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08/02/2011

Accumulation d’aléas pour la conchyliculture

Les Vicomtes de Brageole réagissent à leur façon http://vicomtesdebrageole.midiblogs.com/archive/2011/02/1.... En fin de billet, le commentaire de "Le Glaude" publié chez les Vicomtes à l'occasion de la réouverture de l'étang autorisant à nouveau la commercialisation des coquillages

Aux vues des résultats obtenus, on est en droit de se demander à quel Management a-t-on affaire et  à quoi peut bien servir OMEGA THAU (Outil  de  Management  Environnemental  et  de
Gestion  de  l’Avertissement  de  la  lagune  de  Thau) qui s'est fixé comme objectif, dans ce communiqué  http://www.pole-lagunes.org/ftp/LettreLagunes/2010/LL_avr..., de :

  • mieux  connaître  les  sources  et  les  mécanismes  de  transferts  des  pollutions  microbiologiques  du bassin versant vers la lagune, de leur impact sur la qualité de l’eau et sur les cultures marines ,
  • disposer d’une aide à la programmation des investissements et des équipements nécessaires pour garantir une maîtrise de la qualité des eaux, en lien avec les réflexions en cours sur le territoire : SCOT, SAGE et renouvellement du contrat qualité ,
  • construire  un  système  d’avertissement  précoce  :  pour  avertir  les  usagers  des  risques  de  contamination et permettre une gestion préventive des activités conchylicoles ou de baignade ?

Des mesures plus volontaires et plus simples, ne seraient-elles pas plus efficaces ? Comme celles réclamées par la Sétoise, Catherine CHAUZIT qui propose une pétition contre les déversements d'hydrocarbures : voir à la suite de l'article ci-dessous.

Midi Libre Sète Édition du mardi 8 février 2011

Étang fermé : pas d'aides mais de l'espoir

DR

Étang fermé : pas d'aides mais de l'espoir

 


En début de semaine, le président de la Section régionale conchylicole (SRC) Philippe Ortin a rencontré le conseiller sanitaire de Bruno Le Maire, Mathieu Grégory.

Le collaborateur du ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de la Pêche ne lui a pas promis monts et merveilles.

Il lui a juste garanti que le suivi (concernant les traces d'ADN de norovirus qui n'avaient pas permis d'autoriser le retour sur les étals des coquillages de Thau) serait opéré semaine après semaine de façon à pouvoir rouvrir la lagune dès la situation stabilisée. «   Les aides, l'Europe les bloquerait de toute façon, admet Philippe Ortin.   Quant à un classement en calamités agricoles, il ne faut pas y compter : nous n'avons pas perdu de produit. »

Plusieurs témoins sont en tout cas au vert, ou tout au moins à l'orange, qui peuvent laisser espérer une réouverture imminente : Les traces d'ADN de norovirus ont chuté de 50 % ces derniers jours, comme les cas recensés par le réseau sentinelle gastro-entérites », explique le président de la SRC. «   Si la faible pluviométrie persiste, le tout devrait permettre de rouvrir enfin. »

Il est aisé de comprendre que les conchyliculteurs de Thau tirent un peu la langue. On avait rarement connu une telle crise sur l'étang et même les consommateurs commencent à se languir des 'Bouzigues'.

C'est d'autant plus râlant que, comme le rappelle Philippe Ortin, «  ces tests - concernant les norovirus -   sont aléatoires. On peut en déceler des traces sans rien pouvoir établir de la virulence… »

Économiquement parlant, en tout cas, c'est violent.

PATRICE CASTAN

Vos réactions

08/02/2011 à 09h37 | Ceeram 

Ceeram est un laboratoire spécialisé dans la détection des norovirus. Prévenir le risque est essentiel et la seule analyse des coquillages n'est pas suffisante (contrôle des eaux). La norme ISO 2073 impose ces contrôles et la mise en place d'un plan de contrôle annuel est pertinent.

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Midi Libre Sète 14 Février 2011  - L'INITIATIVE Gazole : n'en jetez plus

 Elle ne mâche pas ses mots, Catherine Chauzit. Quelle bestiole la pique donc cette fois ? Un moustique de Villeroy ? Du 'quartier durable' des Salins ? Que nenni : c'est le gazole qui lui monte au nez. La Sétoise affirme que «   des centaines de litres sont déversées dans l'eau - du port - par des regorgements de pleins des cuves des chaluts et autres bateaux à moteurs ».

Un gazole qui «   se propage dans l'étang de Thau déjà bien agressé par des pollutions terrestres ». Ça, on l'a constaté, ne serait-ce que d'un coup de nez, tous les jours sur le Cadre royal.

Alors Catherine a mis une pétition en ligne (50 signataires hier) et écrit au commandant de la gendarmerie maritime.

Nous, ce qu'on sait, c'est qu'une nappe de gazole peut 'flinguer' en un rien de temps des milliers de larves de poissons. Et ça, c'est pas beau. Nous y reviendrons.

Site internet : www.mesopinions.com/contre-la- pollution-d-hydrocarbure-dans-le-port-de-sete

Commentaire Le Glaude :

http://vicomtesdebrageole.midiblogs.com/archive/2011/02/1...

Le problème sur l’étang n’est certainement pas la voile. Les voileux aiment la mer et la préservent. En plus sur l’étang, ils font des ronds dans l’eau…

Un des problème ce serait plutôt les pénichettes et autres houseboat. Mèze et Bouzigues, à ma connaissance, se sont déjà équipées de bateaux pompe pour les « eaux noires » (autrement dit : la merde et la pisse).

On a pu lire dans les gazettes que les responsables pourraient être les lagunages (Mèze-Loupian-Poussan…). Il faut savoir que les lagunages ont un procédé écologique long qui permet de rejeter de l’eau « qualité baignade ». Et ils seraient en train d’être optimisés pour corriger ce qui semble être leur gros défaut : la qualité des eaux rejetées étant particulièrement riche de certains nutriments, elles encouragent la prolifération des ulves (algues chiantes quand on fait de la planche à voile ou des photos sous-marines, par exemple). Mais de toute façon, la merde qu’on chie, il faut la traiter et il n’y a pas 36 solution. Le lagunage en est une au nord du Bassin de Thau. Les eaux recyclées sont rejetées dans les petits 7 500 hectares de l’étang.

Une autre solution est la station d’épuration « classique », vous irez voir les différents liens. Une station classique utilise pas mal de chimie, en cas de forte pluie l’installation est bloquée et toute la merde part dans le gros tuyau (l’émissaire en mer), sans traitement, et se retrouve à quelques kilomètres de la côte, comme à Sète. Mais ça ne dérange personne car la mer est bien plus grande et plus profonde (2 500 000 hectares) que l’étang et puis ce n’est pas sous nos fenêtres et les filières en mer de coquillages sont bien plus loin.

A noter que pour le lagunage, en cas de forte pluie, l’eau monte dans les bassins qui sont dimensionnés à cet effet et le processus d’épuration n’en est que peu affecté.

Autre problème, les volatiles. Cormorans et goélands ont des coups de cœur pour certaines tables d’huîtres (particulièrement vers Marseillan), élisent domicile et… chient quasi toujours au même endroit. Si on analyse dessous et que l’étang n’est pas sectorisé, l’étang ferme et tous les conchyliculteurs l’ont dans l’os. Et moi je ne peux plus manger d’huîtres… à Bouzigues.

Autre problème, soulevé en partie par Chargé. Les entreprises artisanales, mais également les restos avec les huiles de friture par exemple.

Quant au bord d’un caniveau, on jette n’importe quoi dans une bouche d’égout, ça fini au pluvial. Le pluvial, c’est pour les eaux de pluie. La pluie, c’est relativement pur au départ, bon ça ruisselle et ça embarque quelques cochonneries déposées par l’homme, mais ça ne passe pas en principe par un moyen d’épuration quel qu’il soit et ça va directement dans le milieu aquatique. Exemples : tu sors torché du Social et tu pisses dans le caniveau, ça va direct dans la mer. Tu vas pêcher le loup avec ton sapinou sur l’étang et tu vas pisser à Rouquairol, c’est pour l’étang…

Pour finir, jusqu’en 2005, je crois, l’étang était classé en A, avec des contrôles très stricts. Les coquillages sortaient de l’eau et on les mangeait. Maintenant il est en B avec obligation de passer en bassin d’épuration chez le producteur (il y passe ou il y passe pas, qui contrôle ?). Seuls les plus fortunés ont pu s’équiper, les autres ont plié.

Contrairement à ce qu’avait déclaré le Maire de Sète à l’époque (et il avait failli passer dans le port de Mèze). Le classement en B n’apporte pas plus de contrôles, bien au contraire.

C’est un peu comme pour la Poste, la Justice… on laisse dégrader les choses, faute de moyens, on dit que ça ne marche pas et on jette à la poubelle.

Pour finir vraiment, ce coup-ci, je ne veux pas abuser, je sais c’est fait. Les conchyliculteurs semblent souffrir de la même maladie que les pêcheurs de thon. On amasse un bloc maintenant, on se fout de la ressource, tant qu’il y aura des pneus à brûler et des aides à récupérer, après moi le déluge…
En plus les conchyliculteurs, au niveau des impôts, c’est « peanuts ». Et les aides qu’ils reçoivent sont payées par tous, y compris les douaniers retraités, les représentants de commerce, les fonctionnaires territoriaux ou assimilés, etc.


http://fr.wikipedia.org/wiki/Lagunage

http://fr.ekopedia.org/Lagunage

http://fr.wikipedia.org/wiki/Traitement_des_eaux_usées

http://www.ademe.fr/partenaires/boues/pages/f14.htm

Écrit par : Le Glaude | 18/02/2011

 

23:40 Publié dans Conchylicuture, Santé | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

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