques environnementales

Un périmètre multidimensionnel et encadré

Le Port du Futur devra s’adapter aux évolutions sociétales, environnementales, économiques, techniques, et prendre en compte l’accueil des « navires du futur ».

Qu’ils soient port de commerce, de pêche, de plaisance, militaire, ou, comme le plus souvent, une association de ces différentes typologies, les ports devront  :

  1. anticiper les changements climatiques,
  2. favoriser l’acceptabilité sociétale,
  3. développer la modularité, les liaisons ville/port, et la gestion opérationnelle durable.

Ces problématiques sont considérées selon une démarche de développement durable et dans le cadre de dispositifs législatifs présents et futurs.

L’innovation technologique face aux enjeux

Les clefs de l’innovation reposent sur :

  • La conception des ouvrages maritimes
  • Les méthodes de gestion opérationnelle des ports
  • La maîtrise de l’énergie et des fluides
  • L’intégration environnementale.

Les enjeux stratégiques couvrent :

  • L’élaboration de concepts portuaires innovants
  • Les solutions court et moyen terme de refonte des ports existants
  • La maîtrise du développement des activités économiques multiples.

Des potentiels de marché mondiaux, en création et en modernisation

Le marché des installations portuaires se mesure à l’échelle mondiale. La construction de nouveaux ports, pour soutenir l’activité maritime croissante, est une réelle opportunité, mais le marché mondial de modernisation et d’extension semble le plus prometteur, pour des ports datant déjà de plusieurs dizaines d’années.

Un territoire « vitrine »

Les régions PACA, Languedoc-Roussillon et Corse disposent de sites portuaires significatifs :

  1. le Grand Port Maritime de Marseille,
  2. les ports de commerce de Toulon, Sète, Nice,
  3. les ports de grande plaisance de Cannes, Antibes, Monaco,
  4. le port de pêche de Sète,
  5. et 167 ports de moyenne et petite plaisance, dont Port Camargue le plus grand d’Europe.

De nombreux projets y sont engagés.

Les acteurs régionaux de Recherche et Formation apportent leurs compétences sur des « briques technologiques » ou interviennent de manière transverse.

Depuis 2006, le pôle Mer PACA fédère dans un groupe de travail actif toutes les composantes régionales :

  • architectes,
  • bureaux d’étude,
  • industriels,
  • entreprises de BTP,
  • entreprises de service,
  • collectivités locales
  • et les structures locales d’expertise scientifique française (CETMEF, CETE, …).

Liste des projet “Port futur” :

  • ASPECT Automatismes Sécurisés Portuaires
  • DEPOLTEX Conception de géotextiles fonctionnalisés associant des propriétés de dépollution de sédiments et boues pollués aux métaux lourds
  • DIMAFLO Élargir le marché de la plaisance à travers de nouvelles places de port et de mouillage dédiées aux grands yachts
  • FLEUR DE MOUILLAGE Système flottant de mouillage forain compact et démontable sur pieu articulé
  • MARINA PASS Créer un standard européen d'échange de données et par ce biais faciliter les relations entre les ports et les plaisanciers
  • MOTT projet de conception de port à sec entièrement automatisé, labellisé HQE, optimisé en dimensions par un stockage en hauteur des charges lourdes, et utilisant les nouvelles solutions de communication (RFID, NFC) pour le pilotage et la garantie des services 7/7j 24/24H.
  • NAVYCLEAN Fabrication d’une station de lavage automatisée, par ultrasons, de coques de bateaux à flots en libre – service. Il a pour but de diminuer la durée totale du nettoyage, tout en effectuant un nettoyage de bonne qualité sans sortir le bateau de l’eau.
  • SEDIGEST Gestion durable des sédiments de dragage des ports
  • SEDIMATERIAUX MEDOC Faire émerger et conforter au niveau national des filières économiques de traitement et de gestion des sédiments marins amenant les acteurs régionaux portuaires, de la recherche, du traitement et de la valorisation sur des positions fortes dans la compétition internationale sur ces thématiques

Services pour la stratégie en milieu marin

Une approche stratégique au service de l’environnement maritime


Le marché de l’environnement est fortement structuré par la règlementation. La nouvelle Directive Cadre européenne sur la Stratégie du Milieu Marin a pour objectif le bon état écologique des zones marines côtières. Elle complète la Directive Cadre sur l’Eau (2000). Elle implique une surveillance plus étendue et plus complexe. Elle porte aussi sur l’interaction des activités et aménagements avec les écosystèmes et sur la restauration des milieux dégradés.

 

Un périmètre déployé sur trois axes

  • Les problématiques scientifiques liées à la biodiversité et aux écosystèmes,
  • Les observations, la surveillance et les mesures à la mer,

  • L’organisation et le développement, de services, de démonstration sur zones, d’ingénierie écologique, de coordination, de valorisation et de diffusion des connaissances.

L’innovation technologique face aux enjeux

Les clefs de l’innovation reposent sur :

  • L’intégration de problématiques multiples environnementales.
  • La couverture d’un espace marin très vaste qui va de la côte jusqu’à 200 milles nautiques et atteint le bas du talus continental.
  • Les mesures et suivi spatiaux et temporels des écosystèmes naturels et exploités
  • La qualification et les indicateurs de santé des écosystèmes.

Les enjeux stratégiques couvrent :

  • L’ambition d’occuper une place de leader sur ce marché émergent à l’international.

Des potentiels de marchés à anticiper

Des marchés de services et de systèmes instrumentaux innovants vont se développer à moyen et long terme pour intégrer l’application des règlementations.

L’enjeu est de démarrer dès maintenant pour y figurer dans les premiers. Il s’agit des marchés de systèmes technologiques, de service de surveillance, d’études de zones protégées, d’ingénierie écologique et de communication.

Des atouts territoriaux et des partenariats

Le pôle Mer PACA regroupe une trentaine d’entreprises sur ces problématiques, intégrateurs, sociétés de service et d’ingénierie écologique :

  1. des grands groupes (Thales Alenia Space, Veolia, DCNS, AREVA,…),

  2. un riche tissu de PME innovantes (NKE, Ixsea, Acsa, Copramex, Acri, Subseatech, Semantics, BRL, Comex, Flodim, Galatea, Oceanide, EMC3, Nautiscaphe, Architeuthis, Ecomer, Virtualdive, BMTI, Creocean, In Vivo, Souffleurs d’écume, ECA, Cybernetix,…),

  3. des laboratoires d’excellence appartenant à : l’Observatoire Océanographique de Villefranche-sur-Mer, Arago à Banyuls, Centre Océanologique de Marseille, Ifremer, IRD, IRSN, ainsi que les universités.

Un partenariat se développe dans le cadre de ce programme avec l’Agence de l’Eau Rhône Méditerranée et Corse.

Liste des projets "Services pour la stratégie en milieu marin"

  • APN HDSM Réalisation d’un appareil photo sous-marin de qualité, permettant d’acquérir des images sous-marines de trés haute définition (supérieure à 30Mpixels).
  • COSTAS COntaminants dans le Système Trophique : phytoplancton, zooplancton, Anchois, Sardine - Projet pour rémédier à la contamination et dégradation des écosystèmes en apportant des connaissances utiles à l’appréhension des conditions qui favorisent l'accumulation et les transferts de contaminants organiques et métalliques au niveau des premiers échelons trophiques (autotrophes et hétérotrophes), puis dans un réseau de petits poissons pélagiques (anchois, sardine) dans le golfe du Lion.
  • DROOM Démonstrateur Régional d’Océanographie Opérationnelle Multivariable - Développer un démonstrateur d’océanographie opérationnelle en Mer Ligure reposant sur la mise en œuvre synergique et innovante de nouveaux systèmes d’observation autonomes dont des ‘planeurs autonomes sous-marins’
  • ECCO Bio-accumulation des contaminants dans le réseau trophique du merlu en Méditerranée Nord Occidentale (Responsable IFREMER Sète)
  • E-OBS Mettre en place un nouveau réseau d’observation fondé sur une participation citoyenne pour le suivi de la qualité des eaux de la zone côtière et de la diversité biologique.
  • ERICOSEC / HEXECO Étude et modélisation hydrodynamique des phénomènes extrêmes et leur influence du large à la côte
  • EROSCOTE Analyse des effets du changement climatique sur la frange littorale - Au cours des années futures, le réchauffement de la planète va entraîner une montée des eaux non négligeable ainsi qu’une évolution climatique qui auront des conséquences importantes sur la frange littorale. Ce projet a pour objet de répertorier en PACA les zones critiques et de proposer aux collectivités locales et nationales des solutions types pouvant être mises en œuvre
  • ESSAIME TES VEGETAUX Outils et procédés innovants pour la restauration des herbiers côtiers (Porteur de Projet Ville La grande Motte)
  • ETRANGES Etude de la Transition Granulaire Suspension très concentrée
  • GIREL Gestion des Infrastructures pour la Restauration Ecologique du Littoral sur le Grand Port Maritime de Marseille (Golfe de Fos et Rade Nord de Marseille). Il s’agit d’établir :
    - Quelle peut être la contribution de ces espaces naturels et artificiels (ouvrages portuaires) à une amélioration des milieux marins localement et à une échelle micro-régionale (continuités Calanques, Côte Bleue, Camargue marine, Etang de Berre) ; - L’opportunité et la faisabilité d’interventions directes sur le milieu pour engager cette amélioration. Cette approche holistique (pilote méthodologique) est portée par le GPMM. L’accompagnement scientifique sur la connaissance des processus hydro biogéochimiques est réalisé par l’Ifremer.
    - L’expérimentation de plusieurs pilotes, doit permettre de valider et/ou corriger les résultats des phases d’étude initiales :

    Test à grande échelle de transplantation d’algues du genre Cystoseira (SAFEGE / ECOMERS)

    BIORESTORE : association de la PCC (Post Larval Capture and Culture), des habitats d’émancipation (Lyonnaise des Eaux/ ECOCEAN-EPHE Perpignan) et de revêtements de quai.

    ECORECIFS : adjonction de dispositifs fonctionnels complémentaires aux ouvrages portuaires – habitats spécifiques aux digues, traitements de quais, (EGIS)
  • HPPP CO2 Développement d’un nouveau processus de mesure des hétérogénéités de terrain sous-marins par un pulse de pression de fluide.
  • IBISCUS Indicateurs Biologiques et ChimiqueS de Contaminations UrbaineS - Préserver les ressources naturelles et maîtriser les risques environnementaux, Soutenir aussi le développement des technologies de l’environnement centrées sur un contrôle de la pollution des milieux (eau, sol, mer et air) - hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAPs), résidus de pesticides et contaminations fécales - en utilisant les propriétés de fluorescence de molécules représentatives de ces 3 classes de polluants (respectivement phénanthrène, carbaryl/carbofuran et tryptophane) dans la matrice organique des eaux côtières (EEM). Développer les technologies de leur acquisition en continue par des capteurs de fluorescence à LEDs, et de leur intégration dans des véhicules autonomes de surveillance du milieu marin (« gliders »).
  • MALICA 3D Marge Nord Ligure Cartographie 3D - Élaborer un modèle géologique 3D de la nature et des structures tectoniques du sous-sol en PACA couvrant la zone soumise aux risques naturels (séismes, glissements gravitaires, tsunamis), permettant de mieux connaître la répartition des failles, la localisation des zones de glissement potentielles
  • MISEEVA Mise en place d’une méthodologie de quantification de l’aléa et de la vulnérabilité, sociale, économique et environnementale de la zone côtière à la submersion marine
  • PREVICOT Mise en place de produits spécifiques destinés aux usagers de la mer, pour la description en temps réel et la prévision des conditions océaniques en zones côtières et offshore, sur la base des produits PREVIMER, des produits de bathymétrie et de marée et des produits météorologiques pour les côtes françaises et de manière autonome pour le monde entier
  • REPCET Développer une nouvelle fonction du système de navigation des navires de la marine marchande permettant de prévenir et d’éviter les collisions avec les grands mammifères marins.
  • SEA EXPLORER Systèmes d’exploration sous-marine. Développer des "gliders", petits engins inhabités propulsés par gravité et ballastages cycliques. Ces engins sont dédiés à la connaissance de l’environnement sous-marin, assurant in situ la mesure de paramètres physiques (courant, température) et biogéochimiques (salinité, concentrations de certains constituants, etc.…). Un des scénarii d’utilisation de ces "gliders" sera de suivre l’impact sur les microorganismes des rejets d’eaux usées d’une ville (Communauté urbaine de Marseille) dans le milieu marin. Ces engins peuvent également être utilisés pour des missions de surveillance maritime.
  • SEACAM Caméra Acoustique Sous-marine - Développement d’une caméra acoustique répondant aux exigences d’utilisation des exploitants de plates-formes sous-marines fixes (zones portuaires, fluviales ou offshore) et mobiles, en zones côtières et à plus grande immersion (AUV, ROV, etc.). Le développement se basera sur des concepts technologiques en cours de validation expérimentale (notamment Thèse d’imagerie), et sur des échanges pluridisciplinaires entre les domaines médicaux (Échographie), industriels (Test Non Destructif) et sous-marins (Acoustique Sous-Marine).
  • SIMODE Signature Micro-onde du Déferlement et de l’Ecume - Mieux comprendre et d’interpréter l’influence des phénomènes associés au déferlement en télédétection océanique micro‐onde active et passive.
  • SOAC-CHIRP Développement d'un système de résolution des sonars afin d'étudier les risques environnementaux : la détection et le suivi des polluants, l'érosion côtière, les risques sismiques .
  • SQUID DISPOSITIF intervention sous-marine sûr et rapide - L'intervention sur accidents, naufrages, perte de matériel de valeur en mer, produits dangereux… est à ce jour menée par déploiement séquentiel de différents moyens : Sonar, ROV et/ou engin habité. Ils sont mis en oeuvre depuis des navires spécialisés. Ils nécessitent une quantité de matériel très importante, parfois très lourd. Le problème est identique lorsqu'il s'agit de missions scientifiques avec déploiement conjoint d'AUVs et de ROVs. Dans le domaine de la surveillance de l’environnement, la cartographie des sites et le monitoring de stations de mesures sous marines nécessitent également l’usage séquentiel de ROVs et d’AUVs. L’objectif du projet SQUID est de développer les technologies mutualisées qui permettront l’utilisation d’un engin reconfigurable pour différents types d’opérations d’intervention en mer profonde. Ces développements doteront les partenaires de moyens uniques qui leur permettront de confirmer leur avance sur ces marchés majeurs.
  • UNDERSEA.LOG Catalogue 3D intéractif en ligne. L’objectif du projet est de permettre à toute personne connectée à Internet, par son ordinateur fixe, portable ou téléphone mobile, à tout instant, de choisir dans un catalogue en ligne le site sous-marin où elle souhaite plonger, sélectionner un itinéraire, prendre un instructeur de plongée ou un spécialiste scientifique pour l’accompagner et …. plonger dans le site virtuel reconstitué avec précision en images de synthèse 3D interactives. Ces images sont créées grâce à la collecte acoustique de la bathymétrie et de la biocénose, aux photos/vidéos géoréferencées et à un processus d’édition collaboratif. Avec l’utilisation de minirobots, tels les ROVs (remote operated vehicle) équipés de caméras vidéo et par le développement des techniques de la réalité augmentée et mixte, cette plongée virtuelle va se réaliser, dans un proche avenir, en temps réel.
  • UVPACA Impact du rayonnement ultraviolet sur l’environnement marin en région PACA - Le projet permettra d’informer les collectivités territoriales, le secteur de la santé,le public et les centres de loisir des doses et flux d’UV impactant la région côtière PACA.

30/08/2011

Techno-Sciences–Mortalité des coquillages et coraux liée au CO² et la température

[News] Le mal-être des coraux et des mollusques de la mer Méditerranée

Messagepar Michel » 29/08/2011 - 12:00:43

Voir les commentaires : http://www.techno-science.net/forum/viewtopic.php?t=22612...

Certains organismes calcificateurs (moules, coquillages et coraux) protègent leur coquille ou leur squelette de l'action corrosive de l'eau de mer. Cela leur confère une extraordinaire capacité à résister à l'acidification croissante de l'eau de mer, liée aux rejets de gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère.

Malgré tout, celle-ci est amoindrie quand ces organismes sont exposés à une température élevée (supérieure à 28,5°C) durant une longue période. C'est ce que révèle une étude internationale (1) co-dirigée par Jean-Pierre Gattuso du Laboratoire d'océanographie de Villefranche (CNRS/UPMC) et publiée dans la revue Nature Climate Change.

Des résultats qui laissent à penser que le réchauffement prévu de la mer Méditerranée, couplé à l'acidification de ses eaux, va accroître la fréquence des épisodes de mortalité de ces organismes.


Mediterranean Gorgonians.
© Aldo Ferrucci.

Les océans absorbent environ le quart des rejets de gaz carbonique (CO2) résultant de l'utilisation des combustibles fossiles et de la déforestation. Cela représente environ 1 million de tonnes de CO2 par heure et entraîne un bouleversement de la chimie de l'eau de mer, notamment une augmentation de son acidité. Une acidité qui peut représenter à terme une menace pour les organismes calcificateurs qui fabriquent un squelette ou une coquille calcaire, comme les coraux et les mollusques.

Dans cette étude dirigée par R. Rodolfo-Metalpa, les chercheurs ont installé des coraux, patelles (coquillages) et des moules autour de l'île d'Ischia (Golfe de Naples, Italie) dont les eaux sont naturellement acidifiées par des sources de CO2 liées à l'activité volcanique du Vésuve.

L'utilisation d'un radiotraceur (isotope radioactif) leur a permis de montrer que la fabrication de calcaire par ces organismes reste possible au niveau d'acidité attendu en 2100 (pH de 7,8 en 2100, versus pH 8,1 aujourd'hui), parfois même à un rythme accru. Les tissus et les couches organiques recouvrant les squelettes et les coquilles de ces organismes jouent un rôle majeur dans la protection de leurs structures de carbonate de calcium. En revanche, les parties de coquille ou de squelette qui ne sont pas protégées par des tissus ou des molécules organiques elles, restent plus vulnérables et se dissolvent d'autant plus vite que l'acidité est élevée. Cependant les chercheurs montrent que cette capacité de résistance est très amoindrie lorsque les organismes sont soumis à une longue période de température inhabituellement élevée (28,5°C). La mortalité des organismes est alors d'autant plus importante que l'acidité est élevée.
Certains invertébrés marins vivent déjà actuellement à une température proche de leur limite de tolérance et subissent des épisodes de mortalité massive. La combinaison du réchauffement de la mer Méditerranée et de l'acidification de ses eaux devrait augmenter leur fréquence.


Transplantation des coraux (Cladocora caespitosa et Balanophyllia europaea) à proximité des sources de CO2.
© Riccardo Rodolfo-Metalpa (IAEA).


Moules (Mytilus galloprovincialis) transplantées
à proximité des sources de CO2
© Riccardo Rodolfo-Metalpa (IAEA).


Coquille d'une moule (Mytilus galloprovincialis) maintenue à un niveau d'acidité élevé.
Les parties blanchâtres ne sont pas protégées par une couche organique et se dissolvent.
© Riccardo Rodolfo-Metalpa (IAEA).

Note:
(1) Dans le cadre des projets européens EPOCA et MedSeA. Les partenaires impliqués sont : le CNRS, l'Université Pierre et Marie Curie, l'Université de Plymouth, l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique, le Centre Scientifique de Monaco, la Station zoologique de Naples et l'Université Bar Ilan. A noter : Le projet européen EPOCA (European project on ocean acidification) coordonné par Jean-Pierre Gattuso (CNRS) a été lancé en mai 2008 et pour 4 ans afin de combler les nombreuses lacunes dans la compréhension de l'acidification de l'océan et de ses conséquences. Il est coordonné par le CNRS et rassemble plus de 160 chercheurs issus de 32 instituts répartis sur 10 pays européens.
Source: CNRS

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Michel
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30/03/2011

Objectif-LR : Sept laboratoires d’excellence pour la région

28-03-2011


7 des 9 dossiers portés par les universités et les unités de recherche régionales ont été retenus.
Crédit photo : CIRAD

Sept des neuf dossiers déposés par les universités régionales ont été retenus, vendredi 25 mars 2011, dans le cadre de l’appel à projets « Laboratoires d’Excellence ».

Volet majeur du programme Investissements d’avenir, l’appel à projets « Laboratoires d’Excellence » (Labex) se solde par un excellent score pour le Languedoc-Roussillon, qui décroche 7 Labex, sur la centaine de projets lauréats rendus publics par le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

La région se classe notamment devant Marseille (5 Labex) et Toulouse (3 Labex).

« Avec 7 Labex retenus sur 9 proposés, notre taux de réussite s’élève à 78 %, ce qui nous place au deuxième meilleur rang national juste derrière Paris-Est, qui arrive à 80 % », se félicite Anne-Yvonne Le Dain, vice-présidente régionale en charge de l’innovation et de la recherche.

  • Parmi les Labex retenus, l’Université de Montpellier I (UM1) était le porteur des projets EpiGenMed (médecine moléculaire) et Entreprendre (marchés et organisations).

« Nous avons voulu construire un projet fédérateur autour d’une thématique issue d’une longue tradition de recherche et d’expertise en entrepreneuriat, en particulier dans le domaine de la gestion », explique Karim Messeghem, coordinateur du projet Entreprendre.

  • L’UM2 portait, pour sa part, les projets CheMISyst (sciences de la matière), CeMEB (écologie et écotoxicologie), Numev (sciences du numérique).
  • Par ailleurs, l’Université de Perpignan a obtenu le projet Solstice (solaire à concentration).
  • Enfin, Agropolis Fondation, à travers son site de Montpellier, a été retenue pour le projet Agro (génétique et systèmes biologiques).

Financé par le Grand Emprunt, le programme Investissements d’Avenir est doté d’une enveloppe globale d’un milliard d’euros destinés aux laboratoires ou aux groupes de laboratoires afin de renforcer leur potentiel scientifique, recruter des chercheurs, et contribuer à la structuration des sites retenus.

Retrouvez la liste et la description complètes des Labex retenus par le gouvernement dans ce document (doc. PDF).

Anthony Rey

Objectif-LR : La région décroche 3 équipements d’excellence

24-01-2011


Légende : le four solaire d’Odeillo, associé à l’Equipex « Socrate »
Crédit photo : Edouard Hannoteaux

Ces 3 dossiers régionaux, choisis parmi 52 lauréats jeudi dernier, marquent entre autres une percée dans le domaine de l’aérospatiale.

Lancé dans le cadre du Grand Emprunt en 2010, l’appel à projets pour les équipements d’excellence (Équipex) vise à doter de 340 M€ des universités et des laboratoires de recherche français pour l’acquisition d’équipements de pointe et le développement de programmes de niveau national ou international.

Sur les 339 dossiers examinés par un jury international, 52 ont été retenus et annoncés officiellement ce jeudi 20 janvier 2011.

Trois d’entre eux sont des dossiers du Languedoc-Roussillon :

  • GEOSUD, piloté par le Cemagref et l’UMR Tetis, est une plate-forme visant la mise à disposition d’une couverture satellitaire de l’ensemble du territoire français. Il sera doté de 11,5 M€. Basé à Montpellier, cet Équipex marque la première véritable incursion du Languedoc-Roussillon dans le domaine de l’aérospatiale, jusqu’ici un domaine réservé de Midi-Pyrénées.
  • SOCRATE, qui s’appuiera sur les fours solaires d’Odeillo à Font-Romeu (66) et le concentrateur à tour Thémis à Targassonne (66), préfigure une plate-forme expérimentale dans le domaine du solaire à concentration. Porté par le CNRS et le laboratoire Promes, il bénéficie de 4,5 M€.
  • XYLOFOREST, co-piloté par l’INRA et les universités de Bordeaux I, Pau et Pays de l’Adour (UPPA), est conçu pour faciliter la recherche multidisciplinaire sur la question des ressources forestières. Bénéficiant de 10,2 M€, il sera réparti sur sept régions, dont le Languedoc-Roussillon (Montpellier).

« Trois projets accordés au Languedoc-Roussillon sur 52 retenus, cela fait une proportion de 5 %, qui correspond au poids de notre recherche au plan national », commente Anne-Yvonne Le Dain, vice-présidente du Conseil régional en charge de la recherche.

Il faut cependant noter qu’aucun des projets retenus n’est à créditer au monde universitaire montpelliérain.

De l’avis de certains universitaires impliqués dans l’appel à projets, il s’agit peut-être d’un avertissement adressé par le Commissariat général à l’investissement, qui gère le Grand Emprunt, après les déboires de Montpellier pour faire émerger une université confédérale.

Sur une note plus personnelle, Anne-Yvonne Le Dain confirme qu’elle intégrera, à compter du 28 janvier 2011, le conseil d’administration de Transferts LR.

En plus de ses délégations « techniques » (enseignement supérieur, TIC, etc.), Christian Bourquin, président du Conseil régional, lui aurait demandé de se saisir du dossier de l’innovation au plan régional.

Anthony Rey

René Ricol met en garde les universités

25-10-2010

Présent à Montpellier vendredi dernier (23 octobre), le Commissaire général à l’investissement a présenté les priorités stratégiques du grand emprunt de 35 Md€.

Pour la recherche et l’université, qui absorberont près de la moitié du grand emprunt lancé il y a un an, Ricol s’est félicité de la qualité des projets qui lui ont été présentés lors de ce déplacement, et qui concernent les pôles experts thématiques
« Laboratoires et équipements d’excellence », « Fonds national de valorisation », et « Institut hospitalo-universitaire ».

Mais, à propos de l’appel à projet « Initiatives d’excellence », lancé le 27 septembre et doté de 7,7 Md€, René Ricol a sévèrement jugé la présentation de deux projets concurrents issus des trois universités montpelliéraines (par ailleurs toujours en bisbille sur la gouvernance unique de la future Université Montpellier Sud de France).

« Il n’y aura que huit projets retenus en France, prévient-il. Ils devront être produits dans une logique d’écosystème, où tout le monde marche ensemble. Si les trois présidents d’université ne font pas converger leur vision, ils manqueront ce rendez-vous. »

La date limite de dépôt des pré-projets pour les « Initiatives d’excellence » est fixée au 17 décembre 2010. L’échéance concernant les projets finaux est prévue, quant à elle, pour avril 2011.

Annoncé le 22 juin 2009 par le président Nicolas Sarkozy, le grand emprunt, destiné à moderniser l’économie nationale, a donné lieu à la création en janvier 2010 d’un Commissariat général à l’investissement présidé par René Ricol, ex-médiateur du crédit.

  • 35 Md€ ont été débloqués pour alimenter cinq filières stratégiques :
  • enseignement supérieur et formation (11 Md€),
  • recherche (7,9 Md€),
  • filières industrielles et PME (6,5 Md€),
  • développement durable (5,1 Md€) et
  • économie numérique (4,5 Md€).

« Nous allons d’abord valider auprès du Premier ministre les conventions passées avec les opérateurs retenus, tels que l’Agence nationale pour la recherche (ANR), l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), l’Ademe, OSEO ou la Caisse des dépôts, ainsi que les fonds mis à leur disposition, a précisé René Ricol. Une phase d’appel à projets suivra, pour laquelle des comités indépendants seront constitués. »

Anthony Rey

Une stratégie “Recherche” d’excellence ?

Sur le blog d’Olivier BOUBA-OLGA, Jean-Pierre Gesson, président de l’Université de Poitiers déclare :

… la question essentielle pour notre pays n’est pas de savoir si telle université ou école peut être classée demain dans le top ten des établissements mondiaux. Quel intérêt d’avoir un Harvard ou Oxford français si globalement la recherche française n’est pas compétitive ? La vraie question est surtout comment organiser la recherche française pour la rendre globalement plus efficiente. Il était nécessaire de lui en donner les moyens organisationnels et financiers pour rester à un haut niveau au plan mondial. Mais comment ?”

La suite sur  http://obouba.over-blog.com/article-laboratoires-d-excell...

La conclusion :

Après l’Opération campus, les projets Equipex, Labex, Idex, la carte universitaire française pourrait être totalement bouleversée. Des sites universitaires sont donc laissés à eux mêmes à côté d’autres fortement dotés.
Sans insister sur les conditions d’attribution de ces moyens ayant abouti à des déséquilibres indécents, on peut se demander quel en sera le résultat ?
Un échec prévisible car l’augmentation du rayonnement de la recherche française ne sera pas à la hauteur des financements apportés.
Pourquoi ? Parce que l’attribution des moyens aura plus reposé sur la taille d’un site que sur tout autre paramètre alors que toutes les études montrent que la productivité scientifique n’est pas directement proportionnelle à la taille et aux moyens apportés.
Parce que l’on aura donné le sentiment que la partie était jouée d’avance et que l’on aura ainsi découragé une bonne partie des chercheurs français.
Une fois les sites de l’Opération Campus connus, était-il utile de demander aux autres de candidater aux appels à projets d’excellence ?

L’avenir dira si la surconcentration des moyens est la meilleure voie vers l’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Jean-Pierre Gesson

Président de l’Université de Poitiers”

18:23 Publié dans Projets, Recherche, Région, Science | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20/03/2011

Retombées industrielles régionales des recherches INRA

MIDI LIBRE Édition du samedi 19 mars 2011

Les emballages du futur imaginés dans la région

SYLVIE CAMBON

Ecologie Les emballages du futur imaginés dans la région


Le projet EcoBioCAP, piloté par l’Inra de Montpellier, implique des partenaires issus de huit pays européens. A l’occasion du Grenelle de l’environnement, la France s’était engagée à atteindre 75 % de taux de recyclage des emballages ménagers d’ici 2012.
A noter que les taux de recyclage varient selon les matériaux. Ainsi, en 2008, si l’acier a été recyclé à 100 %, le papier-carton l’a été à 54 % et les plastiques à 20,5 % (source Ademe).

De nombreux emballages biodégradables ont jusqu’ici été « développés pour imiter les plastiques pétrochimiques, sans évaluation réelle du gain environnemental », souligne Nathalie Gontard, professeur à l’Université Montpellier 2 et coordinatrice d’EcoBioCAP.

Diverses controverses, notamment sur le détournement de ressources à usage alimentaire « a rapidement freiné la croissance de ces emballages », poursuit-elle. EcoBioCAP a pour objectif, explique Nathalie Gontard, « de fournir aux industries alimentaires de l’Union européenne des emballages biodégradables et modulables selon les exigences des denrées alimentaires périssables ». Avec des bénéfices directs pour l’environnement et pour les consommateurs en termes de qualité et de sécurité.

Cette semaine, les seize partenaires de huit pays européens (Allemagne, Espagne, France, France, Hongrie, Irlande, Italie, Portugal et Suède) étaient invités à la journée de lancement du projet sur le campus Inra de la Gaillarde, à Montpellier.

Doté d’un budget de 4,2 millions d’euros (dont 3 millions de l’UE, pour 4 ans) EcoBioCAP va démarrer dès cette année la production de matériaux en laboratoire, avec pour objectif de rendre possible une production industrielle en 2015 de matériaux biodégradables composites, tous obtenus à partir de sous-produits des industries agro-alimentaires (oléicole, laitière, céréalière et bière).

Si les organismes de recherche et les universités sont en pointe dans la démarche, plusieurs sociétés privées sont également impliquées dans le projet, dont certaines de la région.

PHILIPPE MOURET

24/06/2010

Bassin de THAU – Aides à la Conchyliculture

Midi Libre Édition du jeudi 24 juin 2010

« Ils ne veulent pas vivre de subventions à vie »

C. F.

Étang« Ils ne veulent pas vivre de subventions à vie »

Le député G. D'Ettore participait mardi à Paris aux Assises nationales de la conchyliculture au côté des membres de la Section régionale

Quel était l'objectif de ces assises parisiennes ?

Il s'agissait pour le ministre Bruno Le Maire de formuler des solutions à plus ou moins long terme à la crise grave que traverse la conchyliculture. Elles seront ensuite déclinées lors d'assises régionales qui auront lieu sur la manche, l'Atlantique et la Méditerranée, probablement en septembre. J'ai demandé à ce que les assises méditerranéennes aient lieu à Sète. Je ferai ensuite le point avec Bruno Le Maire le 11 octobre.

On sait que l'herpès virus continue à tuer les huîtres. A-t-il été question, mardi, d'huîtres qui lui résisteraient ?

Nous sommes allés au-delà. Alors que le secteur est en crise dans le monde entier, des Etats Unis au Maroc, le ministre a parlé d'une mobilisation générale, rappelant que la conchyliculture, ce sont 20 000 emplois directs et qu'il y a, derrière l'aspect économique, une dimension écologique : les conchyliculteurs sont, partout, des sentinelles de l'environnement.

Dans l'immédiat, que compte faire le gouvernement ?

Déjà relancer le plan de calamité agricole. En 2008, les conchyliculteurs avaient été indemnisés à hauteur de 40 M€, idem en 2009. En 2010, ils pourront compter sur le même déblocage une fois que les préfets auront fait le constat des mortalités, après un point sur la situation avec la Section régionale conchylicole et les Affaires maritimes.
D'ores et déjà, le ministre de l'Agriculture a demandé à celui du Budget, François Baroin, de suspendre les redevances domaniales payées par les conchyliculteurs. A moyen terme, nous tenterons également de faire bénéficier nos conchyliculteurs des Fonds européens pour la pêche.

Et d'un point vue scientifique, a-t-on avancé ?

Il a été demandé à Ifremer d'aller un peu plus vite et de mettre en place les expérimentations avec des souches importées du Japon. Or, avant d'importer, il faut du temps car des analyses et des autorisations sont nécessaires. Le ministre a insisté pour une expérience souchaire dès l'automne.

A terme, peut-on croire en la pérennité de la conchyliculture ?

Bien sûr. Mais il faudra peut-être penser aussi à diversifier l'activité. Sur Thau, on souffre plus qu'ailleurs car on produit essentiellement des huîtres, et un peu de moules. Pourquoi ne pas associer d'autres cultures marines ? Même si bien sûr, il ne faudra pas introduire n'importe quoi dans le milieu. Avant de diversifier, il faudra sécuriser la filière. En ce sens, et c'est directement lié à la survivance du métier, j'ai demandé au ministre la mise en place d'une traçabilité qui permette au consommateur de savoir s'il mange du coquillage de Thau ou des produits importés.

Et l'opportunité de créer, localement, une écloserie ?

Nous en débattrons lors des assises régionales.

Personne ne doit donc craindre de voir à l'avenir un étang de Thau couvert de marinas et abandonné au seul tourisme...

Non, l'étang de Thau ne sera pas un étang de Berre. Les efforts opérés ici pour la qualité du milieu, en terme d'amélioration de l'assainissement par exemple, nous placent parmi les meilleurs élèves quant à la qualité de l'eau.

Quant à l'option de laisser tomber la conchyliculture, c'est impensable : le ministre l'a dit, c'est un patrimoine national, si nous perdions nos conchyliculteurs, les répercutions seraient terribles. Il faut donc répondre à leur désespoir, réel. Ça fait 3 ans que le virus est là et qu'ils n'en voient pas le bout, ce qui génère un légitime énervement.
Ces gens-là ne veulent pas vivre de subventions à vie.

Recueilli par Patrice CASTAN

20/06/2010

Ecosystèmes côtiers

Billet de “NAMINOLAND blogspot” du dimanche 20 juin 2010

résumant une étude publiée dans Sciences 2006 :

 

Ocean 2010

L'écologie est devenue très à la mode ces dernières années, pour le meilleur et pour le pire. Année de la biodiversité, 2010 a montré l'intérêt grandissant des individus pour la cause écologique, mais aussi les (trop) nombreuses entraves à la protection des écosystèmes sur Terre.

La principale difficulté avec l'écologie, c'est de comprendre les échelles de temps utilisées. En raison de la formation de notre cerveau et de notre courte espérance de vie, les systèmes de pensée humains sont focalisés sur de courtes échéances.

Au contraire, en écologie, les changements sont observés parfois au court terme mais aussi souvent au long terme. Mais

  • comment réaliser que des changements s'opèrent quand on ne les voit pas?
  • comment convaincre la population que les océans se dégradent, que les papillons désertent, que la forêt amazonienne disparait à une vitesse effrayante, quand tout semble si stable au regard de chacun ?

C'est le grand défi du combat écologique, changer d'optique, changer d'échelle, et comprendre comment les systèmes évoluent pour les comprendre.

Dans ce but, je vais résumer et présenter ici une étude publiée dans Science en 2006, montrant comment l'état des Océans s'est dégradé ces dernières années, et comment cela influe sur nous en retour.

 

L'océan, c'est aujourd'hui l'une des sources de biens la plus importante pour l'humanité.

En premier, celui-ci apporte une source essentielle de nourriture à des millions de personnes dans le monde. La bonne santé de l'océan garantit emplois, qualité de l'eau, stabilité de l'environnement, etc aux habitants de la côte. Et bien sûr, la valeur économique des océans est juste énorme.

Pourtant, depuis le début de l'ère industrielle, nous n'avons cessé de détruire les écosystèmes marins. Surpêche, pollution et destruction d'habitats ont participé à une dégradation globale des écosystèmes marins et donc à une diminution des services naturels que nous procure la nature.

Par exemple, prenons les écosystèmes côtiers.

Les scientifiques ont suivi la biodiversité et les services tirés de la nature sur une période de 1000 ans.

Pour ce faire, ils ont suivi 12 écosystèmes différents avec des populations de 30 à 80 espèces importantes économiquement et écologiquement.

Les résultats sont clairs. Un déclin brutal et continu apparait à partir de l'industrialisation de notre civilisation.

A tel point que 91% des espèces sont en "chute" (déclin supérieur à 50% par rapport à l'abondance basale), 38 sont "effondrées" (déclin à plus de 90% de l'abondance basale) et 7% sont éradiquées.

Écosystèmes marins côtiers :

  • En (A) Pourcentage de taxons (groupes d'êtres vivants) effondrés (ronds noirs) ou exterminés (triangles blancs) en fonction du temps .
  • En (B) Pourcentage de stocks de pêche effondrés en fonction de la richesse en espèces du milieu.

On voit que plus la zone est riche en espèces, moins il y a d'effondrement des stocks : Une zone riche en espèces subira moins fortement une pêche intensive car le système est plus stable.

Bien sur, un tel déclin a des conséquences importantes sur le fonctionnement des écosystèmes et sur les services rendus par la Nature.

Dans un premier temps, on peut noter la réduction de 33% des populations de pêche viable, ensuite on a la réduction à 69% des habitats servant de nurseries jeunes de chaque espèce, comme les rochers à huitre, les couvertures d'algues et les zones humides. Et enfin on note la baisse (-63%) de la filtration et détoxification de l'eau par les organismes animaux et végétaux.

Les uns affectant les autres, on a donc une augmentation globale des risques, comme

  • les marées rouges (prolifération d'algues, parfois toxiques),
  • une perte importante de la biomasse en poisson,
  • la diminution de l'oxygène dans l'eau (zone morte),
  • une augmentation des inondations (due en partie à la montée des eaux, mais aussi au fait que la végétation ne protège plus les berges et donc facilite l'action des vagues).

Et la liste n'est pas exhaustive ! C'est dire...

Ces différents tableaux présentent les pourcentages de changement sur le millénium des paramètres étudiés. Par exemple la partie "biodiversité" résume les changements en appauvrissement, effondrement , extinctions, et restauration des stocks, par rapport à un taux basal. A coté, on a les changements dans les services donnés par la nature en fonction du taux de base, et à droite les changements dans les risques.

Et on retrouve la même chose globalement dans le grand large.

Les scientifiques se sont intéressés à 64 grandes zones (>150 000 km²) sur 53 ans (1950 à 2003), produisant sur cette période 83% des biens de pêche du monde.

Globalement, on a une accélération du taux d'effondrement des populations, en 2003, 29% des espèces sont considérées comme effondrées (c.a.d que le taux de capture est en dessous de 10% de la meilleure capture faite).

Ca fait très mal !

En A, on a le pourcentage de taxons effondrés, sur 53 ans.

  • Les triangles représentent les effondrements stricts, alors que les losanges prennent en compte les restaurations.
  • Les triangles ou losanges bleus représentent des zones pauvres en diversité d'espèces, et les rouges des zones à forte diversité.

Comme vu précédemment, les zones naturellement riches sont plus résistantes aux changements que les zones pauvres.

En B on a une carte des 64 zones étudiées avec en couleur la richesse spécifique (bleu : faible, rouge : forte).

En bref, que ce soit sur les côtes ou au large, l'action de l'être humain a impacté très fortement et négativement la biodiversité marine et le fonctionnement des écosystèmes.

Cependant, les scientifiques ne sont pas alarmistes. En effet, des zones particulièrement dégradées ont subi des plans de sauvetage avec une protection totale de la zone. Le résultat est un regain rapide et efficace de la biodiversité, avec un retour des fonctions des écosystèmes. Mieux, grâce à ces écosystèmes en restauration, le taux de pêche dans les alentours a été amélioré (car les zones protégées servent de pouponnières et permettent à la zone de lentement se repeupler). Par ailleurs, les zones de tourisme subissent des booms économiques en raison du bon état des fonds marins et de la diversité des espèces qui attirent immanquablement les touristes.

Donc la conclusion, c'est qu'il faut prendre en compte la nature, son fonctionnement, sa dynamique, pour l'utiliser à son maximum.

L'avenir nous réserve de grandes difficultés stratégiques. En effet, avec une population humaine grandissante et hautement consommatrice, nous nous devrons de gérer nos ressources alimentaires au mieux, et protéger les écosystèmes afin de profiter de leurs fonctions naturelles de détoxification, de provision de biens etc.

Ce n'est pas réellement ce qui est en ce moment fait par les gouvernements et les puissances de ce monde, mais tôt ou tard, nous n'aurons plus le choix que de nous moderniser dans notre façon de penser les choses, et de modifier notre système afin de garantir la survie des futures générations et améliorer la vie des contemporains.

Source :
Worm B., Barbier E.B., et al., (2006) Impacts of biodiversity loss on ocean ecosystem services. Science, Vol 314 - 787-790

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15/03/2010

Objectuf LR - Projets collaboratifs en R&D : huit dossiers régionaux labellisés

15-03-2010
Région

30 M€ seront versés aux PME, au plan national, via le Fonds unique interministériel. De petites sociétés de la région vont ainsi accéder à la recherche.

http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualites/Projets-collaboratifs-en-R-D-huit-dossiers-regionaux-labellises_649.html

Sur 226 dossiers, le 9e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI) a retenu, mardi 9 mars, huit projets collaboratifs de R&D où des entreprises et des laboratoires régionaux sont impliqués.

Le Languedoc-Roussillon sera même chef de file pour 5 d’en eux, les autres seront chapeautés par d’autres régions.  Parmi eux, on compte :

  • SALINALGUE (labellisé par le pôle Trimatec, dans le Gard),
  • DOSELESS2 (co-labelisé par Trimatec),
  • DEINOBIOTICS et CELL2LEAD (Eurobiomed, à Montpellier),
  • et RIDER (Derbi, à Perpignan).

Par ailleurs, plusieurs PME de la région participent aux projets PHARMASEA (Mer Bretagne), MISHY (Axelera), et PE3F2 (pôle européen d’innovation Fruits & légumes).

30 M€ sur les 91 M€ versés par l’État au plan national iront directement aux PME.

Après le transfert de gestion des fonds FUI, Oséo est chargée d’attribuer les aides aux divers partenaires en Languedoc-Roussillon, au travers d’un dispositif mis en place en 2005 avec la Région, par lequel 6 M€ sont versés chaque année.

20:59 Publié dans Financements, Recherche, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/11/2009

Nîmes - Industrie Belenos, le labo des installations solaires

Édition du samedi 31 octobre 2009

Photo F. A.

DR

S'il y a un secteur qui a le vent en poupe, c'est bien celui du solaire thermique.

Et pour cause, la loi post-Grenelle du 3 août dernier a fixé trois objectifs :

  • réduire de 20 % les émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2020,
  • améliorer de 20 % l'efficacité énergétique et
  • amener l'apport des énergies renouvelables dans la consommation finale à 23 %.

En 2008, le marché solaire thermique national s'élevait à 323 000 m 2 de capteurs.

D'ici 2020, ce parc devrait en compter 16,8 millions de m 2 , soit l'équivalent de 5,6 millions de logements solarisés.


D'où la mise en place de moyens pour améliorer les performances des installations.

C'est ainsi qu'un centre d'essais et de recherche vient de voir le jour à Nîmes, au parc Georges-Besse.
Belenos , c'est son nom - celui du dieu gaulois, qui signifie "resplendissant" -, est le fruit d'un partenariat entre le Laboratoire national d'essais (LNE) et le Centre technique des industries aérauliques (1) et thermiques (Cetiat).

Réalisée à la demande des industriels, cette plate-forme comprend un laboratoire de 1 000 m 2 sur trois niveaux, dont une zone permettant l'essai simultané de huit systèmes solaires, et une toiture-terrasse abritant 60 m 2 de panneaux.

« C'est le premier bâtiment de ce genre en France , explique Emmanuel Léger, responsable du laboratoire. Pendant huit mois de l'année, nous pourrons tester, vérifier et certifier conforme aux normes en vigueur tout type d'appareil fonctionnant à l'énergie solaire, en particulier les chauffe-eau dont il existe plus de trois mille modèles en Europe. »

Le bâtiment fournira lui-même 14 000 kw/h par an à ERDF grâce aux 120 m 2 de panneaux installés sur la façade sud avec le soutien du conseil régional.

Belenos, dont Alain Gévaudan est le directeur, a nécessité un investissement de 2,2 M€, financés par le fonds européen Feder, les fonds propres du LNE et du Cetiat ainsi que l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe).

M. C.

(1) Aéraulique : étude de l'écoulement des gaz dans les conduits.

18/10/2009

Biocarburants - Plan d'actions 2010 en préparation

La lettre N°1 du réseau biocarburant en Languedoc-Roussillon, annonce la présentation aux financeurs (Région LR, Etat, Ademe…), courant octobre 2009,  de son PLAN D’ACTIONS 2010 :

http://www.transferts-lr.org/content/download/14102/14972...

« Objectif à fin 2010 : amener le réseau biocarburant vers une dynamique type cluster». Notamment :

 Augmenter la visibilité des compétences régionales

 Favoriser l’intégration des membres du réseau aux niveaux national et européen

 Améliorer l’attractivité de la région pour accueillir des projets structurants

Le réseau biocarburant en région LR, ce sont des acteurs industriels et académiques qui participent à des projets de développement de nouveaux procédés, de nouvelles cultures, de nouvelles méthodes

  • pour contribuer à l’émergence des filières de production des biocarburants du futur, dits de 2ème ou 3ème génération,
  • en y intégrant les impacts économiques, sociétaux et environnementaux.

En quelques chiffres

Sommaire :

RESEAU BIOCARBURANT - P.1

VIE DU RÉSEAU - P.2/3

 

 

Nouveaux membres

  • AIVA (Adaptation agroécologique et Innovation Variétale, UPR CIRAD, Montpellier) Développer la production de bioéthanol à partir de sorgho sucré en fournissant de nouvelles variétés mieux adaptées à des environnements ciblés en zones tempérée et tropicale
  • Groupe VALECO (Groupe familial français, VALECO intervient principalement dans le secteur des énergies renouvelables (le vent, le soleil, l'eau ou le bois)ou dans des installations à haut rendement énergétique comme la cogénération. Le groupe VALECO conduit depuis 2007 plusieurs projets de centrales approvisionnées en bois énergie. Les autorisations pour la réalisation de ces projets d'une capacité unitaire de l'ordre de la dizaine de MW étaient en cours de développement en 2007 et leurs réalisations prévues pour 2008. http://www.groupevaleco.com/biomasse/biomasse.html) En projet en 2009 : le développement d’une activité de culture d’oléagineux pour produire une huile végétale destinée à alimenter des moteurs de cogénération.
  • EDF (via sa filiale EDF Energies Nouvelles qui porte les projets industriels de biocarburants et EDF R&D qui accompagne ces projets par son expertise et ses outils) Valorisation du carbone renouvelable de la biomasse pour produire électricité, chaleur et biocarburants. EDF est associé à la mise au point de l’unité de gazéification de biomasse de Güssing en Autriche.
  • ICSM (Institut de Chimie Séparative de Marcoule UMR 5257 – ENSCM/UM2/CEA/CNRS/INSTN, Marcoule) Techniques de séparation et de traitements d’effluents, chimie pour le développe-ment durable, matériaux, modélisation, analyse
  • Dactem (Société d'ingénierie en équipements clés en main, impliquée dans une unité de production d’huile carburant, mais aussi dans le projet de filière expérimentale d’huile carburant sur la région d’Alès) Dactem a développé des bancs tests pour les capteurs d’éthanol/méthanol utilisés dans les véhicules flex fuel et se positionne sur la conception d’équipements ou de capteurs spécifiques pour cette filière.
  • Ecolag (Laboratoire ECOsystè-mes LAGunaires - UMR 5119 – CNRS/IFREMER/UM2/IRD, Sète-Montpellier) Etude des interactions entre les micro-organismes et leur environnement. Partenaire du projet Symbio-se* au sein duquel ECOLAG s'intéresse à la sélection et à la caractérisation d'écosystè-mes d'intérêts afin d'appré-hender au mieux le potentiel et le devenir des biomasses synthétiques dans le système.

Nous y étions…

  • Workshop Biocarburant
  • Forum Biotechnologie

Nous y serons…

  • Colloque AlgaSud
  • Convention d’affaires P2I

ACTUALITES DU RESEAU - P.4/5

 

Les Acteurs

  • Inauguration d’ELSA
  • Déinove à Cap Alpha

Les Projets

  • ACTIFE
  • MEGA
  • METAFUEL
  • WINSEAFUEL
  • Halle Pilote Biomasse-Energie
  • Master International

EN PRÉPARATION - P.5

Plan d’actions 2010

A NOTER DANS

L’AGENDA - P.5/6

 

 

Les Appels à Projets

  • Energie 7 appels Dont l’Appel FP7-ENERGY-2010-2, clôture le 04.03.2010
  • Environnement 6 appels Dont l’Appel FP7-ENV-2010, clôture le 05.01.10
  • Biotechnologies 5 appels Dont l’Appel FP7-KBBE-2010-4, clôture le 14.01.10

http://cordis.europa.eu/fp7/dc/index.cfm

Les Manifestations

11/10/2009

Transfert LR "Algues en Méditerranée : quelles opportunités de développement économique?"

L'idée de valoriser les algues pour en faire du biocarburant de 3e génération ou de l'alimentation de nième génération est a priori séduisante.

Je dirais pourtant, comme dans la Java des Bombes Atomiques, qu'il y a quelques choses qui ne tournent pas rond là-dedans :

  • Où sont passées les algues qu’il y a 50 ans encore, envahissaient nos plages par temps de mer ? Est-ce bon signe ?
  • Comment seront contrôlées les nouvelles cultures et leurs nuisances sur l’équilibre de notre écosystème ?
  • Compte-t-on nous faire manger des algues ? ou toutes les pollutions médicamenteuses qui à de rares exceptions comme l'aspirine, nos stations d'épurations sont incapables de traiter ? A titre d'exemple il se répandait dans l'estuaire de la Seine 8 kg d'aspirine par jour en provenance de Paris… A Marseille qui n’a pas encore une station aux normes, le chiffre reste confidentiel.

Transferts LR > Recherche publique en région > Agenda

20/11/2009
Montpellier - Agropolis International

"Algues en Méditerranée : quelles opportunités de développement économique?"

L'augmentation croissante du nombre et de la diversité des projets de valorisation des algues traduit le potentiel émergent de cette filière.

  • La valorisation des algues trouve des applications dans des domaines tels que :
  • les biocarburants de 3ème génération et le biogaz,
  • la cosmétique,
  • la santé,
  • la chimie verte,
  • l'alimentation animale et humaine...

Le colloque "Algues en Méditerranée : quelles opportunités de développement économique?" sera organisé le vendredi 20 novembre 2009, de 8h30 à 17h30 à Agropolis International (Montpellier).

Cette journée permettra de réunir de nombreux acteurs de la filière Algue pour mettre en valeur les principales potentialités de développement et illustrer la dynamique de projets engagée autour du bassin méditerranéen.

Ce colloque, organisé par le pôle de compétitivité Trimatec en collaboration avec la chaire ChemSud et Transferts LR, est soutenu financièrement par l'Europe, la DRIRE et la Région Languedoc-Roussillon.

Contact : Laura LECURIEUX-BELFOND
tél : 04 67 85 69 78 ou 04 66 89 00 49
E-mail : laura.lecurieux@pole-trimatec.fr

07/09/2009

Objectif LR 7.9.2009 - Pôle de compétitivité : 109 M€ pour 93 nouveaux projets

En Languedoc-Roussillon, 6 projets ont été retenus, représentant un investissement total de R&D de 20,5 M€ pour les entreprises et les laboratoires publics impliqués. Les intentions de co-financement de l’Europe, Etat et collectivités locales portent à hauteur de 11 M€.

Les six projets sélectionnés :

  • DISP'eau (pôle Q@limes), logiciel pour l'irrigation pour la viticulture, pour un montant total de 2,2 M€ ;
  • NUTRICE (pôle Q@limed), préparation de rations alimentaires à base de riz, 3,4 M€;
  • MEGA (pôle Trimatec) pour la mise en œuvre d'un traitement des gaz issus de la biomasse, 2,3 M€;
  • FORMS4KIDS (pôle Eurobiomed), développement de formulations pédiatriques pour des médicaments à fort service médical rendu 5,9 M€;
  • ISIS (pôle Eurobiomed) pour le développement d'outils mini-invasifs pour la rétraction des organes en chirurgie abdominale, 3,4 M€ ;
  • HYDROGUARD (pôle risques) pour le développement d'outils de lutte contre les inondations, pollutions et submersion marine, 3,3 M

30/05/2009

Midi Libre 26 mai - Exclusif / Montpellier325 millions d'euros pour le plan campus

Édition du mardi 26 mai 2009

DR

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Publié à 11 h 44 - Remis à jour à 19 h - Valérie Pécresse vient de le révéler ce matin à Midi Libre : 325 millions d'euros seront alloués à Montpellier dans la cadre du plan campus.  Georges Frêche, le président de Région, s'est engagé à « mettre 0,50 € quand l'État mettra 1 € ». La Ville de Montpellier apportera 40 M€ « en maîtrise d'ouvrage et en requalification de l'espace public ».
Le plan Campus a été initié, en avril 2008, par Valérie Pécresse, ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, dans le but de redynamiser les campus existants et remettre à niveau l'immobilier universitaire. A Montpellier, le patrimoine bâti des universités représente près de 605 000 m². Des constructions, accueillant près de 65 000 étudiants, datant, pour une partie, des années 1960-1970. Selon un premier bilan, près de 50 % de ce patrimoine est dans un état déplorable. Le projet devrait être mis en route pour 2011. 
Satisfaction de Georges Frêche et de Robert Lecou...
" Pour cette dotation je lui mets 18/20. C'est un magnifique succès" , a estimé Georges Frêche. Avant d'ajouter : "J'irais la voir demain". Ce mercredi à Paris, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche annoncera en effet officiellement aux porteurs du Campus montpelliérain le montant de la dotation qui revient à leur projet.
Le nouveau président de l'université Montpellier 1 se dit lui aussi très satisfait. "On reconnaît ici le travail qui a été fait en amont sur ce dossier. Cette somme nous permet d'aller au-delà des arbitrages."
Même écho du côté de Robert Lecou, député UMP de l’Hérault "L’Etat a tenu ses promesses. Montpellier est dans la cour des grands."
...et des présidents des universités montpelliéraines
Satisfaction du côté de l’université Montpellier 1. "On reconnaît de cette manière le travail fait en amont à Montpellier", analyse Philippe Augé, le nouveau président de Montpellier 1, élu le 16 mars dernier.  "Ce sera plus facile. S’il y avait eu une coupe, cela aurait été très pénalisant", indique Annie Fraisse, la présidente de l’université Montpellier 3.  Quant à Danièle Hérin, la présidente de l’université Montpellier 2, restait prudente: "C'est une bonne nouvelle. Mais si elle nous annonce plus, ce sera parfait;" Plus d'informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.

VOS REACTIONS

26/05/2009 à 20h49 | christO

Bonjour, Comment seigneur Freche ne met que 0.5 Euros pour 1 Euros mis par l'état !!! Toujours aussi Généreux le seigneur mais capable de dépenser une somme astronomique pour renommer les lycées et d'installer des satutes de MAO ou de Lenine à grand frais ! Cela me fait plaisir que L'état et le ministere de la Recherche aient choisit nos Universités. Bien cordialement ChristO

26/05/2009 à 16h33 | Paul

Bon, c'est moins bien doté que Strasbourg (375 M€), Bordeaux (475 M€), Aix-Marseille (500 M€) et Saclay (850 M€), mais c'est déjà inespéré, compte-tenu de l'image à Paris de notre système politique local. Ils ont visiblement fait la part des choses. Par contre, j'espère que cela ne donnera pas des envies à Frêche de s'immiscer encore plus dans le pilotage de la recherche régionale.

26/05/2009 à 15h20 | Paul-Ethique

Une nouvelle fois il aura fallut l'Etat et le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour "bouger les fesses" de nos Elus Locaux et soutenir l'Economie Locale, La Formation et l'Emploi... (excusez l'expression, mais vrai que depuis 30 ans, çà dort à Montpellier en ces domaines... serait temps de changer de génération et de tendance ici pour redynamiser un peu socialement cette Ville!... Sortir un peu du Culte de l'Image et passer au Concret....merci en tous cas au Gouvernement et à nos Députés...)

26/05/2009 à 14h19 | Paul-Ethique

Une nouvelle fois il aura fallut l'Etat et le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour "bouger les fesses" de nos Elus Locaux et soutenir l'Economie Locale, La Formation et l'Emploi... (excusez l'expression, mais vrai que depuis 30 ans, çà dort à Montpellier en ces domaines... serait temps de changer de génération et de tendance ici pour redynamiser un peu socialement cette Ville!... Sortir un peu du Culte de l'Image et passer au Concret....merci en tous cas au Gouvernement et à nos Députés...)