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07/09/2012

L’iPad n’est pas près de remplacer livres et cahiers dans les cartables

ANALYSE Bruno Vanryb (Avanquest) décrypte l’attachement des français au papier, du moins pour les livres scolaires. Pour les journaux, c’est une autre affaire.

http://www.challenges.fr/high-tech/20120905.CHA0386/l-ipa...

Wikio Mots clés : , ,

Au passage on apprend e qu’avec son initiative LoRdi  la région Languedoc-Roussillon a essuyé un bide :

Pour ce qui concerne la France, c’est 32.000 micro-ordinateurs de marque Dell qui ont été offerts l’année dernière aux élèves de seconde du Languedoc Roussillon. Le résultat n’a pas été très encourageant et s’est soldé par un usage très limité en classe, allant jusqu’à la revente par certains élèves de leurs PC sur Ebay ! Mauvaise préparation des enseignants, insuffisance d’accompagnement pédagogique ? Dans tous les cas un fiasco pour une opération qui visait à développer l’usage du numérique dans les établissements scolaires.

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28/05/2012

Activité du Port de Sète

A compléter avec Ferries

Objectif-LR : Centre Grains inaugure son terminal agro-industriel (28-05-2012)

http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualite...

Le complexe agro-industriel de la zone portuaire de Sète devrait développer le trafic de la plate-forme existante ainsi que celui du port.

L’objectif fixé est de 800 000 tonnes de céréales par an.

Centre Grains, filiale d’Axéréal, a inauguré, lundi 21 mai 2012, son complexe agro-industriel sur le port de Sète dont les travaux avaient débuté en 2008.

La création du terminal a été porté par Centre Grains en partenariat avec Saipol, InVivo, Cérévia et Arterris.

Le complexe s’étale sur une surface de près de deux hectares. Il est composé d’un hangar de stockage d’une capacité de 17 000 tonnes, d’un stockage en cellules de 33 000 tonnes, de deux quais, dont le quai J rallongé, ainsi que deux portiques de chargement et déchargement.

Ce nouveau terminal dédié au vrac de céréales, graines, tourteaux, huiles et Diester, doit permettre le développement des activités d’Axéréal et de sa filiale Granit Négoce basée à Nîmes. Le site bénéficie de dessertes de transports routier, ferroviaire, fluvial et maritime.

« C’est un complément indispensable aux deux sites existants sur le port de Sète et de Port-la-Nouvelle, explique le directeur de Centre Grains, Hérvé Cifaï. Six trains par semaine voyagent entre les deux ports. Le site de Sète est prévu pour fonctionner à l’import-export. »

L’activité du complexe, qui a démarré en juillet 2010, est complétée par la mise en service du quai J. Pris en charge par le Conseil régional, le rallongement du quai J permet désormais d’accueillir deux péniches et un navire en même temps.

Une nouvelle installation qui devrait contribuer à l’augmentation du trafic du port puisque la charge des navires de céréales peut atteindre jusqu’à 25 000 tonnes. L’objectif de trafic, fixé par Centre Grains, s’élève à 800 000 tonnes par an, dont 300 000 tonnes à l’export de céréales et 500 000 tonnes pour le compte de Saipol, actionnaire à 33,4 % de Centre Grains.

La création du complexe génère dix emplois directs sur le site. Transporteurs, dockers et employés de la SNCF sont également sollicités.

Le terminal agro-industriel représente un investissement de 38,5 M€. Le Conseil régional a participé à hauteur de 12 M€ pour l’allongement du quai J et les infrastructures routières.

Ysis Percq


Légende : L’allongement du quai J au sein du complexe agro-industriel permet d’accueillir plus de navires.
Crédit photo : Ysis Percq

24/05/2012

Questions méditerranéennes

De l'intérêt du 5 + 5

30 avril 2012, par Jean-François Coustillière, consultant sur les questions euro-méditerranéennes

http://www.econostrum.info/De-l-interet-du-5-5_a10100.html

Pour organiser la coopération en Méditerranée l’Union européenne s’est dotée de 3 outils :

  • le Processus de Barcelone né en 1995,
  • la politique européenne de voisinage née en 2003,
  • l’Union pour la Méditerranée née en 2008.

Leur objectif final commun est de : « transformer la Méditerranée en un espace de paix, de démocratie, de coopération et de prospérité » (déclaration UpM du 13 juillet 2008).

L’article de Jean-François Coustillière fait le point sur ces instruments. Son analyse des processus de coopération les plus efficaces, le conduit à décrire la démarche “5+5”.

Dans ce contexte de Mondialisation libérale et concurrentielle, on ne peut qu’être frappé par l’importance de relations politiques bien conduites.

[…]
Dans ce contexte assez peu favorable au développement des relations euro-méditerranéennes, encore accentué par la dégradation du dossier israélo-palestinien et les hésitations des Européens face à la succession des révoltes arabes, la démarche 5+5 qui se déploie loin du Proche-Orient et en pleine transparence avec l’UE, constitue une sorte de laboratoire au profit du Processus de Barcelone. Elle est susceptible de créer de la confiance et de contribuer à évaluer des pistes de coopération, certes dans un espace plus restreint que celui de la Méditerranée dans sa totalité, mais à l’abri des turbulences les plus fortes qui nuisent aux démarches globalisantes.

Les atouts d'une démarche

La démarche 5+5 est modeste et pragmatique. Elle concerne dix pays : Algérie, Espagne, France, Italie, Libye, Malte, Maroc, Mauritanie, Portugal et Tunisie.
Les membres du 5+5 partagent, du fait de leur proximité géographique mais aussi humaine, nombre de préoccupations qui souvent sont autant de défis. Faisant volontairement le choix de relations informelles, discrètes, pratiques, plus techniques que politiques et surtout réellement partenariales, la démarche recueille l’adhésion de chacun dans l’exigence de l’équité et réduit le soupçon d’agendas cachés.
Le 5+5 s’appuie sur une initiative diplomatique rassemblant les ministres des Affaires étrangères qui ont décidé en 1990 de se rencontrer pour entretenir une concertation ambitieuse qui va au-delà d’un simple dialogue et vise à développer une coopération à la fois politique et économique dans un cadre informel et non contraignant. Dès 1995, cette démarche donne naissance à un premier « dossier technique » qui rassemble les ministres de l’Intérieur sur des questions de leur domaine d’intérêt. Par la suite, les autres ministères créeront leurs propres dossiers : Affaires sociales, Défense, Tourisme, Transport, Éducation, Environnement etc... tandis qu’un sommet sera organisé en 2003 à Tunis et que des rencontres parlementaires régulières s’établiront.
Ainsi, cette initiative prend des formes différentes selon les dossiers. Elle est souple et adaptable aux priorités de chaque domaine concerné. Non contraignante et focalisée sur les priorités des différents membres, elle recueille un attachement très fort de la part de chacun des partenaires car, elle repose sur l’équité de traitement de leurs préoccupations. Cette relation de partenariat réellement respectueux des attentes de chacun constitue sans doute l’atout majeur.
Certes, cette exigence relationnelle entraîne des développements inégaux de chacun des dossiers en fonction des capacités des partenaires à identifier des intérêts communs suffisamment riches pour nourrir la coopération. Ainsi, par exemple, les dossiers Défense ou Transports sont certainement plus avancés que celui du tourisme… Mais ce qui est fait dans chacun des domaines est solide et pérenne car reposant sur des choix effectués en commun. De plus, la situation actuelle ne préjuge ni des potentialités des dossiers actuels à explorer de nouvelles pistes, ni la capacité de la démarche à s’ouvrir à de nouveaux domaines.
C’est à ce titre –un réel partenariat équitable– que le 5+5 bénéficie d’une forte adhésion de la part de ses membres et est susceptible d’un développement prometteur dans la confiance et la volonté de progrès.

Le 5 + 5 à l'épreuve du changement de gouvernance

Le changement de gouvernance, dans certains pays, n’a certainement pas conduit à renforcer l’intérêt porté aux dialogues avec l’UE. Bien au contraire, on peut redouter que ces dialogues soient désormais, aux yeux des peuples, fortement entachés par l’appréciation d’une complicité européenne avec les anciens dirigeants.
En revanche, dans ces mêmes pays, il apparaît que la démarche 5+5 est mieux perçue que les autres initiatives car elle est réputée non contraignante. Elle laisse aux partenaires la liberté de s’engager ou non, sans que des conditions même formelles ne soient mises en avant, ce qui est le plus souvent vécu comme humiliant. La coopération est débattue, organisée et conduite en concertation normalement entre acteurs techniques sans considération de politique internationale.
L’histoire de la démarche 5+5 n’est pas marquée par l’engagement personnel de chefs d’Etat ou de gouvernement tels les présidents Ben Ali ou Moubarak. Les relations dans le cadre 5+5 sont donc plus aisées à reprendre par des dirigeants tenus d’intégrer dans leurs choix la très grande vigilance de leur opinion publique vis-à-vis des options prises par les anciens pouvoirs autoritaires qu’ils ont chassés.
La reprise du dialogue 5+5 a donc certainement été privilégiée, par rapport à celle des autres initiatives.

L'intégration au Maghreb

Le 5+5 a connu tout au long de l’année 2011 une période d’inactivité quasi complète. Quant à l’UMA (Union du Maghreb arabe), elle n’avait pas connu de réunion de ses ministres des Affaires étrangères depuis 2009.
Dés le début de 2012, il est très intéressant de constater que le 5+5 voit programmer de nombreuses réunions : celle des ministres des Transports à Alger, des ministres des Affaires étrangères à Rome, et enfin celle du comité directeur du dossier Défense à Rabat, tout ceci en moins de trois mois.
Dans le même temps, une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UMA se tient à Rabat qui programme pour septembre-octobre un sommet à Tunis.
Cette corrélation confirme qu’il existe une certaine synergie entre les deux initiatives. Il n’est pas interdit d’imaginer que les rencontres régulières dans le cadre du 5+5 contribuent à renforcer les relations entre nos partenaires du sud, ce qui rejoint les intérêts de l’UE.
Quoi qu’il en soit, et cela est particulièrement perceptible dans la coopération de Défense du 5+5, les relations entretenues et développées entre les dix partenaires contribuent à créer de la confiance entre les acteurs. Ces coopérations sur des axes techniques, choisis ensemble dans le respect des attentes de chacun, construisent peu à peu des solidarités et des proximités qui sont les gages de relations ultérieures plus larges et plus profondes.
D’ores et déjà, il semble qu’en Méditerranée occidentale certains fruits soient recueillis. Bien sûr il se trouvera des détracteurs pour stigmatiser la modestie des actions et les limites des ambitions. Sans doute, mais n’est ce pas préférable à des ambitions débordantes inévitablement gelées par la réalité des faits ?

Les nouveaux sujets prioritaires du 5+5

Le 5+5 est un processus expérimental plein de promesses mais fragile. Il convient d’éviter de le dévoyer en adoptant des dispositions tant d’élargissement, de politisation que d’institutionnalisation qui ne pourraient conduire qu’à la disparition des raisons mêmes de son succès.
En revanche, il conviendrait sans doute, tout d’abord, de renforcer l’existant en approfondissant les dossiers déjà initiés par une recherche plus active d’actions d’intérêts communs, en promouvant dans chacun de ces dossiers des méthodologies de partenariat qui ont fait le succès des dossiers les plus avancés et enfin en associant l’Union européenne comme observateur à tous les dossiers, ce qui permettrait peut être d’aider à la recherche de compléments de financement des projets. Au demeurant, il importe que ces financements restent majoritairement du ressort des partenaires car cette règle, si elle limite les ambitions, conditionne en grande partie la qualité de partenariat réel.
Par ailleurs, il serait souhaitable d’ouvrir de nouveaux dossiers. Probablement dans les domaines ministériels non encore traités : santé, économie, culture et surtout agriculture. Mais aussi à travers les aspects inter-administrations, tels la protection civile, qui constitueraient de nouveaux espaces de coopération particulièrement porteurs. Enfin, au-delà des responsabilités ministérielles, il serait certainement profitable de favoriser la coopération des sociétés civiles et des instances sub-étatiques, telles les collectivités locales, selon des modalités à imaginer.
La priorité qui doit conduire l’ensemble de la démarche doit bien évidemment s’inscrire dans le souci de rapprochement des sociétés pour, en définitive, favoriser l’amélioration des situations socioéconomiques, donc l’emploi et l’accès aux ressources vitales (eau, alimentation), conditions évidentes de la prospérité et de la paix. C’est pourquoi le dossier éducation qui couvre notamment la formation professionnelle mériterait toutes les attentions.
C’est à ce titre que le 5+5 remplira au mieux son rôle de laboratoire de la coopération euro-méditerranéenne de l’avenir.

20:12 Publié dans Politique Méditerranéenne | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Déclin de nos 7 grands ports maritimes français et réforme portuaire de 2008

Les ports français de la réforme à la relance

http://www.senat.fr/notice-rapport/2010/r10-728-notice.html

Synthèse du groupe de travail chargé du rapport

 http://www.senat.fr/rap/r10-728/r10-728-syn.pdf

La loi de 2008 a modifié la gouvernance des Ports et le commandement de la manutention (passage au privé des matériels et des hommes).

La mutation a été rapide,  les ports ont pu élaborer leurs projets stratégique, les entreprises privées de manutention et d’outillage fonctionnent sans difficultés particulières. Bref la loi est effective, mais insuffisante pour enrayer le déclin des ports !

Les raisons de ces faiblesses tiendraient:

  1. la faiblesse de l’État stratège
  2. le manque de fiabilité des ports
  3. un manque d’ancrage sur les territoires.
  4. la concurrence est faussée sur les places portuaires.

Ce déclin est pour le moins paradoxal car la France bénéficie d’atouts indéniables : elle possède la plus grande zone économique
maritime au monde avec les États-Unis, quatre façades maritimes exceptionnelles, le plus long linéaire côtier d’Europe, des accès nautiques aisés, une position géographique et donc stratégique des ports de Marseille et du Havre sans équivalent à l’étranger
. “

Les concurrents européens de nos grands ports se renforcent grâce à des stratégies ambitieuses et cohérentes

20:10 Publié dans Investissements en Infrastuctures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

24/04/2012

L’innovation se glisse partout

La start-up prend soin de vos morts à votre place

Yann Lepage est accroupi près de la tombe dont il vient de terminer l’entretien, à Pérols, au sud de Montpellier. Il sort un appareil photo de sa sacoche. En un clic immortalise l’avant et l’après. La preuve qu’il a bien effectué la prestation pour laquelle son client a mandaté sa société “En sa mémoire”

"On a 1 000 clients, dont un peu plus de 150 en Languedoc-Roussillon"

Le forfait est variable en fonction de la régularité de l’intervention : 27 € pour quatre passages par an, 37 pour six, 68 pour douze.

http://www.midilibre.fr/2012/04/23/la-start-up-prend-soin...

Il lance un chewing-gum tonique

David Truille :

"Quand on est marin sur un thonier, le soir, on réfléchit, et c’est comme ça que je me suis lancé."

"Je suis assez bien parti, j’estime entre 100 et 200 000 € le chiffre d’affaire de l’année"

http://www.midilibre.fr/2012/04/22/un-setois-lance-un-che...

17:00 Publié dans Innovation | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Noureddine Smali : du savoir-faire à l’opportunité de l’évolution fulgurante de Farmex

Midi Libre Sète :  Noureddine Smali irrigue le monde de ses idées

Midi Libre 15/04/2012, 15 h 07 | Mis à jour le 15/04/2012, 15 h 22

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Atypique chef d’entreprise que Noureddine Smali, qui gère discrètement, de Mèze, son affaire florissante.

Atypique chef d’entreprise que Noureddine Smali, qui gère discrètement, de Mèze, son affaire florissante. (V.ANDORRA)

Excentré. Au propre comme au figuré. Noureddine Smali est homme de périphérie. Installé dans l’arrière-campagne de Mèze, au parc du Sesquier, loin de l’épicentre montpelliérain. Presque introuvable, planqué dans un vieux corps de ferme transformé en pépinière à matière grise. Tout là-bas, loin de l’égocentrisme des businessmen, avides de reconnaissance.

A 50 ans, ce natif des Cévennes aurait pourtant matière à éclabousser ses pairs de sa success story. Une histoire comme on les aime qui remonte à 1938 avec la création des établissements Compan à Nîmes. Le grand-oncle maternel avait alors créé un établissement spécialisé dans l’eau potable et l’irrigation. "Je viens de l’eau", distille Noureddine, économe de mots. Déjà le fluide dans l’ADN. Après un BTS en maîtrise de l’eau, un premier emploi en tant que commercial-export pour Irrifrance, Noureddine s’offre une formation pointue à l’Institut Français de Gestion. Assez solide pour attaquer le liquide.

Il crée Farmex en 1993, se lance dans l’aspersion d’ananas en Guinée et le goutte-à-goutte sur des bananeraies aux Caraïbes. Mais le gros coup d’accélérateur viendra d’un groupement de grands bailleurs de fonds internationaux qui réunissent 90 milliards d’euros de façon à permettre à 500 millions de terriens d’accéder à l’eau potable. C’est la bascule vers une nouvelle activité : l’eau potable et son assainissement. Aujourd’hui, 18 ans plus tard, Farmex est présent dans une trentaine de pays, et a conclu pas moins de 450 contrats.

Jamais, pourtant, Noureddine ne déborde. D’une simplicité désarmante, avec la modestie de ceux qui s’enthousiasment spontanément pour les deux coqs qui gambadent dans l’arrière-cour, Mister Smali préfère se confondre en une série de "Merci Najat !» C’est elle, son épouse, mère de ses trois enfants, salariée de l’entreprise qui veille au grain administratif et financier. Un tandem qui a su s’entourer d’une solide équipe d’ingénieurs, dont une trentaine travaille à Mèze, quand on retrouve les autres dans les filiales au Mozambique ou en Arménie.

C’est dans ce dernier pays que Farmex a d’ailleurs signé son chantier le plus titanesque avec la réhabilitation de 17 stations de pompage entre 2009 et 2011 pour un montant de 33 millions d’euros ! Stations de pompage, d’épuration, de potabilisation, irrigation, génie civil, électricité industrielle. Comme autant de domaines d’activités qui participent au succès de l ’entreprise mézoise. La banque HSBC ne s’y est évidemment pas trompée. Bilan solide, CA intégralement réalisé à l’export et belle carte de visite environnementale. HSBC a trouvé le client idéal. Noureddine Smali, lui, trace sa route. "Le marché de l’eau est gigantesque, mais il y a à manger pour tout le monde." Partageur, rêveur, fonceur.

CHIFFRES CLÉS

Une évolution fulgurante :

  • 30, comme le nombre de pays dans lesquels Farmex est présent.
  • 100, c’est le nombre de salariés de Farmex en 2012, dont 90 % d’ingénieurs et assimilés. En 2003, la société ne comptait que sept employés.
  • 25, c’est en millions d’euros le chiffres d’affaires de l’entreprise en 2011. En 2003, le CA n’atteignait pas les 3 millions d’euros.
  • 70 000, comme le nombre d’hectares déjà irrigués par Farmex à travers le monde.
  • 25, c’est, en tonnes, le poids de chacune des 63 pompes qui ont été installées en Arménie.
UNE ENTREPRISE ÉTHIQUE « PARCE QUE L’EAU DOIT ÊTRE ACCESSIBLE À TOUS »

En 2003 , Farmex a reçu le prix Ethique et coopération internationale attribué par le Sénat français pour ses actions de transfert de technologies et de formation auprès des opérateurs dans le domaine de l’hydraulique urbaine, à Saint-Vincent et Sainte-Lucie aux Caraïbes. Pour Noureddine Smali, « l’eau est un bien vital pour l’humanité. il faut savoir qu’un milliard de personnes boivent encore l’eau des fossés... C’est de notre devoir de les aider. »

Au-delà, Farmex met un point d’honneur à se mettre à disposition d’actions caritatives et profite de manière régulière de l’acheminement de matériel professionnel (pompes, vannes, canalisations...) vers ses “chantiers” pour y joindre des lits d’hopitaux, des fauteuils roulants ou encore des vêtements.

13:23 Publié dans Eau, Industrie, Pôle compétitivité Eau | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15/04/2012

Naissance d’un Centre de recherche écologique et évolutive sur le cancer

Hérault du Jour : LE CANCER, CET ÉCOSYSTÈME AU COMPORTEMENT DARWINIEN

13-04-2012 - Dernière mise à jour : ( 13-04-2012 )

Michael Hochberg, Frédéric Thomas et Urszula Hibner sont à l’origine de la création du premier institut qui étudie le cancer avec un point de vue évolutif en France. PHOTO HG

Michael Hochberg, Frédéric Thomas et Urszula Hibner sont à l’origine de la création du premier institut qui étudie le cancer avec un point de vue évolutif en France. PHOTO HG

Trois chercheurs montpelliérains travaillent à la création d’un nouveau Centre de recherche écologique et évolutive sur le cancer.

Voilà qui va révolutionner complètement la façon dont on considère le cancer aujourd’hui. Trois chercheurs montpelliérains regardent les cellules tumorales à la lumière des principes darwiniens de la sélection naturelle. Une perspective qui change tout.
« Une tumeur est un écosystème et les cellules cancéreuses ont un comportement darwinien, pose le biologiste Frédéric Thomas (CNRS/IRD). Elles ont des capacités différentielles - certaines se multiplient plus que les autres par exemple - ces variations sont héritables et les cellules sont en compétition pour des ressources limitées. Dès lors on peut avoir de la sélection naturelle ».

Cet angle de vue permettrait de comprendre des aspects de la maladie mal expliqués, comme par exemple la perte d’efficacité de certains traitements au cours de la thérapie. « Dans de nombreux cas, la chimiothérapie va tuer la majorité des cellules cancéreuses, mais il va parfois en rester quelques unes qui sont résistantes. Le cancer va redémarrer à partir de ces variants contre lesquels le traitement ne marche pas ». Les cellules survivantes, insensibles aux traitements, se trouvent dès lors sans concurrents pour l’accès aux nutriments et à l’oxygène. Elles ont tout le loisir de se développer et de conquérir de nouveaux territoires, par métastases. « La capacité des cellules à migrer et à proliférer est comparable à la dynamique évolutive des espèces invasives, appuie Frédéric Thomas. On sait que vouloir tuer les cellules cancéreuses jusqu’à la dernière, ça ne marche pas à chaque fois. C’est comme pour les moustiques, il vaut mieux assécher le marais. » Les connaissances acquises dans d’autres domaines de recherche pourraient ainsi inspirer des idées innovantes de traitements.

« Trouver le talon d’Achille de l’ennemi »
D’une part les modèles mathématiques permettraient de comprendre la logique de croissance des tumeurs, d’autre part la biologie pourrait se concentrer sur les processus naturels de défense des cellules et leurs déficiences. « Si toutes les cellules avaient la même probabilité de devenir cancéreuses, les grands organismes comme les baleines bleues seraient pleins de tumeurs, ce n’est pas le cas, souligne le biologiste. Ils doivent posséder un système de réparation de l’ADN plus efficace ou un taux de mutation plus faible… cela vaut le coup de voir quelles sont les barrières que la sélection naturelle a retenues contre le cancer ».
Les cellules humaines n’ont visiblement pas la même capacité à empêcher les déraillements… mais l’être humain est doté de ruse et compte mettre à profit ses connaissances pour « trouver les talons d’Achille de l’ennemi soit grâce à l’association de plusieurs drogues ou en utilisant les modalités de compétition entre les cellules saines et malades… » et tous les leviers que ces études pourront mettre en évidence.
A ce jour en France, une dizaine d’équipes travaillent sur le cancer avec une vision évolutive. Parmi eux, les trois chercheurs montpelliérains Frédéric Thomas, Urszula Hibner (CNRS) et Michael Hochberg (CNRS) font figure de précurseurs. Ils œuvrent à la création du premier Centre de recherche écologique et évolutive sur le cancer, un institut transdisciplinaire prometteur qui va bientôt voir le jour à Montpellier.


HÉLÈNE GOSSELIN


*Publications scientifiques internationales.


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Amétyst : c’est reparti ! L’imbécilité du Tri Mécano-Biologique avec méthanisation à MTP

ODAM : Observatoire des Déchets de l'Agglomération de Montpellier

Selon Nicolas Guyonnet de 20Minutes :

L'usine de méthanisation Amétyst est opérationnelle à 100%

Mise en service en juillet 2008, ce n'est que ce 30 mars 2012 que l'Agglo de Montpellier a réceptionné officiellement l'usine réalisée par Vinci-Sogea.

Pour la  première fois, depuis son inauguration en juillet 2009, cet équipement de traitement des déchets fonctionne dans sa capacité maximale.

En effet, depuis l'incendie du 13 septembre 2010, la structure était en travaux et l’activité de l’usine réduite à 70%. Auparavant, l’usine fonctionnait déjà au ralenti dans l’attente de travaux en raison de nuisances olfactives insupportables.

Extrait de La Gazette des Communes, soulignant le pointage du doigt par La Cour des Comptes quant au choix effectué par nos Elus Socialistes Locaux:
"L’usine de méthanisation de Montpellier critiquée par la Cour des comptes
Dans son rapport sur la gestion des déchets ménagers rendu public mardi 13 septembre 2011, la Cour des comptes évoque le cas de l’usine de méthanisation de Montpellier.
Elle pointe "de très nombreux dysfonctionnements" et une réalisation "particulièrement onéreuse
".
L’usine de méthanisation Amétyst, destinée à traiter les déchets de l’agglomération de Montpellier, est citée en exemple dans un chapitre consacré à la « maîtrise insuffisante de l’évolution des coûts ».
Le rapport de la Cour énumère les « très nombreux dysfonctionnements » de l’usine, dont certains « dus à plusieurs défauts de conception de l’installation » : « Très importantes nuisances olfactives, alors que le site a été implanté dans un environnement urbanisé, pullulement de mouches, capacités d’exploitation altérées par la mauvaise qualité du tri en amont, multiples accidents du travail liés notamment à un défaut du système de ventilation, difficultés de fonctionnement des digesteurs, 11 incendies dont le plus important, celui de septembre 2010 dans le local de déshydratation des digestats, provoqué par un court-circuit électrique, entraînant une forte réduction des capacités de l’usine »....
"La Cour des comptes évoque par ailleurs une réalisation « particulièrement onéreuse »...un dépassement de 54 % par rapport à l’enveloppe financière initiale. "... " l’usine, qui tourne actuellement à 65 % de ses capacités, "...

Depuis le 2 avril, la totalité des déchets collectés dans l'agglomération montpelliéraine ne sont plus exportés à l'extérieur du territoire depuis une semaine. Montpellier Agglo a en effet a exporté hors de son territoire,

  • en 2009 : 19 000 tonnes de déchets ménagers,
  • en 2010 : 16 000 tonnes, et
  • en 2011 : 50 000 tonnes.

Les travaux du hall touché par l'incendie ont débuté en juin 2011, après les conclusions de l'expert.
« Mais depuis le 13 septembre 2010, Amétyst n'a pas cessé de fonctionner. Elle a gardé une activité qui a permis de produire 200 000 kilowatts/heure d'électricité par semaine, fournissant 3500 foyers, contre 300 000 kw/h avant l'incendie », précise la direction d'Amétyst.

Les travaux nécessaires pour une mise en service totale de l'usine ont coûté trois millions d'euros financés en totalité par le groupe Vinci Sogea.

AIR SAIN

« Nous respectons les normes préfectorales concernant les odeurs. Pour y répondre, nous avons dû installer un troisième biofiltre qui augmente de 70 % la capacité de traitement d'air », assure Christian Valette, vice-président de l'Agglo.


Interview (sur un site de la région parisienne) sur les mauvais résultats des technologies TMC, les risques et les conditions pour que ça fonctionne


Usine méthanisation Romainville Noisy-le-Sec... par JENBPRODUCTIONS2007


Une calamité à venir? Ils sont pourtant tous au... par MEDIA-INVESTIGATION


Montpellier "Ametyst n'est pas une usine de méthanisation"

Recueilli par GUY TRUBUIL http://www.midilibre.fr/2011/10/30/critiques,410161.php 31/10/2011, 06 h 00 | Mis à jour le 31/10/2011, 08 h 19

54 réactions

François Vasquez : "Évaluer le coût d’une délocalisation est un devoir."

François Vasquez : "Évaluer le coût d’une délocalisation est un devoir." (J.-M. MART)

François Vasquez est le porte-parole de l’association des riverains de Garosud. Il dresse le bilan de six années de combat mené contre l’usine.

Quel bilan tirez-vous après six ans d’actions et de contestation alors que l’usine Ametyst fait l’objet de rapports salés, notamment de la chambre régionale des comptes ?

Ametyst ne pourra tout simplement jamais fonctionner. Ce n’est pas une usine de méthanisation mais une usine de tri mécano biologique (TMB) pour 85 % de son activité.

Les trois dernières années, tous nos avertissements ont été vérifiés par les faits. Mais l’Agglo est sourde à nos propositions et les élus surjouent l’impuissance ou la non-connaissance pour se réfugier derrière le discours de l’industriel.

Pourquoi dites-vous que l’idée de faire fonctionner l’unité est un impossible pari ?

Parce que ce projet n’est pas viable. Les vents, qui soufflent régulièrement, perturbent la mise en dépression des bâtiments. Ils sont en train de mettre des bio filtres mais cela ne suffira pas.
Pour nous, en 2012, on ne sera pas au bout du calvaire.
Actuellement, 85 % des ordures repartent à Castries ou vers l’incinération. Le process du TMB doit être adossé à une décharge.

Les Allemands et les Suisses l’ont très bien compris et font cela. Le TMB ne doit servir qu’un stabilisant des matières organiques avec stockage.

Pourquoi dites-vous qu’avec Ametyst il y a une tromperie écologique ?

Parce que la France est, avec l’Espagne, le seul pays qui prétend mettre un compost OMR (ordures ménagères résiduelles) pour fertiliser les terres agricoles. Cela pose un grand problème.

Des scientifiques ont démontré que le terme même de compost est impropre et qu’on doit l’appeler stabilisât grossier, celui qu’on envoie à Castries ou affiné.

La méthanisation de bio-déchets est envisageable avec un tonnage raisonnable de 30 000 tonnes mais à condition de mettre des récipients adaptés et de révolutionner le mode de collecte de ces déchets.

Je rappelle qu’en 2010 la valorisation réelle en compost issu de bio-déchets n’a été que de 193 tonnes soit 0,67 % du volume de déchets accueillis.

Vous déplorez, aussi, cette faible valorisation des déchets ménagers ?

En fait, Ametyst n’a pas été construite dans le but de valoriser les déchets par le méthane. D’abord, parce que les ordures ménagères sont très peu “méthanogènes”. Ensuite, parce que l’usine consomme autant d’électricité qu’elle en produit par le méthane et ne gagne de l’argent qu’avec l’effet d’aubaine de la revente de l’électricité. Et plus les structures sont grosses, plus elles sont énergivores. J’ai entendu Jean-Pierre Moure parler de proximité vertueuse alors que la taille d’une telle infrastructure est faite pour aspirer des déchets.

Que préconisez-vous pour sortir de cette situation, qui, selon vous, risque de durer ?

Je ne vois pas comment on pourra en sortir sans une mise à plat de la politique de traitement des déchets dans l’agglo. Il faudrait mettre en place une redevance incitative, celui qui fait un effort paie moins. C’est le moment de le faire en remettant Amétyst en clé de voûte d’un nouveau système.

On se retrouve avec un bateau qui va droit dans l’iceberg, c’est le syndrome du Titanic. C’est un avertissement solennel que nous lançons à Jean-Pierre Moure et à l’Agglo.
Que coûte la concertation ? Quel miracle attend-il d’une usine qui ne peut pas fonctionner ?

Faut-il envisager une délocalisation de l’usine ?

Un déplacement ferait l’économie des travaux supplémentaires qui interviendront nécessairement sur l’usine. L’économie, aussi, du transport des 85 % d’ordures qui repartent vers la décharge.

Le gouffre financier n’est pas fini. Aujourd’hui, évaluer le coût d’une délocalisation est un devoir pour nos politiques.

CRITIQUES

René Revol, qui a pris la défense Amétyst lors d’un récent conseil d’Agglo : « Qu’il soit cohérent
et qu’il prenne la prochaine décharge à Grabels. On n’a pas le droit de faire l’apologie d’une structure dont on ignore les coûts, le process, les nuisances
. »

Roumégas, qui défend le choix du mode de traitement : « Le problème, c’est qu’Amétyst est un TMB, un process décrié par tous les écologistes. »

Le préfet Claude Baland, qui se voit mal fermer une structure ayant coûté très cher. « Le problème, c’est qu’on a une préfecture qui s’interdit d’interdire. Le préfet a, un moment, tapé du poing sur la table mais il est vite revenu dans les rails. »

54 réactions

Raymond_GIMILIO le 02/11/2011, 08h11

Nous avons eu aussi un Préfet qui a autorisé, certainement mal conseillé par les services déconcentrés de l'Etat qui n'ont pas vu plus loin que le bout de leur nez.
L'appel au peuple responsable et citoyen ainsi qu'à la justice financière et pénale doit permettre d'arrêter cette gabegie, fruit dévoyé de bonnes intentions et de marché publics dont nous avons dénoncé l'irrégularité dans les colonnes de Midi-Libre. Il est temps de nettoyer les écuries d'Augias et de mettre un frein à la gabegie. Au fait, êtes vous conscients que l'assemblée délibérante qui, mal informée, a autorisé une telle réalisation, n'est pas issue d'un scrutin direct des citoyens mais d'un dispositif à deux étages intitulé Etablissement Public de coopération Intercommunale où l'esprit de la démocratie ne souffle pas, où seul dirige un seul homme dont le prédécesseur coupait systématiquement le micro aux opposants. La théorie du despote éclairé est que le despote reste un despote ! Même éclairé ? Je préfère de loin la démocratie, nos ancêtres se sont battus pour elle !

Raymond_GIMILIO le 02/11/2011, 07h39

Apprenez tout sur la méthanisation, cliquez sur le lien :  "http://www.odam.fr"  et bonne lecture.
Le rapport de la Chambre régionale de la cour des comptes est largement commenté ! Non, tout ne va pas si bien, madame la marquise, il est temps de déménager l'usine ailleurs en la fractionnant en petites unités. Les autres agglos raisonnables (voir Clermont l'Hérault) ont opté pour le compostage, le prix d'une unite : 1 Me et ça fonctionne, sans odeurs !

fab le 02/11/2011, 07h13

salut! pour être résident dans le quartier, je dirais qu' on est de plus en plus nombreux à avoir des réactions de type allergique, sans cause trouvée.

Raymond_GIMILIO le 02/11/2011, 06h35

Il y a six ans que nous clamons ces vérités et la Cour des Comptes l'a reconnu dans son rapport en citant l'enquête d'utilité publique et en mettant en cause l'implantation en zone urbaine.
Amétyst : une imposture et nous le démontrons : Françaois Vasquez a raison et nous disons "a quoi servent des méthaniseurs à 8 M€ pièce si on laisse méthaniser de manière sauvage à Castries ! ?"
Voyez "http://www.odam.fr" De l'argent jeté par les fenêtres !!!!!!!!!!!!!!!!

flippant le 01/11/2011, 12h53

moure à l'agonie se projète dans l'avenir en continuant l'oeuvre d'un défunt. les statuts, amethyst, le tout tram...j'en ai marre des pales copies de freche, il était authentique, lui !

muslim34 le 01/11/2011, 10h53

EFFECTIVEMENT IL FAUDRAIT DEPLACER CETTE USINE ET JE PENSE QUE LE MEILLEURE ENDROIT EST A COTE DES STATUES DES GRANDS HOMMES VUE QUE ILS N ONT PLUS D ODORAT.........

martine le 01/11/2011, 09h52

Ce monsieur comme vous dites n'habite pas à côté de l'usine. Et non, elle n'a pas à être à côté de chez quelqu'un, elle n'a pas à être du tout.

Question le 31/10/2011, 17h21

Est ce que ça sent les poubelles à l'arrêt de tram SABINES ? je convoite un appartement sur le nouveau quartier dit Les Grisettes. J'y suis allé 3 fois, mais rien sentit au sol, le promoteur m'affirme que NON, mais sur un blog de ce quartier, certains proprios m'affirment que OUI en hauteur ... en fonction du vent, les odeurs viendraient par bouffées et de maniére aléatoire.
Bref, j'hésiste .

fab le 02/11/2011, 07h10

salut! pour être résident à proximité, effectivement on peut détecter quelques odeurs mais ça dépendra des vents.. et de l' heure aussi ; par contre dans le quartier nombreux sont ceux qui se plaignent d' inflammations ORL. à suivre..

nicos le 31/10/2011, 18h10

Salut
J'habite les Grisettes (vers l'agriparc) depuis bientot 3 mois.
J'ai sentis Améthis 3 fois au max.
En faite pour faire simple : si t'habite à moins de 500m de l'usine et surtout au SUD de l'usine alors la sa pue !!!!!

emma 34 le 31/10/2011, 17h05

c scandaleux cette usine. Elle ne marchera jamais. Que du gachis.... Quelle HONTE.

la mentable le 31/10/2011, 16h15

c'était pas mr Frèche qui avait appelé ametyst la rolls des usines de traitement des déchets!!ce n'est qu'une vieille guimbarde hors de prix ! il avait baptisé le bld gambetta :"les futurs champs élysees montpelliérain" c'est plutôt bab el oued ;la station d'épuration c'etait ce qu'il y a de mieux on viendrait de parout l'admirer (faut se munir d'un masque ) etcetc

une habitante de Montpellier le 31/10/2011, 15h06

Merci de communiquer sur l'incohérence que nous vivons au quotidien avec Amétyst. Nous sommes riverains et supportons les odeurs de manière hebdomadaire. il n'y a pas une semaine sans que des odeurs nauséabondes, écœurantes parviennent jusqu'à nous. C'est malheureux et scandaleux lorsqu'on est en plein été de devoir s'enfermer chez soit pour ne pas avoir mal à la tête...
Nous déposons des plaintes régulièrement mais il semble que l'agglomération soit totalement insensible au bien être de ses habitants.
il est urgent que cela change.

manene le 31/10/2011, 12h51

j'habite en hlm à cote de cette usine un appartement dont je suis toujours obligee de fermer les fenetres à cause de l'odeur pestilentielle qui nous parviens ainsi que l'invasion de mouches. j'ai été obligee d'acheter des rubans anti-mouches ou venaient s'y coller une cinquantaine d'insectes vision desagréable au possible ! j'envisage de partir car cette situation est invivable à certain moment ! bien des personnes sur ce site sont pour venez donc y vivre... c'est facile de parler quand on vit en pavillon à la campagne ou loin de l'usine et que l'on n'en subit pas les désagréments !!!

la mentable le 31/10/2011, 12h24

ametyst, station d'épuration, odysseum ne fonctionnent pas, A9 trente ans d'immobilisme, circulation impossible en ville, peu de parkings, stades inaccessibles, pas de halles centrale digne de ce nom, pas de périphérique de contournement de la ville, Antigone faut aimer! c'est ca l'héritage du grand visionnaire !!!!heureusement il y a les statues et les voyages avec depardieu et cie et des sportifs et festivals qui coutent un bras!!

myriam le 31/10/2011, 11h08

je me demande si ce monsieur ne tourne pas cette histoire en véritable obsession ! la methanisation c'est tt de même meiux qu'une décharge !

martine le 01/11/2011, 11h21

La méthanisation bien maitrisée et à faible échelle, ce qui n'est pas le cas ici. Il faudrait vous renseigner vous aussi et aller sur le terrain en parler avec les riverains ... Plongez-vous dans l'ambiance avant d'intervenir ou abstenez-vous, merci.

niccos le 31/10/2011, 18h12

T'as raison va habiter à coté !!!!!
T'as pas mieu comme rélexion ???
Traverse la ZAC GAROSUD et là tu comprendra !!!!!

une habitante de montpellier qui subit Ametyst le 31/10/2011, 15h09

il faut vivre à côté pour se rendre compte que c'est un fiasco. La méthanisation est un très beau projet mais ici, on a seulement affaire à une usine mal construite qui n'a pas de double sas pour faire entrer ses camions et donc à chaque ouverture on se prend toutes les odeurs.
De plus les camions ne sont pas rincés une fois les déchets déchargés et repartent tels quels, c'est une puanteur.
Dans d'autres pays Européens et d'autres villes françaises il y a des usiens de méthanisation qui fonctionnent.

cougourde le 31/10/2011, 13h09

va y habiter tu verras si c'est une obsession

Josette le 31/10/2011, 11h00

Ah les déchets tout en parle mais personne ne veut s'en occuper !!! L'usine de méthanisation fonctionne très bien et l'agglo a fait en sorte de faire de nombreux travaux suite aux plaintes des riverains. la méthanisation c'est l'avenir, que preferez vous une décharge à ciel ouvert come le thot ?? parce que vous trouvez que çà sentait moins ???

VAUBAN le 01/11/2011, 11h53

Josette sortez votre carte du parti socialiste et admettez que construire une usine de déchets en ville c'était quand même une super idée du grand visionnaire et des écolos.
Cette usine est un vrai scandale financier et écologique qui mérite une bonne commission d’enquête dont les socialistes ont le secret.

martine le 01/11/2011, 09h54

Vous n'avez pas bien dû lire l'article et ne semblez pas informée, pourquoi intervenir dans ce cas ?

Frédo le 31/10/2011, 18h13

tu y bosse ???

Cathy34 le 31/10/2011, 10h54

Donc, il faudrait envoyer nos déchets ailleurs, bien loin qu'on ne les voie plus et que ce ne soit plus notre problème? Au moins, l'Agglo a décidé de gérer les déchets produits sur son territoire et d'être responsable.
Et avec d'autres moyens que les décharges et poubelles sauvages qui détruisent autrement les paysages qu'Ametyst!

commando le 31/10/2011, 10h21

Encore une utopie de feu Georges Freche, dans le but d'éluder le problème des déchets de l'agglo et pour se concilier les écologiste il aurait mieux valut construire un incinérateur avec récupération de la chaleur pour le chauffage urbain ou la production d'électricité. L"intéressé nous a quitté mais les problèmes restent, déchets, circulation, stationnement. Montpellier devient décidément invivable.

steph le 31/10/2011, 10h17

Selon ce monsieur déplacer Ametyst résoudrait tous les problèmes... j'en conclus que le seul vrai problème pour ce monsieur c'est qu'Ametyst soit à côté de chez lui ! Je peux le comprendre mais ce sera toujours à côté de chez quelqu'un.

Signer le 01/11/2011, 09h52

Ce monsieur comme vous dites n'habite pas à côté de l'usine. Et non, elle n'a pas à être à côté de chez quelqu'un, elle n'a pas à être du tout.

claude34 le 31/10/2011, 11h00

Oui, le déplacer à côté d'autres gens résoudrait comme par hasard tous les problèmes ... Et à part ce monsieur qui a on ne sait trop pourquoi un article dans ML pour les 15 jours sans qu'il y ait de fait nouveau, on n'a pas trop entendu parler d'Ametyst cet été.

ramis le 31/10/2011, 10h02

bravo monsieur vasquez pour votre désinteressement qui permet de dénoncer une bétise de plus pour etre poli du grand "visionnaire " et de ses "disciples" .

KIKI34 le 31/10/2011, 09h34

C'est bizarre de ne pas entendre MOURE sur ce sujet il préfère communiquer sur la fete du miel à Cournonsec, comme je le comprend...

lecteur le 31/10/2011, 08h37

on doit la batiser l'usine du grand seigneur FRÊCHE ainsi que la route cheminement FRÊCHISTE et ainsi que le gouffre financier le trou FRÊCHE
MAIS LA silence .....et les riverains des pauvres cons qui eux subissent ! et subirons encore longtemps

Thy le 31/10/2011, 08h30

Amethyst était, et demeure....un prototype. Il faudra donc attendre encore longtemps un fonctionnement à peu près correct et en rapport avec son coût.

martine le 01/11/2011, 11h15

Je vous propose d'attendre près des riverains de Garosud :-))))

LOU CLAPAS le 31/10/2011, 08h29

JE me souviens du temps ou dés 2005 l'ex-Député Christian JEANJEAN qui s'était opposé farouchement à la construction d Améthist .
Depuis la Droite est bien silencieuse; et ce ne sont pas Julien ARNAUD et son complice Jacques DOMERGUE qui me démentiront ! Quant à François VASQUEZ bravo pour son combat constant et désintéressé.

dimoipourquoi le 31/10/2011, 08h22

Extrait de La Gazette des Communes, soulignant le pointage du doigt par La Cour des Comptes quant au choix effectué par nos Elus Socialistes Locaux:
"L’usine de méthanisation de Montpellier critiquée par la Cour des comptes
Dans son rapport sur la gestion des déchets ménagers rendu public mardi 13 septembre 2011, la Cour des comptes évoque le cas de l’usine de méthanisation de Montpellier.
Elle pointe "de très nombreux dysfonctionnements" et une réalisation "particulièrement onéreuse".
L’usine de méthanisation Ametyst, destinée à traiter les déchets de l’agglomération de Montpellier, est citée en exemple dans un chapitre consacré à la « maîtrise insuffisante de l’évolution des coûts ».
Le rapport de la Cour énumère les « très nombreux dysfonctionnements » de l’usine, dont certains « dus à plusieurs défauts de conception de l’installation :

  • très importantes nuisances olfactives, alors que le site a été implanté dans un environnement urbanisé,
  • pullulement de mouches,
  • capacités d’exploitation altérées par la mauvaise qualité du tri en amont,
  • multiples accidents du travail liés notamment à un défaut du système de ventilation,
  • difficultés de fonctionnement des digesteurs,
  • incendie en septembre 2010 dans le local de déshydratation des digestats, provoqué par un court-circuit électrique, entraînant une forte réduction des capacités de l’usine » ...

"La Cour des comptes évoque par ailleurs une réalisation « particulièrement onéreuse »...un dépassement de 54 % par rapport à l’enveloppe financière initiale. "... " l’usine, qui tourne actuellement à 65 % de ses capacités, "...

Merci Georges Frèche et ses descendants socialistes gérant aujourd'hui Ville et Agglomération de Montpellier!.....

Tout à l'encontre du Grenelle de l'Environnement qui associe Environnement, Economie et Social....

nul le 31/10/2011, 08h17

monsieur moure aurait du etre courageux est fermer l'usine ! au lieu de cela il a préféré arreter le projet de décharge sur fabrègues pour raison électorale. les riverains s'sen souviendront lorsque monsieur moure abandonnera le canton de pignan et les habitants de cournonsec pour se présenter à la ville de montpellier. Non aux déserteurs et aux petites visions de moure !

lortolan le 31/10/2011, 08h56

Il est vai que l'incinérateur est la meilleure solution avec ses dioxines on voit ce que ça donne tous les cancers et même les enfants merci m Frêche et Moure de votre courage vous avez de l'avance sur tous ceux qui ne voient pas plus loin que leur nez dans 10 ans on le reconnaîtra

constant 99 le 31/10/2011, 07h43

Pauvres riverains obligés de vivre dans une telle puanteur ! Mr REVOL devrait faire transférer l'usine à GRABELS à LA VALSIERE, par exemple, il a des terrains .

carijo le 31/10/2011, 07h43

Il y a dans cette usine des personnes qui souhaitent la voir vivre et qui font de gros efforts pour cela. Direction et employés. Depuis son ouverture, elle a subi une belle évolution notamment en zone 8. Plus de mouches et beaucoup moins d'odeur. Bonne journée à tous.

SUEDOISE le 31/10/2011, 08h42

Et le coût supplémentaire pour les contribuables pouvez-vous nous le fournir

Pierre 34 le 31/10/2011, 07h37

Bien dit !! quand on est responsable et un peu instruit en physique on installe pas une usine de méthanisation en ville comme c'est le cas a montpellier au 21ème siècle !!! l'aglo veut faire de montpellier un '' TOULOUSE explosion '' ( bis ) ou quoi ? il faut dire que les technocrates de'' montpellier aglomération ''et les élus ainsi que la préfecture ont les yeux et les oreilles bouchés et le culte de la personalité un comble !!! Ils ont été averti d'une nouvelle technologie énergétique innovante et stratégique { visitez le site internet http//dmsr.net/ } que nenni !! ils ne risquent pas de s'y intéresser et de répondre seulement au courrier et Monsieur MOURE ambitionne d'ètre maire de montpellier !!! Le bougre il ne manque pas de culot , qu'il organise un débat public sur le traitemnent des déchets , sur l'énergie, sur la protection de l'environnement et de la santé des gens et que la parole soit enfin donné a ceux qui ont des choses a dire et aprouver **** ce qui aurait du etre fait !! alors il deviendra crédible et fera honneur au parti socialiste pour l'instant ce n'est pas le cas !!!! Il est toujours possible de sortir d'une erreur a condition de la reconnaitre et de la faire disparaitre !!! Nous attendons votre réaction il faut en finir avec ce genre de problèmes dus, aux techniques employées !!!! ----- a suivre

gadjo34 le 31/10/2011, 06h36

(il faudrait mettre en place une redevance incitative) quelle jolie phrase, pleine de jolis mots et le reste (celui qui fait un effort paye moins),de la philosophie du phrasé,de la nuance dans part rapport au début de la phrase,enfin ok mais qui doit payer pas le CONtribuable rassurez moi !!!

martine le 01/11/2011, 11h03

Le CONtribuable comme vous dites paie déjà deux fois et demie + cher que la moyenne nationale dans l'agglo de Montpellier pour le traitement des déchets. Si vous connaissiez le principe de la redevance incitative vous sauriez qu'elle rationnalise le mode de collecte et qu'elle est l'une des rares mesures écologistes qui ne coûte pas et au contraire fait gagner de l'argent au contribuable ...

samsom le 31/10/2011, 06h10

on nous aurait menti?????

Raymond_GIMILIO le 02/11/2011, 07h03

Vous vous étonnez ? Oui, on nous a menti, nous ne cessons de le dire !

28/03/2012

Micro-algues de Sophia Antipolis à Narbonne puis Mèze

Le projet Greenstars lancé dans le cadre du programme d'investissements d'Avenir, a été choisi pour lancer la filière de valorisation des micro-algues. Il va sous la forme juridique de société par actions simplifiée devenir un des 9 instituts d'excellence sur les énergies décarbonnées (IEED).
L’objectif est double :
- être en mesure d’ici 10 ans de produire de façon industrielle du biocarburant
- à court-terme dès 2013, de produire diverses molécules :
  protéines pour nourrir les poissons
  oméga 3 et omega 6

GreenStars doit devenir le maillon qui accélèrera le passage des innovations de la recherche à l'industrie ! "
Il ne s'agit pas seulement de rassembler des acteurs autour d'une thématique, mais d'aller vite, de faire la preuve du concept, de produire des pilotes, des démonstrateurs, bref, de générer ensemble les bases de l'industrie des micro-algues de demain." déclare le chercheur Olivier BERNARD membre de l'équipe BIOCORE à l'INRIA Sophia Antipolis-Méditerranée.

Un budget de 160 ME sur 10 ans est initialement prévu dont près de 20% d’aide publique. Le projet a pour ambition de se positionner, d’ici cinq à dix ans, parmi les centres d’excellence mondiaux dans le domaine de la bio-raffinerie des micro-algues.

Face à des enjeux stratégiques mondiaux relatifs au développement des bioénergies et des produits biosourcés, les micro-algues apparaissent aujourd’hui comme une solution porteuse d’avenir et de développements économiques majeurs à un horizon d’une dizaine d’années. Les recherches et les investissements dans la filière des micro-algues à des fins énergétiques se sont récemment considérablement développés : plus de $ 2 Mds d’investissements et plus de 200 projets de recherche et développement ont été recensés, en majorité aux Etats-Unis.

Sans utiliser de terres arables, cette filière offre la possibilité de produire des biocarburants de troisième génération à partir de CO2 d’origine industrielle et de substrats issus d’eaux recyclées. Elle s’inscrit ainsi dans une stratégie de recyclage et de valorisation des rejets issus de l’activité humaine. Par ailleurs, les micro-algues peuvent accumuler jusqu’à la moitié de leur poids en lipides, l’une des matières premières des biocarburants, d’où une productivité qui peut atteindre des valeurs élevées.



(Rappel :  grosso modo, l’INRA s’occupe de recherche agronomique tandis que l’INRIA s’occupe de recherche en informatique et automatique. L’INRIA travaille en coopération avec l’INRA pour déterminer les conditions de productivité optimales des micro-algues en  les modélisant sur ordinateur pour les simuler et avoir le moins de tests réels possibles à faire.)

MIDI LIBRE Narbonne La micro-algue, futur biocarburant grâce à l’Inra

MARIE PINTADO 27/03/2012, 09 h 05 | Mis à jour le 27/03/2012, 13 h 58

http://www.midilibre.fr/2012/03/27/la-micro-algue-futur-b...

Autres liens :

La micro-algue, futur biocarburant grâce à l’Inra

[…] les laboratoires de l’Inra au Quatourze, […]. Jean-Philippe Steyer et son équipe de chercheurs viennent de décrocher l’appel d’offres lié à la valorisation des micro-algues lancé par l’État, dans le cadre de projets d’investissements d’avenir dans les énergies décarbonées.

En résumé, pendant dix ans, l’Inra va avoir pour mission de développer tout le potentiel de cette culture en bassin.

[…] 45 partenaires ont été mobilisés […] et vont continuer à l’être, à travers la SAS Greenstars bientôt créée. "L’objectif est d’être le chaînon manquant entre la recherche académique et l’industrialisation. Notre rôle est de construire la filière française".

[…] Le projet va être conduit sur trois sites :

  • aux abords de l’étang de Thau à l’écosite de Mèze où siège Greenstars,
  • dans la plaine du Var aux environs de Nice,
  • et sur le territoire du Grand Narbonne. Dix bassins ouverts (appelés “raceway”) d’un hectare chacun vont ainsi être aménagés sur le site de l’Inra à Pech Rouge.[…]. Aucune gêne olfactive n’est à craindre, "si cela est bien géré".

Outre la mise au point des procédés d’extraction des molécules d’intérêt, la mission de la quarantaine de chercheurs de Greenstars va être "d’arriver à produire à un coût correct". Les premières mises en culture dans les bassins sont prévues pour le printemps 2013.

[…] Les entreprises susceptibles d’être intéressées par la valorisation des micro-algues ne devraient pas être difficiles à trouver...  Pas plus loin qu’au sein de la pépinière d’entreprises

  • Innovéum, zone de la Coupe,
  • Al’guinove, jusque-là basée à Gaillac, vient de décider de venir s’y installer l’an prochain.

INRIA Spohia Antipolis - Energies renouvelables

Sophy Caulier - 20/03/2012

GreenStars développera à terme des biocarburants à base de micro-algues

Olivier Bernard, Chercheur Inria© Inria / Photo J. Wallace

Le projet GreenStars vient d'être retenu au titre des Investissements d'Avenir en tant qu'Institut d'Excellence sur les Energies Décarbonées (IEED).

De quoi s'agit-il et quels sont ses objectifs ? Olivier Bernard, chercheur de l'équipe-projet Biocore, au centre Inria Sophia Antipolis - Méditerranée, répond à toutes ces questions.

Qu'est-ce qu'un IEED et qu'est-ce que le projet GreenStars ?

Olivier Bernard :
Les « Instituts d'Excellence sur les Energies Décarbonées » ont été lancés dans le cadre du programme Investissements d'Avenir. A ce jour, neuf instituts ont été labellisés dans le cadre des deux appels à projet. GreenStars est un IEED qui va regrouper de nombreux acteurs de la filière de valorisation des micro-algues (voir encadré ci-dessous). Sur le plan administratif, ce sera une société par actions simplifiée (SAS), c'est-à-dire que les partenaires seront tous actionnaires de la société. Sur le plan pratique, GreenStars est un réseau national de plates-formes collaboratives, qui consolide l'expertise et les technologies des meilleurs acteurs publics et privés de la filière.

Quel est l'objectif de GreenStars ?

O. B. : C'est de contribuer à l'industrialisation de procédés qui utilisent des micro-algues, des algues microscopiques, pour produire, d'une part, de l'énergie pour le futur, du biocarburant, et d'autre part, des molécules intéressantes pour plusieurs secteurs : des protéines pour nourrir les poissons, des oméga 3, des oméga 6… Pour que ces procédés puissent être industrialisés, nous allons avoir besoin d'un certain nombre d'innovations et de ruptures technologiques. Nous voulons que GreenStars devienne le maillon pour accélérer le passage des innovations de la recherche à l'industrie ! Il ne s'agit pas seulement de rassembler des acteurs autour d'une thématique, mais d'aller vite, de faire la preuve du concept, de produire des pilotes, des démonstrateurs, bref, de générer ensemble les bases de l'industrie des micro-algues de demain.

A quelle échéance cette filière industrielle verra-t-elle le jour ?

O. B. : La filière biocarburants devrait être opérationnelle d'ici à une dizaine d'années. Mais plusieurs marchés sont accessibles à plus court terme. Par exemple, les nutriments pour poissons ou pour animaux devraient exister d'ici à 3 ans. De même, certaines molécules devraient être disponibles dans les prochaines années pour les industries chimique et cosmétique.

Quels sont les défis scientifiques d'un tel projet ?

O. B. : Ils sont nombreux mais le premier défi – et le principal – est d'enrichir notre connaissance des micro-algues afin de mieux les domestiquer. Cette ressource a été très peu utilisée jusque là alors que son potentiel est énorme puisqu'elle transforme le CO2 en carbone organique. Mais c'est une ressource très complexe. Il existe plusieurs centaines de milliers voire des millions d'espèces de micro-algues et nous en connaissons 20 ou 30 000 seulement ! Il nous faut identifier le potentiel des espèces connues et stockées dans des collections de cultures – des algothèques ! –, mais aussi récolter de nouvelles espèces issues du milieu naturel. Puis il faudra les faire pousser et améliorer leur productivité en les stressant. Car c'est bien en déclenchant un stress métabolique que l'on peut améliorer la production d'un composant par une micro-algue ! Mais ce stress doit être parfaitement dosé. Pour produire des huiles, par exemple, il faut carencer un élément nutritif de la micro-algue pour qu'elle accumule les lipides, mais sans interrompre sa croissance. Enfin, il faut extraire les composés à haute valeur ajoutée. Et, autre défi important, il faut faire tout ça à un coût financier et environnemental acceptable, autrement dit, ne pas consommer plus d'énergie que l'on en produira.

Green Stars explorera-t-il d'autres pistes que la production de biocarburants ?

O. B. : Oui, les micro-algues permettent d'envisager de nouveaux systèmes de dépollution. Grâce à leurs capacités épuratoires des effluents liquides ou gazeux, elles pourront être associées à d'autres procédés biologiques et utilisées pour ce que l'on appelle l'épuration biologique, qui contribue à diminuer les rejets polluants.

Le projet compte plusieurs équipes des sciences du numérique. Quel est leur rôle ?

O. B. : Les défis sont différents et imbriqués les uns dans les autres. Difficile de connaître précisément les performances d'une micro-algue lorsqu’elle vit au laboratoire et d'imaginer les conditions optimales pour qu'elle atteigne son potentiel réel de production. Il faudrait des années et des années de recherche. Les sciences du numérique permettront d’identifier et de simuler très en amont ce potentiel et l'environnement optimal d'une micro-algue. Les travaux que nous avons réalisés nous permettent de reproduire ces conditions optimales dans des systèmes de culture, par des techniques issues de la science du contrôle. De plus, il s'agit d'organismes contenus dans un milieu liquide, agité et dense dans lequel la lumière pénètre peu… Grâce à des modèles mathématiques d'hydrodynamique, de distribution de la lumière, de développement des micro-organismes, etc, nous pourrons simuler la productivité des micro-algues en interaction avec leur environnement. Les sciences du numérique apporteront également une aide précieuse en combinant l‘information issue des quelques capteurs disponibles en ligne aux modèles numériques. Ainsi, nous pourrons surveiller, en temps réel, l’état physiologique des microalgues, et leurs performances. Trois équipes-projets Inria participeront à cette aventure (BIOCORE, BANG, MODEMIC).

GreenStars ne part pas de zéro ?

O. B. : Non, loin de là ! Les 45 partenaires* apportent chacun leurs savoir-faire et leurs connaissances. Green Stars rassemble un cocktail de matières scientifiques. Il y aura des experts en biologie, en génie des procédés, en biocarburants… Inria a un rôle fort dans ce cocktail, car nous travaillons depuis près de vingt ans sur les modèles numériques de micro-algues. Nous pouvons quantifier l'apport de chacune des sciences et simuler l'impact de chaque rupture technologique sur la productivité globale. Notre capacité à proposer un modèle numérique global donnera de la cohérence aux nombreux thèmes de recherche abordés dans ce projet.

____________ De nombreux acteurs pour bâtir une filière industrielle complète ____________

Green Stars s'est doté des moyens nécessaires pour atteindre son objectif : bâtir l'industrie des biocarburants de demain. Le projet va rassembler 45 acteurs (venus du public, des organismes de recherche et des collectivités territoriales, et d'autres venus du privé : pôles de compétitivité, grands industriels et PME innovantes. Ils seront actionnaires d'une société, qui va être créée rapidement.

Green Stars bénéficiera d'un budget de 160 millions d'euros sur 10 ans. Son effectif à terme sera de 200 personnes dont 80 chercheurs. Les principales installations seront implantées sur trois sites :

  • Montpellier-Etang de Thau (siège principal à l'Ecosite de Mèze),
  • Narbonne
  • et Nice (Plaine du Var).

Les laboratoires de recherches participants mettront leurs infrastructures à disposition.

(*) Partenaires :

Organismes publics :

  • Des organismes de recherche et des universités : INRA, Inria, CNRS, IRD, Ifremer, CEA, IFP-EN, Université Montpellier 2 et Université Pierre et Marie Curie.
  • Des collectivités territoriales : la Communauté de Communes du Nord Bassin de Thau, la Communauté d’Agglomération du Grand Narbonne, la Métropole Nice Côte d’Azur, le Conseil Général des Alpes Maritimes, la Région Languedoc Roussillon et la Région PACA.

Organismes privés :

  • Des pôles de compétitivité : Trimatec, Mer PACA et Industries & Agro-Ressources qui ont labellisé le projet.
  • Des industriels : Air Liquide, ACRI, Alfa Laval, Algaestream, Algenics, Algu’Innov, Bioalgostral, EADS, Eco-Solution, Envolure, Fermentalg, Greensea, IDEE Aquaculture, La Compagnie du Vent-GDF Suez, Microphyt, Naskeo Environnement, Ondalys, Peugeot Citroën Automobiles, Rhodia, Roquette, Sofiprotéol, Soliance, Solvay, Suez Environnement, TIA, TOTAL, Véolia Environnement

Le campus de Green Stars sera établi sur l’étang de Thau dans l’Hérault comme une « plate-forme fédérative de recherche et développement ».  Le but du projet : faire en sorte que la filière de production de micro-algues devienne efficace et rentable.

2 à 5 projets seront identifiés, hébergés et accompagnés chaque année. Green Stars concernera l‘ensemble de la filière, depuis la production d’énergie jusqu’à la valorisation de déchets et à la production de composés d’intérêt.

Les micro-algues ont des avantages décisifs

http://www.consoglobe.com/projet-avenir-le-projet-green-s...
http://www.consoglobe.com/projet-avenir-le-projet-green-s...

algues-cyanobacteries-    Végétaux aquatiques, les algues n’occupent pas des terres utiles à l’agriculture à destination alimentaire,

-    La culture des micro-algues consomme du CO2 et apparaît donc comme une piste potentielle pour capturer et recycler du carbone produit par des industries par exemple ?

-    Leur culture consomme des nutriments, phosphates ou nitrates, ce qui permettra de se débarrasser d’eaux usées, 

-    Un rendement exceptionnel : les micro-algues pourraient produire entre 20 et 30 hectares d’huile par hectare et par an, contre 1 tonne pour le colza ou 6 tonnes pour le palmier, selon un spécialiste de l’Ifremer (Paul Cadoret, directeur du laboratoire de physiologie et biotechnologie des algues),
.
-    Le carburant n’est pas le seul débouché des algues : elles devraient contribuer à la fabrication d’aliments pour animaux, de cosmétiques, de colorants, de compléments alimentaires, d’anti-oxydants, …

La société espagnole, Bio Fuel Systems, à Alicante, va produire du biocarburant à base de plancton (algues).

Les projets antérieurs

L’avenir de la biomasse à travers le projet VEGA (2009)

http://www.enerzine.com/41/4913+la-recherche-se-penche-su...

Finalité : identifier des espèces végétales, plantes annuelles ou pérennes ou micro-algues, et des systèmes de production qui répondent aux demandes des nouvelles filières énergétiques et de la chimie et qui soient compatibles avec des objectifs de durabilité, en tenant compte de tous les intrants et des bilans écologiques complets.
Toutes formes de valorisation de la biomasse seront envisagées : biocarburants, chimie du végétal, combustion directe pour la production d’énergie, biomatériaux …

 

Le point sur les potentiels de recherche au 25 mai 2012

http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70093.htm

 

L'article présente les diverses méthodes potentielles de production de biocarburants à base d'algues.

Bien que l'utilisation des microalgues pour la production énergétique fasse l'unanimité, de nombreux points restent à soulever et clarifier.

Il est établi qu'il ne sera pas possible d'offrir une place de choix au biocarburant algal sur le marché mondial sans avoir au préalable ajusté la chaîne de procédés en vue d'une optimisation énergétique.

Pour chacun des processus utilisés, l'article dénote des avantages et des inconvénients à l'utilisation des microalgues.

Certains problèmes techniques dans la mise en oeuvre de ces nouvelles technologies doivent être surmontés, de même que certaines contraintes économiques. En effet, ce nouveau système énergétique a un fort potentiel mais également un coût très élevé.

Selon les auteurs et les recherches qu'ils ont effectuées pour achever cet article, la production de biocarburant algal dans les prochaines années pourrait prendre deux directions différentes.

  • La première serait principalement axée sur les biocarburants en tant que produit fini possédant des propriétés spécifiques, comme par exemple un biocarburant destiné uniquement aux avions [2]. Dans cette situation, le défi à relever serait d'ordre financier, car les frais de production seraient très élevés.
  • Dans la seconde, le point important serait l'origine de la biomasse. Des algues peuvent en effet être produites pour un usage particulier (séquestration du CO2 et traitement des eaux usées sont certaines possibilités), toutefois, le principal objectif de cette ligne de conduite ne serait pas de produire un certain type d'algues avec des propriétés très spécifiques mais de choisir l'algue et de développer des procédés qui lui seraient appropriés pour une application énergétique quelconque.

Pour en savoir plus, contacts :

- [1] Pour plus d'informations sur l'utilisation des microalgues pour les biocarburants en Allemagne lire le rapport : "L'utilisation des micro-algues pour la production de biocarburants en Allemagne" - Rapport Allemagne - 2/02/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/rapports/smm10_058...

- [2] Pour plus d'informations sur les biocarburants utilisés pour des avions :

- "Premiers résultats du test de biocarburant sur un avion de ligne de la Lufthansa" - BE Allemagne 564 - 22/03/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69512.htm

- "Biokérosène : Lufthansa s'associe à l'Université de Lunebourg " - BE Allemagne 567 - 12/04/2012 - http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/69715.htm

Un carburant du futur dans l’eau de mer

http://www.metrofrance.com/nice-cannes/un-carburant-du-fu...

[...]

 "Le phytoplanction est composé d’organises tout petits mais très compliqués, expose Antoine Sciandra, le directeur du Laboratoire Océanographique de Villefranche sur mer. Nous avons découvert qu’en le stressant avec de l’azote il produit de grandes quantités de lipides". Cette huile végétale d’origine marine est la base du biodiesiel, capable de faire fonctionner les moteurs à explosion. [...]

"A court terme, poursuit Olivier Bernard, directeur de recherches à l’INRIA, nous sauront produire pour l’aquaculture (de la nourriture pour les poissons d’élevage, NDLR), puis pour l’industrie cosmétique et dans dix ans pour le marché de l’énergie". Car si les scientifiques savent déjà créer du biocarburant à base de phytoplanction, son coût est encore prohibitif (10 euros le litre environ). Mais dans une décennie, on pourrait trouver ce carburant vert à la pompe, pour 0,89 euros !

18:39 Publié dans Microbiologie industrielle, Projets, Recherche | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

21/03/2012

Econostrum : Les bons investissements du Port de Sète

http://www.econostrum.info/Les-bons-investissements-du-Po...
http://www.econostrum.info/Ports-mediterraneens-2012_r144...

Wikio Mots clés :

Vendredi 2 Mars 2012

Malgré un essoufflement en fin d'année, le Port de Sète conclut 2011 avec un bilan positif de 6,2% par rapport à l'année précédente. Avec l'inauguration de nouveaux outils dont la plateforme profitera ces prochains mois.

Sète est devenu le premier port européen de transport de bétail (photo : Port de Sète)

Sète est devenu le premier port européen de transport de bétail (photo : Port de Sète)

Le Port de Sète reste au onzième rang des plateformes portuaires de France et à la première place pour la pêche française en Méditerranée. Malgré une année 2011 marquée par un net ralentissement de l'activité au cours du dernier trimestre, à cause d'une conjoncture économique difficile. Le port dépasse cependant la barre des 3,6 millions de tonnes de marchandises, et affiche finalement un bilan annuel positif, avec une croissance globale de 6,2 %. « C'est même une croissance supérieure à la moyenne des ports maritimes français », se réjouit Marc Chevallier, président du Port de Sète.

Dans le détail : les vracs solides se maintiennent (+1 %), les vracs liquides -qui représentent les deux tiers du trafic total- ont baissé de 3%, et les marchandises diverses sont en hausse de 55 %. Cette croissance s’explique notamment par la montée en puissance des flux conteneurisés, passant de
6 500 EVP en 2010 à 27 000 en 2011.

«Nous récoltons ainsi le fruit des investissements réalisés pour moderniser nos installations », ajoute Marc Chevallier. Des aménagements réalisés dans le cadre du programme d’investissement de la Région Languedoc-Roussillon, dont 12 M€ sont dédiés à l’Établissement Public Régional du Port de Sète, pour la mise en service notamment du terminal fruitier et du terminal cimentier, ou encore l'installation de nouveaux équipements, dont le portique à conteneurs inauguré en 2011. C'est en grande partie ce qui justifie le développement de nouveaux trafics (importation de pierre ponce, par exemple).

Les croisières en hausse

Escale au Quai d'Alger (photo : Région Languedoc-Roussillon)

Escale au Quai d'Alger (photo : Région Languedoc-Roussillon)

La croissance du Port de Sète s'explique aussi par le développement de certaines activités, comme l'importation de véhicules neufs (85 000 véhicules en 2011) ou la forte demande d’animaux vivants (+48%). Sète est ainsi devenu l'an dernier le premier port européen de transport de bétail (230 000 têtes), en augmentant sensiblement ses exportations vers l'Algérie, la Tunisie, l’Égypte et le Liban. Un segment qui reste prometteur, avec une augmentation attendue des flux vers la Turquie, si les désaccords politiques nationaux ne perturbent pas ces prévisions.

Côté passagers, Sète a fait la preuve qu'elle était entrée dans le cercle des ports de croisières qui comptent en Méditerranée, en accueillant plus de 20 000 croisiéristes en 2011. Une juste récompense après les efforts coordonnés par le « Club des Croisières de Sète », co-piloté par la municipalité et la Région Languedoc-Roussillon. Cette collaboration entre les deux institutions a permis de s'entendre sur les financements pour moderniser ces dernières années les infrastructures d’accueil des bateaux de croisières.

Principal aménagement : le quai d’Alger, situé à l'orée du centre-ville, désormais accessible aux paquebots d'une longueur de 200 mètres et d'un tirant d'eau de 7,70 mètres. Le terminal croisières a également été entièrement rénové pour un meilleur accueil des passagers, avec un nouveau parking de stationnement dédié et sécurisé pour les autocars.

Dans l'avenir, le port bénéficiera du projet de nouveau pôle passagers (65 M€ d'investissement) prévu à l'horizon 2015, avec une nouvelle gare maritime et deux nouveaux postes à quai du môle Masselin pour accueillir des bateaux de 220 mètres.


Voir l'ensemble du dossier sur les résultats 2011 et les perspectives 2012 des ports méditerranéens

Francis Mateo, à BARCELONE

13:24 Publié dans Port Sud de FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/03/2012

Système écologique de 1e ordre en perdition ?

Une affaire 100% franco-française, où les uns font monter les enchères, les autres se voient déjà dépouillés de leur sol, et l’innovation brille par son absence, aussi bien côté privé, que régional ! Côté autorités on ne voit que les pertes d’emplois possibles. Pourtant, mettre en valeur un tel écosystème serait un bel enjeux, pour notre littoral. 
On en jugera sur les 2 exemples présentés habilement par cet américain Dan au cours de ces 2 conférences TED, pleines d’humour et d’enseignements :

L’article d’origine et les commentaires sur http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualite...

,

OBJECTIF-LR 12-03-2012 : L’avenir des Salins du Midi mobilise les élus

- Gard

L’annonce de la mise en vente des Salins du Midi suscite l’inquiétude des élus gardois. Après l’organisation d’une table ronde le 6 mars 2012, ceux-ci évoquent des pistes de relance industrielle du site.

Officialisée le 29 février 2012, la mise en vente des Salins du Midi par ses propriétaires (les fonds d’investissement français Chequers et Abénex, entrés au capital en 2004) a connu une première phase financière, avec la désignation de la banque d’affaires Lazard mandatée pour ce dossier.

L’affaire entre désormais dans une phase politique, car l’annonce de la vente déchaîne la colère des élus des collectivités concernées par l’activité du site gardois.

« Nous sommes outrés de l’évolution de ce dossier, s’enflamme Robert Crauste, conseiller municipal (PS) du Grau du Roi et conseiller régional. Nous n’arrivons pas avoir de dialogue avec la direction et notamment avec Pierre Lévi, président de la Compagnie des Salins du Midi. Cela fait longtemps que nous dénonçons le montage de LBO, et finalement, ce que l’on craignait est arrivé. Une fois tiré le jus de l’entreprise, on met en vente les actions, alors qu’elle dégage des bénéfices. C’est une approche purement financière qui ne se préoccupe ni du projet industriel, ni de l’avenir. »

Mardi 6 mars 2012, une rencontre initiée par Jean-Paul Boré, conseiller régional, a réuni les représentants des salariés du groupe et des élus des communes d’Aigues-Mortes, du Grau-du-Roi, Saint-Laurent d’Aigouze, Vauvert et Aimargues.

Ils ont demandé au Préfet l’organisation d’une nouvelle table ronde, et exigé la présence des dirigeants.

« Le climat n’est pas bon, poursuit Robert Crauste. Les salariés sont inquiets, à juste titre. Il faut retrouver des repreneurs sérieux, peut être inciter la Caisse des dépôts et des consignations à venir autour de la table ! Les syndicats sont prêts à chercher de nouvelles pistes, pourquoi pas la création d’une coopérative… »

Construire un projet industriel d’avenir : le défi n’est d’ailleurs pas incompatible avec un développement touristique, après l’annonce, plusieurs fois retardée, d’un projet de musée et de centre de thalassothérapie.

Même si, selon Didier Caire, élu Europe Ecologie-Les Verts,

« le Musée est un écran de fumée. Les Salins ne sont plus maîtres de leur destin depuis qu’ils ont cédé aux intérêts financiers, aux marges de bénéfices extravagantes et aux enjeux de rentabilité immédiate. On est dans une logique de décélération. La question est : quel avenir pour le site et son territoire qui a une valeur écologique essentielle ? On peut imaginer des solutions alternatives de développement possible sur ces espaces, telles que la culture d’algues, à travers une vision à moyen long terme. »

Lors de la présentation du projet de musée en février 2012 (25 emplois, coût estimé : 5 M€), Pierre Levy confiait :

« Ils est impensable qu’une entreprise comme la nôtre (340 000 tonnes de sel par an) disparaisse en une nuit. Un Muséum sans usine n’aurait pas de sens, mais je ne peux pas donner de garanties. C’est pour cela qu’il faut investir et se battre ».

La société emploie 200 personnes à Aigues-Mortes, et 60 à Salins-de-Giraud.

Le site des Salins du Midi a reçu 88 000 visiteurs en 2011.

Valentine Ducrot

À lire également :
Les Salins du Midi en difficulté

Légende photo : Les Salins du Midi produisent 340 000 tonnes de sel par an.
Crédit : Salins du Midi

Commentaires

De : Seb

Il s'agit d'un site exceptionnel et de décennies de traditions qui recèlent des potentiels de reconversion très importants.

Encore faut-il que la Région se mobilise et que l'on crée une mobilisation d'intérêt général au travers de concours d'idées par exemple.

On le fait sur le Grand Paris en mobilisant plein de gens, d'autres grandes agglos font ca pour imaginer l'avenir de leur territoire.
Ici, le territoire a besoin d'une telle mobilisation à tous les échelons dont national et régional.

Mais qui s'intéresse encore à notre Région ? qui s'intéresse à ces zones dès lors qu'on sort des projets des grandes agglos régionales, du projet de l'A9, des projets de ZAC logistique qui fleurissent de partout, des immeubles tertiaires de MTP qui apportent de la matière grise mais pas de projets industriels / territoriaux intensifs en main d'œuvre ?

Quand est-ce que le territoire Vidourle-Camargue va enfin susciter de l'intérêt chez nos élus locaux ? sommes nous condamner à nous laisser envahir par les lotissements, les transporteurs, les campings géants ?

MIDI LIBRE Gard Vente des Salins du Midi : pour le patron "Ce type de cession est logique"

Recueilli par PIERRE BRUYNOOGHE

12/03/2012, 14 h 26 | Mis à jour le 12/03/2012, 14 h 41

7 réactions

Le patron de la Compagnie des Salins du Midi à Aigues-Mortes.

Le patron de la Compagnie des Salins du Midi à Aigues-Mortes. (SYLVIE CAMBON)

Suite à l'annonce fin février, de la mise en vente des Salins du Midi, le patron de la Compagnie, Pierre Lévi apporte son point de vue.

Deux des trois actionnaires, les fonds d'investissement Abénex et Chequers, veulent céder leurs parts. Cela peut-il constituer une menace pour la pérennité et la stratégie de l'entreprise ?

Evidemment non ! La stratégie de l'entreprise est faite par l'entreprise elle-même et ceux qui la dirigent. Je rappelle, en outre, que ce type de cession est logique. Un fonds d'investissement a pour but, dans le cadre d'un LBO (de l'anglais "Leverage Buy-Out") d'acheter un actif et de le revendre. Nous avons trois actionnaires principaux, s'ils sortent, ils sortent tous ensemble. Mais, je le répète, il n'y a pas de relation entre l'actionnariat et la stratégie de l'entreprise.

Des candidats au rachat se sont-ils déjà manifestés ?

Aujourd'hui, nous n'en sommes pas encore là. Il n'y a pas d'opération en cours : les actionnaires réfléchissent à l'évolution de leur participation. La même information était sortie en octobre dernier, sans que personne, à ce moment-là, ne s'en émeuve.

Un nouvel LBO est-il envisageable ?

Oui, rien n'est exclu.

D'autres fonds d'investissement pourraient donc remplacer les actuels ?

Oui.

Les représentants des salariés du site d'Aigues-Mortes sont inquiets. Mardi, des élus locaux ont eux aussi fait part de leurs craintes. Ont-ils raison ?

L'inquiétude ? De quelle inquiétude parle-t-on? Ce qui est frappant dans les discours de ce mardi, c'est que les mots compétitivité, croissance et effort n'ont jamais été prononcés.

Je préfère poser la question : la compétitivité du site d'Aigues-Mortes peut-elle être améliorée ? Alors, la réponse est "oui". Et pourtant, depuis plus de trois ans, nous n'arrivons pas à faire évoluer le dialogue social pour se mettre d'accord sur une façon de mieux s'organiser, afin d'améliorer la productivité du site. Quand un site est compétitif, il gagne des marchés, quand il ne l’est pas, il en perd.

Je relève également que le Languedoc-Roussillon est champion de France du chômage. Comment fait-on ? D'un côté, nous avons les discours refusant les LBO, l'acquisition par un concurrent, etc. De l'autre, on refuse l'évolution pour éviter de regarder la réalité en face : l'avenir du site d'Aigues-Mortes n'est pas fait par l'actionnariat, mais par le site lui-même, ses marchés, ses clients.

Enfin, dans un même contexte de chômage, que des hommes politiques s'élèvent contre l'entreprise pour bloquer des initiatives comme le musée que nous souhaitons créer... j'ai l'impression qu'on marche sur la tête.

Car ce musée pourrait faire venir plus de 200 000 visiteurs par an et générer 25 emplois directs. Cela conforterait une image de développement et de qualité, et créerait de la notoriété pour Aigues-Mortes et pour le sel de Camargue qui en a besoin. Mais, on ne retrouve pas encore dans le sud le même attachement que celui des Bretons pour le sel de Guérande.

La viabilité de la compagnie, vous la voyez comment ?

La compagnie, c'est un groupe, avec, entre autres, une activité française sur différents sites, dont le site d'Aigues-Mortes. Et sur le site d'Aigues-Mortes, nous avons deux activités : la production de sel qui emploie une trentaine de personnes et qui produit en moyenne 300 000 tonnes par an.

Précision : l'an dernier, nous avons d'ailleurs battu notre record de production sur le littoral méditerranéen, avec 800 000 tonnes, ce qui prouve que notre production n'est pas en baisse, comme certains le disent. L'autre activité du site d'Aigues-Mortes, c'est le conditionnement.

Elle emploie 80 personnes et c'est elle qui manque de compétitivité. Alors, depuis des années, le site s'étiole, en raison d'un dialogue de sourds. Si on ne trouve pas de solution, il continuera à s'étioler. A part le site d'Aigues-Mortes, tous les autres sites du groupe sont en progrès, portant ainsi le groupe. Heureusement.

Peut-on imaginer la compagnie sans son site historique d'Aigues-Mortes ?

Non, car nous avons besoin de la production de sel. Mais, dans la durée, si les activités de transformation – le conditionnement - continuent de baisser, le site continuera de s'étioler. Reste que le sel n'est pas un produit délocalisable. Il a, au contraire, vocation à monter en gamme. C'est le marché qui le veut avec qualité, flexibilité et nouveaux produits.

Peut-on imaginer une délocalisation de l'activité de conditionnement vers un autre site du groupe ?

D'un point de vue purement théorique, oui. Mais ce n'est pas notre intérêt.

 

7 réactions

Charly1 le 14/03/2012, 11h31

C'est la loi du PRIVE.....si le rapport n'est pas suffisant ....on se sauve...malheur à ceux qui restent.....il y a quelques années la majorité des gens était pour le privé .....on voit....!

alinamour le 13/03/2012, 05h01

toujours le fric le fric!!!!!!!!!!!!!!!!!

Rastacoire le 12/03/2012, 20h14

A force de changer de propriétaire, ils vont finir par nous la saborder cette entreprise.

JMC le 13/03/2012, 11h35

Je suis bien d'accord avec Vous. Ce qui est révoltant c'est cette "spéculation apatride" qui méprise les productions locales (ici, le sel) et les hommes qui les valorisent (les ouvriers d'Aigues Mortes). Il y a bien longtemps que la "lutte des classes" est finie. Aujourd'hui, nous nous trouvons confrontés à une problématique de "survie nationale". En ce sens, il est un devoir de solidarité de se porter aux côtés des "nationaux" qui souffrent dans leurs entreprises (membres de la CGT compris).

JMC le 12/03/2012, 16h15

Le discours de Monsieur LEVI est inquiétant. Si l'on en croit le reportage les fonds de pension jouent avec l'entreprise comme d'autres jouent au Monopoly (LBO).Ce n'est pas acceptable. Une nouvelle fois l'entreprise est sacrifiée au mondialisme le plus spéculatif. Encore, une fois le production de sel est une activité stratégique au même titre que l'agriculture, la production d'acier et de charbon, la construction automobile, etc... La seule alternative que semble proposer Monsieur LEVI est l'ouverture d'un musée du "sel de camargue". L'imagination de ce Monsieur est sans doute inversement proportionnelle à celle de ses émoluments. Monsieur LEVI a-t-il entendu parler du Musée de la Source Perrier dont l'activité est très marginale par rapport aux résultats de l'entreprise. Quant à sa critique de l'activité en Languedoc Roussillon sait-il que la tendance lourde est renversée depuis cinq ans? Qu'est devenu par ailleurs le projet de G. FRECHE de création d'un centre spécialisé dans le traitement (confort) du 3eme, voire du 4eme âge?

PATATERO le 12/03/2012, 21h07

si G FRECHE été de ce monde il essayerait de récupérer les salins comme il avait récupérer a l époque la compagnie du bas rhone dit BRL

bonjour le 12/03/2012, 19h27

C'est le discours de la CGT qui est inquiétant... Ce syndicat ne fait que meugler sans dialoguer et ce sont les salariés qui trinqueront... Comme à Seafrance !

13/03/2012

Les sétois n’ont pas de leçon d’écologie à recevoir mais ce chef est tellement convaincant !

Dan BABER : Comment je suis tombé amoureux d’un poisson.

Le chef Dan Barber est confronté comme beaucoup de chefs aujourd'hui au dilemme de garder du poisson de qualité au menu.

Après un travail de recherche systématique, il raconte avec un humour pince-sans-rire, cette Quête d'un poisson impeccable

Dan Barber est un chef et un érudit – analysant sans relâche ce qui se cache derrière les aliments que nous produisons et consommons.

Pour votre confort, utilisez les sous titre en français









Le 6e Forum mondial de l’eau fait un passage à Sète

http://www.worldwaterforum6.org/en/
http://www.worldwaterforum6.org/fr/accueil/
www.solutionsforwater.org

MIDI LIBRE Sète, capitale mondiale de l’eau... pour un jour

M. C. - 12/03/2012, 11 h 05 | Mis à jour le 12/03/2012, 11 h 06

http://www.midilibre.fr/2012/03/12/sete-capitale-mondiale...

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La cause de la sauvegarde de la qualité du bassin de Thau pourrait s’enrichir de 480 M€ !

La cause de la sauvegarde de la qualité du bassin de Thau pourrait s’enrichir de 480 M€ ! (V.A.)

La ville accueille jeudi une journée délocalisée du Forum mondial de l’eau.

Après Marrakech (en 1997), La Haye, Kyoto, Mexico et Istanbul, c’est à Marseille que s’ouvre aujourd’hui le 6e Forum mondial de l’eau. Soit la plus grande manifestation internationale du genre dont les enjeux ne sont pas minces, puisqu’ils consistent à promouvoir des solutions à tous les problèmes de l’eau au XXIe siècle.

C’est dire l’importance, pour le bassin de Thau, de la journée délocalisée de ce Forum, jeudi prochain, à Sète. Ce jour-là, une centaine des plus grands spécialistes mondiaux de l’eau, d’institutionnels, d’élus, etc, se retrouveront salle Brassens. Ils viendront saluer le modèle de développement global de la lagune de Thau qu’ont décidé de mettre en place le SMBT (Syndicat mixte du Bassin de Thau), le Département de l’Hérault et l’Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée-Corse.

Derrière un intitulé un peu technocratique, “contrat de gestion intégré du territoire de Thau”, il s’agit d’enfin coordonner toutes les politiques publiques d’aménagement qui, séparément, n’ont pas toujours donné les résultats escomptés par le passé. Alors que la lagune est confrontée à des problématiques de plus en plus aigües en matière d’environnement, d’assainissement, d’eaux pluviales, de maintien de la pêche et de la conchyliculture, etc.

Concrètement, à travers ce contrat, l’Europe, l’Etat, l’Agence de l’Eau, la Région, le Département, les collectivités et professionnels s’engagent à mener conjointement un programme d’actions sur 6 ans (2012-2017) dont le SMBT assurera le suivi. A la clé : 480 M€ d’investissements, soit 80 M€ par an.

L’avenir dira si ce jeudi 15 mars 2012 aura vraiment été l’acte fondateur d’une nouvelle ère. Ou un gros coup d’épée dans... l’eau.

10/03/2012

Objectif-LR - Rétrospective sur le groupe immobilier sétois PROMEO

06-02-2012 Promeo : nouvelle acquisition et nouvelle identité

Article complet : http://seteperledelamediterrannee.hautetfort.com/

Denis Rocchia, directeur général Promeo Partners, Bruno Guedj directeur du développement tertiaire,
Cyril Ménadier directeur général Promeo Patrimoine et Olivier Ganivenq directeur général du groupe Promeo.
Crédit photo : Ysis Percq

La filiale immobilière Village Center Patrimoine devient Promeo Patrimoine et Promeo Partners.
Par ailleurs, la centrale d’achats Le Gain devrait rejoindre le groupe le 14 février prochain.

[…] « Le nom de Village Center Patrimoine, explique Cyril Ménadier directeur général de Promeo Patrimoine, pouvait avoir une image un peu trop vacancières lors de nos prospections pour des opérations de bureaux notamment. Cette nouvelle identité nous permet d’affirmer la pluralité et les compétences de notre groupe. »

La marque Promeo Patrimoine regroupe les activités de logement, des résidences gérées et du tertiaire (bureaux).
[…] Parmi ses nouveaux axes de travail, Promeo a choisi de se positionner sur le marché de la primo-accession.

« La défiscalisation des logements va en ralentissant, reconnaît Cyril Ménadier. Aussi, nous nous devions d’anticiper cet effet et de travailler sur la solvabilité du client. »

À raison d’un millier de ventes par an (1 300 ventes brutes en 2011), le groupe sétois est aujourd’hui positionné sur le marché national (PACA, Normandie, Dordogne…), dont 50 % en Languedoc-Roussillon. Promeo possède un maillage de cabinets de gestion et patrimoine représentant 600 partenaires en France et 200 à l’étranger.

« Notre force est d’être intégré au sein d’un même groupe offrant différents métiers complémentaires, la construction, la commercialisation et l’exploitation », affirme Denis Rocchia, directeur général de Promeo Partners.

Par ailleurs, le groupe Promeo devrait le 14 février 2012, accueillir une nouvelle entité parmi ses filiales : la centrale d’achats Le GAIN (Groupement d’achats des indépendants nationaux). Comptant 550 campings adhérents, cette centrale est spécialisée dans l’achat groupé de fournitures pour l’hôtellerie de plein air et devrait permettre à Promeo d’améliorer sa gestion des achats à des prix plus attractifs.

Après l’acquisition de Kawan Groupe au printemps 2011 visant à favoriser le remplissage des campings en basse saison, le groupe Promeo « élargit un peu plus ses compétences et multiplie les synergies entre ses différents métiers » annonce le directeur général Olivier Ganivenq.

En 2010, le groupe Promeo, coté en bourse depuis 2005, affichait un chiffre d’affaires de 126,7 M€ et comptait plus de 300 salariés ETP (équivalent temps plein). Promeo Patrimoine et Promeo Partners représentait en 2010 65 % du chiffre d’affaires du groupes, contre 35 % pour l’activité Village Center Loisirs.

Ysis Percq

23-05-2011 Proméo acquiert Kawan Group

Le spécialiste de l’hébergement de loisirs a annoncé, mercredi dernier, la signature d’un protocole d’acquisition de Kawan Group, leader européen de la distribution de séjours en camping.

Effective à la mi-juin 2011, l’acquisition de Kawan Group, […] permet à Proméo  de mettre la main sur un réseau européen de plus de 600 sites partenaires dans 20 pays.

Spécialiste du hors-saison, Kawan Group  a réalisé 20 M€ de chiffre d’affaires en 2010 et génère trois millions de nuitées pour un million de séjours.

« Kawan Group est une major européenne de ventes de séjours sous plusieurs formes, dont les séjours en emplacements par système de « camping chèque, explique Gilbert Ganivenq, P-dg de Proméo. Nous allons pouvoir diffuser ces produits très modernes dans nos campings. Par ailleurs, Kawan Group, qui regroupe 65 villages sous franchise, nous permet aussi de rentrer dans ce secteur. »

L’autre objet de cette acquisition, selon Gilbert Ganivenq, est pour Proméo de valoriser sa marque Village Center à l’échelle européenne.

« Proméo commercialise à 85 % en France et à 15 % en Europe, alors que la proportion est inverse pour Kawan Group, souligne-t-il. Cet accord nous permettra de décliner la marque en Europe. Il nous donne une ouverture et un catalogue importants à l’heure où le renforcement de la force commerciale est un axe stratégique fort. »

Le groupe Proméo, basé à Sète (34), a réalisé un chiffre d’affaires de 126,7 M€ en 2010 (+ 4%).

Mise à jour du 22 juin 2011 :  Cette transaction de 14 M€ est financée à 50% par la trésorerie du groupe et à 50% par un pool bancaire.

Anthony Rey

07-06-2010 Le nouveau siège social "grand large" de Proméo

Proméo gère 35 villages vacances en France - Crédit photo : Proméo

L’inauguration du bâtiment de 2 500 m2 le 4 juin s’est doublée d’un accord avec EDF

Le nouveau siège social, baptisé Espace Don Quichotte, abrite 2 500 m2 de bureaux.

Il est autoalimenté en énergie par une centrale photovoltaïque installée sur le toit.

Il recevra 90 employés sur les 240 que compte le groupe en équivalent temps plein, et 600 en haute saison.

Cette inauguration, qui s’est déroulée en présence du maire de Sète François Commeinhes, et d’Agnès Jullian, vice-présidente du Conseil régional déléguée au tourisme, s’est doublée de la signature d’un contrat Equilibre avec EDF.

Au terme de cet accord, EDF s’engage à produire de l’énergie verte pour 10 millions de KWh, soit la consommation électrique du siège social de Promeo et de 32 de ses 35 villages vacances (campings et résidences) sur toute la France.

Anthony Rey

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07/03/2012

Voisins : L’hôpital de rééducation du Grau-du-Roi dévoilé

Pourquoi pas un établissement spécialisé, comme celui-ci à Sète ?

05-03-2012

Inauguré samedi 10 mars 2012 sous l’égide du CHU de Nîmes, ce centre médical disposera de plateaux techniques de pointe pour la rééducation et l’adaptation. Coût : 36 M€.

Au terme de travaux lancés en mars 2010, le CHU de Nîmes lèvera le voile sur le nouvel hôpital de rééducation et de réadaptation du Grau-du-Roi (30) lors de l’inauguration prévue samedi 10 mars 2012.

Le dossier du centre médical, porté par du Languedoc-Roussillon, a reçu le soutien du Ministère de la santé dans le cadre du plan Hôpital 2012, destiné à booster la modernisation technique des établissements de santé. L’État a versé 16 M€, sur un coût global évalué à 36 M€.

L’établissement est le fruit de la reconstruction de l’ancien site du Grau-du-Roi, dont le bâtiment pavillonnaire datait des années 30, et s’inscrit dans le programme de modernisation du CHU de Nîmes, qui en a assuré la maîtrise d’ouvrage.

Étendu sur 9 000 m2, le nouvel hôpital du Grau-du-Roi est un centre médicalisé destinés aux malades les plus lourds, en provenance des CHU de Nîmes et de Montpellier en priorité, et de toute la région.

Il regroupe plusieurs spécialités, telles que l’addictologie de court et de moyen séjour (56 lits en tout), la rééducation locomotrice (54 lits) et neurologique (50 lits), ainsi que les maladies de la nutrition et la diabétologie (30 lits).

« Nous disposons d’un plateau technique pointu pour la rééducation cognitive, car beaucoup de malades dépendants sont atteints de troubles cognitifs sévères, indique le chef du service d’addictologie, le Pr Pascal Perney. Très peu de centres médicaux, en France, s’intéressent à cette thématique. Nous profitons de la mutualisation de nombreux moyens techniques, et des compétences de spécialistes de la rééducation, pour offrir aux malades un panel de soins très large. »

Le centre médical présente une autre spécificité : il bénéficie de la présence d’une équipe de chercheurs en rééducation, intégrée directement au projet et présente en permanence dans les locaux.

« Nous travaillons sur des systèmes destinés à améliorer la rééducation au travers de partenariats avec des laboratoires de recherche, dont le laboratoire M2H, explique le Dr Jérôme Froger. Nous avons développé des projets basés sur la robotique de rééducation, sur l’analyse de mouvement, ou sur des jeux vidéo intelligents, capables de se reconfigurer en fonction de critères rééducatifs. »

Le CHU de Nîmes gère un personnel médical de 1 012 médecins, dont 445 étudiants. Il compte 1 844 lits, et enregistre 104 000 séjours hospitaliers.

Anthony Rey

À lire également :
Le CHU de Nîmes et Médipôle Sud Santé créent un institut de cancérologie commun

Légende : Retenu dans le cadre du plan Hôpital 2012, le nouveau centre médical du Grau-du-Roi a nécessité un plan de reconstruction de 36 M€.
Crédit photo : CHU de Nîmes

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Comanav-Comarit : levée des saisies des trois bateaux bloqués à Sète ?

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Comanav-Comarit : Levée des saisies sur les 3 bateaux bloqués à Sète ?

27.02.2012 | 19h29 Article lu 4389 fois

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Par Ristel Edimo

Après près de deux mois de négociations, le Biladi, le Marrakech et le Bni Nsar, immobilisés dans le port de Sète depuis le 7 janvier, pourraient enfin reprendre la route vers Tanger suite à une levée des saisies décidée par le Tribunal de commerce de Montpellier. Une information confirmée par l’avocat de la Comarit, Mohamed Oulkhouir.

L’avocat de la Comarit, Mohamed Oulkhouir, a expliqué, aujourd'hui, lundi 27 février, à Yabiladi que « le tribunal de commerce de Montpellier a ordonné la mainlevée des saisies effectuées sur les bateaux Biladi, Marrakech et Bni Nsar ». Il a ajouté que « le tribunal de commerce a jugé les saisies parfaitement injustifiées ».

Pour l'heure, aucune confirmation officielle, n'a encore été donnée.

Les bateaux avaient été saisis le 7 janvier dernier pour cause de factures impayées. Le délai d’un mois passé sans que la Comarit ait réglé ses impayés de facture de plusieurs millions d'euros, soumettait la compagnie à une probable vente aux enchères. La mainlevée ici appliquée concerne les dettes de la Comarit vis à vis de la compagnie maritime d’affrètement CMA-CGM.
Une société espagnole, une bretonne et plusieurs autres créanciers attendent que le tribunal se prononce de manière définitive sur le cas qui les oppose à la compagnie maritime marocaine. Me Oulkhouir précise que, « les bateaux ne vont pas repartir immédiatement car plusieurs autres négociations devraient avoir lieu avec d’autres créanciers, assurances, vérification des navires etc ... »

« On a appris la nouvelle ce matin. J’ai demandé au cabinet du préfet de Sète de rendre public le verdict du tribunal pour apaiser les consciences », indique Alain Cwick du syndicat Force Ouvrière (FO). L'information circule également, sans être confirmée, au milieu des marins de la Comarit bloqués dans le port de Sète depuis l’immobilisation des car-ferries de la compagnie. « On aura une réunion avec le commandant demain, il nous dira ce qu’il en est exactement », déclare l'un des marins. Il déplore toujours les conditions actuelles de vie sur le car-ferry Marrakech, « sans nourriture, sans toilette, sans eau potable... » La situation que vivent les équipages de la Comarit depuis le mois de janvier n’a pas laissé indifférent la ville de Sète ni le gouvernement français.
Le 9 février, le ministre français des Transports, Thierry Mariani, a interpelé à ce sujet son homologue marocain. Des dispositions avaient été prises, mais elles sont insuffisantes.

Les réunions se sont succédées dans les administrations au cours de cette journée, en France comme au Maroc. Nous n’avons pas pu joindre tous les parties concernés. Si toutefois les bateaux pouvaient finalement reprendre la mer le projet de GNV concernant son lancement prochain sur la ligne Sète-Tanger pourrait être compromis. Elle n’a encore reçu aucune réponse du ministère marocain des Transports. Le directeur de la Marine marchande du Royaume a insisté sur la volonté prioritaire du gouvernement de résoudre le problème de la Comarit, avant de statuer sur l'intervention de GNV sur la ligne.

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4 commentaires

fausse information

Auteur : 2002nidal
Date : le 03 mars 2012 à 09h03

Contrairement à ce qui était annoncé sur divers sites d’informations marocains, aucune des saisies pesant sur les navires de la Comanav ferries-Comarit, dont trois unités sont toujours bloquées à Sète, ne serait levée à ce jour. Hier, à l’occasion d’une conférence de presse, l’intersyndicale réunie sous l’égide d’ITF (Fédération internationale des transports) a dénoncé à la fois l’inertie du consulat du Maroc et des autorités françaises.

Sur deux navires notamment (le Marrakech et le Bni Nsar), la situation est plus que précaire : peu ou pas de vivres, et peu de gazole. Quelque 200 marins sont concernés et ne savent pas quel sort sera réservé à la compagnie : relance, dépôt de bilan ?

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04/03/2012

Billaut-Show avec un médecin de LATTES

Connaissez-vous? L'un des premiers médecins français dans le cloud !

Untitled from Jean Michel Billaut on Vimeo.

Le texte de l'article et les commentaires sur : http://billaut.typepad.com/jm/2012/03/connaissez-vous-dom...

TIC & Santé à MONTPELLIER http://www.telecom-montpellier.fr/

Conclusion provisoire de Jean Michel BILLAUT inspirée par cette vacation de formation :

En fait, je pense que la réforme de l'organisation de la Santé en France ne va pas se faire par le haut (le Gouvernement, le Ministère, les Hauts fonctionnaires), mais par le bas avec des startups. Lesquelles connaissent nettement mieux que les premiers les technique du 2.0. Et qui vont proposer, avec un business model adéquat, de régler tel ou tel problème comme par exemple celui de la lecture immédiate des données des holters. En mode cloud/saas, dans un browser... Et pour un abonnement modique, les médecins de tous les hôpitaux de France pourront ainsi gagner du temps, plutôt que de bricoler au fer à souder les holters... Comme avec Weda, que Dominique, notre supertoubib, est bien content d'avoir..

Pourquoi donc les traditionnelles entreprises françaises comme Atos, Stéria, Dassault, Thalés, etc.. n'ont-ils pas fait Weda, avant Weda ? Il me semble que ces braves gens fonctionnent le plus souvent avec des subventions étatiques... Qui accordent les subventions étatiques ? Les hauts fonctionnaires... Pourquoi ceux-ci n'ont-ils pas donné de subventions à nos chères grandes sociétés qui sont là depuis des lustres ? Par ce qu'ils n'y ont pas pensé ? Peut-être... Parce qu'ils ne connaissent pas ce que l'on peut faire avec les outils du 2.0 ? Peut-être.. Parce que c'est un petit bricolo, qui n'est pas l'aura et l'importance d'un "plan calcul"  à laquelle notre Administration nous a habitué ? Peut-être...

En fait, la Santé va se réformer par des petits bouts à la sauce 2.0... D'ailleurs Weda pourrait trés bien ajouter à son catalogue de services, la lecture automatique des milliers de holters qui doivent exister dans la nature française...

Dernier point. Le document de TIC et Santé. J'ai proposé aux animateurs de cette formation de publier sur leur site Web ces excellents textes (avec une URL par texte)... On y trouve des choses des plus intéressantes... Un travail d'antropologiste dans la Santé française. Cela devrait donner des idées aux étudiants de TIC et Santé de créer des entreprises... (mais j'ai l'impression que nos dits étudiants préférent rentrer chez Atos, Steria, Dassault, etc... enfin je me trompe peut-être)...

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27/02/2012

Base de données marketing avec le crowssourcing

Aujourd'hui, on sort un peu de la région, pour voir ce qui se fait ailleurs...

Billaut Show : http://billaut.typepad.com/jm/2012/02/pour-contacter-une-production-du-billautshow-the-video-for-the-rest-of-us-the-e-billautshow-the-french-worl.html

Connaissez-vous Frédéric Pichard from Nantes ? Zebaz : le Robin des Bois 2.0 des bases de données marketing avec le crowdsourcing...

Untitled from Jean Michel Billaut on Vimeo.

Capture d’écran 2012-02-27 à 10.37.46Frédéric a mis sur pied avec son équipeZebaz : un annuaire de 1,6 million de décideurs professionnels français appartenant à 1 million d'entreprises... Et il ne s'agit pas des patrons du CAC 40, mais ceux qui font le business de tout les jours... Avec leurs coordonnées (adresse, email, téléphone ..).. Bref des contacts opérationnels...

Pourquoi avoir eu cette idée ? "Les bases de données marketing traditionnelles (les 1.0) n'ont pas beaucoup de profondeur dans l'information... Et en plus elles coûtent chers... (vendues sur CD-ROM, fichier Excel, etc...).

Avec l'arrivée de l'Internet, du Web, des réseaux sociaux on a commencé à trouver des informations plus détaillées... "

Capture d’écran 2012-02-27 à 10.45.03

Quelles sont les sources de collecte de l'information pour Zebaz ? Zebaz utilise 3 sources de collecte... dont le crowdsourcing... A savoir qu'un abonné à Zebaz peut lui aussi enrichir Zebaz... Comment savoir si cette information est fiable ? Quels sont les 2 niveaux de filtre qui seront appliqués ?

Vous préparez une tournée de prospection ? (par exemple) ? Vous recherchez les coodonnées de responsables marketing (par exemple) dans 3 départements et dans tel secteur d'activité.. Comment exporter les données ? (on peut exporter en QR Code aussi..). Ci-aprés un exemple d'ne partie de recherche dans 2 départements alsaciens dans le secteur banque/finance..

Capture d’écran 2012-02-27 à 11.33.35

Quel est le business model de Zebaz ? Un modèle de type wikipedia... avec différentes sources de revenus que Frédéric détaille : vente de contacts, vente de fichiers, e-mailing et data cleaning...

Pour la vente de contact : c'est du "on demand".. Combien coûte un contact complet ? (1 €). On achète des crédits prépayés avec un montant minimal de 100 crédits (1 crédit = 20 centimes, 1 contact vaut 5 crédits). Avec la possibilité du crowdsourcing ( si vous ajoutez un contact sur Zebaz, vous pouvez obtenir gratuitement l'exportation de 2 autres contacts existants dans Zebaz).

Capture d’écran 2012-02-27 à 10.53.26

Comment se fait la commercialisation des offres de Zebaz ?

Il y a en France environ 3,5 millions d'entreprises au total.. Zebaz va-t-il tout couvrir ? Frédéric cite l'exemple de Jigsaw aux USA qui est exhaustif (avec 20 millions de décideurs). Saleforce a d'ailleurs racheté Jigsaw... Pourquoi ?

Capture d’écran 2012-02-27 à 11.19.57

D'ailleurs Zebaz va intégrer un webservices sur la plateforme de Salesforce (disponible début avril prochain) ... Et Frédéric précise que cela sera absolument révolutionnaire sur Salesforce.. Pourquoi ?

Nouvelles fonctionnalités qui seront intégrées sur la plateforme Zebaz ? "Autour de la collecte des données avec le scanning de carte de visite traditionnelle... etc..." Quid de la mobilité ?

Zebaz s'intéressera-t-il aux collectivités locales ? Aux fonctionnaires des différentes administrations ? Aux élus ?

Une levée de fonds de 700.000 € vient d'être bouclée...

Visées européennes ? "Oui, notamment sur le marché anglais et allemand..."

Pour terminer Frédéric nous précise que Zebaz est le précurseur de l'open data pour entreprises...

Pour contacter Frédéric Pichard : fpi@zebaz.com

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us - the e-billautshow : the french worldwide hub

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17/02/2012

Former avec l'appui du FSE les travailleurs les plus fragilisés en Languedoc-roussillon

Former avec l'appui du FSE les travailleurs les plus fragilisés en Languedoc-roussillon : jeunes salariés, seniors et travailleurs saisonniers

Wikio Mots clés : , ,

Pour agir en faveur de l'emploi et lutter contre le taux de chômage élevé que connaît le Languedoc-Roussillon (12,7% contre la moyenne nationale de 9,1%), le Fonds social européen lance un nouvel appel à projets.

Il est destiné à soutenir travailleurs et entreprises dans le cadre des mesures 11 et 12 de l’Axe 1 du programme opérationnel :

  • anticipation et adaptation face aux mutations économiques ( GPEC, mobilité, reclassement) et
  • amélioration des compétences (apprentissage et alternance, vieillissement actif, accès à la formation dans les PME, VAE...)

Le FSE cofinance les projets à hauteur de 45% de leur coût éligible.

A titre exceptionnel, pour des actions prenant en considération

  • l’innovation,
  • le développement durable,
  • le vieillissement actif, et
  • l'égalité des chances,

ce taux pourra atteindre 60%.

Quelles sont les actions susceptibles d'être soutenues ?

Les actions peuvent être à l’échelle de la région, des départements ou des bassins d’emplois.

Pour les saisonniers :

Le développement d’outils permettant une meilleure gestion des ressources humaines, la sensibilisation des dirigeants notamment pour mieux articuler temporellement et géographiquement les périodes travaillées, et la formation, en particulier individuelle

Pour les seniors :

Pour les travailleurs de plus de 45 ans, il s'agit essentiellement de favoriser le maintien dans l’emploi, avec bilan et accompagnement personnalisés dans le cadre d’un plan individuel pour les seniors dans l’entreprise, et du partage des savoirs faire entre nouveaux entrants dans l’entreprise et seniors

Pour les jeunes :

L'accent est mis sur la formation des jeunes en situation précaire, ou entrant dans l’entreprise par la voie de l’alternance, dans les secteurs des métiers en tension, notamment le bâtiment, les services à la personne et les métiers environnementaux.

Qui peut candidater ?

- les OPCA, les entreprises individuelles, les groupements d’entreprises

- toute autre personne morale : CCI, organisations syndicales…

Quel est le calendrier ?

Les porteurs de projets peuvent bénéficier d’un appui à l’élaboration et à la réalisation du dossier de demande de FSE par le cabinet FB Conseil.

Le Programme Opérationnel 2007-2013, le guide du candidat, le guide du bénéficiaire, les formulaires de demandes de FSE et de bilans, le formulaire de demande de cet appel à projets sont sur le site de la DIRECCTE

Les dossiers sont à déposer au plus tard le 16 mars 2012 en quatre exemplaires originaux à la DIRECCTE, Service FSE

3, place Paul Bec – CS39538

34961 Montpellier Cedex 2

Un exemplaire informatique en formats Word et Excel devra être transmis à l'adresse :

fse.dr-lrouss@direccte.gouv.fr

Contact(s) :
Cabinet BIESSE

Tél : 06 07 37 39 44

Courriel : f.biesse@orange.fr

Dossier complet

Texte de l'appel à projets

DIRECCTE Languedoc-Roussillon

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05/12/2011

Les bons crus 2011

10 Prix décernés par la Région :  http://www.objectif-lr.com/languedoc-roussillon/Actualite...

  1. Grand Prix du décideur du département de la Lozère :  tri de déchets.
  2. Grand Prix du décideur du département du Gard : Réalisation d’équipements électroniques pour la compétition automobile.
  3. Grand Prix du décideur du département de l’Hérault :  Conception, fabrication et commercialisation de chargeurs de batterie pour charriots, appareils de manutention et voitures électriques.
  4. Grand Prix du décideur du département de l’Aude :  concepteur et fabricant de sources de lumières.
  5. Grand Prix du décideur du département des Pyrénées-Orientales : Fabrication de lève plaques
  6. Grand Prix de la revitalisation rurale : Épicerie fine en ligne et Communication.
  7. Grand Prix de l’économie sociale et solidaire : Entreprise de peinture et de décoration.
  8. Grand Prix de la jeune pousse : Protection auditive.
  9. Grand Prix du développement durable : Fabrication de cartouches laser recyclées.
  10. Grand Prix Coup de cœur de la rédaction : Aquaculture marine.

Vues le bric à brac d’activités, difficile d’imaginer que les entreprises récompensées, partiront à la conquête du Monde, par la force de leur innovation. 
Si assurément la rentabilité ou les profits réalisés  sortent du lot du sérail local et méritent d’être cités – au moins pour donner de l’espoir à ceux sur des segments de marché moins privilégiés, aucun autre élément ne permet de présager qu’elles jouent ou joueront un rôle important dans l’essor économique de la Région dans la bataille de la Globalisation.
D’ailleurs l’article Objectif-LR, n’en souffle pas un mot, et se garde de dépasser le stade des congratulations.

Objectif-LR 28-11-2011

Grands Prix Objectif Languedoc-Roussillon : un très bon cru 2011
- Région

La soirée des Grands Prix Objectif Languedoc-Roussillon s’est déroulée jeudi dernier, au Grau-du-Roi. 10 entreprises issues de la région ont été récompensées.

La sixième édition des Grands Prix Objectif Languedoc-Roussillon était un franc succès.

Jeudi 24 novembre 2011, au Casino Flamingo du Grau-du-Roi, 400 personnalités ont assisté à la remise des prix des décideurs régionaux de l’année 2011.

La soirée des Grands Prix 2011 était parrainée par le Professeur Henri Pujol, président honoraire de la Ligue contre le cancer. Honoré d’avoir été invité en tant que parrain, Mr Pujol n’a pas manqué d’interpeller les chefs d’entreprises en leur soulignant l’importance de la bonne « réintégration des salariés dans leur travail » après une période de santé difficile.

Dans un contexte morose de l’actualité, l’audience, composée d’acteurs économiques régionaux et de chefs d’entreprise, a pu découvrir dix entreprises régionales affichant toute une croissance positive.

Dix entreprises ont été récompensées pour onze prix :

  1. - Grand Prix du décideur du département de la Lozère : Olivier Dalle, Environnement Massif Central. Activité : tri de déchets. CA 2010 : 5,6 M€. Effectif : 39.
  2. - Grand Prix du décideur du département du Gard : François Hardy. XAP Electronique. Activité : Réalisation d’équipements électroniques pour la compétition automobile. CA 2010 : 950 000 €. Effectif : 8.
  3. - Grand Prix du décideur du département de l’Hérault : Gil Souviron. IES Synergy. Activité : Conception, fabrication et commercialisation de chargeurs de batterie pour chariots, appareils de manutention et voitures électriques. CA 2010 : 6,15 M€. Effectif : 48.
  4. - Grand Prix du décideur du département de l’Aude : Béatrice Garrido. Minilampe. Activité : concepteur et fabricant de sources de lumières. CA 2010 : 2,17 M€. Effectif : 30
  5. - Grand Prix du décideur du département des Pyrénées-Orientales : Thomas Garcia. Eurosign. Activité : fabrication de lève plaques CA 2010 : 287 256 €. Effectif : 3
  6. - Grand Prix de la revitalisation rurale : Lanurent Caplat. Bienmanger.com. Activité : Épicerie fine en ligne et Communication. CA 2010 : 2,6 M€. Effectif : 30
  7. - Grand Prix de l’économie sociale et solidaire : Philippe Cocy et Lotfi Jerbi. Les Ateliers Agathois. Activité : entreprise de peinture et de décoration. CA 2010 : 2,3 M€. Effectif : 35
  8. - Grand Prix de la jeune pousse : Franck Lopez. Earsonics. Activité : protection auditive. CA 2010 : 770 000 €. Effectif : 12
  9. - Grand Prix du développement durable : Denis Vermeloux. Innotec. Activité : fabrication de cartouches laser recyclées. CA 2010 : 5,6 M€. Effectif : 50
  10. - Grand Prix Coup de cœur de la rédaction : Philippe Balma. Les Poissons du soleil. Activité : aquaculture marine. CA 2010 : 8 M€. Effectif : 31

Enfin, le Grand prix régional du décideur de l’année 2011 a été attribué Olivier Dalle : Environnement Massif Central, Grand prix de la Lozère.

La soirée des Grand Prix Objectif Languedoc-Roussillon 2011 a donné l’occasion à Jean-Claude Gallo, directeur de la publication et président du groupement d’intérêt économique (GIE) France Économie Région, de rappeler quelques chiffres incontournables : France Économie Région composé cinq titres de presse économique régionale : Objectif Aquitaine, ObjectifNews, Objectif Languedoc-Roussillon, MeridienMag et Acteurs de l’économie. Le groupement représente 66 000 lecteurs mensuels et 441 000 visiteurs internautes par semaine. Dans les dix ans, France Economie Région devrait couvrir les 10 plus grandes métropoles françaises.

Pour la vidéo de l’évènement et le torrent de banalités proférées c’est ici

Ysis Percq

> À vos agendas : la date des Grands prix 2012 est déjà fixée : jeudi 29 novembre 2012.

Légende : 400 personnes étaient présentes à la soirée des Grands Prix Objectif 2011.
Crédit photo : Édouard Hannoteaux

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26/11/2011

THAU Agglo - le mariage à trois ne se fera pas

Pourtant la Messe a été dite… Pratiquement pas de commentaires polémiques. Les réflexions suscités par l’évènement dénotent des aspirations à la fois simples et parfaitement légitimes. 

MIDI LIBRE  25/11/2011, 17 h 11 | Mis à jour le 25/11/2011, 17 h 26

33 réactions :

Yvan81 le 26/11/2011, 11h30

Dans ces charcutages, il y a toujours des bonnes raisons a trouver pour les approuver ou les désapprouver; Reste que pour la sauvegarde de l’étang de Thau, Bouzigues, Frontignan, Mèze et Sète devraient être dans le même bateau....
Pour Agde, les choses sont me semble t il moins évidentes.

stjust le 26/11/2011, 09h07

un mot pour signer (midi libre)
merci pour votre conclusion ou s’exprime bien vos idées politiques.

RIFFI le 26/11/2011, 08h58

Bon, ça, c'est fait!
Maintenant, dans la mesure où Couderc et d'Ettore auront du mal à faire quelque chose d'intelligent vu qu'ils n'arrivent même pas à boire un pastis ensemble, il ne reste plus qu'à se séparer d'eux aux prochaines élections et de passer à autre chose.

Un conseil pour ceux qui souhaitent assurer la relève, sachez vous entourer, il y a du travail.

révolutionaire34 le 26/11/2011, 08h47

c est autorisé le mariage à 3?

jasmin le 26/11/2011, 06h13

Les petits arrangements entre amis !!! Moi je suis député et Toi président de la super agglo. Comme quoi notre préfet a bien vu la patate arriver.
Nous avions eu peur qu'il soit sous l' influence de GD car il vient souvent en Agde.
Ouf enfin un homme d'état lucide merci Mr le préfet. pour des décisions aussi importantes pour notre avenir.
La population aurait peut être son avis à donner sans tenir compte des CLIVAGES de tous bord.
GD vient de prendre sa première claque un signe avant la grande baffe on ne peut faire n' importe quoi .

mcb le 26/11/2011, 02h40

Je comprends pas la plupart des messages des lecteurs qui s offusquent que le mariage ne se fasse pas...
Depuis plusieurs années Montpellier essaye de fusionner avec Thau agglo....et comme notre capitale de région arrive toujours à ses fins, que viendrait faire alors l' agglo d' Agde dans cette communauté si loin de Montpellier...
Agde est plus à sa place avec celle de Béziers....et à force de regrouper les diverses communautés, on retrouve le département de l' Hérault et elles auront plus besoin d' être.

 zeste34 le 26/11/2011, 00h57

Coût : A mon humble connaissance, les petites structures coûtent moins cher que les grosses pour les contribuables et pas le contraire.

Cette étude est publiée par la cour des comptes.

La création d'agglo, n'est pas là pour diminuer le taux d'imposition du contribuable mais pour en augmenter l'efficacité théorique (ne pas faire deux piscines municipales à 10km de distance) au risque qu'elle coûte trois fois plus cher.

Bien sur vous l'avez compris, la création d'agglo est un prétexte en or pour redistribuer des gratifications aux ayants droits.

C'est à nous les sans culottes de dire stop à la gabegie, à initier des référendums d'initiative populaire pour définir notre nouveau cadre de vie.

 Richard Rey le 25/11/2011, 23h09

Enfin une décision qui va dans le bon sens, aller un petit effort de plus et on pourra donner la parole au peuple.

Brice Blazy le 25/11/2011, 21h37

Mr le Préfet a pris une décision courageuse et dans l'intérêt des populations, votre interprétation politique est déplacée; les gagnants sont les habitants de ces territoires et en aucun cas Mr Bouldoire même si c'est ce que vous rechercher à nous faire croire dans votre conclusion. Merci Mr le Préfet !

RHS le 25/11/2011, 21h14

Dommage pour le petit personnel qui n'aura pas de véhicule de fonction comme à l'agglo Hérault méditerranée sous la présidence de G D' ettore, voiture qui sert à l'usage privé du personnel.

jpthau le 25/11/2011, 19h51

Ah ces politicards, on voit bien qu'ils ne travaillent pas avec leur argent!

En fait la région, l'économie, l'emploi, etc, ils s'en foutent! Ils sont tous attachés à leurs minables mandats qui leur donnent un semblant de pouvoir et d'autorité...

Un peu d'humilité messieurs et de respect des électeurs, ils sauront se rappeler le moment venu de vos errements!

Toiglo le 25/11/2011, 19h33

Cette fusion aurait surtout eu l'avantage de concentrer plus d’énergie et d'argent sur la qualité des eaux de l’Étang de Thau et sur l’économie du bassin ainsi que celui de diminuer le nombre des structures territoriales coûteuses.

En un mots les grands perdants sont les ostréiculteurs en particulier et l'ensemble des contribuables des trois agglo.

Si les voies du seigneur sont impénétrables, celle de certains responsables politiques sont malheureusement prévisibles à la frontière de l'ignoble et du détachement.

Traversée le 25/11/2011, 19h09

Au fait, pour quand un lien -maritime- entre Mèze, par exemple, et Sète ? Je parie que l'été au moins, cette liaison (qui existait autrefois, aux dires des anciens) aurait un succès touristique ?

Mike le 25/11/2011, 19h01

Une agglomération d'incompétents en fait..? Mais on y est habitués, suffit d'aller à celle de Lunel..

lucide21le 25/11/2011, 18h39

J'ai une question à deux balle, pourquoi cette commission visiblement affiliée à la gauchie locale ne s'offusque guère de l'agglo de Montpellier ?


La secte socialiste tient tout et ne veut rien lâcher, on se croirait en URSS dans les années 50.....

momo le 25/11/2011, 19h48

mieux vos peut etres l urss des annee 50 que la russie 2011

Mezoide le 25/11/2011, 18h37

Encore une fois l'intérêt des habitants ne rentre pas du tout en compte, on nous dit que c'est pour pas favoriser l'UMP quand aux élections 40% votent FN... la politique en Languedoc-Roussillon c'est protéger son petit derrière en s'essuyant avec l'étiquette dont la couleur est accessoire..

lucide21 le 25/11/2011, 18h42

plutôt pour favoriser la secte gauchiste régionale qui veut étendre son pouvoir

acmacm le 25/11/2011, 17h59

..... sur cet aménagement, favorable à l’UMP........  Ca me fait vomir

On a fait des agglos pour les politicards de gauche et de droite? pour les partis politiques? Il serait temps que toute cette mafia d'élus maigrisse, ça ferait du bien aux budgets et qu'elle s'occupe des habitants (les con-citoyens et les con-tribuables), au lieu de sans arrêt se regarder le nombril

jjj le 25/11/2011, 17h58

ouf la polygamie est refusée

Signer le 26/11/2011, 09h15

ce n'eu pas été de la polygamie mais de la polyandrie !!

ritonnade le 25/11/2011, 17h56

il n'y a pas de victoire de qui que ce soit,c'est juste du bon sens et non des magouilles politiciennes.
Moi quand je vois certains Maires de la CCNBT retourner sans arrêt leur veste, un coup je vais à Montpellier,un autre je vais à Agde et je ne vous parle pas du président de la CCNBT qui lui voulait absolument rejoindre agglo de Montpellier car son ami Frêche lui avait donner l'ordre de le rejoindre et d'un seul coup,après quelques repas avec les maires de Sète,Agde,Villeveyrac ,Poussan ,Bouzigues,Mèze et quelques élus de la communauté qui de peur de perdre leur place ont voté pour la fusion.
Je me demande s'ils arrivent encore à se regarder dans une glace et je les trouve minables,il serait bon qu'ils se rappellent qu'ils ont été élu par le peuple et qu'un jour ou l'autre il faudra rendre des comptes!!! De plus ils passent vraiment pour des piments!!!

dsq le 25/11/2011, 17h52

je trouve le titre un peu "racoleur" on s'attend a quelque chose de sexuel et puis.....

Tchitchi le 25/11/2011, 17h51

C'est dommage pour eux, cela aurait généré un poste bien rémunéré de super président, et pléthore de postes de vice présidence. Le système des poupées Russes.

hihihi le 25/11/2011, 17h50

de toute façon ce n'est pas autorisé le mariage a trois! et puis ma femme était contre!

monpell le 25/11/2011, 17h47

Une commission dirigée par la gauche refuse un rapprochement d'agglos car défavorable politiquement, cela confirme bien que nos élus n'ont rien à faire de nous, on leur a donné un os et hors de question de le lâcher : qu'on nous en débarrasse, ne peut on légiférer une fois pour toute sur la suppression des communes au profit de agglos? et si ces dernières souhaitent se marier entre elles : tant mieux! La décentralisation française est certainement une réussite pour nos milliers d'élus locaux, mais au point de vue démocratique plus personnes ne connaît les pouvoirs de celui (ou celle) pour qui il vote, toujours plus d'élus toujours moins de responsable, halte à la gabegie!

Michel CALVO le 25/11/2011, 17h44

Enfin, un vieux feuilleton qui trouve provisoirement une fin. Mais le bassin de Thau n'est pas sorti d'affaire. Il est vrai que D'Ettore qui voulait d'une fusion des trois intercommunalités, contre les avis des administrations d'Etat, avait au paravent coupé le territoire de Thau en trois circonscriptions (ce qui fait que le Port de Frontignan-Sete aura trois députés qui pourront parler pour lui, autant dire qu'aucun ne s'en occupera). Comprenne qui pourra.

avemaria le 25/11/2011, 17h39

vu le titre j'ai cru que c'était un mariage homosexuel à trois...
Je respire...

et tom le 25/11/2011, 17h52

coquin va!!!

ZORGLUB

le 25/11/2011, 17h33

L'échec provient d'une réalité : Agde n'a pas grand chose de commun si ce n'est le littoral avec Sète.
Et la frange est de la communauté de Sète aura à l'avenir de plus en plus de lien avec Montpellier.
Comme Sète souhaite garder une certaine autonomie, pourquoi pas cette fédération sous l'appellation de pôles métropolitains entre quatre villes complémentaires : Sète Montpellier Nîmes Alès. ?
Ce n'est pas une structure administrative de plus ou juste de la mégalomanie mais un moyen de peser entre Toulouse et Marseille et d'attirer les emplois.

BOSC le 26/11/2011, 09h06

Je suis très globalement d'accord avec vous.
L'union fait la force et si l'on veut que Montpellier joue un rôle en France comme capitale de région il faut lui en donner le moyen et rester solidaire entre héraultais.
Alès et Nîmes sont tournés vers la Provence et ont toujours refusé d'accepter Montpellier comme capitale.
Une union entre Lunel-Montpellier-Sète est par contre impérative.
Agde doit fusionner avec Béziers et former à l'ouest héraultais une grande agglomération capable de rivaliser avec l'axe Narbonne-Carcassonne.

ecoeurédelapolitique

le 25/11/2011, 17h31

Chaque fois c'est la même chose; dès que l'on projette de fusionner quoique ce soit ,ça ne marche jamais ! Les petits roitelets seraient moins nombreux ! Ils se foutent de l'intérêt commun des contribuables pour lesquels ils sont censés agir au moindre coût . Leur seul souci est de paraître,de profiter du système et d'être réélu ! Pour le projet d'excellence des universités c'était pareil .

Signer le 25/11/2011, 19h00

Si l'on vous lit bien, vous préférez les rois aux roitelets.Car il était clair que cette super agglomération qu'appelaient de tous leurs vœux le Député UMP- D'ETTORE-, et le Maire UMP de SETE - F. COMMEINHES- n'avait pas d'autre ambition que de rafler -politiquement et administrativement- la mise, sur un territoire totalement préfabriqué pour eux.Il y avait dans ce projet tous les ingrédients d'un coup de force UMP qui ne tenait absolument pas compte des intérêts légitimes des populations de plus en plus éloignées des centres de décisions les concernant.
L'argumentation développée par la majorité des représentants des communes à l'Agglo de SETE-THAU qui a refusé cette fusion était autrement plus fouillée que celle ( inconnue du grand public, que l'on sache,) des partisans de la fusion.

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AGGLO le mariage à trois ne se sera pas célébré

Fusion : La Commission de Coopération Intercommunale doit le confirmer le 5 décembre

Au-delà des questions d’aménagement du territoire, cette fusion aurait en effet permis à François Commeinhes, maire UMP de Sète, et Gilles d’Ettore, député maire UMP d’Agde, de mettre la main sur cette nouvelle agglo.

Au-delà des questions d’aménagement du territoire, cette fusion aurait en effet permis à François Commeinhes, maire UMP de Sète, et Gilles d’Ettore, député maire UMP d’Agde, de mettre la main sur cette nouvelle agglo. (PHOTO D'ILLUSTRATION V. D.)

La fusion de Thau agglo (Sète-Frontignan), d’Hérault Méditerranée (Agde) et de la Communauté de communes du nord Bassin de Thau(Mèze) ne se fera pas. Lundi 5 décembre, le préfet proposera même à la commission de coopération intercommunale de modifier le schéma de cohérence territorial en votant le retrait de ce projet. Fini le mariage à trois. Oubliée et enterrée la grande agglo autour du bassin de Thau.

La loi du 16 décembre 2010

Derrière ce revirement, il y a les déclarations de François Fillon, le 7 octobre dernier à Richelieu en Indre-et-Loire. Le Premier ministre avait alors demandé plus de souplesse dans l’application de la loi du 16 décembre 2010 relative à la réforme des collectivités territoriales. Et ainsi implicitement repoussé la date butoir du 31 décembre 2011 pour l’application de ces schémas de cohérence territoriale.

On se dirige donc vers un statu quo

Derrière ce revirement il y a aussi le probable refus de la commission départementale et de ses membres de valider le projet d’une fusion à trois proposée par le préfet. Majoritairement à gauche, la CDCI avait déjà clairement annoncé son désaccord sur cet aménagement, favorable à l’UMP.

Au-delà des questions d’aménagement du territoire, cette fusion aurait en effet permis à François Commeinhes, maire UMP de Sète, et Gilles d’Ettore, député maire UMP d’Agde, de mettre la main sur cette nouvelle agglo.

On se dirige donc vers un statu quo. Et une victoire pour Pierre Bouldoire, actuel président de Thau agglo.

Midi Libre 25/11/2011 – Les réactions :

Hérault du jour du 23/11/2011

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22/11/2011

BILLAUTSHOW Weda envoie les toubibs dans le cloud

Connaissez-vous Fabrice Greenbaum from Montpellier ? Weda envoie les toubibs dans le cloud...

Fabrice lance une plateforme dénommée Weda, pour les médecins libéraux généralistes et spécialistes.

Pourquoi avoir lancé  Weda ? Il explique que pour cela il a mis sur pied des groupes de travail avec des médecins, pour réaliser "le cahier des charges" comme on dit dans l'informatique traditionnelle.. Et que veut dire le mot Weda ?

Capture d’écran 2011-11-19 à 11.47.44La France compte une population d'environ 120.000 médecins généralistes et spécialistes. Avec un total de 800.000 personnes environ dans toutes les professions de la santé...

Weda en fait propose une gestion compléte d'un cabinet médical en mode Saas dans le cloud... Donc accessible par un simple browser. Plus besoin d'avoir localement des applicatifs spécifiques avec des interfaces dédiées.

Les médecins mettront-ils à la poubelle ces applicatifs anciens ? Certes, mais il faut d'abord récupérer les données archivées. Et le médecin pourra choisir : garder ses logiciels "anciens" et ne faire que l'archivage dans le cloud, ou alors tout utiliser en mode Saas...

Quels sont les apps (comme on dit maintenant) qui seront à leur disposition ? Tout tourne autour du dossier médical... avec échange entre le généraliste et le spécialiste. Quels sont les modules complémentaires ?

Capture d’écran 2011-11-22 à 10.57.05

Quelles sont les différences entre le dossier médical de Weda et le fameux DMP dont on parle depuis des années ? En fait, le dossier médical Weda va alimenter le DMP... A noter qu'en mode cloud, les médecins vont pouvoir accéder à leurs dossiers de partout... Qu'est ce que le We ? Le Wd ? Le Wa?  Le Wv ? Comment est intégré le fameux Vidal dans Weda ? (en "Web 3.0", nous dit Fabrice)..

Comment se passe dans Weda la gestion des remboursements Sécurité Sociale et autres Caisses de maladie ? Comment se passe la gestion de la Carte Vital ? Weda a-t-il tous les agréments nécessaires ? Quelle est la sécurité qui sera intégrée dans Weda ?

Les médecins ne sont-ils pas rebutés par le cloud et le Saas ? Où sont hébergées les données de santé des médecins ?

Capture d’écran 2011-11-22 à 10.59.59

Quel est le coût pour les médecins ? Comment sera commercialisée l'offre Weda ? Fin 2012 combien de médecins seront en orbite dans le cloud Weda ?

Qu'est-ce que la nouvelle Convention Médicale qui sera obligatoire en 2012 ? Quelle est l'aide financière apportée au médecin pour son informatisation ? (montant de l'ordre de 3.000 €/an).

Capture d’écran 2011-11-22 à 11.30.39Intégration de la visiophonie dans Weda ? Utilisation par Weda des réseaux sociaux ? de la mobilité ? Avec utilisation de tablets ? (les médecins américains commencent à s'en équiper..).

Le cloud permettra-t-il de diminuer les coûts de la santé en France ? Le cloud permettra-t-il de mieux organiser l'administration de la Santé ?

Visées internationales pour Weda ? Espagne, pays de l'Est, l'Allemagne, pays du Mahgreb ?

Différences entre l'informatique médicale américaine et française ?

Le 2/12/2012 le Quotidien des Médecins Informatique publiera une histoire de l'informatique médicale...

Capture d’écran 2011-11-22 à 11.31.50Commentaires au débotté... Hé bien, cela bouge dirait-on, chez les professionnels de santé français. Professionnels que l'on disait trés conservateurs face à ces "nouvelles" technologies (effectivement j'en connais - pas de noms svp)... Aprés la startup de Lille 9h37, voilà maintenant Weda..

La santé française, ou en tout cas une partie, va commencer à se "cloudifier"... Pour l'instant, il ne s'agit que des médecins libéraux (les médecins hospitaliers ne sont pas intégrés)... Mais nul doute qu'à terme, on assistera probablement à un effet d'entraînement. "Comment vous n'êtes pas dans mon cloud ?" On retrouvera dans les clouds français sécurisés "souverains" (comme dit notre aimable gouvernement)... les autres professionnels de santé (pharmaciens, kiné, ambulanciers, hôpitaux, Samu) ... Et puis ensuite les organismes de remboursement, les assurances, les mutuelles...

ll me semble que les économies de coûts devraient être substantielles...  De plus, peut-être que l'on pourra mieux faire passer l'information entre les différents silos de la santé française ? (ce qui permettrait peut-être d'éviter des déboires comme une amputation ?).

Pour contacter Fabrice Greenbaum : fabrice(arobase)weda.com

© Une production du Billautshow - the video for the rest of us - the e-billautshow : the french worldwide hub

10/11/2011

Aqua Domitia

« Un grand projet régional : Aqua Domitia (1ère partie)

« Un grand projet régional : Aqua Domitia (2ème partie)

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03.11.2011

Un grand projet régional : Aqua Domitia (1ère partie)

Aqua Domitia est le projet de desserte en eau brute porté par la Région Languedoc-Roussillon il s’agit en fait de l’extension du réseau hydraulique régional.

En climat méditerranéen, l’eau a, plus qu’ailleurs, une importance vitale. Sans eau, pas d’établissement humain.

La colonie romaine de Nîmes a dû son extension à la construction du Pont du Gard qui permettait la continuité de l’aqueduc amenant de l’eau en suffisance.

De même, le développement de Montpellier n’a été possible que grâce à l’existence providentielle de la Source du Lez.

Aqua Domitia consiste à créer un adducteur d’eau du Rhône, issue du Canal Philippe Lamour aux portes de Montpellier, jusqu’au Minervois et au Narbonnais dans l’Aude.

130 km de canalisations d’un diamètre compris entre 0,7 et 1,2 m, pour le réseau primaire.
Un coût total de 280 millions d’€ dont la moitié pour les réseaux secondaires.
Une période de réalisation étalée de 2012  à 2020, suivant deux hypothèses « basse » et « haute », en tenant compte :

  • des nouveaux besoins d’eau potable dus à la croissance démographique (population devant passer de 2,6 à 3,2 millions en LR d’ici 2030, avec une hypothèse de taux de croissance de 1 % par an),
  • des économies de consommation d’eau potable du fait d’une conscience écologique montante (équipement en réducteurs de débit des robinets dans le résidentiel et le tertiaire, réduction de l’arrosage des espaces verts privatifs ou publics), estimées à 10 % des consommations d’eau potable,
  • des gains de rendement sur les réseaux de distribution d’eau potable (avec un objectif fixé à 75 % ce qui représente d’énormes investissements en terme de remplacement de canalisations et de branchements),
  • d’une augmentation des surfaces agricoles irriguées,
  • des gains de rendement sur les réseaux existants de distribution d’eau d’irrigation,
  • d’une augmentation des consommations pour les espaces verts, les jardins et les usages industriels.

Globalement, les 22,4 Mm3 (millions de m3) de besoins annuels, estimés en hypothèse « haute » pour 2030, se répartissent approximativement en :

  • - 20 % pour les espaces verts et usages divers,
  • - 35 % pour l’eau potable,
  • - 45 % pour les besoins agricoles.

Ces besoins sont à comparer aux pourcentages actuels, soit respectivement 65 % pour les usages divers, 5 % pour l’eau potable et 25 % pour l’irrigation.

Plus précisément, avec des besoins de 19,2 Mm3 en pointe, c’est-à-dire de mai à octobre, les consommations seront à l’évidence saisonnière ce qui permet de beaucoup moins rentabiliser les installations.

Une analyse plus fine permet de constater que les besoins principaux sont :

  • en eau d’irrigation dans la Basse Vallée de l’Hérault et les premières soubergues, avec un peu plus de 20 % des besoins,
  • en eau potable dans le Biterrois, notamment pour les estivants sur la côte méditerranéenne (zone comprise entre Pézenas, Mèze, Agde, Béziers et Vendres) avec des besoins quantitatifs du même ordre de grandeur, mais avec des espérances de chiffre d’affaires bien supérieur.

Compte tenu des consommations escomptées, les maillons sont franchement de plus en plus rentables en allant vers l’extrémité du tuyau ! A l’évidence, le projet Aqua Domitia n’est donc acceptable économiquement que pris dans son ensemble.

Sur le plan qualitatif, ce projet ambitieux appelle de nombreuses remarques. Il n’est pas sûr que les besoins en eau potable soient si importants. En effet, les économies d’eau potable pourraient être bien supérieures aux 10 % escomptés si les Languedociens prenaient davantage conscience de sa rareté.

Avec des appareils électroménager plus performants, la substitution de douches aux bains, la récupération des eaux de pluie pour alimenter les chasses d’eau, voire les WC secs, la réduction des consommations d’eau potable pourraient s’avérer plus substantielle.

Une tarification progressive par tranches de consommation contribuerait aussi à responsabiliser les usagers.

Pour ce qui est de la satisfaction des besoins futurs en eau potable, Aqua Domitia aura un effet décisif pour le Biterrois en terme de volumes, comme c’est déjà le cas pour la desserte en cours d’une unité de potabilisation de l’eau brute à Fabrègues pour alimenter le secteur allant de Sète aux portes de Montpellier.

En outre, Aqua Domitia aura un impact en terme de sécurisation de l’approvisionnement en cas de pollution momentanée d’une ressource naturelle (rappelons-nous la récente pollution du Vidourle par un  herbicide qui avait fait craindre un impact sur les nappes phréatiques).

Enfin, comme à Montpellier, la nouvelle ressource en eau du Rhône permettra de satisfaire les pointes estivales de consommation liées à l’arrosage, à l’arrivée des touristes et à l’étiage des ressources actuellement exploitées..

Cette fourniture de pointe permet d’ores et déjà à BRL de mettre en avant 700.000 personnes « sécurisées » en AEP.

Si 240.000 habitants sont d’ores et déjà « sécurisés », Aqua Domitia concernera 100.000 habitants supplémentaires.

Dans le même registre de prévention des risques, le projet anticipe les effets du changement climatique annoncés pour notre région : augmentation de la température moyenne de plusieurs degrés, fréquence des périodes de sécheresse plus élevée, événements cataclysmiques plus nombreux favorisant le ruissellement des précipitations et freinant leur transfert vers les nappes phréatiques.

Concernant l’impact sur les prélèvements d’eau en milieu naturel, Aqua Domitia :

- permettra de réduire les prélèvements dans les fleuves et les rivières, actuellement opérés pour l’arrosage et l’irrigation,

- aura un faible impact sur le Rhône en ponctionnant un débit de 2,5 m3/s, soit 1 % du débit d’étiage de ce grand fleuve, au régime nival donc bien alimenté en été contrairement par exemple à la Loire qui peut connaître des à-secs estivaux.

Il est même possible de penser à des soutiens d’étiage, via des lâchers d’eau du Rhône dans les cours d’eau le nécessitant, si ce n’est le coût très élevé et récurrent  de ce genre d’opération.

Bas-Rhône Languedoc (ex Compagnie Nationale d’Aménagement du Bas-Rhône Languedoc) a obtenu en 1956 le droit de prélever 25 m3/s de débit dans le Rhône pendant 96 ans.

BRL utilise actuellement 10 m3/s essentiellement via un transit par le canal Philippe Lamour qui dessert déjà le Gard et l’Est héraultais.

BRL, bénéficiant d’une concession de l’Etat, a d’abord exploité la distribution d’eau d’irrigation sur des secteurs faciles à cultiver, appelés casiers.

C’est ainsi que les Costières de Nîmes ont été vouées au maraîchage et aux vergers, le Lunellois et le Melgorien à la diversification des cultures, en alternative à la monoculture de la vigne.

Cette transformation a été rendue possible grâce au fort volontarisme de l’Etat, à l’époque très centralisé.

La Compagnie a ensuite connu des difficultés financières importantes ayant abouti à une filialisation de ses activités « Distribution d’eau », « Ingénierie » et « Espaces verts » ainsi qu’à une recapitalisation par les collectivités locales et par un des majors de la distribution d’eau potable en France, devenu actionnaire minoritaire de la filiale BRLE (E pour « exploitation » du réseau d’eau brute).

L’Etat a fini par récemment déléguer la compétence d’aménagement hydraulique à la Région Languedoc-Roussillon qui est aussi le principal actionnaire de BRL, la maison mère.

BRL est dorénavant concessionnaire de la Région, nouvelle propriétaire des réseaux (patrimoine estimé à 1,6 milliards d’euros).

D’autre part, sont nés il y a maintenant une quinzaine d’années deux syndicats intercommunaux dirigés par des élus locaux - le Syndicat Nord-Sommiérois dans le Gard et le Syndicat Intercommunal des Travaux d’Irrigation dans la Vallée du Salaison au nord-est de Montpellier – qui ont créé des réseaux voués à l’irrigation agricole mais aussi à l’arrosage des jardins privatifs par les particuliers, ces derniers permettant l’équilibre financier précaire de ces nouveaux services publics gérés en régie directe.

Ces deux syndicats achètent l’eau à BRL avant de la distribuer.

Aqua Domitia conduira au prélèvement d’environ seulement 20 millions de m3 alors que le Rhône déverse en moyenne en Méditerranée 54 milliards de m3 !

Globalement, BRL a mobilisé respectivement lors des saisons 2007/2008, 2008/2009, 2009/2010 et 2010/2011, 118, 125, 116 et 124 millions de m3, sachant que la Compagnie exploite aussi les barrages des Monts d’Orb (33 Mm3 à Avène les Bains dans l’Hérault) dans le cadre de la concession, du Salagou (102 Mm3 près de Clermont l’Hérault), de la Ganguise (22 Mm3 aux portes de l’Ariège), de Laprade (9 Mm3 au nord de Carcassonne, au pied de la Montagne Noire) et trois barrages dans les Pyrénées-Orientales, pour un volume total de 70 Mm3, exploités dans le cadre de délégations de service public (cf. documentation de BRL Ingénierie).

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Un grand projet régional : Aqua Domitia (2ème partie)

Cette note fait suite à une précédente, récemment parue dans "Montpellier Villages", décrivant et analysant partiellement le grand projet d'aménagement hydraulique régional Aqua Domitia.

Pour ce qui est des usages agricoles, le Languedoc-Roussillon est très en retard : la surface irriguée en France est passée de 450.000 ha en 1960 à 1.600.000 ha en 1995 alors que notre région n’arrosait que 92.000 ha en 1995 (30 % de plus tout de même qu’en 1988).

50 % des surfaces irriguées en France relèvent des régions Aquitaine, Centre et Midi-Pyrénées.

Il faut dire qu’aux gains financiers liés à l’irrigation, les aides (majorées en cas d’arrosage) de la Politique Agricole Commune concernent 90 % des surfaces en Poitou-Charentes, 80 % en Aquitaine et 10 % seulement en Languedoc-Roussillon.

Alors que l’irrigation fait un tabac dans les régions de grandes cultures (1,9 millions d’hectares maintenant irrigués sur 2,7 millions d’hectares irrigables, c’est-à-dire équipés), notre région viticole, pourtant bien équipée entre Montpellier et le Rhône, utilise peu ses installations (35.000 hectares irrigués bon an mal an via BRL et 6.000 agriculteurs desservis soit une dose moyenne de 1.800 m3/ha, 10.000 m3 consommés en moyenne par agriculteur et 5 hectares irrigués par agriculteur) ce qui renchérit de facto le prix de l’eau.

En effet, tout le poids de l’amortissement des aménagements reposent sur les seuls irrigants.

De plus, compte tenu des spécificités du climat méditerranéen et de sa forte xéricité estivale, les doses d’arrosage sont supérieures ce qui entraîne un surdimensionnement coûteux des installations.

Fait nouveau, l’irrigation de la vigne (un complément hydrique équivalent à 100 mm de pluviométrie annuelle apporté par goutte à goutte aux meilleurs moments au regard des constations climatiques et des stades végétatifs) fait l’unanimité au sein de la profession agricole et des décideurs publics.

Le coût de la pose d’un dispositif de goutte à goutte est en viticulture de l’ordre de 1.000 à 2.000 € l’hectare.

3 projets pilote, représentant 2.500 hectares irrigables, ont d’ores et déjà été lancés dans l’Hérault par les Vignerons du Pays d’Ensérune, de la cave coopérative de Roquebrun mais aussi de l’Occitane (coût de 6.000 €/ha pour construire les réseaux secondaires et tertiaires raccordés aux installations existantes de BRL, couvert à hauteur de 75 % par les aides publiques).

Ces initiatives se heurtent cependant aux problèmes de l’arrachage de la vigne et à l’éparpillement des parcelles qui éloignent les périmètres réellement irrigués les uns des autres.

L’objectif de l’irrigation de la vigne est d’éviter les blocages de maturité comme le stress hydrique de la plante, d’augmenter le potentiel aromatique des vins blancs et rosés et enfin d’amélioration de nos exploitations en offrant des vins dans des gammes de prix plus abordables.

Si la vigne nécessite un volume annuel d’irrigation de 1.000 m3/ha, les grandes cultures (blé tendre, blé dur, maïs, sorgho, tournesol, etc.), comme les cultures maraîchères ou arboricoles, mobilisent approximativement le triple ou le quadruple.

Aqua Domitia est donc à même d’alimenter entre 10.000 hectares de vignes ou 3.000 hectares de cultures diversifiées et vraisemblablement un mix des deux.

Encore faudra-t-il éviter les errements du passé et que par des restructurations foncières, voire des maîtrises publiques du foncier, les agriculteurs puissent être localisés sur des casiers irrigués à 100 %, si l’on fait exception bien sûr des repos de terres liés à l’assolement.

La Région Languedoc-Roussillon vient d'ailleurs de signer (Cf. Midi Libre du mardi 1er novembre 2011, "Région", page 2) une convention tripartite avec la SAFER Languedoc-Roussillon et BRL.

Cette dernière achètera pour 1 à 2 M€ par an de terres irrigables - une centaine d'hectares - afin de les "sanctuariser" et de les louer à des paysans : cette initative pourrait aussi permettre des échanges amiables de foncier en vue de "remembrer" des casiers hydrauliques.

BRL est chargée par la Région de "conduire une politique d'achat ciblée dans les zones irriguées, sur le territoire présentnt la meilleure valeur agronomique et les risques les plus importants d'abandon de l'activité agricole", notamment sur le Narbonnais dans l'Aude (plus tard le Canton de Ginestas et la zone du Quatourze), le Sud de Béziers dans l'Hérault, les Costières de Nîmes et la Vistrenque dans le Gard.

La SAFER Languedoc-Roussillon, de son côté, détectera  les parcelles et de recensera les candidats à la location.

Globalement, Aqua Domitia permettrait donc d’augmenter d’environ 10 % les surfaces irriguées en Languedoc-Roussillon alors qu’elles ont déjà augmenté, sans aménagement supplémentaire, de 30 % entre 1988 et 1995 !

Cela signifie que l’enjeu fondamental dans notre région est d’optimiser les équipements d’irrigation existants, ce qui permettrait une baisse du prix de l’eau agricole et donc l’enclenchement d’un cercle vertueux avec l’arrivée de nouveaux irrigants.

Pour BRL, Aqua Domitia pourrait générer une augmentation de surface irriguée de l’ordre de 20 % (si l’on table sur 7.000 ha nouveaux à comparer aux 35.000 ha actuellement arrosés).

Il n’en demeure pas moins que ce projet de grande envergure est de nature à dynamiser le personnel, fait essentiellement de techniciens et d’ingénieurs, de BRL : un projet d’entreprise motivant et un challenge technique enthousiasmant !

En outre, il ne faut pas négliger que l’agriculture irriguée génère 2 à 5 fois plus d’emplois que l’agriculture pluviale.

Le sens du service public pousse aussi à offrir une possibilité d’irrigation là où elle n’est pas possible – ou ne serait plus possible compte tenu de la priorité à donner à l’eau potable ou à cause des incidences du changement climatique – sachant cependant que les Avants-monts et les Hauts-Cantons ne connaîtront jamais cette chance pour des raisons économiques.

Il faut aussi pointer du doigt l’énorme enjeu que constitue la diversification des cultures dans notre région dominée par la monoculture de la vigne.

Or, le vignoble est passé de 400.000 ha dans les années quatre-vingt à moins de 250.000 ha maintenant, avec en sus des rendements moyens en baisse d’un tiers, ce qui fait que la production avoisine en volume à peine les 40 % de celle d’il y a 30 ans.

Certes, beaucoup d’hectares arrachés sont partis à l’urbanisation ou au développement d’infrastructures notamment routières.

Il reste toutefois un potentiel de l’ordre de 100.000 hectares utilisables par d’autres cultures.

Celles qui sont d’avenir nécessitent toutes un apport d’eau : le maraîchage Bio, l’arboriculture de proximité, les cultures de semences, les plantes servant de matières premières à des micro-filières de transformation (plantes médicinales et aromatiques, Stevia Rebaudiana pour remplacer les édulcorants, chanvre zéro cannabitol pour l’isolation thermique, etc.), les protéagineux (pois chiches, haricots secs, lentilles, fèves) voués à l’approvisionnement de restaurants scolaires et, d’une manière générale, toutes les productions pouvant s’inscrire dans des modes de commercialisation en circuits courts.

Concernant les ressources alternatives à l’eau du Rhône, certains évoquent des sources d’eau potable, de qualité, déjà identifiées : l’eau d’Alet peu exploitée en ce moment pour la mise en bouteilles dans l’Aude et la Source des Cents Fonts en frange du fleuve Hérault.

Toutefois, l’exploitation des Cents Fonts aurait un impact fort sur l’étiage de l’Hérault, la source ayant comme exutoire le fleuve.

En outre, l’acheminement de ces eaux sur les lieux de consommation nécessiterait, comme pour Aqua Domitia, la construction de feeder de plusieurs dizaines de kilomètres.

Quant aux autres ressources, les hydrogéologues considèrent qu’elles sont déjà découvertes, voire surexploitées comme la nappe astienne menacée en front de mer par une éventuelle intrusion des eaux salées de la Méditerranée.

Concernant la charge financière, générée par Aqua Domitia, à répartir entre les bénéficiaires des ouvrages, elle équivaut à 18 millions d’€ annuels si les 280 millions d’€ à investir étaient empruntés en totalité, au taux d’intérêt de 4 %, sur une durée de remboursement de 25 ans.

L’amortissement représente donc 80 centimes d’€ du m3.

Il faudra rajouter les frais de pompage (minimes) et de gestion (plus substantiels).

Pour l’eau potable, il sera nécessaire de potabiliser l’eau du Rhône (filtrage, floculation/décantation, ozonation) avec un coût supplémentaire de l’ordre de 20 centimes d’€ du m3 pour le traitement physique et chimique poussé qui s’impose (à comparer aux 5 centimes d’€ que coûte la classique simple désinfection par chloration appliquée aux eaux souterraines).

Aqua Domitia ne venant qu’en complément de ressources actuelles bien moins coûteuses (traditionnellement de l’ordre de 15 centimes d’€ du m3 pour l’exhaure et la chloration), le surcoût marginal sera acceptable par les usagers d’autant que dans l’Hérault, le prix de l’eau potable (de l’ordre de 3 €/m3 en moyenne) étant aujourd’hui de 10 % inférieur à celui constaté au niveau national, sans compter que tôt ou tard, une péréquation du prix de l’eau pourrait intervenir dans l’Hérault afin d’assurer le prix unique qu’espère la population.

A long terme, le dessalement de l’eau de mer viendra répondre aux manques d’eau douce.

Les coûts de cette technique sont déjà abordables – de l’ordre de 50 centimes d’€ du m3 par exemple en Espagne – mais les unités d’extraction de l’eau douce :

- sont d’une taille excédant les besoins de notre région,

- nécessitent de grandes quantités d’énergie (5 kWh/m3 en utilisant la technique de l’osmose inverse) issues soit du pétrole, soit des centrales nucléaires.

Pour l’irrigation, le coût élevé de l’amortissement du réseau hydraulique d’Aqua Domitia n’est pas supportable en l’état par les agriculteurs : il y aura donc forcément adaptation du prix pour l’irrigation agricole grâce à une péréquation tarifaire avec les autres usagers.

Quoiqu’il en soit, l’eau d’irrigation ne sera jamais très bon marché ce qui la destine à des cultures de forte valeur ajoutée.

Comme pour les syndicats intercommunaux du Nord-Sommiérois et de la Vallée du Salaison (SITIVS regroupant les communes d’Assas, de Clapiers, de Guzargues, de Jacou, de Teyran et de Vendargues), les particuliers, consommant de l’eau, pour leur agrément, dans leurs jardins, en substitution de l’eau potable, seront indispensables pour équilibrer financièrement le service.

Si l’on s’intéresse au prix que paye le SITIVS à son fournisseur d’eau, c’est-à-dire BRL !, on constate une prime fixe pour le débit de l’ordre de 75 € par m3/s) et pour les volumes de lordre de 0,15 €/m3.

En appliquant ces tarifs à Aqua Domitia, on obtient un prix de 0,35 €/m3, à majorer pour tenir compte des fuites d’un réseau d’irrigation (rendement de l’ordre de 70 %) ce qui donne un ordre de grandeur de 0,50 €/m3 que le SITIVS doit répercuter sur ses usagers.

Cette estimation permet de constater la cherté relative du projet Aqua Domitia (0,80 €/m3 rien que d’amortissement), compréhensible quand on considère qu’il s’agit d’un équipement complémentaire.

Cette cherté de l’eau, au regard de ce qui est admissible en irrigation, disqualifie bien entendu toute possibilité de transférer cette ressource hydraulique plus loin, notamment pour alimenter Barcelone ou soutenir le débit de l’Ebre en Catalogne, dans des conditions économiques un tant soit peu réalistes (sans compter l’opposition farouche des arboriculteurs catalans qui se sentent concurrencés de façon déloyale par les Espagnols).

Compte tenu des capacités contributives et des consentements à payer l’eau des différents acteurs économiques, la volonté de la Région Languedoc-Roussillon et de son Président Christian Bourquin, de créer un « service public régional de l’eau » et d’y associer un organisme régulateur institué dès septembre 2011 est ainsi fortement bienvenue.

Par exemple, les agriculteurs consommeront de gros volumes à prix bas tandis que les particuliers consommeront de petits volumes à prix plus élevé mais inférieur à celui de l’eau potable.

Il sera forcément nécessaire de proposer des tarifs adaptés aux différentes utilisations.

En outre, le nouveau réseau hydraulique ne sera rentable qu’à long terme, les premiers utilisateurs, en faible nombre, étant dans l’incapacité de couvrir les frais, essentiellement fixes dans ce type de service.

En conclusion, Aqua Domitia est utile pour les Languedociens :

- pour satisfaire et sécuriser les besoins en eau potable,

- pour rentabiliser et optimiser sur le plan qualitatif la production viticole sur les premières côtes et la plaine,

- pour donner une chance de diversification à l’agriculture locale (maraîchage, plantes aromatiques et médicinales, cultures vivrières notamment protéagineuses, plantes utilisées dans l’isolation thermique), sous réserve de restructuration foncière, de soutien technique et de changement de cap complet de l’économie agricole locale en s’orientant vers les cultures Bio, les circuits courts et une industrie alimentaire plus variée, satisfaisant davantage la demande locale en produits de qualité.

Aqua Domitia est un investissement coûteux du fait qu’il répond à des besoins de pointe presqu’exclusivement estivaux et qu’il vient subvenir à l’absence de ressources naturelles exploitables sans engendrer des impacts écologiques.

La poursuite du développement économique du Languedoc-Roussillon nécessite cependant cet aménagement dont la justification repose presque exclusivement sur l’obligation d’offrir l’eau domestique aux habitants de notre région.

C’est sur cet objectif à forte valeur ajoutée que reposera l’équilibre financier de l’opération, les usagers de l’eau potable s’acquittant grosso modo des 3/4 des coûts.

Quant aux réseaux d’irrigation, ils ne seront rentables - à long terme au mieux - qu’avec une mixité des bénéficiaires, les consommateurs d’eau brute non agricole étant indispensables pour rentabiliser le service.

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07/11/2011

Appel à Projet IDEX : Université Montpellier Sud de France (UMSF) écartée

Objectif-LR 07-11-2011 - Montpellier éliminée de la course à l’Idex

- Région

Le comité de pilotage du Grand Emprunt a publié, lundi 7 novembre 2011, une liste de 5 dossiers sélectionnés dans le cadre des Initiatives d’Excellence, où Montpellier ne figure pas.

C’est une décision catastrophique que la jeune Université Montpellier Sud de France (UMSF) vient d’essuyer dans le cadre de l’appel à projets Idex.

Le dossier de l’UMSF, déposé en septembre 2011, a été écarté, lundi 7 novembre, par le comité de pilotage des Investissements d’Avenir (Grand Emprunt), au profit des candidatures d’Aix-Marseille, de Lorraine, de Paris-Saclay, de Paris Novi Mundi University et de Sorbonne Paris Cité.

C’est la deuxième fois que la candidature montpelliéraine est écartée de la course à l’Idex, après une élimination de la première vague de sélections, en juillet 2011.

Contacté par Objectif, Bernard Hubert, président d’Agropolis International, qui a déposé le dossier de l’UMSF, se refuse à tout commentaire avant de connaître les arguments du comité de pilotage, qui seront communiqués en fin de journée.

L’Idex, doté de 7,7 Mds€ au plan national, doit permettre de faire naître en France 5 à 10 pôles pluridisciplinaires d’enseignement universitaire et de recherche, aptes à concurrencer les plus grandes universités mondiales.

Retrouvez les réactions des principaux acteurs du dossier Idex UMSF sur www.objectif-lr.com.

Anthony Rey

À lire également:

- Idex: René Ricol salue les chances de la région

- Une université « confédérale » plutôt qu’« unique »

26/10/2011

Econostrum : Les ports méditerranéens de croisière ne sont pas concurrents, mais complémentaires

« Les ports méditerranéens de croisière ne sont pas concurrents, mais complémentaires »

Tags : Accor, bateaux, Caraïbes, Carcassonne, Croisières, croisiéristes,econostrum.info, escales, Hatzakos, Maghreb, Marseille, Med Cruise, Montpellier,Méditerranée, navires, Oasis of te Seas, Olympie, Pont du Gard, port de Sète, Port du Pirée, ports, président, Stavros Hatzakos, économiste

Lors de l'AG Med Cruse (12/15 octobre 2011) Stavros Hatzakos économiste, directeur administratif du port du Pirée, a rappelé que

"la destination Méditerranée... est en voie de dépasser les Caraïbes comme première destination de croisières du monde. Il y a actuellement 130 bateaux de croisières qui relient les ports de la Méditerranée au fil des escales”. […] l'un des grands chantiers à l'heure actuelle, c'est d'inciter les plates-formes portuaires à effectuer des travaux d’aménagement pour pouvoir accueillir des grands bateaux, puisque la taille des navires est toujours plus grande ; Il est extrêmement dommageable qu'on ne puisse fournir une offre suffisante en Méditerranée pour pouvoir accueillir le plus grand bateau du monde, qui est actuellement l'Oasis of the Seas, tout simplement parce que les infrastructures ne le permettent pas.”

L’Oasis of the Seas

A propos des “circuits d’excursions intéressants pour les croisiéristes” :

“[…] Il faut pouvoir répondre à leurs standards de qualité. Plusieurs critères sont fondamentaux : un personnel compétent, des excursions dédiées, la qualité des procédures d’embarquement et débarquement, de bonnes connexions avec les gares, les aéroports et les parkings... De manière plus globale, ce qui fait l'attractivité d'un port, c'est sa capacité à se positionner en tant que destination proprement dite, et la variété des excursions qui sont organisées alentour.

Quant à la complémentarité des ports, elle pourrait se jouer, malgré les déséquilibres entre l’Europe et l’Afrique du Nord, quelles que soient leur taille et leur capacités d'accueil :

“Il y a une place pour tous les ports de Méditerranée. En témoigne le port de Sète, qui enregistre déjà 25 escales et 20 000 passagers en 2011. C'est un port en pleine croissance qui a su mettre en place les outils pour développer les croisières. Avec des investissements importants au niveau des infrastructures d’accueil, pour rendre notamment le quai d’Alger davantage accessible aux paquebots. Le terminal dédié aux croisières a également été entièrement rénové pour un meilleur accueil des passagers, avec un parking stationnement dédié et sécurisé pour les autocars. Ce sont des efforts qui sont à la portée de tous les ports, et qui se mesurent automatiquement par une augmentation du nombre d'escales.”

A la question posée par Econostrum : Quel est l'hinterland d'un port à travers son activité de croisières ? Stavros Hatzakos répond en citant le cas du Pirée et de Sète :

"Tout dépend des possibilités d'excursions, mais l'activité touristique liée aux croisiéristes peut aller bien loin du port d'escale. Si je prends l'exemple du Pirée, nous proposons la visite du site d'Olympie, qui se trouve à deux heures et demie de route, en bus, et qui est pourtant toujours très demandée. Pour un port comme Sète, l'offre d'excursions va jusqu'à Carcassonne ou le Pont du Gard, en passant évidemment par Montpellier. Cela veut dire aussi que tous les acteurs locaux du tourisme doivent être capables de se mobiliser et de mener des actions concertées. Ce qui n'est pas toujours bien compris au plan régional ou local. Mais on avance, comme le prouve l’initiative des hôtels du groupe Accor, à Marseille, dont les hôtels proposent un aménagement des horaires et des services aux clients qui embarquent au départ d'une croisière".

17/10/2011

Dexia plonge encore ...

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22:26 | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

16/10/2011

Réquisitoire du sénateur audois Roland COURTEAU sur la pollution de la Méditerranée

Futura-Sciences : Pollution de la Méditerranée : « inquiétante » dit un rapport sénatorial

Article de Jean-Luc Goudet du 24 Juin 2011 dans Futura-Sciences

http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/oceanographie-1/...

Le rapport sur le site du Sénat http://www.senat.fr/rap/r10-652/r10-652.html

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La protection de la mer méditerranée contre la pollution marine d'origine tellurique

 

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La pollution de la mer Méditerranée du fait du transport maritime de marchandises : Régime juridique applicable et mise en oeuvre par les états

 

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Transports et pollution de l'air transport and air pollution 12eme colloque 12th symposium avignon 1

 

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Surpêche, résidus de médicaments, déchets de matières plastiques, polluants organiques…, la Méditerranée va très mal, explique un rapport présenté par le sénateur Roland Courteau. D’après lui, le « point de non-retour » n’est pas loin.

C’est plus un réquisitoire qu’un rapport. Présenté cette semaine au Sénat par Roland Courteau, sénateur de l’Aude, le texte de l’Office parlementaire des choix scientifiques et techniques (OPECST) détaille sur 300 pages tous les maux qui rongent la Méditerranée, cette mer presque fermée dont l’eau met un siècle à sortir. Une synthèse de quatre pages de ce rapport, intitulé La pollution de la Méditerranée : état et perspectives à l'horizon 2030, est disponible sur le site du Sénat.

Les faits mis en lumière sont connus mais leur juxtaposition donne un état de santé inquiétant de mare nostrum (notre mer), comme disaient les Romains de l’Antiquité. Les symptômes sont multiples mais la cause première est bien sûr la croissance de la population dans les pays riverains, de 285 millions à 427 millions d’habitants entre 1970 et 2000, selon le rapport, avec « 14 % d’augmentation pour les pays de la rive nord et 101 % pour les pays des rives est et sud ». Et cette croissance est aggravée par l’urbanisation grandissante mais aussi par la littoralisation, c’est-à-dire l’augmentation des populations vivant près de la côte, passées sur la même période de 96 à 145 millions.

Coopération internationale indispensable

La Méditerranée a ainsi vu grossir le flux de molécules chimiques, de matières organiques, de déchets de matières plastiques, de bateaux de pêche et d’espèces invasives. Les hydrocarbures sont pointés du doigt mais aussi les nitrates, les phosphates, les métaux lourds, les pesticides, les polluants de toutes sortes et même les produits pharmacologiques, une «pollution émergente » selon le rapport, qui souligne qu’il faudrait « 50 millions d’années pour tester individuellement chacune des molécules connues ».

Les stations d’épuration sont à l’évidence en nombre insuffisant. Dans les pays au nord de la Méditerranée, « seules 11 % des villes de plus de 10.000 habitants n’ont pas de réseaux d’épuration ; au sud ce pourcentage atteint 44 % ». Plus généralement, les politiques et les moyens divergent très largement entre les pays du pourtour méditerranéen et, expliquent ces sénateurs, c’est à ce niveau qu’il faut agir et le rapport propose une liste de mesures. Par exemple, pour la lutte contre la pollution ou pour la recherche océanographique, des coopérations doivent être mises en place. Il faut s’organiser pour réduire les rejets d’hydrocarbures et encourager la création de zones marines protégées.

15/10/2011

Midi Libre Sète - Bluffés par Sète et les parcs à huîtres de l’étang

MIDI LIBRE 

S.C. - 14/10/2011, 15 h 49 | Mis à jour le 14/10/2011, 17 h 44

2 réactions

Les armateurs du monde entier sont montés hier au Saint-Clair .

Les armateurs du monde entier sont montés hier au Saint-Clair . (Photos VINCENT ANDORRA)

Littéralement bluffés. Plantés là, bouche bée, sur le panoramique du Saint-Clair. Ils étaient hier une quinzaine d’armateurs venus des États-Unis, de Grèce, d’Espagne, d’Italie ou encore de Monaco et d’Angleterre.

Les "grands patrons de la croisière" ont craqué pour la ville

Réunis durant trois jours pour l’assemblée générale de Med Cruise, les “grands patrons” de la croisière en Méditerranée ont à l’unanimité craqué pour le port de Sète. "Dieu sait si on a tourné dans les ports du monde entier mais là, franchement..." Antonio Giorgio Matta et Roberto Giorgi, respectivement directeur et président de V. Ships, spécialiste des croisières de luxe Silversea Cruises, avaient du mal à cacher leur enthousiasme.

"On ne s’attendait pas une telle surprise. Le vieux port de Sète est magnifique mais ce que nous retenons avant tout, ce sont les possibilités d’excursions pour nos passagers vers l’étang et les parcs à huîtres. C’est unique au monde ! Nous allons programmer ces visites pour nos clients haut de gamme, en exclusivité." Déjà cinq escales programmées en 2012 par Silversea Cruises. Spontanément emballés sans pour autant être avares de critiques.

"Mobiliser les taxis"

"L’arrivée au quai d’Alger n’est franchement pas idéale. Certaines façades laissent à désirer, il flotte comme une impression de vide et d’abandon..." Et d’autres armateurs de s’interroger sur les possibilités d’acheminement des touristes. "Il faut absolument mettre en place des navettes et mobiliser les taxis."

Pour le Comité régional du tourisme organisateur de ce rassemblement, "grâce à cette visite sur le terrain, ils ont revu leur opinion. Ils ont aimé le cachet authentique de Sète et des alentours. Nous sommes vraiment confiants quant à la programmation de nouvelles escales."

En redescendant vers la Corniche, les Italiens s’étonnaient que "personne ne se soit intéressé de plus près à ce lieu unique entre mer et étang desservi par un port à superbe gare d’accueil". Et comme business is business, sourire aux lèvres, deux armateurs en discussion regrettaient déjà que dans ce cas-là, "s’il y en a un qui vient, tous les autres suivent". Opportunité unique de promotion pour Sète.

2 réactions

cqfd34 le 14/10/2011, 17h54

Si les bateaux de croisières doivent stationner dans le port de commerce, ils ne reviendront pas souvent.L'été dernier,il y a en un qui a reçu toute la journée les énormes retombée de poussières de maïs ou autre céréales. On ne voyait même plus le bateau. Ils ont sûrement du l'astiquer toute la journée du lendemain!

le poulpe le 14/10/2011, 19h08

Du coté de la pointe courte cette usine qui crache(surtout la nuit) une poussière mélangée a une odeur nauséabonde !!!!!! qui par moment envahie toute la ville,,,,,quel dommage???????

02:26 Publié dans Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

07/10/2011

Econostrum - La croisière promise à un bel avenir…inégal


Les ports en tête de ligne sont surtout Italiens. Ils trustent emplois et retombées économiques. Ils sont inexistants au sud, précise une étude en cours du Plan Bleu pour la Méditerranée.

En jaune les ports tête de ligne : tous au Nord, aucun au Sud (DR PB)

En jaune les ports tête de ligne : tous au Nord, aucun au Sud (DR PB)

MÉDITERRANÉE. Le développement de l’activité des croisiéristes ne se dément pas malgré la crise financière et économique qui agite le monde depuis fin 2008. Il devrait se poursuivre, voire s’amplifier fortement selon trois scénarios proposés par Alberto Cappato, le secrétaire général de l’IIC (Istituto Internazionale delle Comunicazioni, Gênes), dans l’étude du Plan Bleu  « Croisière et plaisance en Méditerranée* ».

Selon l’auteur, la croissance du nombre de croisiéristes pourrait atteindre 3% par an, avec « un doublement en 2050 pour atteindre 38 millions de passagers par an au niveau mondial ».

A l’échelle de la Méditerranée, le nombre de nuitées touristiques générées par les croisières
« augmenterait jusqu’à 50 millions par an d’ici à 2050, concernant 6 à 16 millions de croisiéristes selon les scénarios, contre 4,5 millions en 2010 ».

La prévision médiane mise sur 12,3 millions de croisiéristes en Méditerranée en 2050, là où le scénario dit de « croissance forte » prévoit 16 millions pour la même année.
Même la projection de « stabilisation de l’offre » prévoit une croissance de l’activité, avec 5,8 millions de croisiéristes à l’horizon 2050.

L’offre en berne, la demande en flèche

L'activité sera tirée par la demande, et cannibalisera d'autres activités touristiques...jusqu'en 2050 (Photo F.Dubessy)

L'activité sera tirée par la demande, et cannibalisera d'autres activités touristiques...jusqu'en 2050
(Photo F.Dubessy)

La crise impacte ce secteur, mais sur l’offre et non pas sur la demande. Les carnets de commande des chantiers navals se contractent : il y a 8 navires en construction en 2011, mais un seul prévu pour 2014. En revanche la capacité d’accueil des navires augmente.

Grèce, Italie et Espagne se taillent la part du lion en termes de nuitées liées aux croisières, avec plus de 4 millions en 2009. Pourtant, les retombées économiques ne dépendent pas directement de ce critère. Elles sont inégalement réparties au profit de la Rive-Nord de la Méditerranée, mais aussi des ports de tête de ligne, par rapport aux ports d’escale, précise Julien Le Tellier qui coordonne le programme d’activités du Plan Bleu « Tourisme et développement durable en Méditerranée ».

Côté lignes, la Botte prend la tête

L'Italie tire son épingle du jeu en termes d'emplois et de valeur ajoutée (DR A. Cappato)

L'Italie tire son épingle du jeu en termes d'emplois et de valeur ajoutée (DR A. Cappato)

De son côté, Lina Tode estime dans le rapport du Plan Bleu « Évaluation socio-économique des activités économiques maritimes en Méditerranée » (projet Med Sea) qu’en 2009 un « port de tête de ligne a apporté en moyenne 282 M€ de CA, contre 8 M€ de CA en moyenne pour un port d’escale ».

Or les 24 ports de tête de ligne (sur 150 ports d’accueil de croisières), qui accueillent plus longtemps les croisiéristes et profitent davantage de la croissance du secteur, sont pour l’essentiel situés en Italie, où la plupart des compagnies croisiéristes ont leur siège. La péninsule capte 60% de la valeur ajoutée de l’activité méditerranéenne de croisière, du chiffre d’affaires et des emplois liés au secteur. La Botte bénéficie de près de 50 000 emplois directs, contre moins de 10 000 en Grèce pour un nombre de nuitées équivalents !

*Cette étude s’inscrit dans un programme d’activités sur le tourisme en Méditerranée, qui porte aussi sur le
« Transport aérien et la gestion de l’énergie », des « Profils de durabilité de destinations touristiques » et le « Test des indicateurs Tourisme pour le suivi de la Stratégie méditerranéenne pour le Développement durable ». Outre les publications programmées à l’issue de ce programme, l’ensemble des travaux sera restitué et mis en débat au cours d’un séminaire régional d’échanges d’expériences qui sera organisé par le Plan Bleu en décembre 2011.

English version

Michel Neumuller

Jeudi 6 Octobre 2011

Tags : Botte, capatto, croisière, Espagne, France, Grèce, gênes, Italie, Julien Le Tellier, ligne, Lina Todde, Méditerranée, nuitée, Plan Bleu, ports, valeur ajoutée

02:24 Publié dans Économie, Port Sud de FRANCE, Tourisme, Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

28/09/2011

NatureParIf - La ville de Montpellier élue « Capitale française de la biodiversité 2011 »

Conserver la biodiversité dans l’environnement urbain, tout un programme qui commence a être traité sérieusement par les grandes villes mondiales.

La ville de Montpellier élue « Capitale française de la biodiversité 2011 »

http://www.natureparif.fr/fr/actualites/natureparif-et-pa...

La ville de Montpellier a été élue « Capitale française de la biodiversité 2011», dans le cadre du concours récompensant les collectivités locales qui s’engagent dans la préservation de la biodiversité. Organisée par Natureparif, l’opération avait pour thème cette année « Biodiversité et planification urbaine » et mettait à l’honneur les politiques visant à protéger le patrimoine naturel autant que le bâti.

Montpellier Capitale française de la Biodiversité 2011Le jury a apprécié les outils innovants développés par la capitale languedocienne pour intégrer la nature et la biodiversité dans le tissu urbain.

Pour en savoir plus, le questionnaire du  Concours : http://www.natureparif.fr/attachments/concours-capital/20...

Lancé en janvier 2010 et organisé par Natureparif avec le soutien de GrDF, le concours était ouvert cette année aux communes, mais aussi aux communautés de communes, aux communautés urbaines et d’agglomération.

Aux côtés de Montpellier, cette seconde édition a également distingué des lauréats par catégorie de collectivités :
- Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne), dans la catégorie des villes de 2 000 à 20 000 habitants
- Bayonne (Pyrénées Atlantiques), dans la catégorie des villes de 20 001 à 100 000 habitants
- Toulouse (Haute-Garonne), dans la catégorie des villes de plus de 100 000 habitants
- Dunkerque Grand Littoral (Nord), dans la catégorie des communautés urbaines et d’agglomération
- Maurecourt (Yvelines), pour le « Prix Natureparif » décerné à une collectivité francilienne
- Condette (Pas-de-Calais), pour le « Prix Coup de cœur » décerné par le Jury.

Ce palmarès est le résultat de l’évaluation faite par un Comité scientifique et technique présidé par Philippe Clergeau et composé de chercheurs, de naturalistes, d’urbanistes, de praticiens et de spécialistes de la nature en ville.

La cérémonie de remise des prix se déroulera mercredi 19 octobre 2011 de 15h30 à 21h à l’Association des Maires de France à Paris, en présence de Liliane Pays, présidente de Natureparif, Laurence Hézard, directeur général de GrDF (GrDF, principal distributeur de gaz naturel en France), Jean-Paul Jaud, parrain de l’opération, Philippe Clergeau, président du Comité technique et scientifique du Concours  et des représentants des partenaires du Concours.

Placé sous le haut patronage du Ministère de l’Ecologie, du Développement Durable, des Transports et du Logement ainsi que de l’Association des Maires de France, le concours est soutenu par de nombreuses associations et partenaires dont la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO), l’Office Pour les Insectes et leur Environnement (OPIE) associé à l’Office National des Forêts (ONF), l’Union Nationale de l’Apiculture Française (UNAF), le Fond Mondial pour la Nature (WWF) ainsi que Environnement magazine et Terre Sauvage. Plante & Cité, ETD et le réseau IDEAL Connaissances ont accompagné la diffusion des informations relatives au concours.

Le concours « Capitale française de la biodiversité 2011 » est soutenu par la Commission Européenne à travers le programme Life+ et se déroule simultanément dans cinq pays : l’Allemagne, l’Espagne, la France, la Slovaquie et la Hongrie.

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Extraits du Glossaire http://www.natureparif.fr/attachments/partenaires/lifeplu...

Biodiversité :

Contraction de « diversité biologique », expression désignant la variété et la diversité du monde vivant. La biodiversité représente la richesse biologique, la diversité des organismes vivants, ainsi que les relations que ces derniers entretiennent avec leur milieu. Elle est subdivisée généralement en trois niveaux : diversité génétique au sein d’une même espèce, diversité des espèces au sein du vivant et diversité des écosystèmes à l’échelle de la planète.

Biomasse

Masse totale de matière vivante, animale et végétale, présente dans un biotope délimité, à un moment donné.

Biotope

Ensemble des facteurs physico-chimiques caractérisant un écosystème ou une station.

Continuité écologique ;

Trame verte et bleue La Trame verte et bleue est une mesure phare du Grenelle Environnement qui porte l’ambition d’enrayer le déclin de la biodiversité au travers de la préservation et de la restauration des continuités écologiques.

Convention sur la Diversité Biologique

Première convention internationale concernant la biodiversité, ouverte à signature lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 et ratifiée à ce jour par 190 pays. Elle vise trois objectifs : la conservation de la biodiversité, l’utilisation durable des espèces et des milieux naturels et le partage juste et équitable des bénéfices issus de l’utilisation des ressources génétiques.

Et de nombreux termes administratifs et normatifs… http://www.natureparif.fr/attachments/partenaires/lifeplu...

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BIODIVERSITÉ : A Montpellier, première réunion internationale sur le Plan biodiversité des villes et des gouvernements locaux de Nagoya

Janvier 2011 : http://www.grandesvilles.org/thematiques/developpement-ur...

Dans la continuité de l’adoption, lors du Sommet mondial de la biodiversité à Nagoya (Japon), en octobre 2010, d’un plan d’actions pour impliquer les gouvernements locaux et infra nationaux dans la mise en œuvre du nouveau Plan stratégique décennal de la Convention pour la diversité biologique (voir la rubrique « Actu » de Grandes Villes Hebdo n° 859 du 4 novembre 2010), la ville de Montpellier, avec le soutien du gouvernement français, a accueilli, du 17 au 19 janvier, la première réunion pour préciser les résultats et les étapes qui découlent de ce processus.

Des représentants de 2 100 villes et régions du monde*, ainsi que des représentants des gouvernements d’Afrique du Sud, du Brésil, de France, du Portugal, de Singapour et de Suède, d’agences internationales telles que « UN Habitat », de l’Union internationale de la conservation de la Nature (UICN), d’instituts de recherche, comme le Stockholm Résilience Center et de villes telles que Bonn, Curitiba (Brésil), Lisbonne, Mexico, Montréal, Paris, ont participé à cette réunion.

En introduction aux trois jours de travaux, Hélène Mandroux, maire de Montpellier, a rappelé les enjeux essentiels de la biodiversité, locale et globale, qui concerne l’humanité entière et a salué les résultats positifs de la Conférence de Nagoya, à laquelle ont participé des représentants de Montpellier et de Paris. Elle a, en outre, souligné l’importance des sciences citoyennes qui visent à rendre accessible la démarche scientifique au plus grand nombre, ce qui amène la population à être plus responsable et plus respectueuse.

Les travaux, auxquels a participé Fabienne Giboudeaux, adjointe au maire de Paris chargée des Espaces verts, avaient pour objectifs de discuter de la mise en œuvre du plan, de le resituer dans les actions nationales (notamment les stratégies nationales de la biodiversité) et d’esquisser une feuille de route intégrant les prochaines étapes, dont la prochaine Conférence des parties de 2012 qui se déroulera en Inde en octobre 2012 (COP11).

Ils ont débouché sur plus de 15 actions concrètes dont :

  • l’établissement de projets de coopération décentralisés sur la biodiversité ;
  • la désignation de référents pour la Convention au niveau des gouvernements locaux ;
  • l’évaluation globale des liens entre biodiversité et urbanisation ;
  • des projets de sensibilisation des habitants des villes autour de la biodiversité ;
  • l’encouragement de l’utilisation d’un index d’auto-évaluation (développé à l’initiative de Singapour, testé par 35 villes autour du globe, dont Montpellier, et destiné à évaluer la biodiversité locale et la gouvernance des services éco-systémiques).

Par ailleurs, en plus de la réunion de ICLEI** - Local action for biodiversity - en Afrique du Sud en février 2011, des réunions spécifiques ont été prévues pour engager plus en avant les villes et régions françaises, ainsi que les villes du bassin méditerranéen.

Le rapport détaillé de cette réunion sera diffusé par la Convention pour la diversité biologique auprès des gouvernements des 193 états signataires de cette Convention, ainsi qu’à l’ensemble des participants présents à Nagoya. Ce document représentera également une part des contributions apportées à la prochaine COP11en Inde.

Au terme de la réunion, Hélène Mandroux a accepté l’invitation à devenir membre du Comité consultatif de la Convention pour les villes et la biodiversité, aux côtés de Gérald Tremblay, maire de Montréal (Canada), de Luciano Ducci, maire de Curitiba (Brésil), de Jürgen Nimptsh, maire de Bonn (Allemagne) et Takashi Kawamura, maire de Nagoya (Japon).

Les résultats fructueux de cette réunion vont contribuer de manière significative au résultat attendu par la Convention des 193 signataires : atteindre, dans les dix années à venir, les vingt objectifs fixés à Nagoya en octobre 2011pour stopper l’inacceptable érosion du patrimoine vivant de notre planète, sa biodiversité.

L’AMGVF sera attentive à la poursuite de ces travaux, notamment sur le projet de mise en réseau mondial de villes (francophones ?) pour des échanges de bonnes pratiques sur le thème de la biodiversité en ville.

* à travers les réseaux tels que ICLEI’s Local action for biodiversity, le réseau des gouvernements régionaux pour le développement durable, le Comité des régions de l’Union européenne, l’Association des Maires de Grandes Villes de France, l’Association des Régions de France, Nature Parif, Plante & cités, etc.

** ICLEI : International Council for Local Environmental Initiatives / Conseil international pour les initiatives écologiques locales

16:08 Publié dans Biodiversité, Développement Urbain | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook