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28/03/2010

Midi Libre SETE - Initiatives: Sète tisse un lien d'affaires avec Hong Kong

Édition du jeudi 18 mars 2010

Une journée spéciale le 25 mars à la CCI pour « saisir les opportunités » vers le marché asiatique

Sète tisse un lien d'affaires avec Hong Kong

V. A.

C'est une initiative conjointe de Laurence Magne, adjointe au maire chargée des questions économiques, de la chambre de commerce et d'industrie, et des élèves du BTS commerce international du lycée Jules-Guesde de Montpellier.

Le 25 mars, Marc Allard, directeur de la branche française de HKTDC (Hong Kong trade développement council) se pose pour quelques heures à Sète.

Son but : tisser un lien entre les PME de la région et le marché asiatique.

Le HKTDC est un "accélérateur d'affaires". En clair, l'organisme met en relations les entreprises désireuses de développer leurs affaires avec Honk Kong et la Chine à l'import et à l'export.

Un millier d'entreprises des départements de l'Hérault et de l'Aude ont été contactées. Soixante-et-une d'entre elles ont d'ores et déjà confirmé leur participation à cette journée. Elles bénéficieront d'informations sur l'environnement juridique, légal et fiscal du marché chinois et pourront profiter de l'expérience de deux chefs d'entreprises du bassin de Thau.

Le Sétois Philippe Nivard (Nivard international, négoce) et l'Agathois Jean-Louis Cousin (actuellement directeur de la capitainerie du Cap d'Agde et ex-directeur de centrales d'achats) témoigneront de leur parcours et se plieront au jeu des questions réponses.

Dans la foulée de cette journée, et dans le même esprit, le HKTDC se mettra à la disposition des vignerons héraultais le 28 avril prochain à Béziers.

Midi Libre SETE - Business « Avec Hong Kong, de belles opportunités »

Édition du dimanche 28 mars 2010

« Avec Hong Kong, de belles opportunités »

DR

Marc Allard est directeur du Hong Kong trade development council. Il a rencontré jeudi à Sète les chefs d'entreprises de la région

Quel était le but de cette journée ?
Le HKTDC est une organisation de promotion du commerce extérieur. Nous voulions présenter ce jeudi à Sète ce que Hong Kong et plus globalement le marché chinois peuvent apporter aux entreprises de la Région. C'était une journée de conseils et d'aide à l'export comme à l'import.

Quel bilan en tirez-vous ?
Environ 80 personnes étaient présentes. C'est un beau succès qui démontre un véritable intérêt pour ces débouchés asiatiques. Mais on a pu également constater le manque d'informations dont disposent les entreprises locales. Les questions ont été nombreuses, suivies souvent par des entretiens individuels que nous avons organisés dans l'après-midi.

Quels sont selon vous les atouts économiques de la Région et du bassin de Thau ?
Au cours de la journée, nous nous sommes rendus compte que les demandes étaient essentiellement orientées à l'export sur des produits traditionnels. Le vin notamment. Mais des secteurs plus pointus avec des entreprises travaillant dans les nouvelles technologies ou le développement durable se sont mis en évidence.

Pour les viticulteurs locaux, que peut représenter le marché chinois ?
Il y a de belles opportunités. Hong Kong vient de porter les droits de douanes sur le vin à zéro. Cela accompagne un boom de la consommation constaté ces dernières années : une augmentation de 80 % en 2008, de 41 % en 2009. Hong Kong est plus concerné par les vins haut de gamme et le marché chinois par des vins moins élaborés. Il faut aussi savoir que les vins importés à Hong Kong sont dans une large proportion réexpédiés partout dans le monde par les wine trader.

A ce sujet, nous montons une opération avec des négociateurs de Hong Kong à Béziers le 28 avril pour leur faire découvrir les vins du Languedoc-Roussillon.

Recueilli par F.D.

26/03/2010

Midi Libre Thau agglo - Un budget contesté mais adopté à l'unanimité

Édition du vendredi 26 mars 2010

Un budget contesté mais adopté à l'unanimité

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Le budget primitif 2010 s'élève à 139,7 M€, un record pour l'établissement public de coopération intercommunale 108,13 M€ sont dévolus au budget principal, le reste couvrant les budgets annexes (transports, zones d'activités économiques, déchets des professionnels, assainissement...)

Qualifié d'offensif par le président, Pierre Bouldoire, ce budget a été âprement discuté par les conseillers sétois qui le considèrent plutôt timide Ce BP s'inscrit à la fois dans la lignée du précédent, à savoir assurer le bon fonctionnement des compétences de la communauté d'agglomération du bassin de Thau, et dans la perspective du projet de territoire qui devrait être bientôt dévoilé

Ainsi, le plus gros budget voté depuis la création de la communauté d'agglomération n'est pas un budget de transition (*). Là-dessus, tout le monde est désormais d'accord. Sauf que, pour le Sétois Antoine De Rinaldo, cela reste « un budget timide d'attente » alors que, selon Pierre Bouldoire, qui préside l'assemblée, il est « offensif et organisé ».

Match nul, balle au centre ? Pas tout à fait car le premier adjoint de François Commeinhes, déçu notamment par le manque d'« investissements », a eu le temps d'adresser un « carton jaune » à ceux qui ont ficelé ce budget : « Je resterai très attentif à ce qui sera proposé dans les mois à venir. Et la prochaine fois, ce sera un carton rouge ».

On l'aura compris - et est-ce une surprise ? - les conseillers sétois avaient décidé, mercredi soir à la salle polyvalente de Balaruc-le-Vieux, de jouer les trouble-votes et de mettre à mal l'harmonie communautaire, si chère à Pierre Bouldoire.

Dès lors, même si les budgets (voir infographies) ont été adoptés à l'unanimité, les débats qui ont précédé chaque délibération ont été particulièrement animés.

Pêle-mêle, la réserve de 4,2 M€ constituée pour investir dès que le projet d'agglomération sera finalisé, les sommes - 1,5 M€ - allouées pour des études, les crédits accordés pour le logement social et pour le développement économique ont fait l'objet d'âpres discussion car ces « choix », assumés par Pierre Bouldoire, étaient... discutables, au yeux des Sétois.

Les mots ont parfois même dépassé les pensées avant que, de guerre lasse, le soufflet ne retombe... Et remonte un court instant, à la trentième et dernière délibération, à l'heure de voter l'extension du bureau communautaire (lire ci-dessous). On retiendra au final que, pour la deuxième année consécutive, ce budget aura été adopté à l'unanimité, malgré les clivages politiques et une volonté affichée par François Commeinhes et ses pairs de se replacer, au sein de l'Agglo, en position dominante.

Yohan DOUCET ydoucet@midilibre.com

(*) Lors du débat d'orientation budgétaire, le 10 mars à Mireval, c'est ainsi que l'avait qualifié Pierre Bouldoire.

« Les réserves vont servir à alimenter le projet d'agglo »

Avec Pierre Bouldoire, président de Thau agglo

ENTRETIEN

Comment caractérisez-vous ce budget primitif 2010 ?
Lors du débat d'orientation budgétaire, on a parlé budget de transition. Mais on ne l'a pas construit comme ça. Nous sommes dans une période de transition, au niveau de la réorganisation des collectivités territoriales, et ça se décline sur tout. Or, devant ces incertitudes, on est arrivé à trouver une route ferme.

Ce budget est offensif. On prépare un combat, contre ce qui nous assaille, le manque de logements... Le problème est tel qu'il faut mettre en place une organisation très efficace. Il faut que nous soyons redoutables. L'an dernier, on a étoffé les services, on a acquis de la compétence. Cette année, les masses d'argent mises à la disposition des services sont beaucoup mieux définies. Et puis il y a les réserves qui vont servir à alimenter le projet d'agglomération dont je discuterai avec la population à partir du mois d'avril.

Donc, vous préparez le projet d'agglo tout en asseyant les compétences de l'institution ?
Tout ce qui est en cours est maintenu. Par exemple, le développement de nos lignes de transport, c'est cadré, c'est fait et on alimente ce projet financièrement comme les autres et comme on le devait.

Vous attendiez-vous aux réactions des conseillers sétois ?
Oui, mais ce que j'ai trouvé intéressant, c'est qu'ils ont soulevé des questions qui ont obtenu des réponses suffisamment précises pour qu'ils votent ce budget. J'en suis ravi. Il est voté à l'unanimité et c'est une unanimité qui me plaît car elle vient après les débats. Elle n'est pas acquise au départ. Beaucoup de gens s'attendaient à plus d'imprécisions. On a levé le doute avec les sommes affectées et les réserves pour le projet d'agglo. Ce budget montre aussi que les ressources financières de l'Agglo sont intéressantes.

Après, François Commeinhes dit qu'il sera vigilant. C'est son devoir. Mais, moi le premier, je reste vigilant. Je suis le vigilant des vigilants.

25/03/2010

MIDI LIBRE FRONTIGNAN « L'étude trahit une priorité donnée aux intérêts de l'industriel »

FRONTIGNAN : Un plan de prévention des risques technologiques est en cours d'élaboration

Édition du jeudi 25 mars 2010

« L'étude trahit une priorité donnée aux intérêts de l'industriel »

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Trois délibérations ont été prises lors du dernier conseil municipal concernant les risques induits par la présence du dépôt d'hydrocarbures de GDH et les moyens d'intervention dont dispose la Ville.

Et cela dans le cadre de l'élaboration, par les services de l'État, du Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) (lire ci-contre).

Ainsi, les élus ont émis un avis réservé sur un projet d'arrêté préfectoral prescrivant des mesures complémentaires de maîtrise du risque à GDH. Malgré « de réelles avancées », notamment la construction d'un mur, au sud, séparant les installations de la voie ferrée, « de telles préoccupations demeurent désespérément absentes pour la sécurité des populations au nord », a déclaré le maire.

Or, les dernières analyses de l'exploitant et l'État, et le précédent d'AZF à Toulouse, montrent qu'il existe, sur le site, un risque « d'explosion d'un nuage gazeux non confiné... un danger de cinétique rapide beaucoup plus dangereux par son caractère imprévisible et instantané » que celui dit du "Boil over" qui a pourtant « grevé de contraintes le développement urbain de Frontignan pendant dix ans » mais qui était un risque lent permettant à la population d'évacuer.

« L'insuffisance manifeste de l'étude (NDLR : qui n'évalue pas, non plus, les dommages matériels sur le patrimoine privé) trahit une priorité donnée aux intérêts de l'entreprise au détriment de la sécurité de la population. » Or, a déclaré Pierre Bouldoire, devant l'assemblée, « il y a une fâcheuse tendance à confondre l'économie du site et l'économie de l'entreprise. GDH, c'est British Petroleum, il y a de gros budgets. »

Pour le premier magistrat, la protection de la population passe par une réduction des risques à la source : diminution de la taille des cuves afin de « minimiser l'onde de choc » éventuelle, présence permanente de personnel qualifié à la lutte contre l'incendie.

La Ville estime inconcevable que cette gestion des risques ne soit pas empreinte d'échanges et de concertation et se trouve dans les seules mains de l'État. C'est pourquoi (deuxième délibération), il est demandé au Clic (comité local d'information et de concertation) de faire appel à une expertise extérieure « car on ne peut pas se fier au seul document fourni par l'industriel », a martelé le maire ajoutant « qu'en cas de refus, la Ville irait en justice ».

Ce Clic, justement, a été créé par arrêté préfectoral en juin 2005, sur les communes de Sète et Frontignan en raison de la présence de GDH. Cet organisme d'échange et d'information est composé de trente membres répartis en cinq collèges : administration, collectivités territoriales, exploitants, riverains, salariés.

Or le préfet (courrier du 18 novembre 2009) prévoit d'en modifier la composition en y incluant les sociétés Flexsys, Saipol, les Silos de la Méditerranée et Sogema. « Cela entraîne une sous-représentation des collectivités territoriales, au détriment de la population. Pourquoi ? Parce qu'il existe une solidarité entre industriels » Alors même que seul le dépôt d'hydrocarbures est classé Seveso (lire ci-contre), « ces entreprises n'ont rien à y faire », a estimé le maire alors même que des associations de riverains et de protection de l'environnement ont été refusées. Seule, l'association de sauvegarde de l'Étang des mouettes a été agréée. Quant au maire, il a été désigné par le conseil pour représenter la Ville.

Isabelle JUPIN ijupin@midilibre.com

Le maire estime qu'il y a « trop de contraintes »

Interrogé, lundi, sur les tenants et les aboutissants de ces trois délibérations au conseil municipal, le maire indique que l'on se situe dans « un processus d'études préalables » à la prescription du PPRT qui va durer plusieurs années.

« Nous avons refusé une première étude de risque. Cette deuxième étude complémentaire demandée à l'industriel est insuffisante et on ne la valide pas non plus. Nous voulons que le périmètre de sécurité soit confiné sur le site de GDH et ne déborde pas sur la ville. GDH est d'accord pour construire un ouvrage afin de protéger la voie ferrée mais pas pour faire la même chose au nord », indique Pierre Bouldoire.

Or, selon les dernières connaissances scientifiques et les catastrophes d'AZF, à Toulouse, et Buncefield, en Angleterre, le risque (même s'il est minime) est « un danger de cinétique rapide et dangereux par son caractère imprévisible et instantané».

Du coup, le périmètre de sécurité coupe la voie ferrée, le canal et atteint quelques habitations dont quelques-unes devront être expropriées.

Deuxième chose : « Certaines habitations, dans les quartiers des Près Saint-Martin, de l'Entrée et de la Peyrade seraient impactéees par des travaux de mises en sécurité qui seront à la charge des habitants. Sinon, ils ne seront plus assurés. On ne peut pas être d'accord avec ça : un groupe industriel prend des bénéfices et renvoie les risques sur la population. Si l'État juge que ces mesures complémentaires sont exorbitantes, que BP prenne ses responsabilités et envisage de déménager une partie de ses stocks. Après tout, le site de Frontignan contient 170 jours de sécurité stratégique de la France, ce qui est énorme par rapport aux autres dépôts en France et cause trop de contraintes à la Ville. »

La partie s'annonce difficile. Prochaine étape : la présentation officielle de cette étude de danger au Clic, préalable à l'ouverture de l'enquête publique, sans doute à la fin de l'année.

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Midi Libre SETE - Europe Biodiversité : Sète s'invite à Bruxelles

Édition du jeudi 25 mars 2010

Biodiversité : Sète s'invite à Bruxelles

DR

Le Comité des régions a décidé de faire de la préservation de la biodiversité une de ses priorités. Et François Commeinhes, tout nouveau membre de ce comité qui siège à Bruxelles dans l'ombre de l'Union européenne, s'est engagé dans ce sens à travers une contribution qu'il présentera prochainement.

Le maire de Sète s'appuie notamment sur un exemple sétois - l'usine d'engrais installée route de Balaruc - pour développer son argumentaire sur "l'éco-développement" au niveau du Bassin méditerranéen.

« L'outil de production importe par voie maritime de l'acide phosphorique des rives sud de la Méditerranée, ce qui présente des risques environnementaux significatifs. La fabrication du produit fini pose des problèmes de pollution au sein de la ville de Sète.» A partir de ce constat, François Commeinhes propose « une redistribution ».

« Un cadre de partenariat entre des opérateurs publics et privés, soutenus par l'UE (dans le cadre d'appels à projets et dans le respect de règles de concurrence) pourrait déboucher, après analyses coûts/avantages (coûts directs et externalités économiques) à un schéma d'organisation plus intégré (prise en compte des trois dimensions économiques, sociales et environnementales) », écrit notamment l'élu.

«Une autre approche pourrait être : dans un cadre initié par l'UE, on organise le transfert d'une partie du savoir-faire dans le pays producteur de matière première. On organise le transport d'un produit semi fini (neutre sur le plan des risques en transport maritime) avec un opérateur du transport maritime. Ce transporteur fait un effort financier sur le plan des coûts de transport et peut retrouver un équilibre financier par la vente de services de production d'eau potable ou d'assainissement dans la région de production, vente rendue possible par la richesse produite au niveau local (valeur ajoutée apportée par la fabrication de l'engrais) ; richesse locale pouvant être complétée par une aide au développement (coopération) apportée par l'UE. »

Pour François Commeinhes, cet exemple sétois illustre un principe d'intégration des politiques : « La coopération entre les rives de la Méditerranée permet la protection de l'espace maritime, le développement économique et la maîtrise des flux migratoires. » Cette contribution sera défendue par le maire de Sète en commission, Bruxelles, lors d'une prochaine session.

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23/03/2010

MIDI LIBRE SETE – VIE POLITICHIENNE et MICROCOSMIQUE SETOISE

Édition du mardi 23 mars 2010

Commeinhes fustige « les incohérences »

V.A.

Thau agglo : Commeinhes fustige « les incohérences »

Demain, à Balaruc- le-Vieux, les conseillers vont voter le budget primitif 2010 de Thau agglo. Un budget qui ne satisfait guère le maire de Sète

Les urnes ont parlé, la trêve est finie. Et pour François Commeinhes, maire de Sète et vice-président de Thau agglo, il est temps de « se mettre au travail ». Mais pas forcément dans le sens du débat d'orientation budgétaire qui a animé le dernier conseil d'agglo, le 10 mars dernier à Mireval. « Les moyens ne sont pas mis là où il le faut », poursuit-il, avant d'énumérer, une compétence après l'autre, les « incohérences constatées », notamment dans des domaines « où la Région a son rôle à jouer » : « Il faut un "modus viendi" (*) entre Région et Agglo pour œuvrer dans le même sens afin de favoriser le développement économique. » Nous y voilà...

  • Développement économique.-« Au parc Aquatechnique, d'intérêt communautaire, le transfert s'est arrêté. Incompréhensible pour les entreprises...
    La Zac de Montgolfier est bloquée depuis de nombreuses années.
    Et puis, il y a la zone de la RD 600, propriété du département transférée à la ville de Frontignan et qui devrait développer de l'activité portuaire... »
  • Logement social.-« On parle de priorité au logement social mais le plan local d'habitat, approuvé fin 2008, n'est toujours pas validé en 2010. Sur 5 ans, l'agglo devait acquérir 2 M€ de réserves foncières par an pour aider des opérations ou des surcharges financières.
    Entre 2008 et 2013, le PLH prévoyait la création de 3500 logements sociaux, 500 par an. Il y en a entre 150 et 200 à Sète, mais ailleurs ? »
  • Les transports.-« On ouvre des lignes mais qui ne répondent pas obligatoirement aux véritables besoins. Les gens de Mireval et Vic vont plus vers Montpellier que vers Sète. Il faut être cohérent entre le développement économique du Bassin et les transports. »

François Commeinhes n'est donc pas convaincu par ce budget de transition - « le deuxième de suite » - lié à la suppression de la taxe professionnelle : « Avec les compensations, les ressources seront les mêmes. »Alors il prévient : « A un certain moment, la Ville de Sète se retirera. »

Yohan DOUCET

(*) Manière de vivre.

NOTE : Le BUDGET a néanmoins été voté à l'unanimité - Lire :
http://seteperledelamediterrannee.hautetfort.com/archive/...

Édition du dimanche 28 mars 2010

MIDI LIBRE SETE –« Si les terrains de la Foir'fouille peuvent sauver le port, je les donne, d'autant plus qu'ils ne sont pas à moi. »...


De Pierre Bouldoire, président de Thau Agglo et maire de Frontignan, en réponse à François Commeinhes, qui l'a interpellé mercredi soir à Balaruc-le-Vieux sur le manque de projets sur ce terrain, propriété du Département, projets qui, pour le maire de Sète...

 

Tribunal - Affaire Vidal : la Ville condamnée à tout payer

En 2003, le maire avait déposé plainte contre son prédécesseur et Régis Vidal, attaché territorial. Il soupçonnait un emploi fictif

Sept années auront été nécessaires pour lever une accusation qui, à l'époque, avait secoué le landernau politique.

Le 7 février 2003, moins de deux ans après son élection, le maire de Sète, François Commeinhes, dépose plainte avec constitution de partie civile contre François Liberti et Régis Vidal. Il reproche à son prédécesseur d'avoir recruté (en 1998) et rémunéré Régis Vidal pour un emploi fictif, et, à l'attaché territorial, d'avoir commis un recel. Une lourde accusation, qui plus est au pénal, rare de la part d'un maire.

  • Le 14 mars 2005, le juge d'instruction de Montpellier rend une ordonnance de non-lieu.
  • La mairie fait appel mais l'ordonnance est confirmée par la Cour d'appel de Montpellier, le 13 octobre de la même année.
  • La mairie se pourvoit en cassation mais, là encore, par arrêt du 17 mai 2006, la Cour de cassation déclare ce pourvoi irrecevable.
  • En octobre 2006, Régis Vidal "contre-attaque" et assigne la Ville de Sète. Le jugement lui est favorable, mais la mairie fait appel en janvier 2009.
  • Et finalement, par un arrêt en date du 16 février 2010, la Cour d'appel de Montpellier a débouté la Ville et l'a condamné à payer, en application de l'article 700 du code de procédure civile (frais non compris dans les frais de justice), 3 000 € à Régis Vidal et les dépens (frais de justice) que la défense a estimés aux alentours de « 40 000 € ».

Outre le fait que la plainte de la mairie a été considérée comme « téméraire » par le tribunal, ces sept années de procédure auront finalement coûté cher à la collectivité pour « porter atteinte à la dignité » de l'ancien maire, François Liberti, et de Régis Vidal.

Des questions demeurent, auxquelles le tribunal n'a pas répondu mais qui ont incontestablement pesé dans les jugements : pourquoi porter plainte en 2003 alors que M. Vidal a été embauché en 1998 ? Pourquoi au pénal ? Pourquoi être allé si loin dans la procédure ?

Yohan DOUCET ydoucet@midilibre.com

Les caciques ont mal au Front


Les caciques ont mal au Front Autour de l'étang de Thau comme ailleurs, la surprise n'est pas venue du score de la liste Georges Frêche mais bel et bien de celui du Front National de France Jamet.

Pour preuve, à l'issue du second tour, le FN arrive en deuxième position dans les cantons de Mèze, Frontignan et Sète II. Seul le premier canton sétois place Raymond Couderc au même rang qu'à l'échelon régional. Y verrait-on un effet Laurence Magne ? Un petit alors car, finalement, la présence sur les différentes listes d'hommes et femmes politiques du Bassin de Thau n'a que peu influencé les électeurs dans le fief de ces candidats.

  • A Frontignan, par exemple, où la liste du Parti socialiste (Mandroux - Bouldoire) n'est arrivée qu'en 4e position à l'issue du premier tour, derrière le FN de France Jamet, qui décroche un très flatteur 22 % au deuxième tour dans la cité muscatière.
  • Pas d'effet Turrel, non plus, à Loupian puisqu'à l'issue du premier tour, la liste Mandroux soutenue par le maire de la commune était arrivée en 5e position (!).
  • A Mèze, au "pays" d'Yves Piétrasanta, Frêche est roi mais le FN inflige une sévère déconvenue à l'UMP au second tour.
  • A Sète, le deuxième canton, celui de l'ancien maire communiste François Liberti, permet au FN d'obtenir un de ses plus beaux scores.

Par ailleurs, notons que sur les quelque 90 000 personnes inscrites sur les listes électorales des cantons du Bassin (Mèze, Frontignan, Sète I et II), 47 500 ont voté au premier tour, 46 600 au second et qu'à chaque fois, 6 % des votants ont mis dans l'urne un bulletin blanc ou nul.

Enfin, on soulignera que dans la ville de Frontignan, 21 % des votants n'ont pas choisi de candidat au premier tour. Constituant ainsi la deuxième force politique derrière Frêche.

Yohan DOUCET

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22/03/2010

Objectif LR - Le promoteur Proméo multiplie les projets à Sète

22-03-2010 - Hérault

L’activité du groupe, spécialiste de l’immobilier et des loisirs, représentera 800 lots sur la période février/juin 2010.

Le groupe basé à Sète (122 M€ de CA en 2009) poursuit un important programme d’ouvertures sur tout le territoire.

Outre l’inauguration d’une résidence touristique à Colombiers près de Béziers à la fin mars, l’ensemble des projets lancés entre les mois de février et juin représentent un volume de 800 lots sur cette seule période (la croissance annuelle du groupe s’appuie sur des réservations de 1 000 à 1 500 lots en moyenne).

Au mois de juin, Proméo inaugurera également son nouveau siège social sur les quais du port de Sète. Le bâtiment, d’une surface de 2 500 m2, abritera les fonctions immobilière et vente du groupe, sa centrale d’appel, ainsi qu’un espace dédié à l’exposition permanente d’artistes locaux.

À titre personnel, le P-dg de Proméo, Gilbert Ganivenq, ouvrira à Sète à la même période l’Hôtel de Paris, un établissement trois étoiles de 36 chambres et suites, avec restaurant et espace bien-être.

Gilbert Ganivenq a été l'invité de l'émission "Décideurs" diffusée sur 7LTV et animée par Jean-Claude Gallo, le directeur de la publication du magazine Objectif Langudoc-Roussillon.

Pour revoir l'émission rendez-vous sur 7LTV le mardi 23 mars à 12h30, le jeudi 26 mars à 7h30 ou le mardi 6 avril à 12H30.

Photo Gilbert Ganivenq

Crédit photo : Édouard Hannoteaux

19:28 Publié dans Immobilier, Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/03/2010

Nouveau terminal frigorifique sur le port de Sète

Objectif LR - Un nouveau terminal frigorifique sur le port de Sète

5-03-2010
Hérault

L’opérateur portuaire italien GF Group a confié la réalisation de l’entrepôt à un expert en immobilier, le Groupe Salini. À la clef : 200 emplois

http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualites/E-learning-partenariat-logique-entre-Solunea-et-Saba_655.html

Le nouveau terminal frigorifique est destiné à recevoir de la marchandise de navires et à en assurer la manutention ainsi que le transit, à l’horizon 2011.

Les perspectives sont importantes à en croire son président, Antonio Orsero :
« À Sète, nous espérons rapidement monter à 400 000 tonnes de fruits et à 200 000 conteneurs, voire 300 000. »

Le projet pourrait créer près de 200 emplois d’ici à 5 ans.

Le Groupe Salini, qui s’est imposé sur le marché du bâtiment clé en main dans l’immobilier d’entreprises, a remporté l’appel d’offres pour ce bâtiment de 20 200m2 sur le port de Sète.

En Languedoc-Roussillon, la société (100 salariés et 40 M€ de CA en 2009) a déjà réalisé l’entrepôt frigorifique du Lidl de Béziers.

Crédit-photo : Groupe Salini

Midi libre SETE :  Le groupe Salini construira le terminal frigorifique

Édition du mardi 16 mars 2010

RAPPEL : La société spécialisée dans l'immobilier d'entreprise a remporté l'appel d'offres de GF Group pour bâtir un entrepôt de 20 200 m 2

Le groupe Salini (une centaine de salariés, 40 M€ de CA en 2009) vient de remporter l'appel d'offres pour la construction du terminal frigorifique de GF Group sur le port de Sète.

  • Cet entrepôt de 20 200 m 2 , qui devrait être érigé en 2011, permettra de recevoir de la marchandise en palettes et en conteneurs et d'assurer la manutention et le transit, à l'import et à l'export.
  • Le groupe fondé en 1965, et dirigé par les frères Philippe et Stéphane Salini, possède une entité, DMS, reconnue dans la conception et la réalisation de sites logistiques dédiés au stockage.
  • A noter que dans ce projet figure un volet environnemental, l'installation d'une centrale photovoltaïque sur le bâtiment qui permettrait environ 2 200 MWH par an, l'équivalent de la consommation annuelle d'une ville de 2 000 habitants.

Côté GF Group, une société, Reefer Terminal Sète (RTS), a été créée pour assurer l'exploitation du nouveau site. Antonio Orsero, le président de GF Group, a rappelé récemment à une agence de presse qu'il espérait « rapidement monter à 400 000 tonnes de fruits et à 200, voire 300 000 conteneurs » et générer « à cinq ans, environ 200 emplois ».

Pour la petite histoire, Salini a déjà réalisé un entrepôt frigorifique dans l'Hérault, à Béziers.
Il s'agit d'une plateforme de 36 000 m 2 destinée à une activité de logistique et de stockage de produits alimentaires et non alimentaires pour Lidl. Et là aussi, avec une centrale photovoltaïque sur le bâtiment.

15/03/2010

Objectuf LR - Projets collaboratifs en R&D : huit dossiers régionaux labellisés

15-03-2010
Région

30 M€ seront versés aux PME, au plan national, via le Fonds unique interministériel. De petites sociétés de la région vont ainsi accéder à la recherche.

http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualites/Projets-collaboratifs-en-R-D-huit-dossiers-regionaux-labellises_649.html

Sur 226 dossiers, le 9e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI) a retenu, mardi 9 mars, huit projets collaboratifs de R&D où des entreprises et des laboratoires régionaux sont impliqués.

Le Languedoc-Roussillon sera même chef de file pour 5 d’en eux, les autres seront chapeautés par d’autres régions.  Parmi eux, on compte :

  • SALINALGUE (labellisé par le pôle Trimatec, dans le Gard),
  • DOSELESS2 (co-labelisé par Trimatec),
  • DEINOBIOTICS et CELL2LEAD (Eurobiomed, à Montpellier),
  • et RIDER (Derbi, à Perpignan).

Par ailleurs, plusieurs PME de la région participent aux projets PHARMASEA (Mer Bretagne), MISHY (Axelera), et PE3F2 (pôle européen d’innovation Fruits & légumes).

30 M€ sur les 91 M€ versés par l’État au plan national iront directement aux PME.

Après le transfert de gestion des fonds FUI, Oséo est chargée d’attribuer les aides aux divers partenaires en Languedoc-Roussillon, au travers d’un dispositif mis en place en 2005 avec la Région, par lequel 6 M€ sont versés chaque année.

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Objectif LR - E-learning : partenariat logique entre Solunea et Saba

15-03-2010

- Gard

La start-up nîmoise Solunea, spécialisée dans le e-learning, s’associe à l’Américaine Saba qui édite des solutions pour la gestion des ressources humaines.

http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualites/E-learning-partenariat-logique-entre-Solunea-et-Saba_655.html

Depuis sa création en 2006, à Nîmes, par Yann Lescurat, Solunea exerce deux activités, dont celle de prestataire de service pour proposer des contenus de formation à façon. Ainsi, la société nîmoise a développé, à la demande d'un groupe de grandes banques, une formation de lutte anti-blanchiment à destination de leurs collaborateurs.

Mais Solunea est également un éditeur de logiciels destinés à fabriquer des contenus de formation. Yann Lescurant explique l’intérêt d’un tel partenariat :
« En nous associant à Saba, qui compte un millier de collaborateurs, alors que nous ne sommes que 10 à Nîmes, nous allons pouvoir offrir un service plus large à nos clients puisque nous allons distribuer les produits de cet éditeur américain sur le territoire national. Ce qui nous permet d'appréhender l'ensemble de la chaîne de valeur du e-learning ».

Solunea table sur un doublement de son chiffre d'affaires d'ici à 2011, soit plus de 1,5 M€.

Objectif LR - Créalia propulse cinq nouvelles sociétés

5-03-2010
Région

Le fonds d’amorçage des PME innovantes accorde son financement à cinq projets prometteurs, dans le domaine de l’informatique, de la santé et de l’écologie.

http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualites/Crealia-propulse-cinq-nouvelles-societes-_653.html

Sur décision de son comité d’agrément, Créalia a jeté son dévolu sur

  • Flowxy (solution technique pour la compression de données),
  • Klakos (outils nouveaux pour le développement des jeux vidéo),
  • Neiio (solution de qualification d’audience),
  • Amylgen (techniques pour la sélection rapide de candidats médicaments),
  • et Gosis (service de data center vert).

Cette nouvelle salve intervient dans le prolongement d’une année 2009 où Créalia a accompagné vingt entreprises pour un total de 651 000 €.

13/03/2010

SETE - Port« Nous, on veut laisser quelque chose aux jeunes »

Midi Libre SETE - Édition du samedi 13 mars 2010

« Nous, on veut laisser quelque chose aux jeunes »

DR

VOS PAPIERS :

Nom : Sevilla Prénom : Didier
Age : 52 ans
Profession : grutier
Signe particulier : entré à la CCI en 1977, le délégué syndical CGT de Port Sud de France travaille sur le port depuis 1981

Nom : Coignat Prénom : Roger
Age : 52 ans Profession : technicien administratif
Signe particulier : ce délégué syndical FO de Port Sud de France a commencé comme magasinier sur le port en 1977

Nom : Mattia Prénom : Marc
Age : 54 ans
Profession : grutier
Signe particulier : délégué du personnel CGT de Port Sud de France, il a débuté en criée en 1975 avant de rejoindre les grutiers du port de commerce

A quand remontent vos premiers souvenirs du port de commerce ?
Marc Mattia :

A 1979. Nous étions alors 41 grutiers, contre 24 aujourd'hui. Il y avait beaucoup de conteneurs de marchandises diverses, des hangars, les grues étaient alors quai Riquet... Et près de 500 dockers.
Didier Sevilla :
Je me souviens surtout de Cayenne pour l'importance du vrac : le soufre, la bauxite et les vins, la cuverie tournait à plein régime. Et les bestiaux, bien sûr.
Roger Coignat :
En 1977, le trafic était de 5 millions de tonnes et 300 personnes travaillaient pour la CCI entre concessions pêche, commerce, formation et soutien au commerçants. J'étais basé à Cayenne, où se trouvaient les ateliers. On travaillait là ainsi qu'au Mas Coulet, au quai d'Orient, sur le quai A et à l'ancien silo à phosphates qui se situait au niveau de la gare Orsetti.

Quels furent, selon vous, les premiers signes du déclin ?
Marc Mattia
:
Quand on a perdu Merzario, en 1980. Cette compagnie italienne faisait beaucoup de conteneurs. Mais nous avions aussi beaucoup de ro-ro (roll on, roll off) car en ce temps-là, il n'y avait pas de portique.
Didier Sevilla :
Ce fut le désengagement de l'Etat par rapport aux investissements, qui a coïncidé avec la perte des trafics. En 1984, on a fini par obtenir un portique à conteneurs... Mais Barcelone en avait déjà dix ! Aujourd'hui, nous avons un port géré par une Région qui a la volonté et les moyens. Mais tout est à reconstruire.
Roger Coignat :
Le port est resté florissant jusqu'au début des années 1980. Quand je suis rentré, tout allait bien. Mais quand la Mobil a fermé, en 1983, nous avons perdu un milliard de centimes de francs de retombées issues de la raffinerie. Et tout ce qui tournait autour des deux postes pétroliers et du sea line. Puis le tonnage des bateaux s'est fortement accru et en face, nous n'avions pas le matériel pour répondre présent.

Comment avez-vous vécu la reprise du port par la Région ?
Didier Sevilla
:
Le 31 décembre 2007, on a été posés devant la porte de la Région sans autre forme d'explication. Au départ, on aurait préféré une co-gestion entre CCI et Région. Et pour cause : quand EPR (l'Etablissement public régional) est arrivé, ils ont dénoncé la convention collective et les accords locaux. C'est ce que nous avons renégocié durant 18 mois avec succès, et signé en janvier 2010. Maintenant, c'est la paix sociale, on est arrivé à se comprendre. Mais on n'est ni plus gentil ni plus couillon qu'ailleurs : les engagements pris par l'EPR et par son personnel sont respectés, c'est tout.
Marc Mattia :
C'est vrai, c'était l'inconnu, mais avec les budgets et les ambitions annoncés, on n'y voyait que des bénéfices.
Roger Coignat :
Au départ, je l'ai mal vécu, d'autant que je faisais partie du conseil portuaire et que, bien avant que la Région arrive, nous avions déjà frappé à toutes les portes. C'était sous Jacques Blanc. On ne comptait pas se laisser faire. On a dit à la Région : si vous mettez le bordel à Sète, on le mettra à Montpellier. Puis on a réglé nos problèmes internes à la CCI et la loi de décentralisation est arrivée. Mais à la base, la Région ne voulait pas reprendre le port... Enfin, ce fut quand même une déchirure, on a tous frôlé le chômage. Fin 2007, 67 salariés étaient transférés de la CCI vers l'EPR...

Un peu plus de deux ans se sont écoulés depuis. Le port vous semble-t-il revigoré ?
Roger Coignat :
Le trafic portuaire dépend de beaucoup de choses. Entre un projet et sa mise en oeuvre, il faut beaucoup de temps. Sur un port, tout est plus long, d'autant que nous avons un impératif de renouvellement du matériel. Regardez : GF Group, ça fait deux ans qu'on en parle, mais ça ne se fera pas avant 2011. Il y a l'obligation d'appel d'offres international et, pour monter un portique, c'est 14 mois de travail. Nous retenons en tout cas la volonté qu'il y a de redresser le port.
Marc Mattia :
A mon avis, il faut encore attendre pour juger des résultats... Mais depuis trois ans, les armateurs reviennent vers le port de Sète, et la paix sociale y est pour beaucoup. Avant, on ne parlait que licenciements.
Didier Sevilla :
Ce qui est déplorable, c'est que chaque fois qu'une m... tombe, ca tombe sur nous, le port. On fait du trafic de bestiaux, on nous dit que les vaches, ça sent, puis que la bauxite, c'est rouge, que le charbon, c'est noir...

Justement, comment avez-vous perçu la manifestation de samedi contre Agrexco ?
Didier Sevilla :
Franchement, 1 200 personnes pour une manif' nationale... Il y avait plus de monde aux puces de Marseillan. Et il faut être clair, GF Group est un armateur qui compte seulement Agrexco parmi ses clients. Agrexco lui fournit certes 40 % de son fret, mais cela ne signifie pas que 40 % du fret vient des territoires occupés (lire aussi ci-dessous). Alors nous, on respecte la cause palestinienne, mais ces opposants-là ne nous ont même pas appelés pour prendre des informations sur GF Group. Je languis que les élections régionales soient passées, et que le meilleur gagne. Car après, tous seront là pour couper le ruban, même les opposants d'aujourd"'hui. Et GF Groupe, ce n'est pas Agrexco.
Roger Coignat :
Nous n'entrons pas dans des considérations politiques. Nous voulons voir le port se développer. Si on dépasse les 4 millions de tonnes de trafic, ça va créer de l'emploi. Il est certain que l'arrivée de GF Group va générer l'arrivée de nouveaux clients, d'autant que la paix sociale règne sur le port. Quant à la manifestation, je ne comprends pas pourquoi ils sont venus là avec les drapeaux d'un pays (la Palestine, Ndlr). Nous avons là une campagne anti- israélienne et nous n'avons pas à entrer dans le champ...
Marc Mattia :
Il faut penser aux retombées pour Sète, alors même que la pêche est en difficulté. Tous ces projets sur le port, c'est l'assurance d'un train de vie pour la ville. Et nous, on veut laisser quelque chose aux jeunes.

Photos Vincent ANDORRA

Recueilli par Patrice CASTA

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10/03/2010

Econostrum 10/03/2010 Les ports de Méditerranée redéfinissent leurs hinterlands

Les 10 et 11 mars 2010, le Grand port Maritime de Marseille a accueilli ses homologues de Méditerranée dans le cadre du projet européen Med. Durant deux jours, représentants portuaires, universitaires et régions de Méditerranée ont planché sur la façon de mieux appréhender leurs hinterlands et la façon de capter de nouveaux flux.

Antonio Grasso, coodinateur du projet Backgrounds et  Nicola Gambi, assistant technique. (Photo N.B.C)

Antonio Grasso, coodinateur du projet Backgrounds et Nicola Gambi, assistant technique. (Photo N.B.C)

MEDITERRANEE. Identifier et quantifier les marchandises qui gravitent autour des ports et faire en sorte qu’elles empruntent la voie maritime plutôt que les transports terrestres. Toutes les places portuaires, à quelque chose près, ont les mêmes préoccupations. C’est la raison pour laquelle, les ports de Méditerranée, fédérés sous la bannière du projet Backgrounds (l’arrière-port en anglais) qui dépend du programme européen MED, ont décidé de s’attaquer ensemble à cette problématique lancée en avril 2009 sous l’égide la région Sicile.

Les partenaires ont tenu les 10 et 11 mars 2010 à Marseille leur troisième réunion de travail.
Au total, une vingtaine de représentants parmi lesquels le port de Koper, l’autorité portuaire de Patras, le Centre de Recherche et de technologie de Grèce ou encore l’Institut portuaire d’études et de coopération Feports basé à Valence.

http://www.econostrum.info/Les-ports-de-Mediterranee-rede...

Nathalie Bureau du Colombier

Jeudi 11 Mars 2010


Tags : Alexandre Antonakas, Backgrounds, Centre de Recherche et de tech, Feports,Institut portuaire d’études et, Julio Martinez Alarcon, Koper, Patras, port de Marseille-Fos, Valence.