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24/06/2009

La Gazette de Sète n°171 . Du 11 au 17juin 2009

Port : un projet de base arrière logistique à Poussan

Afin de développer le port de Sète (photo), la Région veut créer une base arrière à Poussan

Une zone logistique de trente hectares à Poussan, de part et d’autre du péage autoroutier, qui ferait office de base arrière du port de Sète? C’est ce que préconise le rapport du bureau d’études Jonction (Aix en Provence)*, commandé par l’Union maritime portuaire sétoise. Pour le moment, le port ne possède pas cette base logistique, un outil pourtant indispensable à son développement. Georges Frêche, président (divers gauche) de la Région Languedoc-Roussillon, propriétaire du port, convoite les maires afin de trouver des terrains disponibles à proximité du port de Sète, afin d’y aménager une ‘base arrière’. ‘Sans les élus de Thau agglomération, on ne peut rien faire, on est englués, déclare-t-il. Les négociations d’acquisition des terrains ont commencé avec Jacques Adgé, maire de Poussan. ‘Les services de la Région évoquent la création de 1500 emplois en dix ans’, indique ce dernier.

‘L’émergence d’un pôle économique fort à l’ouest du territoire autour de l’échangeur de l’autoroute A9 de Poussan apparaît comme indispensable’, enchaîne Montpellier agglomération, dans sa délibération relative au projet de rapprochement avec la communauté de communes Nord du bassin de Thau (CCNBT), votée le 26 mai à Montpellier.

La partie n’est pas pour autant gagnée. En effet, ‘autour du bas an de Thau les maires sont plus des lotisseurs que des aménagements, glisse Pierre de Boutray, nouveau président de l’Union maritime portuaire sétoise. Ils privilégient le tourisme et l’urbanisme à la logistique. La Région doit faire vite si elle veut trouver des terrains suffisamment grands: ‘Il faut vite trouver un terrain, poursuit Pierre de Boutray car le foncier est en train de se miter.’

HUBERT VIALATTE
* Identification et pérennité de zones logistiques autour de Sète.

Une aire de carénage à Frontignan

Le port de Sète se développe à Poussan, et à Frontignan: 600.000 euros sont inscrits au budget primitif 2009 de la Région pour la réalisation d’études préliminaires au projet de construction d’une nouvelle aire de carénage des gros navires de pêche à Frontignan.

Cet outil dédié à tous les navires de pêche du Languedoc-Roussillon garantirait le respect de l’environnement. Le coût total de l’investissement est estimé à 1 millions d’euros.

L C.

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TransLog Sud de France - Potentiel de développement du fret ferroviaire

Potentiel de développement du fret ferroviaire

L'étude «estimation des potentiels de développement du fret ferroviaire » réalisée par le Cabinet JONCTION dans le cadre du contrat de filière Logistique et Transport est terminée.

La réunion de présentation du rendu final de cette action, financé par la Région et mené en partenariat avec l'association PROFFER, a eu lieu le 31 mars dernier dans les locaux de la CCI de Béziers.

Vous pouvez consulter la synthèse de l'étude sur le document pdf joint.

Pour toute information complémentaire vous pouvez contacter M. Flavien SOLER par téléphone (04 67 13 68 29) ou par mail f.soler@languedoc-roussillon.cci.fr

Parution : 06/04/09

02:41 Publié dans LGV / TGV, Logistique, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cabinet jonction | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Translog Sud de France - Zones dédiées à la logistique et infrastructures

Identification et pérennité des zones logistiques

http://translog-suddefrance.eu/identification.et.perennit...

Projets

http://translog-suddefrance.eu/espace.projets-135.php

Translog Sud de France - TGV Montpellier-Perpignan

TGV Montpellier-Perpignan : la dimension européenne du projet mise en lumière

La dimension européenne du projet mise en lumière

Un projet d'infrastructure nouvelle d'une dimension résolument européenne : c'est, selon l'hebdo économique régional La Lettre M, l'enseignement principal de la première réunion publique du débat portant sur le projet de ligne ferroviaire nouvelle entre Montpellier et Perpignan, jeudi 12 mars 2009 au Corum de Montpellier.
« Ce projet de ligne nouvelle fait partie des grands projets prioritaires ferroviaires européens, a déclaré Alain Baron, directeur général Energie et Transports à la Commission Européenne. Il est considéré comme un maillon clé pour deux raisons. D'une part, il connecterait la péninsule ibérique au reste de l'Union européenne à travers la France à travers une mobilité durable pour les voyageurs et le fret. D'autre part, c'est un élément qui permet d'abattre les barrières techniques qui existent entre le réseau espagnol, à écartement large, et le réseau européen à écartement différent, ce qui est excessivement pénalisant pour les voyageurs et le fret. Bruxelles veut contribuer à la pleine intégration du réseau espagnol au réseau ferroviaire européen. Le potentiel de trafic peut être très important, compte tenu du niveau actuel du fret ferroviaire entre les deux pays, très bas, alors qu'il y a une forte croissance des échanges de marchandises, même en ces temps de crise. »

Forte attente côté espagnol
« Nous avons voulu être ici pour un débat aussi important, a déclaré Ricardo Anguera Camos, adjoint au secrétaire d'Etat de planification et relations institutionnelles (Ministerio de Fomento). Ce projet est pour nous d'une importance stratégique. Montpellier-Perpignan permettra de connecter les réseaux à grande vitesse français et espagnol. La liaison Barcelone-Figueras entrera en service en 2012. Nous donnons la priorité aux transports de marchandises à partir des ports par voie ferroviaire. »
« Pour nous, Montpellier-Perpignan est une ligne européenne, a renchéri Manel Nadal, directeur de la mobilité à la Généralité de Catalogne, qui a déjà transmis un cahier d'acteur à la commission particulière du débat public. Nous croyons qu'il faut une ligne nouvelle mixte : 4 % seulement du fret entre l'Espagne et la France passe par le train. Montpellier-Perpignan doit être en continuité technique avec le contournement de Nîmes et Montpellier et Perpignan-Barcelone, et ces deux tronçons sont mixtes. La décision sera française, mais on nous demande notre opinion, alors je la donne »
Manel Nadal prône également la « création d'un réseau de métropoles entre Marseille, Montpellier, Béziers, Narbonne, Perpignan, Gerone, Barcelone. Il faut construire un maximum de gares nouvelles. Enfin, la ligne nouvelle devra être connectée avec Toulouse-Narbonne, pour rendre possible des trajets depuis Barcelone ou Montpellier vers Toulouse et Bordeaux. »

Parution : 03/04/09

TranLog Sud de France – Newsletter 18 Mai 2009

PDF : Newsletter - 18/05/2009

EDITO de Georges Frêche

Avec la Région, sortir de la crise, plus vite et plus forts !

Avec la Région, sortir de la crise, plus vite et plus forts ! - L'Association Transport Logistique Sud de France En cette période de turbulence économique, la Région maintient le cap fixé pour soutenir le développement des entreprises de notre région. Le contrat de filière Logistique et Transports, issu du partenariat entre la Région et Translog Sud de France, est une démarche de dynamisation d'un secteur essentiel au développement économique du Languedoc-Roussillon.
Depuis juin 2007, date de la signature de ce contrat de filière Logistique et Transports, c'est un budget de plus de 610 000 € affecté par la Région au service d'une filière forte de 1 500 entreprises et 15 000 emplois. L'effort se poursuivra en 2009 avec des enjeux forts autour de la réduction des émissions de CO2 dans les transports, l'intégration des technologies de l'information et de la communication permettant même aux plus petits transporteurs l'accès à tous les marchés y compris les appels d'offre des grands donneurs d'ordre ainsi qu'un précieux gain de productivité, la poursuite de l'accompagnement au développement à l'export des entreprises de la filière
Par ailleurs, le soutien direct aux entreprises est un acte fort pour atténuer les effets de la crise. La Région maintiendra dans les prochains mois son investissement public sur l'ensemble du territoire : la Ligne à Grande Vitesse, les parcs régionaux d'activité, le port de Sète sont des exemples de chantiers qui impactent fortement le développement du secteur de la Logistique et des Transports.
Je me réjouis de la parution de cette première newsletter, vivant témoignage du dynamisme des entreprises du secteur, qui permettra d'être informé en temps réel de tous les évènements phares et innovants de cette filière d'avenir.

Georges FRECHE
Président de la Région Languedoc-Roussillon

EDITO de Jean-Claude Brunier

Valorisons notre carrefour languedocien !

Valorisons notre carrefour languedocien ! - L'Association Transport Logistique Sud de France Le Languedoc-Roussillon se situe au carrefour des flux Nord/Sud et Est/Ouest. Cette terre de passage doit être valorisée en y fixant de la valeur ajoutée : c'est le principal défi à relever par le secteur du transport et de la logistique, qui va devenir un élément économique de plus en plus stratégique.
Trop longtemps, les professionnels ont agi isolés, en ordre dispersé. Le contrat de filière lancé par la Région il y a deux ans, enclenche un cercle vertueux. Le monde de l'entreprise et la collectivité s'allient pour développer plus efficacement la filière, avec des actions, une échéance (trois ans), une structure, une lisibilité. Pour preuve : salons et rendez-vous d'affaires, actions collectives, portail Internet, innovation que les Ntic apportent à nos PME, mise en place d'un label CO2.
Je tiens par ailleurs à saluer l'engagement sans faille de la Région L.-R. et de son Président pour la réalisation de la ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan, indispensable pour décongestionner l'axe actuel et favoriser le fret ferroviaire. Translog Sud de France s'impliquera dans le débat public qui débute le 12 mars à Montpellier, à travers des cahiers d'acteurs.  
Dans cette période de crise, il faut une attitude volontaire et unie. C'est exactement dans ce sens que va le contrat de filière. En avant !

Jean-Claude BRUNIER
Président de Translog Sud de France

AGENDA - 2009

Les rendez-vous

SIL du 2 au 5 juin, Barcelone. Salon international de la logistique et de la manutention (1 000 exposants, 50 000 visiteurs). Le point de rencontre de l'activité logistique du Sud de l'Europe et du bassin méditerranéen.

TOP Transport Europe. 29 et 30 septembre, Marseille.
Convention d'affaires des chargeurs européens (120 prestataires et transporteurs, 200 chargeurs, 10 pays représentés). En deux jours, possibilité de rencontrer 12 à 20 contacts en rendez-vous d'affaires préprogrammés.

Contact : Anne Baraillé-Combe, Sud de France Export ; + 33 (0)4 99 64 29 18 ;
baraille@suddefrance-export.com

ZOOM : RFID

Traçabilité optimale des chargements

Traçabilité optimale des chargements - L'Association Transport Logistique Sud de France Translog Sud de France finalise le projet RFID (Radio Fréquence Identification). Conçue par deux jeunes pousses héraultaises, Ela Innovation (Saint-Jean-de-Védas) et Naocom (Saint-Just), la technologie Naotemp permet aux transporteurs un suivi en temps réel des températures des caisses contenant des produits transportés en température dirigée (surgelés, produits frais de la mer, produits sanguins, primeurs, poissons, viandes), avec géolocalisation des véhicules. Les prises de températures s'effectuent à l'intérieur des caisses par des capteurs RFID.
Plusieurs capteurs peuvent être installés dans le camion, générant autant d'enregistrements. Les données sont transmises en temps réel via les réseaux GSM à un ordinateur central où elles sont traitées et archivées. Les transporteurs peuvent les consulter sur Internet. En cas de dysfonctionnement du groupe frigorifique, le transporteur est immédiatement alerté, par email ou SMS.
Un argument de poids. « Ainsi, le client peut voir où se trouve sa marchandise et quelle est sa température. Pour lui, c'est très rassurant. » Naotemp est innovant : « Ce qui existe déjà, c'est l'enregistrement des températures en sortie de frigo. La lecture des températures se fait alors a posteriori. » Et les prix proposés sont compétitifs : « entre 40 et 50 euros par mois », annonce Philippe Monteil, gérant de Naocom, qui commercialise le matériel (capteurs sans fil et boîtier) et le service, sous forme d'abonnement.
Présence à la SITL. Six entreprises régionales* ont testé Naotemp avec succès. « Les débouchés sont nationaux et, à terme, européens ». Naocom était d'ailleurs présent sur le stand de la Région Languedoc-Roussillon à la dernière SITL (24-26 mars), « pour toucher tous les transporteurs », glisse Philippe Monteil.         
* Logistique Transport Froid, Transports Bacou, Rouillé Coulon, Etablissement Français du Sang, Alger Ego, Richard Pol.

ZOOM : WINE & SPIRIT

Vers une logistique du vin

Vers une logistique du vin - L'Association Transport Logistique Sud de France Translog Sud de France lance un appel à candidatures à destination des transporteurs et logisticiens de la région, dans le cadre de son action Wine and Spirit'. Derrière ce nom de code, une idée simple : « prendre en charge totalement et massifier la distribution des vins au départ de la région, explique Jean-Pierre Girard, président d'Alter Ego (Saint-Jean-de-Védas) et concepteur du projet avec l'appui de la Région Languedoc-Roussillon. Les exploitants produisent des bons vins à de bons prix, mais il y a une carence dans la qualité de la distribution. Aujourd'hui, chaque petit producteur amène ses vins à un transporteur. Il n'a pas les moyens de négocier et les cartons voyagent en vrac, sans suivi. »
Du taxi au tramway. L'union fait la force, martèle Jean-Pierre Girard : « Un panel de producteurs labellisés bénéficieront de tarifs de livraison intéressants, d'une distribution spécialisée dans les cafés-hôtels-restaurants et pourront livrer à date régulière, par exemple, chaque mardi et jeudi pour tel arrondissement de Lyon ou Paris Le client est rassuré dans sa prise de commandes. En quelque sorte, nous passerons du taxi au tramway ! » Autre avantage pour le client : il pourra ne recevoir que le seul carton de bouteilles dont il a besoin, au lieu des six ou dix cartons qui lui sont livrés aujourd'hui.
Ticket gagnant. L'optimisation de la distribution est un facteur incontournable du succès commercial des vins régionaux. « Cette action collective est davantage une vente de services que de produits. La qualité de services peut nous permettre de faire mouche par rapport aux Bourgogne et aux Bordeaux. » Le business concerne également, bien sûr, notre filière : « On doit utiliser nos propres ressources de transport et de logistique. Pourquoi des acteurs de passage prendraient notre fret et le remonteraient sur Lyon et Paris ? » D'autant que ces villes cumulent deux attraits pour la filière transport-logistique : potentiel de consommation et problématiques de distribution.
Toucher l'agroalimentaire. A terme, c'est toute la filière agroalimentaire que Translog Sud de France veut toucher. « En Languedoc-Roussillon, c'est notre seul réel potentiel en fret », observe Jean-Pierre Girard. La création de quatre bases en région (sur des sites déjà existants) est imminente. Une plateforme centrale organisera le transport en France et à l'export. Wine and Spirit' s'adresse aux caves coopératives et à 1 500 producteurs. Le potentiel de fret est évalué à 15 000 palettes par an.

CA VOUS CONCERNE !

"OBJECTIF CO2 : les transporteurs s'engagent en Languedoc-Roussillon"

"OBJECTIF CO2 : les transporteurs s'engagent en Languedoc-Roussillon" - L'Association Transport Logistique Sud de France Translog Sud de France en partenariat avec la Région Languedoc-Roussillon et l'ADEME va mener une opération visant à réduire les émissions de CO2 dans les transports.
L'objectif que se fixe Translog Sud de France est d'amener le plus grand nombre d'entreprises du secteur des transports routiers de marchandises ou de chargeurs transportant des marchandises, en particulier du domaine de l'agroalimentaire, à formaliser leur engagement par la signature d'une charte d'engagement volontaire de réduction des émissions de CO2.
Un chargé de mission, spécifiquement dédié à l'opération « OBJECTIF CO2 », réalisera dès le mois de mai 2009 :
-  des actions d'information et de sensibilisation des entreprises de transport régionales,
-  des diagnostics au sein des entreprises volontaires pour s'engager dans la démarche,
-  un accompagnement des entreprises depuis le diagnostic jusqu'à la signature de la charte en présence des représentants de l'Etat, de la Région et de l'ADEME,
-  une aide technique à la mise en uvre des actions
-  les bilans et évaluations de l'opération.

02:26 Publié dans Contrat, Politique locale, Région | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : translog sud de france | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Translog Sud de France Avril 2009 - Le port de Barcelone gèle son projet de Béziers

Le port de Barcelone gèle son projet de BéziersPour cause de crise, le port de Barcelone gèle son projet de base logistique (« port sec ») de Béziers, révèle La Lettre M du 17 mars 2009. « Les projets actuels du port de Barcelone en France sont les terminaux maritimes intérieurs situés à Toulouse et Perpignan, déclare à l'hebdo la direction de la communication du port de Barcelone. Ce sont, à l'heure actuelle, les deux seuls projets du port de Barcelone en France. Du fait de la crise, nous n'envisageons pas pour l'instant de nouveaux projets en France. » Le 30 janvier 2009, le président du port de Barcelone, Jordi Valls (venu signer à Montpellier un partenariat avec le port de Sète, présidé par Georges Frêche), avait déjà exprimé un premier bémol : « Pour Béziers, il ne s'agit pour l'instant que d'études, comme nous en faisons ailleurs. Et les études, ce n'est pas un compromis. »

Parution : 03/04/0

23/06/2009

Montpellier Journal - “Le problème Frèche : copie à revoir” Tribune d’Alain ROLLAT

Le “problème Frêche” ? Copie à revoir !

Alain Rollat (photo : DR)Montpellier journal publie ci-dessous une tribune d’Alain Rollat. Elle fait suite à une proposition du journaliste, dans le cadre d’une discussion qui s’est tenue autour de l’article “Frêche meilleur rassembleur ?”, de nous livrer une analyse fouillée sur cette question.  Après être passé par Midi Libre puis par Le Monde et Centre presse, Alain Rollat a été à l’origine de la création, en 2006, de La Gazette de Sète et a signé deux livres, l’un avec et le deuxième sur Georges Frêche : Il faut saborder le PS (Le Seuil, novembre 2007), L’assassinat raté de Georges Frêche (Éditions singulières, février 2008). Voici son texte (le titre et les intertitres sont aussi de lui) :

Tout problème trouve sa solution dans ses données. Les problèmes électoraux ne font pas exception. Mais la science politique n’est pas une science exacte. La valeur d’une solution électorale reste une variable. Sa pertinence est toujours proportionnelle au degré d’exactitude des informations fournies dans l’énoncé du problème à résoudre.

Quelle est donc l’exactitude des informations fournies dans l’énoncé du « problème Frêche » par ceux qui le posent, et l’exposent, au cours de leurs démonstrations publiques, au premier rang desquels figure le quatuor héraultais composé de Christine Lazerges, ancienne députée socialiste, François Liberti, ancien maire communiste de Sète, Jean-Louis Roumegas, conseiller municipal, chef de file des Verts à Montpellier, et René Revol, maire ex-PS de Grabels ?

Leur énoncé formule un postulat qu’ils multiplient par une analyse des résultats des élections européennes pour induire une conclusion en forme d’axiome : Georges Frêche est devenu un irrémédiable facteur de division;  il ne saurait donc prétendre  rassembler les électeurs de gauche, plus dispersés que jamais depuis le 7 juin; en conséquence, sa mise sur la touche s’impose impérativement si la gauche veut espérer remporter les élections régionales de 2010.

Le postulat est connu. Tout a été dit et écrit, depuis longtemps, sur la personnalité ambivalente de Georges Frêche et sa façon d’exercer le pouvoir, en particulier par Jacques Molénat, dans son ouvrage sur « Le Marigot des pouvoirs » paru en 2004 : pour les uns « génial, charismatique, visionnaire, intrépide, sensible », pour les autres « odieux, tyrannique, égocentrique, cruel, retors », « entre amour et haine, admiration et détestation », « ainsi va Georges Frêche, depuis un quart de siècle, ce personnage hors normes… » Les données sur lesquelles ses détracteurs fondent aujourd’hui leur réquisitoire ne contiennent aucune inexactitude. Il est indubitable que Georges Frêche a singulièrement aggravé son cas depuis son élection à la présidence de notre région, en 2004. Il a si bien alimenté la détestation qu’il inspire à l’intérieur de sa propre famille politique qu’il a été exclu du Parti socialiste. La question de savoir si sa personnalité possède encore la capacité de rassembler une majorité d’électeurs est une question légitime. En outre, ni son âge – il aura 72 ans l’an prochain -  ni son état de santé - ne plaident en faveur de sa longévité politique.

Données partielles
Mais si ces données sont exactes elles n’en demeurent pas moins incomplètes. Elles n’intègrent pas le fait que le corps électoral, dans sa majorité, à Montpellier d’abord, mais aussi dans l’ensemble de la région, a toujours fait la part des choses, chez Georges Frêche, entre l’homme de verbe et l’homme d’action, jugeant l’homme à ses actes plutôt qu’à ses paroles et passant volontiers l’éponge, dans l’isoloir, sur ses pires écarts de langage. Si la population de Montpellier avait vraiment eu de Georges Frêche la perception qu’en ont aujourd’hui ses censeurs, sa relation de confiance avec la municipalité qu’il a dirigée n’aurait pas duré vingt-sept ans sans interruption. Si la seule présence de Georges Frêche sur une liste électorale suffisait vraiment, désormais, à faire fuir les électeurs, Hélène Mandroux, dont il fut le colistier, n’aurait pas été si facilement élue à sa succession.  Si ses manières personnelles et son mode de gouvernance causaient vraiment à son propre camp un préjudice irréparable les enquêtes d’opinion enregistreraient son discrédit et précipiteraient sa déchéance.

Or, bien au contraire, les enquêtes d’opinion les plus récentes indiquent que, en dépit de la dégradation de son image dans les milieux politiques, comme dans la plupart des médias, Georges Frêche conserve, dans l’opinion publique, un crédit de confiance supérieur à celui de ses concurrents et de ses rivaux déclarés. Commentant le sondage paru, en mars, dans La Gazette de Montpellier, sur les intentions de vote aux régionales, le directeur des études de l’institut BVA, Eric Bonnet, notait ainsi « le faible impact électoral des polémiques » sur la candidature de Georges Frêche (1). Et ce constat, au demeurant, n’a rien d’étonnant. Les mœurs électorales ne sont plus ce qu’elles étaient sous le règne souverain des partis politiques. Plus autonomes, plus volatiles que par le passé, moins influençables, moins contrôlables, les électorats échappent de plus en plus à l’emprise des états-majors et des notables. L’affaiblissement des systèmes politiques favorise l’individualisation de la vie publique, laquelle donne une prime électorale aux caractères les plus singuliers, en faisant prévaloir, au passage, la notoriété sur les valeurs. Les électeurs ne pensent plus de la même façon que les militants. Ils prennent même un malin plaisir, souvent, à penser à l’inverse. Les campagnes de presse, les comportements de meute, les avalanches hystériques provoquent souvent  un effet boomerang. Il suffit de surfer sur internet – par exemple sur les forums de Montpellier journal - pour constater que la diabolisation de Georges Frêche  déclenche, par réflexe, des réactions d’empathie chez ceux des militants ou des électeurs qui lui gardent une estime affective. Dans les rangs socialistes le « problème Frêche »  a même pris un tour si passionnel  que l’irrationnel y a fait irruption. Comment expliquer autrement le fait que les porte-parole du mouvement de contestation justifient leur refus de faire liste commune avec Georges Frêche par leur attachement aux « valeurs de la gauche » mais restent imperméables au déni de justice dont celui-ci est victime. Banni du PS, en janvier 2007, pour ses propos de novembre 2006 sur le nombre des « Blacks » dans l’équipe de France de football, Georges Frêche  reste exclu de son parti alors que l’exactitude de l’incrimination formulée contre lui n’a jamais été établie, l’enquête judiciaire n’a rien donné, aucune plainte n’a été déposée, alors que l’affaire, au bout du compte, a été classée sans suite… C’est ce genre d’incohérence qui creuse le fossé entre les électeurs et les « pros » de la politique. Fondé sur des données exactes mais trop partielles, pour ne pas dire partisanes, le postulat sur lequel s’appuie la coalition anti-Frêche est donc un postulat bancal. Ceci explique peut-être que la pétition du quatuor héraultais n’ait pas fait un tabac immédiat. Quoi qu’il en soit, pour l’instant, rien ne prouve que la personnalité controversée de Georges Frêche soit devenue  un obstacle si dirimant qu’elle puisse rendre impossible tout rassemblement, à gauche, aux régionales.

Raisonnement faussé
La démultiplication de leur postulat boiteux par les résultats locaux des élections européennes ne redresse pas le raisonnement de ceux qui posent le « problème Frêche » en termes d’exclusion du président sortant. Car la nature de ce scrutin et l’interprétation de ses résultats sont plus de nature à compliquer la résolution du problème qu’à la simplifier.

Le taux d’abstention est si élevé qu’il interdit toute extrapolation. Dans un tel contexte, il convient de relativiser les scores réalisés.  En outre, depuis que l’Assemblée  de Strasbourg est élue au suffrage universel,  les élections européennes, dont l’enjeu n’est pas national, sont l’occasion, pour les électeurs, de tous les votes « buissonniers ». Le vote sociétal l’y emporte souvent sur le vote politique. En particulier chez les électeurs de gauche. Depuis les années 80 il existe, en particulier, entre l’électorat du PS et celui des Verts « un effet de yoyo », selon l’expression du Centre de recherches politiques de Sciences Po (2). Aux européennes de 1999, déjà, les Verts avaient totalisé 11,24% des suffrages exprimés (3) au détriment du PS, qui n’avait pas fait mieux que 21,95%.  Le triomphe des Verts est, cette fois, historique, puisqu’ils font, au niveau national, jeu égal avec le PS (16,28% - 16,48%).  Mais rien ne garantit que, la prochaine fois, le « yoyo » ne fonctionnera pas en sens inverse. « Les voix qui se sont portées sur les listes d’Europe écologie ne nous appartiennent pas », disait Daniel Cohn-Bendit au soir du scrutin. C’était parole de sagesse. Les suffrages qui ont manifesté leur sensibilité écologique dans notre région  n’appartiennent pas non plus aux Verts du Languedoc-Roussillon. Personne ne peut encore savoir en faveur de qui ou de quoi ils s’exprimeront lors des échéances futures. Selon le directeur du département politique-opinion du CSA, au niveau national « sur 100 électeurs des listes Europe Ecologie, 40 avaient apporté leur suffrage à Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle de 2007 ». (4) Quels seront les critères les plus déterminants, aux yeux de ces électeurs-là, lorsqu’ils voteront aux régionales ? Il est de bonne guerre militante que les représentants locaux des Verts s’approprient leurs suffrages mais, s’ils s’en croient vraiment propriétaires, ils vont au devant de désillusions. Toutes les locomotives des Verts n’ont pas le gabarit de Daniel Cohn-Bendit et les querelles intestines de la famille écolo ne sont pas moins congénitales que celles des socialistes. D’autre part, l’échec de François Bayrou ne sonne pas, ipso facto, la fin du Modem, victime de l’effet boomerang de sa campagne antisarkozyste. Son bilan électoral n’invalide pas forcément la stratégie d’alliance de Georges Frêche. En l’état arithmétique des forces politiques en présence, la gauche a encore besoin du Modem pour espérer prendre un  jour sa revanche sur Nicolas Sarkozy.

Quant à la déroute du PS, qui paie assurément le discrédit consécutif à ses interminables règlements de comptes personnels, elle ne préfigure en rien, elle non plus, l’issue des scrutins nationaux à venir. En 1994, la liste conduite par Michel Rocard subissait aux européennes l’affront de chuter à 14,49% ! Trois ans après, les socialistes remportaient pourtant les législatives. Ils avaient réussi à remonter la pente en se dotant d’une stratégie d’alliance (la gauche plurielle), d’un projet politique (les 35 heures) et d’un leader (Jospin). Pour peu qu’il sache tirer vite les leçons de la gifle que son électorat vient de lui administrer, le PS peut rebondir dès les régionales. Et rien, dans les résultats des européennes en Languedoc-Roussillon, n’autorise à « plomber » Frêche au seul motif de son appartenance à la famille déconfite. Quelle part de responsabilité personnelle pourrait-on lui imputer dans la déroute du PS ? Les socialistes de notre région n’ont pas échappé au vote sanction d’électeurs qui, jusque là, lui étaient fidèles mais il y a eu pire que leur médiocre score (15,63%) : il y a eu les 13,46% du PS en Provence, ses 15,35% en Rhône-Alpes, ses 15,51% en Basse-Normandie, sans oublier les piteux 14,69% infligés aux socialistes parisiens dans le fief de Bertrand Delanoë… Toute interprétation selon laquelle le piètre score du PS en Languedoc-Roussillon serait plus ou moins imputable à un prétendu rejet de Georges Frêche apparaît sans fondement objectif. En arguant des résultats des européennes pour relancer sa campagne contre lui, la coalition anti-Frêche s’ est livrée à un amalgame inapproprié, faussant encore davantage la conclusion qu’elle présentait comme un axiome au-dessus de tout soupçon. En politique, contrairement aux mathématiques, il n’y a jamais de facteur de division absolument irrémédiable.

Bourde politique
Faire de l’exclusion de Georges Frêche la condition sine qua non du rassemblement des forces progressistes aux régionales de 2010, c’est même ajouter une bourde politique à une erreur d’analyse. Car s’il existe un scrutin où le poids des personnalités et des bilans apparaît déterminant, c’est bien le scrutin régional. Or, s’il est un point, en Languedoc-Roussillon, qui fasse l’unanimité à gauche, et bien au-delà de la gauche, c’est bien le bilan de l’action du conseil régional sous la présidence de Georges Frêche. « Un bilan très bon », de l’avis même d’Eric Andrieu, le chef de file audois du PS, pourtant disposé, semble-t-il, à faire barrage au président sortant.  Les enquêtes d’opinion disponibles jugent ce bilan globalement positif. Celle qui a été effectuée par TNT Sofres en décembre 2008 situait à 75% le taux de satisfaction des habitants de la région (5). Dans ces conditions, comment faire avaler aux électeurs concernés que la première chose à faire, pour continuer dans cette voie, soit d’éliminer l’homme qui incarne cette réussite ? Les électeurs de notre région ne sont pas des gobies. Ce n’est pas par aveuglement ou inconscience qu’ils expriment aujourd’hui leur fidélité à Frêche dans leurs intentions de vote. C’est, d’abord, par pragmatisme. Connaissant leur Frêche depuis un quart de siècle, ils savent mieux que quiconque que ses réalisations doivent autant à ses défauts qu’à ses qualités. Il en fut de même, à Marseille, pendant quarante ans, sous le règne tout aussi « tyrannique » de Gaston Defferre.  Si la coalition anti-Frêche ne revoyait pas sa copie, à froid, sa solution - trop aléatoire - risquerait d’aboutir à une impasse suicidaire. Car elle ouvrirait la boîte de Pandore en introduisant de nouveaux facteurs de division dans l’énoncé du problème. On ne réglera pas le « problème Frêche » par l’exécution politique de Frêche. A force d’avoir vécu à couteaux tirés, le PS est en lambeaux. Dans quel état électoral se retrouverait la gauche régionale si elle donnait à son corps électoral le  spectacle de la mise au pilori de Georges Frêche sous les applaudissements de ses anciens amis… et les regards ravis de l’UMP ? Ce serait d’autant plus absurde, pour elle, que la nouvelle donne régionale donne justement aux uns et aux autres - à Georges Frêche d’un côté; aux Verts et au Front de gauche de l’autre - la possibilité, en effet, d’une solution radicale qui s’achèverait par un dénouement  à la Shakespeare : dans un massacre collectif sans rescapé.

Solution de survie
La solution du bon sens, celle de la survie,  consisterait, sans doute, à intégrer dans l’énoncé du « problème Frêche », en douceur,  les données objectives relatives à l’âge du capitaine; à la certitude que sa carrière politique, de toute façon, au plus tard, s’il est réélu, sera terminée en 2016;  à la nécessité de préparer sa succession, sans la gâcher par des initiatives irréfléchies, etc. Afin que, le moment venu, l’ancien maire de Montpellier puisse quitter la scène par la porte haute et non par la porte basse. Affaibli, mais lucide, Georges Frêche n’est plus en mesure d’imposer à tous ses vues sur tout, sauf à préférer le sabordage à la liquidation. Ses censeurs les plus virulents, eux, n’ont ni les moyens de leurs ambitions ni le temps de se les procurer. Toutes ces données plaident en faveur d’une solution négociée, équilibrée, abandonnant le recours contre-productif aux anathèmes. D’un compromis raisonnable qui fasse prévaloir l’intérêt général de la région sur tout le reste. Et qui puisse, l’an prochain, proposer au corps électoral de la région, sur la base d’un programme concerté, le rassemblement de toutes les intelligences, de toutes les forces progressistes de bonne foi, autour d’un nouveau contrat d’intérêt collectif dont Georges Frêche resterait le dépositaire, et ses alliés critiques les garants, dans le cadre d’un pouvoir exécutif équitablement partagé. Dans une région si riche en matière grise, est-ce trop demander ?

Alain Rollat

______________
(1) La Gazette de Sète n° 158. Commentaire du sondage de BVA créditant la liste de Georges Frêche de 34% des suffrages au premier tour des régionales ( en baisse de 2 points par rapport à 2004) dans l’hypothèse où la liste du président sortant serait soutenue par le PS, le PC et le PRG dans une compétition où la liste du Modem  réunirait 9% des suffrages et celle des Verts 7%. La liste Frêche l’emportant au second tour avec 55% contre 45% à la liste de l’UMP conduite par Raymond Couderc.
(2) Le Monde daté du 11 juin (Déclaration de Daniel Boy, directeur de recherche au Cevipof).
(3) Addition des suffrages de Cohn-Bendit (9,72%) et Waechter (1,52%)
(4) Le Monde daté du 10 juin.
(5) Sondage de TNT Sofres réalisé, à la demande de la Région, du 8 au 11 décembre 2008, auprès d’un échantillon de 700 personnes représentatif de la population du Languedoc-Roussillon.

Publié dans Politique. Mots clés : Alain Rollat, Christine Lazerges, Élections régionales, François Liberti, Georges Frêche, Jean-Louis Roumégas, Les Verts, Modem, Parti communiste, Parti socialiste, René Revol.

Par Jacques-Olivier Teyssier 15 juin 2009 à 23:09

42 commentaire(s)

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  1. Anonyme said

    on 16 juin 2009

    à 10:43

    Mr Alain Rollat: votre analyse aussi brillante soit elle, ne manque pas de pértinence surtout concernant les anti-Freche, quand vous parlez de la bande “anti-Freche” ( lazerges, roumégas, liberti …), je suis completement daccord avec vous, cet a dire que pour eux s’attaquer a Freche c est d’apres moi une façon de masqué leurs médiocrités politique. Surtout Roumégas qui s’exite comme un “cabri” mettant en avant les valeurs de la gauche, pour masqué un semblant de punition infligé par Freche lors des dernieres éléctions Municipale, et une nullité politique local caratérisé, nous ne sommes pas dupe le concernant, si il existe en politique un minimum a Montpellier, c’est surtout grace Geoarge Freche.
    Pour finir et en conclusion, encore une fois Mr Rollat, vous montrez dans votre analyse, une profonde affection et meme plus , a Freche, comprenez quand meme que pour un journaliste que vous etes, ce n’est pas tres intègre, autant que vous le revendiquiez pleinement, pourkoi pas la création d’un comité de soutient à Freche, dont vous sauriez le président ????
    Aussi dans votre analyse, vous ne dite pas un mot sur le soutien a ISRAEL de Freche, surtout que ca fait polémique en ce moment (Agrexco), c’est bien dommage !!!
    Malgrés toute la pertinence de votre article, et la non intégrité par rapport a Freche, vous vous comportez en bon petit ordonance du seigneur de ces terres.

  2. Pierre-Sully said

    on 16 juin 2009

    à 10:56

    Eh bien, voila que l’autre gazettier de Frèche, plus futé et un poil plus digne que celui de Montpellier, se fends d’une copie ampoulée et très laborieuse pour apporter les “preuves” des capacités régionales de rassemblement de GF…
    Si pour la région Montpellierraine encore bien quadrillée et tenue par les petits soldats, cela peut s’entendre, en revanche, la dernière élection européenne, qui à valeur de super sondage (prés de 46% de sondés) souligne les erreurs stratégiques étonnantes de GF qui à manifestement perdu ses qualités supposées de visionnaire ! Et le dernier sondage Alduy du jour enfonce le clou, Mr Couderc doit apprécier ce genre de démonstration oiseuse,car GF est bon a prendre, pourvu qu’il soit bien son adversaire ! PS

  3. Max said

    on 16 juin 2009

    à 11:02

    Ce qui se conçoit clairement s’énonce “rapidement”, cette longue diatribe inutile est de plus anachronique puisque le “courtisan” cite les “forces progressistes” et qu’il semble maintenant qu’il faille seulement évoquer l’union de la gauche (modèle 2004) …

  4. andré.m said

    on 16 juin 2009

    à 11:43

    A quand simplement ne parlerons plus de gauche comme de droite franchement, c’est la vrai question a mon avis. quand ont y regardent de plus prés, la gauche en voulant rattraper son retard sur la droite, oublie ses fondamentaux et son idéologie premiere,et ceux dans tous les aspects de cette société.
    tres souvent nous ne savons plus qui est de gauche et qui est de droite grace a SARKO, le tord de la gauche , c’est d’avoir foncé tête baissé en mettant sa propre identité premiere de coté, préferant ainsi tombé dans les filets de la droite agile. Ce n est pas une histoire de personne, mais de la capacité à réintégré ses fondamentaux. Est ce que le “progrés” se manifeste en faisant de ses valeurs de gauche, une surenchere de celle de droite ?????? en tous cas ça y ressemble fortement.

  5. PhM said

    on 16 juin 2009

    à 12:08

    Il est toujours agréable de lire des articles bien écrits et dont l’analyse n’est pas superficielle. Cela étant dit, l’article d’Alain Rollat appellerait bien des remarques. Je me limiterai à certaines.

    Le propos d’Alain Rollat à l’instar de ceux qui soutiennent Frêche sans apprécier outre mesure sa personne revient à dire « il n’y a que le résultat qui compte or le résultat de l’action de G. Frêche pour la ville comme pour la région est positif. Il est jugé comme tel par une majorité de l’électorat donc G. Frêche reste l’homme de la situation. Qu’importe sa personnalité, son « tempérament ». C’est un visionnaire génial, on ne peut pas se priver d’un tel talent ».

    Comme homme de gauche qui n’a aucune ambition politique personnelle, je réponds ceci :

    Il n’est pas dans la culture de gauche de croire en des hommes providentiels. La « vision » de Georges Frêche n’est pas celle d’un seul homme. Elle est issue du travail de fond d’une équipe qui rassemble suffisamment de personnes compétentes pour proposer des directions d’action à long terme, audacieuses et pertinentes. Le mérite du « chef » est d’opérer des choix et de prendre des décisions. Ce n’est pas si mal. Mais de là à attribuer à un seul homme la « qualité de visionnaire » pour justifier qu’il est « indispensable », « inévitable » pour l’avenir de la région il y a un pas à franchir qui n’est guère de gauche.

    J’entends dire que personne d’autre dans la région ne possède les qualités de G. Frêche. Si on tient précisément compte du fait que son « génie » s’appuie avant tout sur les compétences d’une équipe, on peut imaginer qu’une autre personne avec la même équipe, ou une autre également de grande compétence, mette en œuvre une politique tout aussi excellente.

    Mais alors pourquoi ne pas garder G. Frêche si c’est pour garder son équipe et continuer la même action ?

    Parce que lorsqu’on est vraiment de gauche on ne peux pas se contenter du résultat. La façon de faire de la politique, la façon de se comporter au quotidien avec son entourage professionnel comme avec les citoyens, quels qu’ils soient, compte.

    A-t-on mesuré l’impact sur les jeunes des pratiques politiques d’hommes comme G. Frêche ou, à une autre époque, de Gaston Defferre ? Je constate autour de moi qu’un grand nombre de jeunes, sincèrement de gauche (autrement dit qui se comportent avec des valeurs de gauche) se détournent de plus en plus de la politique, et même du vote, en exprimant leur honte de voir que dans la région la figure emblématique de la gauche est celle de G. Frêche. Cela ne suffit pas à faire changer le sens du vote ? Non, bien sûr, mais quelle responsabilité que de détourner ainsi les générations futures de la vie politique !

    Non, G. Frêche n’est pas la cause de la déroute socialiste aux européennes puisque cette déroute est générale en Europe. Mais a contrario, son action remarquable dans la région n’a en rien réduit l’ampleur du désastre. De même qu’elle n’a en rien aidé à améliorer les résultats aux suffrages nationaux dans la région. Il est permis de penser que si G. Frêche donnait une autre image des socialistes il pourrait en aller autrement.

  6. observateur said

    on 16 juin 2009

    à 14:57

    Mr Alain Rollat dit “Tout problème trouve sa solution dans ses données. … La valeur d’une solution électorale reste une variable. Sa pertinence est toujours proportionnelle au degré d’exactitude des informations fournies dans l’énoncé du problème à résoudre.”

    Je partage entièrement son analyse et j’aimerais du coup qu’il applique cette règle de base pour étayer ses propos quand il affirme que tout le monde salue le bon bilan de Frêche à la Région.
    Quelles sont les sources d’information fiables dont il dispose pour affirmer un tel constat : le journal “Vivre en LR” du CR LR ? Les sondages payés puis commentés par la Région ? Les sondages d’opinion réalisés par la Gazette ? Les témoignages d’élus en attente d’une subvention ou de la signature d’un contrat territorial avec la Région ? …
    Mr Rollat, tout cela n’est ni très sérieux ni très scientifique. Vous savez mieux que quiconque comment peuvent se fabriquer des opinions très éloignées de la réalité à partir du moment où l’on s’en donne les moyens en matière de communication et de marketing territorial. La Gazette est bien placée pour le savoir.

    Je serais beaucoup plus convaincu si vous me citiez des études de l’INSEE, de la DIACT, du Pôle Emploi, de l’Union Européenne, etc, c’est à dire des organismes d’Etat non financés directement ou indirectement par le Conseil Régional ou par l’Agglo de Montpellier.
    Or, les chiffres que je trouve chez ces organismes sont loin d’être aussi flatteurs.
    Dernièrement, le Pôle Emploi indiquait que la Région arrivait en 4 ème position en terme de destruction d’emploi pour la période mars 2008 - mars 2009 (juste derrière la Lorraine et Champagne Ardennes).
    Selon le baromètre 2009 du cabinet Ernst & Young publié début juin, Montpellier ne figure pas dans le palmarès des villes attractives pour implanter une entreprise, contrairement à Paris (largement en tête au niveau national et 3ème au niveau mondial), Lyon (plébiscitée à 44%) et Marseille (19%), suivies de Toulouse et Lille (14%), puis Bordeaux et Strasbourg (11%).
    Etc, etc…

    De plus, quand on parle d’évaluation de politiques publiques (ici, celle de la Région), on ne se limite plus à l’emploi, même si c’est central en période de crise. A l’heure du développement durable et du changement climatique, on évalue aussi les dimensions sociales, écologiques et de gouvernance.
    Où sont ces dimensions dans votre analyse “objective” ? Nulle part !!!

  7. baf said

    on 16 juin 2009

    à 15:03

    Bof !

  8. Anonyme said

    on 16 juin 2009

    à 16:20

    c’est bien long et bien inutile
    mais après deux ouvrages de sauvetage
    expliquer qu’il vaut mieux que tout ça se règle avec l’âge du capitaine, finalement……
    c’est ça les fans, ça soutient jusqu’au bout…

  9. Cricri said

    on 16 juin 2009

    à 17:49

    Une fois de plus, Alain Rollat démontre qu’il a beaucoup d’humour et de second degré.
    Bravo et merci de m’avoir fait tant sourire en ce jour de grippe ou je suis cloué au pieu … :))

  10. Cornélius said

    on 16 juin 2009

    à 18:13

    Tout cet étalage de politique politicienne pour proposer un “exécutif équitablement partagé” comme solution pour sauver Ubu… comme si Frêche avait déjà équitablement partagé le pouvoir. Vu le contexte, il est certes capable de le promettre pour sa réélection mais de là à le croire!

  11. Maison Blanche said

    on 16 juin 2009

    à 18:30

    Un article long et fastidieux pour tenter de démontrer que Frêche est le meilleur. Sauf que M. Rollat porte des oeillères sélectives. Au lieu d’expliquer les 27 ans à la mairie par la relation de confiance avec les électeurs il devrait s’interroger sur les réseaux constitués par GF et largement alimentés par les subventions sur fonds publics. Quand il parle d’un bon bilan à la Région, moi j’observe que des dossiers qui étaient sur mon bureau en 2004, port de Sète, aéroport de Montpellier, ligne Béziers Neussargues, viaduc de Courbessac, rocades Est et Ouest de Montpellier etc.. ou les dossiers de construction de lycées, de protection du littoral, d’aide aux éditeurs en Région, ou de modération de la pression fiscale qui étaient sur les bureaux de mes collègues directeurs, sont soit en plan, soit enterrés.
    Monsieur Rollat en bon journaliste ne devrait pas se contenter de répéter les louanges tressées par les stipendiés de Frêche. Si journalisme d’investigation veut encore dire quelque chose il pourrait s’en inspirer.

  12. Anonyme said

    on 16 juin 2009

    à 18:34

    Bravo pour cette propagande visant à faire de Georges Frêche “un rassembleur de la Gauche”, de laisser supposer que personne ne pourrait faire mieux… je pense sincèrement qu’au delà des personnalités dépendantes de lui, qu’ils soient “pro” ou “anti” d’ailleurs, il existe de nombreux talents qui, hélas, n’émergeront pas tant que ce système féodal restera en place… Et puis si Georges Frêche était réellement un “grand homme”, il saurait partir comme tel, préparer sa suite et savoir passer la main. Au lieu de cela, il s’accroche au pouvoir comme un potentat du Sud préférant une politique de la terre brûlée, après lui rien de bon ne sera possible, peut-être dans l’espoir que la postérité fera de lui ce rassembleur qu’il s’imagine être.

  13. Anonyme said

    on 16 juin 2009

    à 22:11

    La preuve est faite que Montpellier Journal dérange, GF a mis de faction la sentinelle Rollat.

  14. Rhoor said

    on 16 juin 2009

    à 22:34

    @ Maison Blanche; je me demande si vous vivez bien sur notre Région car dire que les dossiers des nouveaux lycées sont toujours dans les cartons… c’est fort !
    Lycée Prévert à coté d’Alès sept 2009 , Mendès France Montpellier sept 2009, Victor Hugo Lunel sept 2008, Rosa Luxemburg Canet sept 2008…Vous voulez encore que je poursuive sur le Port de Sète ?
    Cordialement,

  15. Anonyme said

    on 16 juin 2009

    à 22:54

    Les lycées d’Ales, Lunel et Canet avaient été décidés sous la majorité de J Blanc celui de Montpellier va surtout permettre une grosse opération immobilière et justifie le volet utilité publique d’Odysséum…

  16. Anonyme said

    on 16 juin 2009

    à 23:21

    Je trouve que tout le monde crache dans la soupe très facilement…sauf Rhoor avec qui je suis d’accord: pour les lycées, ça tourne plutôt bien le programme de construction des nouveaux lycées, et y’a pas de raison que ça ne continue pas.
    “cracher dans la soupe” donc: moi qui ne suis pas montpelliérain d’origine, j’aurai bien aimé qu’un homme politique de la trempe de Frêche fasse autant pour ma ville natale que ce qu’il a fait pour Montpellier en 25 ans…ce que je vais dire va paraître facile mais je me place volontairement dans la peau du citoyen lambda (celui qui paie des impôts et qui sait pourquoi il en paie): qui n’apprécie pas d’aller nager à Antigone, d’aller arpenter la médiathèque centrale Zola, de prendre le tram, de voir son quartier embelli pas ce même tram? bien sûr, tout est critiquable, pour reprendre ce dernier exemple du tram l’échec relatif de la ligne 2 et sa boucle du Lez catastrophique, des coups de gueule et des mots de trop, pas de partage du pouvoir réel etc…mais quand Rollat parlait du bilan, si on essaie juste d’être objectif et de voir ce qu’est Montpellier aujourd’hui, c’est plutôt pas mal non???? quant à ce que fait Frêche de la région, il est encore trop tôt pour se prononcer (un mandat régional ne donne pas assez de recul), mais là encore, on ne peut pas dire que l’image de la région sorte écornée de la gestion frêchienne malgré des boulettes risibles comme la Septimanie. Et puis toujours pour prendre l’exemple des transports urbains ou suburbains (je suis un ennemi de la route), en 5 ans, sur le réseau TER, il y a eu de gros progrès effectués ne serait-ce qu’en matériel roulant (les nouveaux TER), et, même si c’est un détail, en LR on roule en classe unique sans que les TER aient vu disparaître le confort de la première classe…est-ce le cas dans toutes les régions? bien sûr que non!
    Bref, malgré l’âge, la maladie, la tyrannie supposée du “patron”, mieux vaut un second mandat avec lui (et son équipe) qu’un retour de la droite sur les bords du Lez…On peut décliner au niveau régional facilement les défauts de la division et de la surenchère de critiques très propres à la gauche dans son ensemble: cela n’a qu’un effet, redoutable: faire revenir la droite; pour moi c’est clair, Frêche sera toujours mieux et fera toujours mieux que la droite anciennement aux commandes ici!

  17. Sétois said

    on 16 juin 2009

    à 23:37

    Il faudrait donc sauver le capitaine menacé par sa santé (mentale?) et son grand âge? Belle manoeuvre politicienne d’un gazettier retraité qui visiblement n’a ni vécu ni travaillé les trente dernières années dans la région et se prend pour conseiller du prince. Rassurons-le: en effet, ici la vie politique est merveilleuse. Et les gens sont heureux. Pauvres peut-être, “cons”, paraît-il -surtout quand ils votent-, mais heureux. Bientôt une tribune de la Gazette de Montpellier dans Montpellier-Journal? Bravo pour votre ouverture d’esprit à Montpellier-Journal. Ils en ont beaucoup moins en face. Même emballée dans de la soie, ça ne sent pas très bon, la… manipulation. Un ancien du Monde après ce qu’a été le Monde ces 15 dernières années, n’est pas forcément bien placé pour expliquer la politique aux jeunes qui vivent et crèvent du mal vivre en Languedoc.
    PS, pour sourire: si chaque fois que Rollat rencontre des opinions divergentes dans les commentaires, il doit nous infliger pareille tribune frêchiste derrière, la démocratie est en danger à Montpellier-Journal!

  18. Cornélius said

    on 17 juin 2009

    à 00:03

    Sétois a raison, ça passe pour une fois mais s’il faut dorénavant supporter les tribunes des frêchistes, autant lire La Gazette, surtout que ces gens sont les derniers qualifiés pour nous apprendre la démocratie.

  19. Anonyme said

    on 17 juin 2009

    à 08:23

    @Anonyme du16 /23h21, le poids des impots n’a pas l’air de vous géner, car à combien d’€ la boulette Septimanie, boucle du tram et autres.

  20. Alain Rollat said

    on 17 juin 2009

    à 09:02

    Merci des réactions des uns et des autres. Mon post-scriptum sera bref car je ne voudrais pas agacer davantage ceux qui trouvent que j’occupe déjà trop de place sur ce forum…
    1/ Oui, j’ai été “laborieux”. J’ajoute même: chiant! Mais c’est comme çà: on ne peut pas être court et rigolo quand on analyse des choses politiques complexes. Mieux vaut, en la matière, être laborieux que sommaire.

    2/ J’ai déjà écrit que j’avais pour GF “l’affection de l’anthropologue pour le pithécanthrope de Java”. J’aurais pu parler aussi de “l’affection” de l’entomologiste pour les insectes “monstrueux”… Dans les deux cas il s’agit uniquement de l’attachement que peut avoir n’importe quel homme de plume en présence d’un personnage romanesque. Si j’ai une “affection” pour GF c’est la même que celle que j’ai exprimée quand j’ai brossé les portraits de Charles Pasqua, Jacques Delors, Jean-Marie Tjibaou, etc., personnalités hors normes… Est-ce que que ce regard “affectueux” annihile ma probité professionnelle? Je ne prétends pas être neutre, je prétends être honnête. Et comme je suis libre comme l’air, sans lien partisan, sans engagement aucun, sans obligation vis-à-vis de qui que ce soit, n’attendant rien de personne, n’ayant plus rien à prouver, travaillant en conscience au gré de mes fantaisies, mais farouchement attaché à mon devoir social de “diseur de vérités” ( vérités, au pluriel, à bas les porteurs de certitudes!…) je ne vois pas ce qui, dans ma démarche autonome ou mes écrits solitaires, pourrait amener à douter de mon intégrité. Sauf, bien entendu, à me décrire encore comme une “sentinelle” en mission. Grotesque!

    3/ J’en suis bien d’accord: les “hommes providentiels” sont l’une des plaies de la démocratie. Tout homme politique étant responsable de ses mots autant que de ses actes GF ne saurait être exonéré de ses écarts de langage. S’il a quelque part valeur d’exemple cela ne peut être que pour illustrer Machiavel ( dont l’idéal personnel restait néanmoins républicain…)

    4/ Une analyse politique n’est pas une analyse économique. Ni disposant pas d’assez d’éléments pour en juger je ne contesterai pas que les études économiques et sociales disponibles sur notre région puissent justifier un bilan critique de sa situation contrastant fort avec ce qu’en disent les “communiquants” de GF. Il n’en demeure pas moins que la perception que l’opinion publique a de l’action de GF et de sa majorité régionale est très globalement positive ainsi que l’indiquent les sondages effectués dans les conditions de rigueur habituelles par les instituts les plus fiables. C’est une vérité de fait, pas une interprétation, encore moins une instrumentalisation. Mais pourquoi pas, en effet, suite à ce forum, une tribune économique et sociale après cette tribune politique?

    PS final: Prompt rétablissement à Cricri: je suis content d’avoir rendu sa grippe souriante!

  21. Pierre-Sully said

    on 17 juin 2009

    à 09:49

    Mr Rollat, faut pas confondre, Jacques Delors, Tjibaou etc. personnalités Hors-Normes, d’accord ! Y adjoindre GF ?
    Pas dac, c’est juste un personnage Anormal, rien de plus…
    Et Calamiteux, à mon sens et à celui de bien plus de Languedociens et Catalans que vous le supposez.Et de Martine aussi…
    C’est vrai que vous écrivez “chiant”,mais c’est surtout parce que n’écrivez pas vrai, ça complique la tache de dissimuler, de contourner, d’amortir… Parce que sinon les bons journalistes ne sont jamais “chiants”

  22. Alain Rollat said

    on 17 juin 2009

    à 10:18

    Je ne faisais que rappeler le conseil de Hubert Beuve-Méry à ses journalistes politiques: “Soyez chiants!” Mais sans doute qu’à vos yeux HBM n’écrivait pas “vrai” et ses journalistes politiques n’étaient pas de “bons journalistes”… J’ai bien compris que pour vous le “bon journaliste” est celui qui écrit ce qui vous plaît…

  23. Imconpréhension said

    on 17 juin 2009

    à 11:42

    Chiants pour qui ? Pour le lecteur ou pour le détenteur du pouvoir ? Peut-être que voilà l’explication de ses diatribes inutiles …

  24. Ju said

    on 17 juin 2009

    à 13:18

    @ A.Rollat : Bien envoyé !!!
    @ Criri : à quand le débat ?
    @ ceux qui critiquent : faut lire Okapi, c’est plus facile… moins chiant… ou Picsou Mag, aussi, c’est sympa

  25. Olivier34 said

    on 17 juin 2009

    à 14:00

    Quelques commentaires sur le papier de Rollat.
    Le débat doit-il vraiment porter sur le pour ou le contre G. Frêche ? Je ne suis pas sur que ce soit la ligne la plus intéressante d’un débat nécessaire dans le cadre des futures élections régionales. Sortons de ces logiques binaires qui empêchent tout débat digne de ce nom dans la région quant à ce que doit être la future majorité régionale et surtout son projet… chose que l’on évoque peu..

    Pour ce qui est du papier de Rollat. On ne peut pas dire n’importe quoi quand même… Pour ne m’attaquer qu’à deux arguments. D’une part, les sondages post-électoraux de 2004, montraient que les élections régionales sont les élections locales qui sont le plus sensibles à la conjoncture politique nationale et celles pour lesquelles le bilan joue le moins… Pour ce qui est du sondage de la Gazette qui est cité, il est à remarquer que G Frêche sortant fait deux points de moins que Frêche candidat en 2004. Cela interroge quand même…
    Enfin, comparer les résultats du LR aux européennes aux régions plus à droite (PACA/R. Alpes) n’a pas vraiment de sens. Et pourquoi par rapport à M. Pyrénées ???

  26. cricri said

    on 17 juin 2009

    à 14:04

    M’sieur Rollat.. Dieu (désolé) sait que j’ai du respect pour vous, je vous l’ai déjà dit… particulièrement pour vos papiers sur le FN dans le Monde à l’époque ou j’étais jeune et beau et aussi pour votre lettre d’adieu au Monde, publiée sur Acrimed, que je trouve encore aujourd’hui fort bien troussée et “visionnaire”.
    MAIS vous savez aussi que sur la question, le problème, l’énigme, la controverse Georges Frêche, on risque de ne jamais être d’accord.
    Quand vous voyez qque part “la fin justifie les moyens sur le plan électoral”, moi je vois “question de principes”. Quand vous voyez “résultats probants à Montpellier en 27 années” j’y vois “campagnes de pubs bien orchestrées et clientélisme local”. Quand vous constatez que les “résultats du PS aux européennes ne doivent pas plomber Frêche”, je m’amuse à remarquer que le sus-dénommé n’est plus au PS depuis quelques temps maintenant et que la question ne devrait même pas être soulevée.
    Bref, comme vous m’avez tenté, je m’en vais vous répondre du côté de chez moi. Comme vous connaissez l’adresse, je vous invite à y passer et à me répondre quand le billet sera mis en ligne. Ce qui ne saurait tarder.
    A bientôt. Et merci pour votre patience.

  27. Anonyme said

    on 17 juin 2009

    à 14:13

    Ce qui est grotesque M.Rollat c’est de vouloir nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
    Tout le monde sait la conivence qu’il y a entre le monde journalistique et politique en France(les petits diners parisiens), rien de comparable avec le style anglo-saxon, cela dit ,je suis respectueux de la Liberté de chacun,qui doit savoir ne pas empiéter sur celle des autres.

  28. POLO said

    on 17 juin 2009

    à 16:05

    D’accord avec vous “Anonyme”,vous avez mon soutien total.

  29. Alain Rollat said

    on 17 juin 2009

    à 16:16

    “La société de connivence”. C’est le titre de l’ouvrage (paru en 1984 aux éditions Aubier) de Paul Beaud, le sociologue parisien qui s’est exilé à Lausanne parce que l’Université française le considérait comme un franc-tireur incontrôlable. C’était mon ami, nous avions fait nos études de journalisme ensemble, il est mort, en Suisse, toujours aussi méconnu en France. Le contenu de cet ouvrage, qui a fait référence par ses réflexions sur les rapports entre les médias et les pouvoirs, se nourrissait de nos expériences réciproques. Je précise ce point d’histoire pour dire que le “journalisme de connivence”, je l’ai souvent rencontré, en effet, mais je l’ai toujours refusé. J’en ai même plusieurs fois transgressé les usages, ce qui m’a souvent valu d’être considéré comme un mouton noir par mes confrères prisonniers de leurs relations. Ne parlez donc pas, svp, à mon sujet,de choses qui me sont contraires. Je n’ai jamais eu et je n’ai toujours pas la moindre relation de connivence avec GF. Je ne dis pas çà dans l’espoir de vous en convaincre mais uniquement pour continuer de batailler, pied à pied, au service de la vérité des faits…

  30. Ju said

    on 17 juin 2009

    à 17:21

    Quid : qui aurait la stature pour prendre cette tete de liste ?
    Doit-on laisser filer une région…
    - en mettant quelqu’un moins “mediatique”/connu en tete de liste ?
    - en se divisant et en se retrouvant avec toute une floppée de listes à gauche alors qu’(a droite ils sont tous unis derrière la même tete de pipe ?
    L’heure n’est pas au “qui?” mais elle est au “ensemble, comment et pourquoi ?”
    On parle de primaires au niveau national, les gens s’embrochent et se critiquent dans des bureaux alors que des vrais-gens, eux, sont dans la merde et qu’il n’y a personne sur le terrain pour les soutenir et les aider…
    faudrait revenir aux vrais fondamentaux de la politique, POUR LES INTERETS COMMUNS.
    Pour ne pas laisser filer la region il faut passer par des concession, dans tous les partis de gauche, apprendre à se parler, travailler ensemble et construire.

  31. Ju said

    on 17 juin 2009

    à 19:11

    sur fr3 il vient de parler du “ensemble” d’écologistes (tiens donc) et pas du modem… changeent de cap ?

  32. Observateur said

    on 17 juin 2009

    à 19:29

    @Alain Rollat, message de 9h02.
    Je suis + ou - d’accord avec vous que si les résultats objectifs de l’action de GF ne sont pas si bons que ça, l’opinion publique lui est plutôt favorable, du moins, celle qui remonte des sondages commandés et commentés par GF lui même, ce qui soulève quand même pas mal de réserves.

    Là où j’aimerais que vous développiez votre analyse, c’est sur les moyens considérables en communication et en marketing territorial mis en œuvre par GF pour fabriquer cette opinion publique (voir même pour faire croire par média et sondage interposés que l’opinion lui est favorable).
    A mes yeux, on a passé depuis longtemps le stade de l’information et de la communication pour basculer dans celui de la manipulation pure et simple, ceci avec notre propre argent.

  33. Pierre-Sully said

    on 17 juin 2009

    à 20:02

    Mr Rollat, HBM, disait a ses journalistes politiques “soyez chiants” pas “écrivez chiant” (sinon la baisse du lectorat aurait suivi) en rapprochant son autre conseil “le bon journalisme politique, c’est du contact et de la distance”, il en découle que HBM prônait plus surement d’être chiant pour les personnes en allant au plus prés, et libres de tout dire grâce à la distance gardée. C’est mon analyse pour les citations de ce mieux que “bon” journaliste

  34. 180 ° said

    on 17 juin 2009

    à 23:28

    La société de connivence ? : consultez un exemplaire de la Gazette et ses pleines pages de publicité couleur et d’annonces payées par la Région. Ce n’est pas interdit (il faut bien que la presse vive) mais l’hebdomadaire fondé par M. Rollat et M. Rollat lui même dans ses billets ou chroniques n’en ont-t-il pas perdu leur liberté critique vis-à-vis de GF, quoi qu’ils en disent, peut être même inconsciemment ? . Car, in fine, peut-on critiquer ou contredire G.F sans faire l’objet d’une attaque en piquet qui détruit le manant refusant de voir la grandiose action du Prince. Le bilan de G.F n’est pas totalement négatif. Il est toutefois largement surestimé grâce à une politique de communication qui est, au demeurant, remarquable. Si l’on ajoute l’age du capitaine, la maladie et les dérapages inadmissibles que nous avons connus, ayons le courage de dire stop et de penser à reconstruire une vrai alternative avec des valeurs dont GF s’est hélas largement éloigné depuis belle lurette. Pour finir je préfère que la gauche républicaine soit éloignée des responsabilités plutôt que de la voir l’emporter avec les valeurs du camp d’en face (parfois le plus extrème). Il y a des talents dans les cercles qui représentent cette alternative humaniste, progressiste et sociale qu’il est vraiment temps de changer de cap et de conducteur.

  35. Alain Rollat said

    on 18 juin 2009

    à 08:37

    Un dernier mot pour préciser à “Pierre-Sully” que le “conseil” de Beuve-Méry à ses journalistes politiques, que celui-ci invitait à ne pas avoir peur d’avoir la plume “chiante”, se référait, constamment, à une citation de Péguy que Beuve-Méry avait fait sienne et à laquelle il m’a renvoyé moi-même à mes débuts au Monde: “Dire la vérité, toute la vérité, dire bêtement la vérité bête, ennuyeusement la vérité ennuyeuse, tristement la vérité triste…” Pour le reste l’éditorial de François Martin dans le Midi Libre de ce jeudi résume bien la situation créée par Martine Aubry. Plus le “vieux lion” sera attaqué, plus il restera populaire… Les corps électoraux adorent ce genre de feuilleton. Les plus vilipendés des hommes politiques sont souvent les mieux réélus par leurs électeurs. Ce n’est peut-être réjouissant pour les moralistes mais c’est comme çà. En tant qu’ analyste, je ne fais qu’énoncer des constantes vérifiées de longue date dans les moeurs politiques. Quant au débat interne, le débat entre la “gauche prophétique” et la “gauche réaliste”, c’est l’affaire des militants…depuis Jaurès, et même avant. Je ne fais que l’observer et le commenter librement quoi qu’on en dise ici ou là…

  36. Anonyme said

    on 18 juin 2009

    à 08:44

    @180° la Gazette,c’est le Figaro régional.
    Heureusement ,il y a des exception comme Libération, qui jouie d’une liberté rédactionnelle alors qu’il appartient à la famille Rothschild comme quoi!!!!

  37. Max said

    on 18 juin 2009

    à 09:51

    Il ne faut pas confondre “courtisan” et “homme de plume”, l’impresionnante culture générale du “phraseur chiant” verra tout de suite l’allusion à Guez de Balzac …

  38. moustachedesete said

    on 20 juin 2009

    à 15:24

    pour le plaisir
    M Rollat le droit de réponse existe en principe et la démocratie journalistique dont vous êtes l’hôte ici le prouve. Suite à votre billet dans la gazette de Sète invitant les écolos Sétois à tenir une tribune sur la criée nous vous avons envoyé une réponse qui n’a pas été pubiée. Alors les leçons et les principes merci!!
    PS voir le blog des Verts de Sète

  39. Anonyme said

    on 20 juin 2009

    à 16:48

    Et il est où ce blog…

  40. Alain Rollat said

    on 22 juin 2009

    à 16:07

    Réponse à “Moustache de Sète”: la réponse des Verts de Sète à ma chronique du 11 juin était datée du 16 juin, elle est arrivée à La Gazette de Sète le 17 juin, c’est-à-dire le jour où son numéro du 18 juin était déjà bouclé; elle a été immédiatement préparée pour publication et paraitra donc dans le numéro suivant… Votre persiflage est donc sans fondement… La Gazette de Sète a toujours respecté les droits de réponse. Leur publication est d’ailleurs de droit et, en tant que fondateur du titre, je veille au respect de l’expression de tous les lecteurs. Le contenu de La Gazette en témoigne. Merci.

  41. Anonyme said

    on 22 juin 2009

    à 21:19

    A. Rollat est malin ET VICIEUX à la fois

    il va publier le droit de réponse mais avec une semaine de retard or il n’y a rien de plus vieux que le journal de veillle

    Un vieux journaliste comme A ROLLAT LE SAIT TRES BIEN

    En aurait il fait de meme avec un droit de réponsed e g freche

    allez je ne conclus pas a vous de deviner

  42. Alain Rollat said

    on 23 juin 2009

    à 07:28

    Encore un “Anonyme” qui ne sait pas de quoi il parle…Son grain de sel est d’autant plus stupide que le “droit de réponse” en question m’adressait…des remerciements et n’appelait de ma part, comme on en jugera, aucune critique…

18:11 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : alain rollat, problème frêche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

09/06/2009

INDUSTRIE EOLIENNE : QUAND L’ECOLOGIE SE PREND LES PIEDS DANS LE TAPIS

de Yves VERILHAC - Premier Directeur du Parc Naturel Régional des Monts d'Ardèche, ornithologue depuis 1970 et initiateur de la demande de moratoire à l'installation des éoliennes en Ardèche déjà signé par des personnalités comme Pierre Rabhi (Vidéos) ou Gilles Clément (vidéos):
http://pagesperso-orange.fr/moratoireeolien07/

    • En complément à cet article, veuillez trouver à l’adresse suivante http://pagesperso-orange.fr/moratoireeolien07/ la pétition:
      Pour un moratoire de dix ans sur l’implantation d’éoliennes industrielles en Ardèche.  Vous pouvez signer cette pétition en envoyant un simple message par courriel à l’adresse suivante : mailto:moratoireeolien@orange.fr , par exemple : "Je soussigné, Jacques Martin, Agriculteur, signe la demande de moratoire à l’industrie éolienne en Ardèche afin de protéger ses paysages".
    • Cette demande de moratoire à l'implantation d'éoliennes industrielles en Ardèche a dépassé les 850 signatures en deux mois. C'est déjà bien mais pas suffisant pour infléchir les autorités. Si chacun d'entre nous adresse la demande de moratoire à 10 personnes de sa connaissance, nous pouvons rapidement doubler le nombre. Il y a urgence car il y a des projets en cours d'examen par la Préfecture. C'est une course contre la montre pour sauver les paysages ardéchois.
    • Collectif des associations d’ardèche opposées aux éoliennes industrielles pour la défense de l’environnement http://eole07.fr
      Forum Orange Moratoire éolien créé par Yves Vérilhac  http://forum.orange.fr/liremessages.php?idsection=1690&am...
      Blog d'Alain BRON, auteur, promoteur d'arts, administrateur de théâtre http://alainbron.blog.lemonde.fr/2009/03/16/moratoire-sur...

Retour sur les sept péchés capitaux d’éole.

Les promoteurs de l’éolien industriel se sont assis sur un nombre important de principes de base enseignés par l’écologie, sans doute dans l'espoir d'un changement du contexte énergétique. Mais faute d’avoir su encadrer cette volonté politique au niveau local, le pari est déjà perdu quelques années seulement après avoir nationalement « dopé » ce secteur industriel.

Mitage

Dans de nombreuses communes françaises, il est difficile voir impossible de construire une simple maison. Les règles sur les paysages sont heureusement venus contraindre la construction : ici c'est la loi Montagne qui oblige à construire dans la continuité des hameaux et bourgs existants, là la loi Littoral, partout les règles d'urbanisme veillent au respect des « greffes » entre le nouveau et l'ancien pré existant. Ces règles louables ont des incidences fortes : ainsi il n'est pas rare de manquer de logements dans le Massif Central à cause de contraintes paysagères. Des industries, et donc des emplois locaux (contrairement aux éoliennes) ne peuvent pas s’implanter.

Les permis de construire des éoliennes industrielles s'affranchissent quant à eux de ces principes de bases. La « beauté » de ces machines est un argument subjectif. Car on pourrait tout aussi légitimement vanter la beauté d’usines et de logements. Sur ce prétexte faut-il mettre à bas ces lois qui ont construit les magnifiques paysages français ? Est-ce que l’urgence sociale ne vaut pas celle de l'écologie ?

Saucissonnage

Aucun aménageur ne peut « saucissonner » ses projets pour les faire accepter par petits bouts sans se retrouver poursuivi devant le Tribunal administratif. Sauf pour les promoteurs d'éoliennes ! Aucune planification territoriale n'est venue encadrer la multiplication des machines.

Non seulement les projets sont étudiés au coup par coup sans savoir si d'autres implantations auront lieu ou non juste à côté, parce que portés par un autre opérateur privé ou sur une autre commune, mais il est courant que des parcs initiaux « vendus » pour quelques machines à la population, fassent « des petits » quelques années plus tard.

Des zones de développement éolien sont approuvées par des collectivités locales sans connaître le nombre de machines à terme. Vous êtes d'accord pour 10 éoliennes ? Demain vous en aurez 50, ou plus... sans pouvoir y redire. Les Régions qui s’étaient vues après coup confier la responsabilité de schémas ont la plupart du temps préféré décliner.

Gaspillage

Les environnementalistes dénoncent à juste titre, la concentration et le gaspillage, mais pas pour l'éolien industriel ! Transporter très peu d'énergie aléatoire (rentabilité moyenne de 30% du temps) et non modulable sur de longues distances n'est pas rentable. Au lieu de développer les énergies renouvelables au niveau de l'habitat individuel préalablement isolé, ce qui rendrait les citoyens plus autonomes... l’éolien renoue avec la concentration.

Mono tourisme, mono agriculture, mono énergie... avec toutes les pertes en ligne induites. Cette énergie là serait parait- il « délocalisée » parce que située au plus près des habitants d’une commune. C’est juste oublier que l’énergie ainsi produite part dans le réseau national voir international sans possibilité d’utilisation locale.

Les éoliennes industrielles permettent de se donner bonne conscience sans changer un système centralisé et peu économe. Ainsi la seule augmentation de la consommation française entre 2007 et 2008, soit 5,8 TWh, nécessiterait d'ériger 1400 nouvelles machines. Et en 10 ans 14.000 machines en plus uniquement pour suivre l’augmentation exponentielle ? L’implantation de centaines de machines depuis cinq ans n’a en rien fait décroître la consommation française. Au contraire c’est un alibi pour continuer en pensant que « la technique y pourvoira ».

Not in my back yard

Le « Nimby », pas dans mon jardin (not in my back yard) est dénoncé à juste titre par les tenants de l’environnement. Certains s’en servent même pour discréditer les motivations des opposants aux éoliennes. Mais par une sorte de force centripète, les parcs éoliens sont rarement visibles par les communes qui portent les projets et bénéficient de la taxe professionnelle. Les implantations sont souvent excentrées, visibles depuis les communes qui n’appartiennent pas à la même intercommunalité et ne profitent pas des retombées financières.

Mauvaise gouvernance

Est-ce parce que le secteur est soumis à forte concurrence entre opérateurs eux-mêmes, ou pour éviter la structuration d’oppositions locales, toujours est-il qu’il n’est pas rare que des habitants découvrent les projets au dernier moment, dans le journal ou lors de l’enquête publique. Pas rare non plus que les mats des éoliennes soient implantées sur les propriétés de certains élus ayant eux mêmes à se prononcer sur l’opportunité des projets. La concertation, les plaquettes en couleur, l’organisation de voyages sur d’autres parcs éoliens sont le plus souvent financés par les promoteurs eux-mêmes.

Nationalisation de l’investissement, privatisation des profits.

En décidant de doper l'énergie éolienne en subventionnant le rachat de l'électricité ainsi produite au dessus du prix du marché, le gouvernement a sollicité le porte monnaie de tous les consommateurs. Ces derniers, en payant leur facture d'électricité, financent les entreprises privées, souvent des multinationales qui, grâce à cet « impôt » bénéficient d'un retour sur investissement très court : entre 5 et 7 ans sachant qu'une machine revient en moyenne à 1M€. Sans garantie que ces bénéfices soient réinvestis pour l'environnement, loin s'en faut. Cette incitation fiscale explique pour une grande part la frénésie qui s'est emparée des aménageurs.

Absence de principe de précaution

Pourtant règle d'or en écologie, le principe de précaution, n'est pas appliqué pour le développement industriel de l'éolien. L'urgence de la réduction des gaz à effet de serre sert de prétexte à la précipitation.

Démontrer préalablement la rentabilité de ce développement avant de bouleverser les paysages ? A quoi bon. Vérifier l'impact sur la faune avant de couvrir le territoire national et pourquoi donc ?

Un taux de mortalité moyen de 33 oiseaux par machine et par an a été constaté sur des axes migratoires importants (Toronto renewable energy cooperative 2000). Mais certaines associations, dites naturalistes, réalisent les études préalables pour les promoteurs ! Caution n'est pas précaution...

Et le Président de la République vient d'annoncer la construction d'une voire deux nouvelles centrales nucléaires. Encore un pari perdu !

Alors, prenons le temps de la réflexion avant de chambouler les campagnes françaises par des champs d'éoliennes aujourd'hui, et de panneaux photovoltaïque demain.

La réforme de la taxe professionnelle saura mettre un frein à cet engouement « vert ».

Les communes qui ont su préserver leurs patrimoines paysagers pourraient bien se retrouver gagnantes.

16:38 Publié dans Énergie renouvelables | Lien permanent | Commentaires (1) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/06/2009

La Lettre M n° 1106 - édition du 2 au 8 juin 2009 - L’énergie éolienne va doubler en L.-R.

Comme suite à l'article sur l'Europe et le développement du secteur énergie en Languedoc-Roussillon, de Ecologie Languedoc-Roussillon (Pietrasanta, Giordano), vous trouverez ci-dessous La lettre M qui fait le point sur les programmes éoliens, précédés de quelques liens sur le sujet :

  1. Pour suivre en permanence l’actualité des éoliennes dans notre région, consulter le site “Vent de la MOURE http://masdepujol.free.fr/VentDeLaMoure.html
  2. Pour mieux cerner les acteurs cités dans l’article :
    GE Energy
    SER Syndicat des énergies renouvelables
    FEE France énergie éolienne (Association)

    2012545477.jpg
    Wind Dynamic
    Ventura (Portrait) Nuisances créées par les éoliennes
  3. Quelques liens sur les innovations en matière d’éoliennes non industrielles, par exemple pour d'augmenter les rendements énergétique (au prix d’une incidence esthétique supplémentaire non négligeable), et pour le “fun”, quelques liens sur l’éolienne sur les toits ou USB…

Éoliennes l’innovation par le design http://technologies-propres.blogspot.com/



Éoliennes sur les toits, domestiques, USB ….
Éolienne individuelle (coûts) France Éolienne http://www.france-eoliennes.com/
Rentabilité des éoliennes http://drgoulu.wordpress.com/2008/08/30/rentabilite-des-eoliennes/

Débats sur l'utilité des programmes de production d'éléctricité par éoliennes

Le parc peut au mieux produire 5% de l'électricité produite actuellement à un coût largement moins performant que d'autres moyens de production écologique, et par dessus le marché, nous exportons actuellemnt 30% de notre production

France Énergie Éolienne (FEE), la branche ad hoc du Syndicat des énergies renouvelables, évoquera ce 3 juin à Nîmes l’avenir de l’éolien en L.-R., où 29 parcs affichent 326 MW*.

Le vent reste porteur : certes, la région, pionnière, est devancée par la Lorraine et le Centre. Mais la puissance installée doit doubler à court terme, car huit parcs (62 MW) sont en chantier et 21 permis de construire accordés (280 MW).

Ces chiffres n’empêchent pas la frustration des acteurs du vent. Charles Dugué, fondateur du conseil Wind Dynamic (Mauguio) et président national de France Énergie Éolienne : « À l’échelle mondiale, malgré la crise, les perspectives sont très bonnes… L’Union européenne et le Grenelle fixent des objectifs très élevés. Mais nous ne sentons pas en France une vraie politique de développement. Et en L.-R., c’est un peu plus compliqué qu’ailleurs de faire accepter les projets. »

Futur schéma régional.

« La région a un potentiel très fort, mais beaucoup de parcs sont bloqués par des recours », confirme Cédric de Saint-Jouan, directeur délégué de Ventura (Montpellier, 40 salariés) et vice-président de FEE.

Ventura étudie des projets de parcs de 12 MW dans l’Hérault et le Gard.

La Compagnie du Vent (Montpellier) affirme travailler en région sur 350 MW, dont les demandes de permis seront déposées dans les deux ans.

L’avenir passera obligatoirement par la définition de « zones de développement éolien » (ZDE).
Sept, approuvées par les préfectures, permettent d’installer 248 MW.
Mais si la DRIRE instruit onze dossiers et recense 27 projets, aucune ZDE n’a été approuvée depuis un an.

La future loi Grenelle I, discutée en 2e lecture à l’Assemblée jusqu’à la mi-juin, prévoit la définition d’un schéma régional des énergies renouvelables dans l’année suivant son adoption.

Cédric de Saint-Jouan « attend beaucoup de la loi. Car aujourd’hui, nous n’avons pas de visibilité...» 18 demandes de permis de construire sont en instruction à la DRIRE , dont 11 dans le Gard, pour un total de 200 MW.

Le dernier dossier de demande de ZDE arrivé à la DRIRE , en avril, a été déposé par l’Agglomération Perpignan Méditerranée pour un maximum de 130 MW sur pas moins de 1 691 hectares.

Trois autres demandes de ZDE se situent dans les Pyrénées-Orientales : elles sont portées par les communautés de communes Rivesaltais-Agly, Agly Fenouillèdes et des Aspres.

Trois sont aussi demandées dans l'Hérault, par les communautés de communes Montagne du Haut Languedoc, Nord Bassin de Thau et Pays de Saint-Ponais, et deux en Lozère (elles concernent le canton de Châteauneuf de Randon et le Massif des Taillades).

Dans l’Aude, la communauté de communes Corbières en Méditerranée (pour une puissance de 51 MW maximum) et dans le Gard, celle du Pays viganais (maximum 105 MW) souhaitent aussi voir se créer une ZDE.

Sur les 27 autres projets de ZDE recensés, 8 se trouvent dans l’Aude et autant en Lozère.

13:00 Publié dans Énergie renouvelables | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : éoliennes | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

02/06/2009

Ecologie Languedoc-Roussillon

Association loi 1901

17 QUAI PASTEUR 34200 SETE

direction@ecologie-lr.fr

  • Président Yves PIETRASANTA
  • Vice président Hérault Jean-Baptiste GIORDANO
  • Vice Président Gard Hélène MEUNIER
  • Vice Président P. O. Alain BOUSQUET
  • Vice Président Lozère Francis FALGUEYRAC
  • Vice Président Aude Michel CORNUET

Confrontés à l’abandon de nos territoires par l’Etat et face aux grands défis environnementaux et économiques nous nous devons de contribuer solidement au destin de notre Région. Elus, associatifs ou simples citoyens nous rejoignent tous les jours plus nombreux pour mettre en oeuvre les valeurs du Développement Durable et de l’Ecologie Politique. Notre mouvement citoyen est présent sur les cinq départements de notre région . Il se veut, ouvert, démocrate , humaniste, écologiste et proche des réalités du terrain. Représentatif des spécificités de nos territoires il se veut surtout particulièrement fructueux en propositions et actions concrètes dans le développement social, l’expansion économique et le respect de l’environnement de la Région Languedoc- Roussillon .

Yves PIETRASANTA

Les premiers bulletins d'information de l'association :

  1. N°1 Mars 2009 - Mortalité estivale des huîtres : depuis février 2009, 12 sites sous l’oeil du microscope
    http://www.ecologie-lr.fr/publi_mars_2009_hu-tres-1.pdf
  2. N°2 Avril 2009 - Le fantassin écologique
    http://www.ecologie-lr.fr/wpfichiers/Ensemble_nouveau240309_pour_orthographe.pdf
  3. N° spécial Européennes  Mai 2009 - L’action de l’Union Européenne en Languedoc – Roussillon
    http://www.ecologie-lr.fr/Europe_compatible-1.pdf

De 2007 à 2013, 800 millions d’euros de crédits européens seront alloués au Languedoc-Roussillon.

Atouts majeurs [U.E. Politique Régionale Inforégio. Programme opérationnel « Languedoc-Roussillon»]
- économie est en pleine mutation dans les domaines de la viticulture et du tourisme.
- croissance démographique la plus importante de France tandis que son taux de chômage reste très élevé (plus de 12 pour cent)
Impulsée par la Région, la croissance verte lui va comme un gant. Et ça tombe bien ! La politique communautaire consacrera un tiers de ses budgets à l’économie verte, la croissance et les emplois durables. En oeuvrant à l’engagement de l’Europe dans la lutte contre le changement climatique (soit réduire à l’horizon 2020 de 20 pour cent des gaz à effet de serre et porter à 20 pour cent la part des énergies renouvelables) c’est une orientation nouvelle de la production et des modes de vie qu’initie l’Europe.

  • De 2007 à 2013, 270 millions d’euros de fonds structurels européens FEDER seront alloués au développement économique du territoire selon 3 axes : le développement de l’innovation et la connaissance, la qualité et l’attractivité environnementale des territoires, l’accessibilité et le développement du territoire.
  • De plus, 162 millions seront affectés à soutenir l’emploi et la formation grâce au fonds social européen, le FSE.
  • L’union consacrera 303 millions au développement rural de fonds FEADER.
  • Elle consentira 6,2 millions au titre du fonds européen pour la pêche, le FEP.
  • Enfin 50 millions viendront financer les programmes interrégionaux et de coopération territoriale.

Ces 800 millions d’euros ne sont que la partie communautaire des fonds injectés en faveur de l’économie régionale. Chaque fois qu’un programme est mis en oeuvre par l’Union, l’Etat et la Région mettent également la main à la poche soit 1,3 milliards d’euros supplémentaires dans le cadre du contrat de projets Etats-Région.
Au total, ce sont plus de 2 milliards qui nourriront les projets du Languedoc-Roussillon pour la période 2007-2013.

Exemples d’affectation de fonds structurels.

Dans l’Hérault, la protection du lido de Marseillan à Sète est redevable de fonds FEDER. Ces travaux contribuent à l’attractivité environnementale des territoires, la revalorisation du littoral et de sa biodiversité. C’est une zone touristique, viticole et industrielle. Le déplacement de la route, l’aménagement de parkings, la restauration des sites naturels dégradés et le maintient de l’activité économique sont subventionnés par l’Union européenne. Cette dernière s’appuie sur les collectivités locales dont la Communauté d’Agglomération de Thau.

En Lozère, c’est la filière bois qui, entre autres, bénéficie de fonds encourageants l’utilisation des énergies renouvelables. Agricole et sylvicole, la Lozère doit moderniser les outils de production et développer la formation professionnelle dans ces secteurs.

L’Union Européenne est engagée aux côtés de la Région dans la protection de Parcs Naturels régionaux notamment dans les Pyrénées Orientales.

Elle subventionne également les infrastructures portuaires, la reconversion et la modernisation de la flotte de pêche.

Mais aussi la recherche, l’innovation, les technologies de l’information et de la communication, les transports alternatifs à la route, la préservation de la qualité de l’eau, la réhabilitation des sites, la prévention des risques (les inondations par exemple).

Autres apports

Les collaborations transrégionales et transnationales (participations à l'espace Méditerranée, espace SUDOE)

Le dispositif « Jeremie » entend encourager les collectivités locales à participer à des mécanismes d’ingénierie financière. Il a été conçu avec le fonds européen d’investissement (FEI), la Région Languedoc-Roussillon et l’Etat. Avec 15 millions de la Région Languedoc- Roussillon et 15 millions du fonds européen d’investissement, ce sont 30 millions d’euros injectés dans des intermédiaires financiers partenaires et un véritable ballon d’oxygène apporté directement aux petites et moyennes entreprises via du micro crédit, du capital investissement, de la garantie de prêts dans un contexte de crise du crédit.

La grande bataille à venir du Languedoc -Roussillon se situe dans le domaine de l’énergie

La région Languedoc- Roussillon produit moins de 1 pour cent de l’énergie nationale tandis qu’elle en consomme 3 pour cent.

Pour assurer l’indépendance énergétique du pays et la sécurité d’approvisionnement, garantir la compétitivité du prix de l’énergie, préserver la santé humaine et l’environnement et enfin respecter la cohésion sociale et territoriale en assurant l’accès à l’énergie à tous, le Grenelle de l’Environnement s'est donné pour objectif de couvrir dès 2020, 23 pour cent de sa consommation énergétique par des énergies renouvelables, contre 10,3 pour cent aujourd’hui. C’est un véritable changement de politique qu’engendrera cette croissance.

La production d’électricité centralisée est devenu un mode de production difficilement défendable : On est obligé de la convertir à très haute tension afin d’éviter les pertes et, de plus, elle ne se conserve pas. En revanche, développer les énergies renouvelables signifie produire l’électricité de manière éclatée, décentralisée, dans des sites proches des lieux de consommation. Quoi que beaucoup plus raisonnable du point de vue technique, c’est un revirement stratégique et politique. Et la France n’aime pas ça !

La tournée de Nicolas Sarkozy en Afrique, pour assurer aux électriciens des importations d’uranium et la décision prise de construire de nouveaux réacteurs montre que la France renonce à regret à son modèle énergétique.

Les atouts du Languedoc-Roussillon pour développer ses capacités de production d’énergie verte :
- un ensoleillement exceptionnel, 
- une vaste capacité électrique potentielle liée à ses réserves hydrauliques, 
- un tiers de son territoire boisé et de nombreuses zones ventées.

En 2006, la production régionale d’énergie électrique était à 57 pour cent d’origine hydraulique, un chiffre variable lié à la pluviométrie, 18 pour cent d’origine thermique, 14 pour cent d’origine nucléaire, les 10 pour cent restants d’origine éolienne [DRIRE : Analyses Sectorielles Régionales, 2008].

Dès 2007, le développement du solaire thermique et photovoltaïque s’est accéléré lié, en premier lieu, à la demande des particuliers.

En 2008, le pôle de compétitivité DERBI (développement des Energies Renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie) commence à produire ses effets et de nouveaux opérateurs industriels entrent en action, avec notamment des projets d’implantation de fermes photovoltaïques.

Avec un tiers du territoire boisé, le Languedoc-Roussillon est également particulièrement bien placé pour valoriser la biomasse. On pense en premier lieu à la Lozère. A titre d’exemple, la société « Bio Energie Lozère » vendra l’électricité produite aux distributeurs à un tarif préférentiel. Des chaufferies collectives voient le jour et valorisent les ressources en bois grâce à des incitants financiers mis en place à la fois par la Région et les fonds FEDER de l’Europe. Le prélèvement effectué sur ces ressources en biomasse atteint à peine le quart de sa capacité de régénération. Cela laisse une belle marge de manoeuvre.

L’énergie éolienne offre également des possibilités de développement, même si se pose la question de l’implantation paysagère. Pour la région 7 zones de développement éolien ont été créées, plusieurs dizaines d’autres sont en cours d’instruction. La DRIRE estime que deux tiers des gisements éoliens de la région restent encore à exploiter. Une part très importante (57 pour cent) de la production d’électricité du Languedoc Roussillon provient de l’hydroélectricité. Si l’électricité ne se stocke pas, l’eau qui permet de la produire est mise en réserve dans les barrages. D’importantes concessions sont à renouveler. La nécessité de maintenir voire développer la production dépend des ouvrages et mais aussi des ressources en eau. Les changements climatiques et un déficit croissant de pluviométrie pourraient changer la donne.

Demeurent de multiples voies de recherches à développer- et financer - afin d’inventer les gisements énergétiques de demain et améliorer les rendements des sources déjà exploitées. L’énergie du soleil dispensée à la surface de la terre représente 4 milliards de tonnes équivalent-pétrole par seconde. Ca laisse rêveur et offre de belles perspectives.

Article original de Marcelle Termollejournalisterédactrice en chef en retraitede la RTBF à Mèze

 

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30/05/2009

Midi Libre 26 mai - Exclusif / Montpellier325 millions d'euros pour le plan campus

Édition du mardi 26 mai 2009

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Publié à 11 h 44 - Remis à jour à 19 h - Valérie Pécresse vient de le révéler ce matin à Midi Libre : 325 millions d'euros seront alloués à Montpellier dans la cadre du plan campus.  Georges Frêche, le président de Région, s'est engagé à « mettre 0,50 € quand l'État mettra 1 € ». La Ville de Montpellier apportera 40 M€ « en maîtrise d'ouvrage et en requalification de l'espace public ».
Le plan Campus a été initié, en avril 2008, par Valérie Pécresse, ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, dans le but de redynamiser les campus existants et remettre à niveau l'immobilier universitaire. A Montpellier, le patrimoine bâti des universités représente près de 605 000 m². Des constructions, accueillant près de 65 000 étudiants, datant, pour une partie, des années 1960-1970. Selon un premier bilan, près de 50 % de ce patrimoine est dans un état déplorable. Le projet devrait être mis en route pour 2011. 
Satisfaction de Georges Frêche et de Robert Lecou...
" Pour cette dotation je lui mets 18/20. C'est un magnifique succès" , a estimé Georges Frêche. Avant d'ajouter : "J'irais la voir demain". Ce mercredi à Paris, la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche annoncera en effet officiellement aux porteurs du Campus montpelliérain le montant de la dotation qui revient à leur projet.
Le nouveau président de l'université Montpellier 1 se dit lui aussi très satisfait. "On reconnaît ici le travail qui a été fait en amont sur ce dossier. Cette somme nous permet d'aller au-delà des arbitrages."
Même écho du côté de Robert Lecou, député UMP de l’Hérault "L’Etat a tenu ses promesses. Montpellier est dans la cour des grands."
...et des présidents des universités montpelliéraines
Satisfaction du côté de l’université Montpellier 1. "On reconnaît de cette manière le travail fait en amont à Montpellier", analyse Philippe Augé, le nouveau président de Montpellier 1, élu le 16 mars dernier.  "Ce sera plus facile. S’il y avait eu une coupe, cela aurait été très pénalisant", indique Annie Fraisse, la présidente de l’université Montpellier 3.  Quant à Danièle Hérin, la présidente de l’université Montpellier 2, restait prudente: "C'est une bonne nouvelle. Mais si elle nous annonce plus, ce sera parfait;" Plus d'informations demain dans votre édition locale de Midi Libre.

VOS REACTIONS

26/05/2009 à 20h49 | christO

Bonjour, Comment seigneur Freche ne met que 0.5 Euros pour 1 Euros mis par l'état !!! Toujours aussi Généreux le seigneur mais capable de dépenser une somme astronomique pour renommer les lycées et d'installer des satutes de MAO ou de Lenine à grand frais ! Cela me fait plaisir que L'état et le ministere de la Recherche aient choisit nos Universités. Bien cordialement ChristO

26/05/2009 à 16h33 | Paul

Bon, c'est moins bien doté que Strasbourg (375 M€), Bordeaux (475 M€), Aix-Marseille (500 M€) et Saclay (850 M€), mais c'est déjà inespéré, compte-tenu de l'image à Paris de notre système politique local. Ils ont visiblement fait la part des choses. Par contre, j'espère que cela ne donnera pas des envies à Frêche de s'immiscer encore plus dans le pilotage de la recherche régionale.

26/05/2009 à 15h20 | Paul-Ethique

Une nouvelle fois il aura fallut l'Etat et le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour "bouger les fesses" de nos Elus Locaux et soutenir l'Economie Locale, La Formation et l'Emploi... (excusez l'expression, mais vrai que depuis 30 ans, çà dort à Montpellier en ces domaines... serait temps de changer de génération et de tendance ici pour redynamiser un peu socialement cette Ville!... Sortir un peu du Culte de l'Image et passer au Concret....merci en tous cas au Gouvernement et à nos Députés...)

26/05/2009 à 14h19 | Paul-Ethique

Une nouvelle fois il aura fallut l'Etat et le gouvernement de Nicolas Sarkozy pour "bouger les fesses" de nos Elus Locaux et soutenir l'Economie Locale, La Formation et l'Emploi... (excusez l'expression, mais vrai que depuis 30 ans, çà dort à Montpellier en ces domaines... serait temps de changer de génération et de tendance ici pour redynamiser un peu socialement cette Ville!... Sortir un peu du Culte de l'Image et passer au Concret....merci en tous cas au Gouvernement et à nos Députés...)

15/05/2009

LES 24 ATOUTS DE SÈTE DE COEUR

Édition du jeudi 14 mai 2009

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Ph. V. A.

Ils ne sont pas tous sur la photo mais le coeur y est. Quelques-uns des vingt-quatre contributeurs de cet ouvrage collectif ont partagé la semaine dernière aux Halles un apéro et la découverte de "leur" ouvrage. Dans l'ordre alphabétique :

    • Robert Bancilhon (Titouille),
    • Renée Biascamano,
    • Louis Bourgeois,
    • Richard Brives,
    • Lionel Buonomo,
    • Rudy Cerrato,
    • Béatrice Charbonnet,
    • François Charcellay,
    • Aurélien Evangelisti,
    • Marjory Fabre,
    • René Fornès,
    • Pierre Guigou,
    • Raquel Hadida,
    • Louis d'Isernia (Loulou),
    • Gisèle Javel,
    • Chantal Lepel,
    • Manuel Liberti,
    • Gilbert Lombardo,
    • Jean Minaro,
    • Louis Molle,
    • Pauline Molle,
    • Hélène Morsly,
    • Yves Renda,
    • Vincent Stento.

Le tout préfacé par Gaston Macone.

Sète de coeur , ouvrage disponible en librairies à partir de demain. Editions Comco. 32 €.

 


Édition du jeudi 14 mai 2009

Vingt-quatre regards amoureux sur l'Île Singulière

Sète de cœur est un ouvrage collectif imaginé et dirigé  par Jean-Jacques Gény

Il y a eu Paris, Lyon, Bergerac. Mais Sète a gagné. Sète l'a touché en plein coeur.

Les ruelles du Quartier Haut, les maisons de la Pointe. Et les Sétois. Ceux d'ici. Ceux d'ailleurs.

Jean-Jacques Geny en a rencontrés beaucoup dans cette ville d'adoption et de passion. Et il a voulu les réunir dans un livre comme on réunit ses amis autour de la table.

Lui le peintre, eux les écrivains. Tous ne sont pas des manieurs de stylos mais pas un ne manque d'amour pour cette ville. Le projet a mûri pendant de longs mois. « Je voulais rendre hommage aux Sétois », dit humblement l'artiste. « A tous les Sétois, ceux qui m'ont accueilli, ceux qui m'ont ému ».
A ceux qui font la richesse et la singularité de cette île, en fait.

Au final, ce Sète de cœur est un beau livre. Un guide amoureux de la ville pour voir l'essentiel, ce qu'on ne voit pas avec les yeux comme disait Saint-Ex'.
Dans ce recueil de flammes déclarées, c'est un marin, une réalisatrice, un jouteur, un journaliste, une écrivaine qui parlent. Ils sont vingt-quatre à s'y être mis, tous soigneusement accompagnés par les pinceaux de Gény.

Ouvrez le livre au hasard, attardez-vous sur le trait de l'artiste, piquez une phrase dans un paragraphe, reprenez le texte au début. C'est à chaque fois le plaisir d'aller plus loin. Et l'envie d'y revenir. Parce qu'on ne quitte jamais vraiment l'Île Singulière. 

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14/05/2009

Midi Libre Sète 12 mai 2009 - Commeinhes : «Le projet de territoire est un travail commun»

Edition du mardi 12 mai 2009

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C. FORTIN

Thau Commeinhes : « Le projet de territoire est un travail commun »

Lien sur article original

LIRE AUSSI "Dans 10 ans nous serons une métropole européenne"La ZAC verra le jour dans les 3 ans à venir C'est officiel. Une zone d'aménagement concerté va être contruite au lieu-dit "Les Seignes".

 

ENTRETIEN.
Le président du syndicat mixte de Thau veut accélérer la finalisation du schéma de cohérence territoriale.
Pourquoi n'entend-on plus parler du projet de schéma de cohérence territoriale du bassin de Thau ?
(Sourires) Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre...(Plus sérieux) Après les Municipales, il a fallu mettre l'ensemble des nouveaux élus au courant des travaux, amender certains documents qui avaient été validés par les anciennes équipes. Finalement, le projet d'aménagement et de développement durable a été validé à l'unanimité en commission des maires en février et il est désormais en ligne sur le site du syndicat mixte.

Les Municipales expliquent- elles à elles seules le retard ?
En septembre 2007, j'ai confié ce projet à Pierre Bouldoire mais entre 2007 et 2008, j'ai constaté qu'il y avait un coup de frein. Et j'ai décidé de reprendre les choses en main en décembre. C'est normal, depuis que je ne suis plus président de Thau agglo, j'étais plus disponible que lui. Il fallait aussi lever des ambiguïtés chez certains élus. C'est pourquoi en décembre, j'ai demandé aux techniciens du syndicat mixte de rencontrer un à un les maires.

Vous alliez à l'encontre de ce que préconisait Pierre Bouldoire qui reprochait la main mise de l'Administration sur le projet et voulait que les élus reprennent la main... Ce document ne doit pas marquer la volonté de tel ou tel élu de développer ou pas sa commune, il faut que ce soit un travail commun qui tienne compte de l'avis des élus bien sûr, mais aussi des techniciens, des populations, des personnes qualifiées et des souhaits de nos partenaires que sont le Département, la Région, l'Etat.

Finalement, le projet qui est en ligne, est-il toujours celui de Pierre Bouldoire ?
C'est un projet validé à l'unanimité des maires. La mise en ligne permet à tous de connaître les intentions des élus. Un projet collectif, mais il n'est pas complet puisqu'il manque le volet maritime.

Comment ce projet dessine-t-il le territoire ? Il prévoit de favoriser la concentration de l'habitat sur les zones urbaines et d'emploi, et de limiter les transports. Cette concentration, on l'imagine dans le triangle Poussan-Frontignan-Sète, est-ce exact ?
Oui, c'est le pôle urbain de ce territoire.

Mais on pense aussi au développement du port dans ce secteur, comment allez-vous concilier les deux ?
La Région cherche 120 ha, ça ne devrait pas être insurmontable de les trouver. Dans le port existant, il y a déjà des hectares à reconquérir. Des activités ont des espaces en bord à quai alors qu'elles n'en nécessitent pas. Puis, à proximité du port - la zone des 3 km en fait partie - aux Eaux-Blanches ou au parc Aquatechnique, il y a également des espaces à reconquérir. Et pour le stockage qui tourne peu, c'est plus loin dans les 12 à 25 km.

Quelle est la vocation de la zone frontignanaise entre La Peyrade et la digue Zifmar ?
Personne ne pourra empêcher que l'activité portuaire s'y installe. On peut imaginer y installer des bureaux en rapport avec l'activité portuaire. Il ne faut pas réfléchir avec une vision étriquée.

Que pensez-vous de l'autre projet de territoire, celui que prépare Thau Agglo ?
(Silence) Ce n'est pas un projet d'aménagement du territoire. C'est un projet politique. Je suis étonné. Le président de Thau agglo fait son projet, ça lui servira d'argument
politique.

______________________________________________

 

Commeinhes prend la main. François Commeinhes veut reprendre le leadership sur le territoire de Thau. Sonné après son échec à la présidence de Thau agglo, il a pris désormais la mesure de la puissance politique que peut lui conférer le syndicat mixte du bassin de Thau dont il est président. Cette structure lui permet en effet, dans un cadre intercommunal, de promouvoir sa vision du territoire de Thau. Car finalement, c'est au syndicat mixte plus qu'à Thau agglo ou à la CCNBT que se joue l'avenir du territoire. A travers l'élaboration du schéma de cohérence territoriale, François Commeinhes a la main sur l'aménagement futur de l'espace autour de Thau. Par ailleurs, le syndicat mixte, c'est déjà, et ce n'est pas mince dans le contexte actuel, une union politique entre le nord et le sud du bassin de Thau. C'est aussi le seul lieu, à travers le comité de lagune, où tous les acteurs du territoire se rencontrent, discutent et décident. Désormais, François Commeinhes le sait.

REPÈRES
Les grands axes du projet
« Tout d'abord, nous voulons maîtriser la croissance démographique. Si l'on continue dans le rythme actuel de 2,1 %, en 2030, c'est 70 000 habitants de plus. Or, nous voulons limiter l'accroissement à 1,3 % par an, soit 40 000 habitants de plus. C'est un souhait. On ne veut pas, non plus, retomber dans les excès de consommation d'espace sur les communes périphériques et relancer les zones pavillonnaires extrêmement consommatrices de foncier que le schéma de mise en valeur de la mer n'est pas arrivé, d'ailleurs, à enrayer. »

Calendrier du volet maritime du Scot
« Nous menons de s travaux sur le sujet avec la Région, les pêcheurs, la section régionale, le groupe Natura 2000... et d'ici six mois, on y verra plus clair. »

Quelle révision pour le SMVM ?
Le volet maritime va-t-il réviser en profondeur l'ancien schéma de mise en valeur de la mer signé en 1985 ? « L'esprit, c'est-à-dire la protection du bassin versant, ne changera pas. Mais il est clair que des zones qui étaient affectées à l'activité portuaire dans le SMVM ne servent plus à rien, des zones à protéger n'étaient pas intégrées, et à l'inverse des zones agricoles n'étaient pas assez protégées. »

Jean-Pierre SOUCHE

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06/05/2009

Syndicat CGT des cheminots de SETE – Ligne nouvelle Montpellier - Perpignan

Une véritable chance pour le développement des tous es trafics ferroviaires en Languedoc-Roussillon

Texte rédigé par le syndicat CGT des  cheminots de Sète en lien avec le secteur fédéral CGT des cheminots du Languedoc-Roussillon et  distribué dans le cadre du débat public qui a eu lei le mercredi 6 mai 2009 à la salle Georges BRASSENS à Sète, pour faire part de ses analyses et commentaires sur les 2 sujets à l’ordre du jour de la réunion de Sète :
- la politique du fret ferroviaire
- les déplacements régionaux.
 

SETE, UNE PLATE FORME INTERMODALE IDEALE

Reliant la Méditerranée au Rhône par le port de Sète, le canal du Rhône à Sète, infrastructure singulière, longtemps délaissé tant par l’État que par VNF, constitue un maillon essentiel pour la Région Languedoc-Roussillon en matière de transports alternatifs de marchandises. Conformément au Contrat de Projet interrégional État Régions (CPIER), notre région affirme désormais sa volonté de développer l’usage des transports de marchandises par voies fluviales. De plus, avec la proximité de l’autoroute A9 et de l’aéroport de Montpellier-Fréjorgues, le Port de Sète, doté d’installations ferroviaires performantes, se révèle être un véritable carrefour ferroviaire, maritime, fluvial, aérien et routier.

Sète se doit donc d’être au cœur de la stratégie régionale visant à développer tous les modes de transports et ce, de manière complémentaire, en accord total avec les décisions prises lors du Grenelle de l’environnement.

Pourtant, les décisions et les projets de RFF en lien avec la Région Languedoc-Roussillon réduisant l’activité portuaire ainsi que les capacités de production ferroviaire (suppression du wagon isolé, arrachage des voies à quai et dans les chantiers SNCF, vente des chantiers manœuvre par RFF à la région politique aidant la Direction SNCF à supprimer tous les emplois Fret sur le site, etc.) sont en totale contradiction avec la volonté de placer le développement durable au cœur des préoccupations.

Également, les transports régionaux de voyageurs sont un atout majeur du développement économique de Sète et du besoin des usagers. La nouvelle convention TER, signée entre la Région et la SNCF et approuvée par la CGT, prend en compte les besoins de la population en matière de déplacement et met en évidence certains points essentiels comme:

  • L’intermodalité des transports qui est une priorité. Elle doit se penser dans le cadre de l’aménagement du territoire, au travers d’un schéma cohérent de transport.
  • L’augmentation de trafic de 20% avec 80 circulations supplémentaires, permettra aux usagers d’obtenir une réponse favorable à leurs besoins de déplacement quotidien et de loisirs.
  • La réhumanisation des gares TER pour répondre aux besoins des usagers avec entre autre la présence d’agents SNCF du premier au dernier train.

De plus, le trafic de passagers de Sète vers le Maroc est loin d’être négligeable (275 000 voyageurs en 2007) et a augmenté de 50% depuis janvier 2004.

Ce chiffre ne peut que s’accroître, comme l’attestent les contrats signés entre la SNCF et l’ONCF (Office National des Chemins de Fer marocains) qui font suite au protocole d’accord signé le 22 octobre 2007 entre le Président de la République Nicolas Sarkozy et Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, fondé sur une coopération technologique, économique et financière. Ces contrats engagent la SNCF à superviser les études, la réalisation et la mise en exp1oitation de la première ligne à grande vitesse du continent africain reliant Tanger à Kenitra.

QUEL SCENARIO CHOISIR?

En premier lieu, il apparaît clairement que le scénario A plaide pour une utilisation exclusive de la nouvelle ligne par les TGV. Peut-on se permettre de n’utiliser cette nouvelle ligne uniquement pour faire passer des TGV, ce qui aura pour conséquence de jeter encore plus de camions sur nos routes?

Et puis, quel usager n’a pas rencontré des difficultés lors de ses trajets sur le tronçon de ligne entre Nîmes et Perpignan’

Il s’avère que les problèmes actuels du trafic ferroviaire sont en grande partie liés à la configuration de la ligne actuelle.

Au moindre incident entraînant une interruption de trafic, aucune solution de contournement n’est possible.
Restreindre l’utilisation de la nouvelle ligne aux seuls TGV ne résoudrait en rien cette problématique. La réciproque étant vraie en cas d’incidents sur la ligne nouvelle.

Le scénario A, solution la moins porteuse en terme de développement et la plus restrictive en terme de report modal, notamment sur le fret ferroviaire, n’offre qu’une interconnexion très limitée entre les deux lignes et ne permet donc pas le désengorgement du trafic ferroviaire en cas d’incidents.

Le scénario C quant à lui, qui est de loin le plus coûteux, exclut complètement Sète des voyages à grande vitesse, contraignant les usagers à effectuer un véritable « parcours du combattant » pour bénéficier des avantages de la ligne nouvelle.
De plus, l’expérience montre que la construction de gares nouvelles à l’extérieur des centres-villes a supprimé la proximité et la souplesse qu’offre l’implantation actuelle des gares.
Aujourd’hui, il est même envisagé de construire une double voie entre les gares d’Avignon-centre et d’Avignon-TGV.

Le scénario D qui propose le doublement partiel de la ligne existante, paraît difficilement envisageable sur un point de vue géographique tout d’abord, notamment avec les nombreux ouvrages d’arts traversés. Au point de vue urbain ensuite, de par l’essor immobilier que connaissent les alentours des voies ferrées.

CONCLUSION

D’ores et déjà, nous voyons bien que, en matière de développement durable et de transmission aux générations futures, la solution qui sera retenue devra obligatoirement être ambitieuse en terme d’augmentation de trafics, dans la plus grande synergie entre les 2 lignes, nouvelles et classiques et dans les deux modes, voyageurs et marchandises.

Dans ce cadre, il apparaît donc assez clairement que, au vu de l’ensemble des arguments avancés, le scénario LGV mixte Voyageurs à 220 km/h et fret à 120km/h offre la meilleure solution en termes de report modal et surtout une plus grande souplesse d’utilisation et d’exploitation entre les 2 lignes et présente pour la Région, Sète et sa population:

  • Le meilleur ratio investissement! nombre de trains: 70 à 80 circulations supplémentaires dans tous les modes
  • La meilleure solution en termes d’exploitation et de maintenance en permettant de mixer les trafics par LGV et ligne classique en cas d’incident, pour l’entretien du réseau et par rapport aux besoins des usagers (TGV, TER grande vitesse, Fret Grande Vitesse, Combiné, Fret conventionnel)
  • Cette solution dite combinée équilibre les avantages en terme de ratio/investissement et en terme de taux de rentabilité entre voyageurs et marchandises.
  • De plus, le facteur temps de parcours ne présente qu’un inconvénient limité: 10 mn de plus sur l’inter-cité et 20 mn de plus entre Paris et Barcelone. Cette réduction de vitesse à 220km!h permet surtout une meilleure gestion entre trafics Fret et Voyageurs: en effet, plus le différentiel de vitesse entre trains lents et trains rapides est important, plus la gestion du réseau est difficile et entraîne une dégradation de la fiabilité.
  • Une intermodalité de tous les transports sur une place géographique stratégique, même si aujourd’hui les pouvoirs publics n’ont d’autres préoccupations que de brader la zone portuaire et la direction SNCF, les emprises ferroviaires à des promoteurs peu soucieux du Grenelle de l’environnement et des conséquences que cela engendrerait sur le plan humain et environnemental.

Cette solution présente surtout les meilleurs avantages en termes de trafics marchandises tout en permettant néanmoins de développer les trafics de voyageurs Grande ligne sur LGV et TER sur ligne classique dès sa mise en service et offrira la meilleure évolutivité après 2020.

En effet avec une hausse annuelle du trafic de voyageurs dans les TER due à une mobilité accrue des salariés de tous les secteurs d’activités sur notre région et au passage aux 35h qui a augmenté les déplacements, il nous paraît nécessaire voire indispensable que l’interconnexion entre lignes nouvelles et classiques soit maximale pour offrir aux usagers et contribuables le meilleur rapport qualité/prix possible et sûrement un meilleur service rendu.

Pour finir, cette solution permettra de faire circuler l’ensemble des trains sur la LGV et autorise une meilleure répartition des circulations entre ligne classique et ligne nouvelle avec une grande souplesse d’exploitation.

16:27 Publié dans LGV / TGV, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tgv, montpellier, perpignan | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

05/05/2009

Politiques locales

RECHERCHE

Pendant ce temps, VEOLIA et SUEZ ENVIRONNEMENT bénéficient de plus en plus de contrats sur les pays de Thau. Peut-être pour qu’ils sponsorisent mieux notre sport de haut niveau ?

IMMOBILIER

Extrait de la lettre M :

Prix du m²

3.340 € à SETE (106 ventes de logements neufs sur les 4 premiers mois 2009)

2.740 € à Nîmes

2.960 € à Béziers

23:30 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : recherche, immobilier, foot, ump | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT QUI PRÉSIDERONT AU DÉVELOPPEMENT DE LA CITÉ POUR LES DÉCENNIES À VENIR

Sete.fr N°60 p28 et suivantes.


PADD200904 Projet Quartier GARE.jpg
CONCEVOIR L’AVENIR DE SA VILLE EN PRENANT EN COMPTE TOUS LES PARAMÈTRES LIÉS À LA QUALITÉ DE VIE, L’ÉQUILIBRE DES TERRITOIRES ET LA PRÉSERVATION DE L’ENVIRONNEMENT, VOILÀ TOUT L’ENJEU DU PLAN D’AMÉNAGEMENT ET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE. PRÉSENTÉ EN ASSEMBLÉE PLÉNIÈRE DU CONSEIL LE 25 OCTOBRE, CE DOCUMENT D’URBANISME EST L’UNE DES ÉTAPES RÉGLEMENTAIRES DE L’ÉLABORATION DU PLAN LOCAL D’URBANISME.

IL POSE LES GRANDS PRINCIPES D’AMÉNAGEMENT QUI PRÉSIDERONT AU DÉVELOPPEMENT DE LA CITÉ POUR LES DÉCENNIES À VENIR.

La municipalité, après une large concertation débutée en 2006, votera lors du conseil municipal de fin novembre son PADD. Ce Projet d’Aménagement et de Développement Durable est l’une des étapes réglementaires obligatoires dans le cadre du Plan Local d’Urbanisme, actuellement

en cours d’élaboration. Il présente les grandes orientations d’urbanisme et d’aménagement pour l’ensemble de la commune pour les années à venir en respectant la notion de développement durable, telle qu’elle est définie dans le code de l’urbanisme.

Le PADD est une projection dans l’avenir, qui s’avère assez contraignante, puisqu’elle doit prendre en compte de multiples critères afin de prévoir un développement harmonieux du territoire. Ramenée à l’échelle d’un particulier, cela équivaudrait à concevoir son projet d’habitation en réalisant une construction adaptée à tous les membres de la famille, qui soit à la fois respectueuse de l’environnement et implantée dans un site bien desservi par les infrastructures routières et les équipements publics, qui privilégie les espaces verts, ne nuise pas à la qualité de l’eau, s’intègre dans le paysage et le patrimoine bâti environnant, contribue à l’équilibre emploi-habitat de sa zone d’implantation et enfin, ne génère pas de nuisances.

Portée à l’échelle d’un territoire, cette réflexion donne toute la mesure des enjeux à venir pour assurer un développement harmonieux de la ville et ne pas répéter certaines erreurs du passé. “L’opération est d’autant plus complexe à Sète que le territoire n’est pas extensible, du fait du caractère quasi insulaire de la ville. Toute la difficulté consiste donc à ordonner savamment les espaces pour répondre aux différents besoins de la population, c’est-à-dire se loger, travailler, éduquer, se déplacer, protéger l’environnement et se cultiver”, souligne le maire François Commeinhes, qui a conservé l’urbanisme en délégation directe.

Pour rajouter un petit challenge supplémentaire, le futur plan local d’urbanisme, qui découlera des grandes orientations définies dans le PADD, devra être compatible avec le Plan Local de l’Habitat et le Plan de Déplacement Urbain, en cours d’élaboration pour l’agglomération.

Mais revenons-en au PADD dont voici les grandes orientations qui répondent aux différents besoins des Sétoises et des Sétois

Se loger

Relever le défi de la reprise démographique n’est pas une simple affaire dans une ville telle que Sète (lire p.6 et 7). La Commune a choisi d’opter pour un scénario de croissance maîtrisée. Le besoin en logements généré par ce scénario sera satisfait par les projets en cours : entrée Est, entrée Ouest, Villeroy, Ramassis… ainsi qu’au travers de la réhabilitation du bâti ancien permise par l’OPAH et les PRI et la tendance déjà constatée de mutation des résidences secondaires en résidences principales.

Dans chacun de ces programmes, la commune veillera à répondre aux besoins de l’ensemble de sa population en proposant une offre diversifiée allant du logement aidé au logement intermédiaire, en passant par l’habitat de standing. Conformément aux obligations légales, une aire d’accueil des populations nomades sera également créée.

Se déplacer

Afin de fluidifier les déplacements intra et extra urbains, la municipalité prévoit la réalisation de plusieurs aménagements viaires structurants (prolongement du boulevard Jean-Mathieu-Grangent, création de la déviation nord, transformation de la route départementale n°2 en boulevard urbain, réfection des ponts viaires, création de parkings relais) ainsi que le développement de nouvelles liaisons intercommunales pour réduire les flux automobiles domicile-travail. La réorganisation des transports collectifs sera permise notamment par la création du pôle multimodal autour de la gare. La présence des liaisons canaux - terre - mer y sera valorisée.

Au-delà, les modes de circulation douce seront favorisés grâce à la création d’un réseau d’axes sécurisés et de liaisons et itinéraires piétons de découverte. Dans tous ces projets, Sète devra réaffirmer son positionnement au coeur de l’agglomération.

Travailler

Premier port de pêche français de Méditerranée, port de commerce et capitale touristique, Sète dispose d’atouts indéniables pour assurer son développement économique. L’enjeu est donc de valoriser ces atouts en conservant la pêche traditionnelle, en optimisant la filière nautisme, en développant et redynamisant le port de commerce (avec notamment la création d’un pôle passagers) et en créant une nouvelle zone d’activités tertiaires autour du futur pôle d’échanges multimodal.

Chacun de ces projets devra prendre en compte les contraintes liées au respect de l’environnement (maîtrise des effluents portuaires, mise aux normes des installations, priorité aux activités de qualité). Afin de renforcer l’activité économique de son territoire, la Ville souhaite également requalifier la fréquentation touristique en l’étendant le plus possible au delà de la saison estivale et en attirant les milieux économiques par le biais de la création d’un centre d’affaires et de congrès.

Dans chaque projet d’urbanisme, la municipalité veillera à assurer un équilibre entre emploi et habitat. En centre-ville par exemple, la priorité sera de préserver l’activité commerciale en redonnant à la rue sa vocation de vitrine commerciale.

Eduquer

L’ambition de la municipalité est de créer à Sète un pôle d’excellence éducative dans le domaine environnemental et halieutique en développant la formation supérieure régionale, notamment dans le secteur du Barrou. A cette fin, des équipements complémentaires de grande envergure seront créés de façon à encourager l’enseignement et la recherche. En parallèle, l’ensemble des écoles de la ville, qui, datant toutes de la même époque, connaissent un vieillissement important, sera progressivement mis à niveau ainsi que les équipements publics sociaux.

Protéger l’environnement et le cadre de vie

La dimension paysagère et environnementale sera partie prenante de chaque projet d’aménagement, tant à l’Est où une coupure verte sera créée pour séparer la ville et la zone économique, qu’à l’Ouest où les espaces naturels seront préservés. De grands défis sont à relever comme la lutte contre l’érosion (lido, plages de la Corniche), la protection des personnes contre les risques naturels (incendie et ruissellement urbain sur Saint-Clair) ou l’amélioration de la qualité de l’air (fluidification du trafic routier, réduction des émissions industrielles).

Pour les relever, la Ville s’engage à privilégier les activités non ou peu polluantes compatibles avec la qualité des eaux et de l’air, à poursuivre les activités de protection et de valorisation du patrimoine ainsi que les actions menées en faveur de la qualité des eaux. Par ailleurs, elle s’engage à promouvoir les énergies renouvelables et les constructions propres (bioclimatiques, Haute Qualité Environnementale, solaire, toitures végétalisées) par des documents de sensibilisation ou des bonus de COS (Coefficient d’Occupation des Sols).

Se cultiver et se distraire

Valoriser l’existant tout en diversifiant l’offre, tel est le principe retenu par la municipalité pour le développement de la culture et des loisirs à Sète. Cet essor se fera à la fois à l’intention des Sétois, au travers de la création de nouveaux lieux socio-culturels et d’équipements complémentaires de grande envergure, et à celle des touristes, qui pourront profiter de la multiplication et de la diversification des activités culturelles. La Ville réaffirmera notamment le rôle culturel de l’île nord, suscitera l’installation d’activités artistiques et de loisirs dans les anciens chais Agrocanet situés quai des Moulins et valorisera l’entrée sud du centre-ville par la création d’un pôle culturel multi-sites (théâtre, cimetière marin, Ifremer…).

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24/04/2009

TELERAMA : Sète, un chouette festival photo

Le 24 avril 2009 à 18h00

Tags : Sète photo week end

LE MONDE BOUGE - Culturelle et ouverte, la ville de l'Hérault lance la première édition d'“Images singulières”, un festival dédié à la photographie, du 30 avril au 10 mai. Au programme, des projections de photos et une douzaine d'expositions de qualité à travers la cité.

 - Manger
o L'entonnoir et sa cantine, dans les Halles, rue Gambetta. Nathalie concocte à petit prix (7-15 EUR) de délicieuses télines à la carmarguaise, des fritures de solette... Ouv. à midi uniquement. (sf lun. et mar.)
o Le Paris Méditerranée, 47 rue Pierre Sémard, 04 67 74 97 73. Ouv du mar au sam. Originalité des mélanges de saveurs. Digne d'un grand chef (15-30 EUR).

- Dormir  o Le Grand Hôtel, belle bâtisse face au Canal royal, chambre élégante et simple. 17 quai de Tassigny, 04-67-74-71-77. Dble, 94-124 EUR

- Boire     o Le Social, 35, rue Villaret-Joyeuse. Ambiance sétoise assurée !

- Voir       o Du 30 avril au 10 mai festival Images singulières.

o CéTàVOIR, rens. 04-67-18-88-69.

o Bertrand Meunier "Sète/09". La passionnante commande photographique réalisée pour le festival. Jusqu'au 30 juin.
Musée Paul-Valéry, rue François-Desnoyer. Lun. dim. (sf mar.) 10h-12h et 14h-18h (4 EUR).

o Steeve Iuncker et Agnès Varda au CRAC jusqu'au 14 juin. 24, quai Aspirant-Herber. 04-67-74-94-37 ; Tlj (sf mar.) 12h30-19h, week-end 13h-18h. Entrée libre.

 


- Sète vu par Bertrand Meunier.

Sète, « l'île singulière » – ainsi qualifiée par le local Paul Valéry – porte haut et fort son surnom. Dans ce berceau magnifique, adossé à l'étang de Thau, les pieds dans la Méditerranée, les habitants ont le ton franc et vouent un culte aux « copains d'abord », comme l'a si bien chanté un autre enfant du pays. Depuis 1666, date de création du port, le jour de la Saint-Louis, les jouteurs nautiques vêtus de blanc paradent dans la ville en chantant, avant l'affrontement épique sur le Canal royal : « Chagrin, chagrin, fait ta malle...»

A l'heure des victoires, on danse et on festoie jusqu'à la biture – le mot n'est pas vilain, il tient son origine de la biturica, assemblage de cépages que l'on retrouve dans les vins locaux. Et, même si, avec son Centre régional d'art contemporain, son musée des Arts modestes, son musée Paul-Valéry et ses quelques galeries, la ville s'offre l'occasion de belles manifestations culturelles, il manquait un festival dédié à la photographie. Le vide est comblé par le lancement de la première édition d'Images singulières, à du 30 avril jusqu'au 10 mai. Des projections de photos et une douzaine d'expositions de qualité à travers la ville seront prétexte, encore, à des rencontres et à la fête.

Pour la réouverture de l'ancienne chapelle du collège, on découvre le travail documentaire de la New-Yorkaise Anne Rearick et de deux photographes sud-africains, Ernest Cole, auteur d'images, aujourd'hui encore interdites dans son pays, de l'apartheid des années 50, et Guy Tillim qui expose des clichés en couleurs de Johannesburg. Au Centre d'art contemporain, le Suisse Steeve Iuncker révèle, à côté de ses cruels portraits de fashion victims, une série de planches-contacts émouvantes retraçant deux ans de connivence avec Xavier, condamné par le sida. A l'étage au-dessous, Agnès Varda revient au pays avec La mer... etsetera,une belle installation dédiée au port.

Sur le quai, il faut faire un stop à la galerie Dock Sud pour voir les images du jeune Turc Ali Tapik, avant de se rendre aux anciens chais Skalli. Dans cette magnifique bâtisse, bat le cœur du festival. On peut s'y restaurer, y déguster du vin, acheter un livre ou découvrir les expositions inédites de l'Indien Sohrab Hura, de l'Allemand Jens Olof Lasthein et d'Alain Bizos, qui a ressorti des images oubliées... Et, dans la nuit du 2 mai, guincher avec Rémi Kolpa Kopoul aux platines. CéTàVOIR, l'association à l'origine de ce festival, ne saurait pas porter meilleur nom !

Frédérique Chapuis
Télérama n° 3093

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01/04/2009

"MAERA” STATION D’EPURATION DE MONTPELLIER AGGGLOMERATION

Ce commentaire a été posté par CHANTON Jacky.

 

Communiquer sur les performances environnementales est un enjeu stratégique. On vante à raison ou à tord les performances de « Maéra », avec des qualificatifs qui, selon mon appréciation ne correspondent pas à la réalité. Nous subissons une « intox médiatique » en dehors d’une véritable transparence des informations.

Voilà les communications que reçoivent les citoyens de l’Agglomération de Montpellier à propos de « Maéra » :

  • Equipement en faveur du développement durable…
  • La solution technique la plus performante…
  • Rejet d’une eau de qualité irréprochable…
  • Certifications, ISO 9001, ISO 14001 et ILO-OSH …grâce à l’obtention de cette triple certification, Maéra est certifiée QSE, « Qualité Sécurité, Environnement .
  • Midi Libre Montpellier - Samedi 23 Septembre 2006 : « la Rolls Royce» des stations d'épurations…

Si j’approuve le volontarisme de l’ Agglomération pour son orientation environnementale, même si celle-ci est tardive et manque de transparence, je me pose toujours la question : Par rapport à son coût, quelle est sa performance épuratoire réelle ?

J’ai posé plusieurs questions au Président de l’Agglomération de Montpellier le 3 Mars 2009 (pas réponse à ce jour) en comparant deux stations d’épurations :

Celle de CAEN MONDEVILLE, station du Nouveau Monde à Caen :

  • Coût : 65 Millions d’euros TTC
  • Gestion des flux : Un seul bassin de stockage pour une autonomie de 3 heures et aucun by-pass dans la rivière l’ Orne
  • Mesures bactériennes en sortie : Mesure hebdomadaire, entre 50 et 100 E.coli pour 100ml. (rejet d’eau de qualité baignade et activités nautiques)
  • Gestion des effluents DCO et certains micro-polluants : Aucun micro-polluant devant faire l’objet d’une déclaration.

Station « Maéra » à Lattes :

  • coût : 150 Millions d’euros + 75 Millions d’euros pour aménagements complémentaires en 2007) + 9 Millions par an d’apport d’eau du rhône.
  • Gestion des flux : Trois bassins d’orage pour une autonomie de 1H30 environ et by-pass dans le Lez, plusieurs fois par an, dès que la pluviométrie est > à 25mm
  • Mesures bactériennes en sortie : Une mesure mensuelle ?, entre 50 000 et 500 000 E.coli pour 100ml. ( Rejet d’eau de moyenne performance ).
  • Gestion des effluents DCO et certains micro-polluants : rejet de polluants (radio nucléides d’origine médicale, lindane, carbamazine, chlore, zinc, nickel, le diuron et simazine )

La Norme QSE : Si elle signifie pour l’Agglomération d’avoir un certificat de bonne conduite grâce à l’importance de ses investissements, elle ne permet toujours pas la transparence des informations.

Si cette norme a l’avantage de mettre en place un système maîtrisé de suivi des questions environnementales, elle ne signifie pas, pour autant, qu’elle ne pollue pas, mais qu’elle respecte les principes de la norme.

Par ailleurs l'entreprise n'a pas obligation de communiquer ses résultats à l’extérieur, contrairement à son référentiel « EMAS ».

Dans cette jungle de sigles, ne serait-il pas normal que chaque citoyen en connaisse le véritable décryptage ? Comment justifier au contribuable que je suis, une telle différence de « Coût/Performance » entre ces deux investissements ?

Beaucoup moins chère, plus écologique et plus efficace : Une station d’épuration couplée avec des jardins filtrants

A noter que le coût du seul émissaire de Maéra aurait permis de financer : - environ 200km de réseaux séparatifs sur Montpellier, ou - remplacer la décharge du thôt par des jardins filtrants ( zéro déchet polluant) et pouvoir réutiliser une grande partie de l’eau, si précieuse pour notre avenir."

23:06 Publié dans Assainissement, Bilans | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : bilan, assainissement | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

31/03/2009

Extraits de la lettre M du 31/03/2009 - La méthode Frêche pour booster le port de Sète

Pour doubler, à terme, le trafic du port de Sète (3 millions de tonnes en 2008, - 6 %), Georges Frêche dévoile le 25 janvier 2009 quatre axes forts :

  • gestion intégrée,
  • développement des capacités logistiques,
  • relance de l'activité conteneurs
  • et transfert du réseau ferré situé sur la zone portuaire de RFF à la Région L.-R.

Sur la gestion du port : « Au départ, je pensais que l'Établissement Public Régional Port Sud de France était une solution transitoire. Cela pourrait être la solution définitive », a déclaré Georges Frêche.

Concernant le projet de zone logistique : « Sans les élus de Thau Agglomération, on ne peut rien faire. La Région est en train d'acquérir 130 ha, mais nous avons besoin de 170 ha supplémentaires. Je fais un appel aux maires des communes situées dans un rayon de 30 km autour du port de Sète. »

Sur le trafic conteneurs : « C'est la logistique de marchandises la plus créatrice d'emplois à terme, quatre fois plus que le trafic de vrac solide et deux fois plus que le trafic de vrac liquide à tonnage équivalent. ».

Sur le réseau ferré : « J'ai dit à Hubert du Mesnil, président de RFF (lors de sa venue le 16 février 2009, la veille de l'inauguration des installations terminales de Perpignan, ndlr) que je ne mettrai pas un sou sur le contournement de Nîmes et Montpellier et sur la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan tant qu'il ne m'aura pas donné les lignes de chemin de fer situées à l'intérieur du port de Sète (). On ne peut pas faire un port international à Sète si on n'est pas reliés à la voie ferrée. C'est une évidence. »

Source : La Lettre M.

Parution : 31/03/09

30/01/2009

Midi Libre Sète 30/01/2009 Mode d'emploi des finances municipales

Edition du vendredi 30 janvier 2009

DR

Budget Mode d'emploi des finances municipales

En 2009, la Ville de Sète dépensera 68,699 M€ pour faire fonctionner ses services et consacrera 17,652 M€ pour rembourser sa dette et réaliser les investissements programmés.

D'où vient l'argent ? Quelles sont les principales sources de revenus et à l'inverse les grands postes de dépenses ? Explications.

La Ville dispose de trois sources de revenus principales.

  1. A commencer par les impôts locaux qui représentent à eux seuls la moitié des finances de la Ville. Mais attention : quand un Sétois paie 100 € pour sa taxe foncière ou sa taxe d'habitation, tout ne revient pas à la Ville. 35 € sont en effet réorientés vers le Département, la Région et l'intercommunalité. Ainsi, il ne suffit pas que la Ville augmente ou réduise ses taux d'imposition pour que les impôts locaux grimpent ou baissent. Tout dépend de ce que font les autres collectivités locales. L'incidence des bases, calculées par les services fiscaux, entre également en compte. Cette source de revenus représente pour 2009 36 M€.
  2. Autre poste : la taxe professionnelle (TP). Cette taxe versée par les entreprises n'est plus perçue par la Ville mais par l'agglo. L'agglo en reverse toutefois une partie à la Ville sur la base du montant que celle-ci collectait avant le transfert. Ainsi, Sète récupère chaque année 11,5 M€ de TP.
  3. Troisième source : les dotations et compensations de l'Etat qui représentent 17,7 M€. Pour simplifier, la fameuse dotation globale de fonctionnement est versée par l'Etat en fonction du nombre d'habitants, soit pour 2009, 9,4 M€. La dotation de solidarité urbaine, répartie selon les besoins dans les différentes villes de France, se chiffre, elle, à 1,15 M€. Le reste, ce sont des compensations liées à diverses réformes fiscales.
  4. Enfin, le budget est complété par des remboursements d'assurances, des cessions de biens immobiliers et le produit de différents services (piscine, halte-garderie, location des halles, etc).

Côté investissements, la Ville s'appuie essentiellement sur l'excédent de fonctionnement (différence entre les recettes et les charges de fonctionnement, 3 M€ cette année), les subventions et l'emprunt qui se chiffre en 2009 à 5,6 M€.

Voilà pour les recettes.

Ne reste plus qu'à dépenser cet argent. Et là, c'est beaucoup plus simple. Car la moitié du budget de Sète passe dans les salaires du millier d'agents municipaux, 20 % étant consacrés aux charges courantes (énergie, téléphone, fournitures de bureau, véhicules, etc.) et près de 18 % aux subventions.

Dans ce dernier domaine, le centre communal d'action sociale récupère la plus grosse part du gâteau (3,8 M€).
Les associations sportives, caritatives ou culturelles bénéficient, elles, d'une enveloppe annuelle de 2,95 M€.

François DORÉ

29/01/2009

Midi Libre Sète 29/01/2009: Maintenir des investissements élevés

BUGET 2009 La Ville veut maintenir des investissements élevés


12 M€ sont inscrits au budget 2009 voté hier par les élus « C'est un budget monté et adapté à la situation de crise économique mondiale qui touchera la Ville au 2 e semestre 2009 » .
Sète ne fera donc pas exception. Le maire François Commeinhes l'a clairement indiqué : le budget qu'il a présenté hier soir en conseil municipal, salle Brassens, tient compte du contexte économique difficile.
Pas question pour autant pour le premier magistrat de sombrer dans le pessimisme. Au risque de jouer les Normands, François Commeinhes l'a assuré : « Il s'agit d'un budget offensif mais raisonnable. » La majorité a ainsi pris le pari de jouer sur deux tableaux : « Nous avons eu la volonté de maintenir un niveau d'investissements important mais nous avons aussi demandé un effort collectif d'économies drastiques à tous les services. »
Cela se traduit par un budget investissements doté de 12 M€, ce qui, compte tenu des sommes non dépensées l'an dernier, peut raisonnablement faire grimper les réalisations à 14 M€. On serait alors dans la moyenne des investissements de ces sept dernières années sachant, quand même, qu'en 2008, ce sont quelque 17 M€ qui ont été investis sur la Ville.
En 2009, les secteurs les mieux servis sont l'éducation avec la poursuite du plan pluriannuel de réhabilitation des écoles (1,5 M€) ; le logement avec 350 000 € pour la rénovation d'immeubles dans le cadre du Plan de rénovation immobilière (PRI) et le secteur sportif avec la réfection de la halle Marty au Barrou et surtout la réalisation d'ici septembre, de la base nautique des Quilles.
2009 verra également le lancement d'un programme pluriannuel d'investissements pour remettre au goût du jour le gymnase Clavel. Quant aux travaux de voirie et de réseaux, ils constitueront comme toujours un poste essentiel de dépenses, avec 3,3 M€ d'investissements programmés.
A noter que dans le budget 2009, la Ville provisionne aussi des sommes en vue de la réalisation de la future caserne des pompiers et de la réhabilitation des halles centrales.
Côté fonctionnement, le leitmotiv à l'hôtel de ville en 2009 est la diminution des frais. Un nouveau système informatique devrait réduire le coût de la facture téléphonique de 80 000 €, la renégociation des contrats d'assurance devrait permettre de dégager 120 000 € et l'évolution de la masse salariale devrait être « raisonnablement contrôlée. »
Reste une question : la crise et le maintien d'un niveau d'investissements élevé ne vont-ils pas compromettre la promesse faite par François Commeinhes lors des Municipales d'entamer une baisse des impôts à mi-mandat ? Le premier magistrat assure que non. « Ça reste mon but, dit-il, je l'ai dans ma tête ». Il ajoute d'ailleurs qu'en sept ans, la capacité d'autofinancement de la Ville a été restaurée et pour prouver cela, il livre deux chiffres : « La dette est passée de 68 à 74 M€ mais parallèlement nous avons réalisé près de 100 M€ d'investissements ».

Jean-Pierre SOUCHE

17:34 Publié dans Financements, Municipalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : municipalité, budget | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22/01/2009

Midi Libre SETE 22/01/2009 "Fruits & légumes Carmel attendus à Sète"

Édition du jeudi 22 janvier 2009

Photo V.A

L'arrivée du groupe AGREXCO, principal importateur israélien de produits agricoles, créerait entre 50 et 100 emplois et l'embauche de 50 dockers.

Tout le monde connaît les produits CARMEL, une marque du groupe AGREXCO, principal exportateur israélien de produits agricoles (fruits, légumes, fleurs). Eh bien ce groupe, un mastodonte dans le secteur, aurait décidé de s'installer « d'ici deux ans » sur le port de Sète (Hérault). En déménageant sa ligne de livraison qui se trouve actuellement à Marseille (Bouches- du-Rhône).

Port Sud de France, l'établissement public qui gère la place portuaire sétoise, pour le compte du conseil régional, avait lancé un appel à projets à l'automne dernier auquel Agrexco avait répondu.

Des coûts relativement bas et une paix sociale pérenne sont les grands atouts du port de Sète qui est en passe de détrôner son grand voisin marseillais, dont les dockers disent redouter, rien de moins, une baisse de 15 % de leur activité (lire ci-dessous).

« Cette arrivée d'AGREXCO apportera entre 50 et 100 emplois directs au port de Sète sans oublier de la cinquantaine de dockers que cela fera travailler », confie Michel Liguori, responsable CFDT du port sétois. De plus, un protocole d'accord  avec les syndicats aurait été signé avec l'armateur. Plusieurs opérateurs évoquent un trafic de 800 000 tonnes / an en « vitesse de croisière » soit une hausse inespérée de 30 % de la totalité du trafic sétois.

Du côté d'AGREXCO , le responsable de la logistique, joint par téléphone, Jean-Pierre Pachy, a confirmé hier soir la nouvelle du bout des lèvres, sans en dire davantage. « Je vais contacter ma direction à Tel Aviv », a-t-il expliqué. Dans l'entourage du président Georges Frêche, on ne confirme ni ne dément cette arrivée. « Les discussions se poursuivent avec ceux qui ont répondu aux appels à projets », dit-on simplement.

Cette annonce intervient deux mois après que Georges Frêche, président de la région, eut promis un plan d'investissement de 200 M € sur dix ans pour dynamiser le port sétois, dont 11 M € ont déjà été investis.

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13/11/2008

Midi Libre 12/11/2008 « Sète doit être le port du Languedoc-Roussillon »

LIRE AUSSI

Port de plaisance

Frêche promet un plan de 200 millions d'euros pour le port de Sète

RAPPEL
Il est venu, il a vu et il a convaincu. Les maires, conseillers généraux et régionaux du Bassin de Thau ont écouté hier matin le projet « sur dix ans » de Georges Frêche, président de la Région. Un projet estimé à 200 M€ (lire "Midi Libre" d'hier) auquel il est forcément difficile de ne pas adhérer. Car au final, « armateurs, port et travailleurs » ont tout à y gagner.

« Sète n'a jamais été le port du Languedoc- Roussillon », a asséné Frêche l'historien. Ce à quoi lui a répondu Frêche le politique : « Sète doit être le port du Languedoc- Roussillon. » Un dialogue imaginaire qui va pourtant profondément changer la physionomie des lieux. En six points.

Assis, à l'intérieur d'un préfabriqué grimé sang et or, devant un autobus de personnalités locales, Georges Frêche a d'abord épinglé.

Le port de Sète : « Il y a une malédiction sur ce port. Il est en difficulté depuis 20 ans et plus. Son activité est en baisse de 20 %. Et il ne représente que 4 % de l'emploi sur la zone sétoise contre 40 % au Havre. »

Les ports français : « Ils ont une mauvaise gestion. Aujourd'hui, les ports français, ce sont Rotterdam, Barcelone et Gênes. »

L'Etat : « C'est une catastrophe. Il n'a pas un rond et, en plus, il est long. Je défends le service public mais il doit se bouger un peu plus. Quand vous voyez les Chinois, on croit rêver. »

Et Véolia, volontaire pour gérer ports et aéroports : « Ils ont une gestion de père de famille, raplapla. »

Après ces politesses d'usage et quelque apartés sur Port-la-Nouvelle et Port-Vendres, les nuages se sont dissipés au-dessus de l'Île singulière, soufflés par un vent de « dynamisme, de modernité et de développement » et laissant apparaître un ciel « compétitif et attractif ».


1 Le pôle agro-industriel.- Il s'agit de restructurer le bout du port, sur la darse 2 et le quai J, là où Saipol a déjà son usine de diester. Ici sera construit, par la société Centre Grains, le nouveau silo à grains. La Région investira 12,8 M€ pour prolonger le quai J sur 150 m de long et 22 m de large (portique maritime à l'ouest, portique fluvial à l'est) et assurer les travaux de voiries. En projet également, une route entre le pôle et l'entrée du port côté La Peyrade.

2 Le pôle passagers.- 26 M€ devraient permettre de couvrir un projet en deux phases. D'abord, le doublement de l'escale dans le bassin Orsetti. Les travaux sont presque achevés et vont libérer un espace suffisant pour y ériger un nouveau poste de police et douanes ainsi que pour y accueillir à l'embarquement des passagers qui « à 80 %, arrivent avec leur voiture ». Ensuite, là où l'on peut encore voir pour quelque temps le silo à grains (môle Masselin), une nouvelle gare maritime sera édifiée, gare qui pourra recevoir des navires de plus de 200 m de long. Et quatre à la fois. Ceci devrait permettre d'accentuer les échanges avec le Maroc. A ce sujet, le président de la Région rencontrera Mohammed VI au printemps.

3 Le bassin du Midi.- Sa réhabilitation a été estimée à 4,5 M €. Les quais nord et sud sont en voie de consolidation. Le premier sera réservé aux thoniers, le second aux chalutiers.

4 La criée.- 250 000 € seront consacrés à sa rénovation (locaux, systèmes informatiques, optimisation des modes de vente).

5 Aire de carénage à Frontignan.- Un projet de 13 M€ est en cours pour installer une nouvelle aire sur les terre-pleins disponibles. La flotte de pêche languedocienne disposerait là d'un portique de 400 tonnes, d'une grue pour les petits métiers et d'un espace réservé aux bateaux de plaisance.

6 Réhabilitations, abandons.- L'ancien terrain de Total devrait être réhabilité dans quelques mois et offrira un nouvel espace (pour un nouveau trafic ?). Par ailleurs, la Région compte toujours « sur un trafic conteneurs » à Sète. En revanche, il est clair que le charbon n'est plus en odeur de sainteté, à cause de sa faible valeur ajoutée. A terme, selon la Région, l'activité devrait « disparaître » du port de Sète.

Photos Vincent ANDORRA

Yohan DOUCET

VOS REACTIONS

13/11/2008 à 21h38 | santiag 

Un début comme un autre mais pas un mot sur le transport fluvial entre le Rhône et la Méditerranée (les analystes disent que le trafic fluvial pourrait augmenter de 50% pour la prochaine décennie) ni sur le pb écologique du démantèlement des bateaux que personne dans la zone Europe ne veut faire.

Comment lutter contre Tanger qui va capter tous les conteneurs de la Méditerranée . Le cabotage entre l'Espagne et l'Italie on n'en parle pas pourtant les autoroutes et en particulier l'A9 sont saturée par ces transports latéraux

13/11/2008 à 15h48 | antonio 

Il ne manque encore PLUS qu'une escale attractive. Il manque des millions de tonnes de marchandises à décharger et des centaines de bateaux pour sortir le port de sa lente mais inexorable agonie. Les grues rouillent. Et les millions d'€uros continuent d'être engloutis. Qui est-ce qui en profite ? QUI ? Le port de Sète est un tonneau des Danaïdes. C'est dommage pour le contribuable!

13/11/2008 à 10h33 | gigi 

Le développement des échanges "Ferries" avec le Maroc et le développement de la plaisance, petite et grande, sont certainement les marchés les plus évidents du port de Sète.

Pour les croisièristes, il manque encore une escale attractive en image et pour les conteneurs, l'absence de tout hinterland industriel ou commercial de gros ne préfigure aucun accroissement notable.

 

30/09/2008

Comment Veolia et Frêche se sont payés un « Congrès mondial de l’eau »

De Jean-Louis Couture (Région de Montpellier , France) - Consultant international - gestion institutionnelle et sociale de l'eau, des ressources naturelles et du foncier

Les Montpelliérains ont eu la surprise de se découvrir habitants de la « capitale mondiale de l’eau » en cette rentrée de septembre 2008 dans la « seule région de France ayant réussi à maîtriser l’eau ».

Depuis 3 ans, le congrès d’une discrète association scientifique internationale, l’IWRA[1], Association Internationale des Ressources en Eau, créée en 1972 dans un contexte international tendu sur une ressource naturelle toujours convoitée, et qui vivotait avec seulement 200 adhérents jusqu’en 2005, était préparé par quelques scientifiques bien engagés en politique locale.

Malheureusement, le succès ne fut pas au rendez-vous avec 400 inscriptions confirmées un mois avant le congrès, et à peine 700 participants dont beaucoup de montpelliérains sur les 1000 prévus[2], mais où l’on a guère vu consommateurs d’eau, écologistes, agriculteurs, pêcheurs… en ces temps de consultation publique sur l’eau.

Malgré cela, il fut une vitrine politique et commerciale pour les grands projets régionaux et leurs sociétés « investisseurs » ou « gestionnaires », Veolia, Vinci,… alliées pour la circonstance aux politiques régionaux dans un vaste projet d’intégration hydraulique du Rhône à Barcelone ou même Valencia, baptisé Aqua Domitia[3], du nom de l’Empereur Domitien, qui a laissé naguère sa marque avec la Via du même nom traversant la province Narbonnaise. Modèle impérial de l’encombrant leader socialiste régional, Georges Frêche, qui transcende ainsi sa frustration de n’avoir jamais été ministre d’aucun gouvernement socialiste.

La préparation de ce congrès a été portée par l’ILEE[4] et l’association Verseau[5] sous le couvert d’un obscur « Water Cluster », en pleine période de grandes manœuvres autour de la réforme de la Recherche et de l’enseignement supérieur. De grands projets d’aménagement hydraulique régional, comme cette resucée du canal Rhône-Barcelone, conduits par la Région Languedoc-Roussillon présidée par Georges Frêche (ex-PS) et aussi le Conseil Général de l’Hérault présidé par André Vézinhet (PS), promoteur quant à lui des « pompages d’essai » concurrents, inutiles[6] et catastrophiques sur la source karstique des Cent-Fonts détruisant un biotope cavernicole unique et protégé. Ce dans le but d’assurer l’alimentation en eau de Montpellier qui n’en a pas besoin. Echec. Sans qu’aucune sanction administrative ne soit prise. Non sans intenter de multiples procès aux associations écologistes locales, qui ont toujours obtenu des non-lieux.

Le « Water Cluster » regroupe la major Veolia, le tout nouveau groupement régional d’entreprises du secteur Eau, nommé Swelia, malheureuse contraction de Suez-Veolia qui inquiète les PME, puis BRL, la célèbre Compagnie du canal du Bas-Rhone Languedoc, éternellement déficitaire suite à l’échec historique du développement de l’irrigation en Languedoc pour remplacer la viticulture en crise dans les années 60-70, et dont le patrimoine vient d’être transféré de l’Etat à la Région, enfin, l’association Verseau et l’ILEE.

Ce groupement constitué à l’arraché à l’ombre de la puissance tutélaire régionale, réalise le rêve des administrateurs de l’association Verseau pour créer un de ces fameux « pôles de compétitivité» promus par M. Dominique de Villepin, et qui serait localement spécialisé sur l’eau. Ce qui tombe bien. Ce projet de pôle est pour l’instant toujours recalé par l’Etat, seul à décider en la matière. Ce qui n’empêche pas le « Water Cluster » de faire du lobbying, congrès mondial IWRA à l’appui, pour y donner une caution scientifique internationale peu regardante. L’ancien président de l’IWRA, M. Aly Shady, ne disait-il pas avec subtilité, « faire des grands barrages ou mourir de faim. », ignorant les controverses autour de ceux-ci surtout dans le Tiers-Monde et aux USA. De quoi valider aussi le projet d’une chaire universitaire privée sur l’eau que financerait Veolia, qui gère l’eau de Montpellier, annoncée au détour d’un repas lors du congrès par Messieurs Frêche et Proglio[7].

Pour une cause pareille, il fallait bien convoquer les « Sept Plaies de Septimanie », au nombre desquelles les inondations, les sécheresses, le rehaussement du niveau de la mer et l’érosion littorale, la croissance démographique, le réchauffement climatique et… la fonte des glaciers, car le maître de séance n’est autre qu’un éminent glaciologue tropicaliste, M. Bernard Pouyaud, directeur de recherches en hydrologie à l’IRD[8] par ailleurs président de l’association Verseau, militant RPR villepiniste et secrétaire exécutif de la toute nouvelle « Agence de moyens », AIRD, de cet imposant institut, futur sésame financier de tout programme de recherche. Autant en avoir les clés.

Et le congrès mondial fut sauvé de justesse.

Etonnante résurrection que celle de l’association Verseau dont le président est un homme de ressources, et pas seulement aquatiques. Au bord de la faillite en 2006, mais miraculeusement rétablie en 2008, après une année 2007 pour le moins agitée. Grâce à quelque 130 000 euros de subventions indirectes ingénieusement obtenues et à de nombreux artifices comptables qui bouleversent les règles de l’art.

Qu’est-ce que l’association Verseau ?

Créée il y a plus de 20 ans pour rapprocher les chercheurs des entreprises et des collectivités locales pour œuvrer dans le domaine de l’eau (transfert de technologies, études et expertise, développement institutionnel, lobbying…), Verseau est une association qui regroupe le Conseil général de l’Hérault, une grosse partie des instituts des sciences de l’eau de Montpellier, la compagnie BRL, Swelia, etc…

C’est aussi un sous-traitant de bureaux d’études commerciaux extérieurs. Sur une question au coeur des rapports de force régionaux, elle fut toujours secouée par des crises financières aggravées par une gestion d’amateur et une absence de fonds propres. Régulièrement remise à flot grâce à des subsides publics, elle replonge immanquablement. Sans jamais réussir sa mission originelle… amorcer une gestion locale de l’eau sereine. Mais la période a changé avec les grands projets d’aménagement régionaux… Il faut des cautions scientifiques d’où l’utilité d’une association-passerelle.

Donnée pour défaillante par sa banque, le Crédit (peu) Coopératif, qui lui coupait sa ligne de trésorerie en 2007, l’association Verseau a pourtant su mettre à profit les financements des autres, à commencer les instituts publics de recherche ou universités, voire agences administratives diverses, comme l’ADEME ou l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée-Corse.

« Avec une perte nette (après impôt) de 20 245 €, pour un chiffre d’affaires global de 518 581€ l’année 2006 marque un recul dans la stabilisation financière de l’Association amorcée depuis 4 ans », prévient le rapport moral annuel. L’année 2007 marque une tension extrême : rupture de trésorerie dès l’été et absence de rentrées en vue (il faut trouver 40% du chiffre d’affaires en 4 mois) malgré le Congrès mondial de l’eau et quelques contrats captifs avec le Conseil Général de l’Hérault, justifiant force prestations de services pour la coopération décentralisée avec le Maroc ou la Tunisie.

Il faut parer vite au redressement et c’est là qu’un urgent fléchage de fonds de la recherche scientifique publique s’organise à plusieurs niveaux : il faut sauver le soldat « Congrès mondial de l’eau », événement majeur pour l’association et la fin de carrière du président Pouyaud mais aussi vitrine des grands projets régionaux.

Préparé dès 2006, cet événement bénéficiait déjà de personnel rémunéré à temps plein par une subvention européenne gérée par Agropolis, avec Verseau comme sous-traitant, en particulier pour la construction du site web du Congrès, sans que le premier en soit informé. Ceci n’empêcha pas Verseau de le refacturer à l’Université Montpellier 2 (UM2), dont chacun sait qu’elle roule sur l’or.

Rebelote en 2007. Soit 16500 euros au moins de rentrées grâce à ce qui s’appellerait une double facturation, facilitée par le fait que le président Pouyaud est aussi IRD et Maison des Sciences de l’Eau/UM2 tout en étant Verseau, comme son associé scientifique Chevallier, co-administrateur de Verseau, et chercheur IRD à la MSE. Pas sûr que la Commission européenne apprécie.

L’expert-comptable de Verseau, M. Didier Colin, n’y a vu que du feu, pourtant il est aussi… commissaire aux comptes du-dit projet euro-méditerranéen géré par Agropolis et sous-traité à Verseau, sans que l’administration d’Agropolis ne réagisse. Juge et partie, certes mais conception tolérante de la notion de conflit d’intérêts. Pendant ce temps-là, le vrai commissaire aux comptes de Verseau, Michel Comte, s’arrache les cheveux : ces travaux ont-ils été faits ? Et facturés quand et à qui ? Comment certifier la sincérité des comptes ? Question de détail car Verseau est aussi membre du Conseil d’administration d’Agropolis, ce qui a permis de débloquer un petit supplément de 20 000 Euros en 2007 toujours sur le même projet euro-méditerranéen.

Il faut dire que Colin est un expert en la matière : le Midi Libre révélait en mars 2007 que le juge et le fisc avaient perquisitionné son cabinet et scanné son ordinateur retrouvant des contrats anti-datés octroyant d’exorbitantes indemnités de rupture de contrat à verser par la Région au couple qui exploitait la Maison du Languedoc à Barcelone pour le compte de Prodexport, une émanation de la Région Languedoc-Roussillon, dont le staff adoubé par le président d’alors Jacques Blanc a été viré (Affaire Pouzilhac) lors de l’arrivée du nouveau président, Georges Frêche, en 2004. Poursuites pénales en cours pour gestion indélicate. Manque de chance, Colin mange à tous les rateliers, y compris à celui du Conseil général… socialiste, grand protecteur de Verseau. Et comme c’est la guerre de leadership sur l’Hérault entre son président, Vézinhet, et Frêche, par ailleurs président de l’Agglo de Montpellier, on craint les règlements de comptes après les sénatoriales avec leurs deux listes PS concurrentes qui vont faire un tabac.

Autre ficelle utilisée par le président de Verseau pour soulager la trésorerie à défaut du budget : mettre une partie du personnel en congés sans solde pendant un an et… le faire embaucher en CDD par son institut IRD sur son propre programme de recherche en glaciologie en Asie Centrale, nommé Jayhun, en prétextant l’utilité extrême de traduire du Russe des bases de données chiffrées (?) alors que l’on touche à la fin du programme. Sans doute pour utiliser des reliquats. Gageons que les partenaires allemands ou anglais n’auront point été avisés. Quant aux Tadjiks, Ouzbeks et autres Kirghizes, ils ont d’autres chats à fouetter. Heureusement que la recherche publique est riche… et financée sur un programme INCO par l’Europe, laquelle doit se féliciter de sauver de la faillite de si indispensables institutions.

Rebelote sur un autre programme, le Basin Focal Project Volta, logé à la Maison des Sciences de l’Eau à l’Université Montpellier 2, mais financé par l’IRD en contrepartie française dans le cadre d’un « challenge programme international », et qui financera Verseau pour des travaux de réécriture et de synthèse de… travaux d’étudiants un peu hasardeux sur « l’eau, la pauvreté, l’agriculture pluviale,… » en se demandant pourquoi les paysans sahéliens n’arrivaient pas à utiliser correctement l’eau. La recherche de pointe, en somme. Nul doute que Mme Valérie Pécresse sera convaincue et ne manquera pas d’attribuer le label « Pôle de compétitivité Eau » à notre glorieuse équipe des sciences de l’eau montpelliéraine.

Pourquoi ne pas profiter non plus des relations politiques locales pour gratter quelque subside public complémentaire? En utilisant les règles de marché en gré à gré, c’est tout à fait possible grâce à la procédure allégée de commandes d’études de l’ADEME Languedoc-Roussillon, plafonnée à 4000 euros pièce, organisme dont les deux directeurs sont engagés en politique locale avec des résultats plus ou moins heureux aux municipales de Villeneuve les Maguelonne ou Pérols. Mais 4000 euros, c’est peu. Alors trois notes de synthèse sur les énergies renouvelables en Mer Noire ont permis de dégager le triple. A quand une note de synthèse des notes de synthèse ?

Grâce à ce genre d’artifices, le président de Verseau a pu démontrer que le Crédit Coopératif faisait vraiment preuve de mauvaise volonté. Gageons que demain il fera de même avec l’agence de moyens AIRD qui, logée à l’IRD, est sensée co-financer les programmes de recherche internationaux des divers instituts (INRA, INSERM, IRD, CNRS, IFREMER…).

Combien a coûté le Congrès mondial de l’eau ? Et qui a payé ?

Le budget total avoisinerait les 800 000 euros. Avec des tarifs européens à 500 euros et 200 pour les participants du Sud, on peut estimer les recettes pour 700 participants, dont 300 du Sud, à 260 000 Euros, plus quelques recettes diverses (espaces publicitaires).

Des subventions ont été votées ou octroyées : collectivités locales et régionales, 200 000 ; agence de l’eau, 50 000 ; instituts publics de recherche, 86 000 ; entreprises privées, 70 000. Total recettes : 666 000 Euros. Déficit : environ 143 000 Euros.

Alors qui a payé ? L’IRD et l’ADEME mais avec des bouts de ficelle sous couvert d’études ou expertises pour ne pas dire qu’ils subventionnaient encore plus le Congrès ou bien Verseau.

Pour un montant équivalant grosso-modo au trou de 2007, soit environ 140 000 Euros.

On attend la publication des vrais chiffres.

Quand on sait que les subventions d’événements sont plafonnées dans les instituts scientifiques à 12 000 Euros, il y a justement de quoi sauter… au plafond.

Et le coût de la com ?

Heureusement que la communication de la Région et du Conseil général ont matraqué pendant deux mois que « notre corps était composé à 65% d’eau…et qu’ils y pourvoyaient », la science seule n’aurait jamais pu nous convaincre.

En plus, grâce à cette assommante campagne de presse, les Languedociens ont appris la menace réelle de « l’eau calcaire » (sic ![9]) et de « la salinisation des nappes côtières » provoquée par les surpompages des campings, golfs et hôtels du littoral dans un contexte où l’Etat a abandonné toute prérogative de contrôle avec la mirifique promesse de l’eau du Bas-Rhône qui va régler tous les problèmes mais empêche les acteurs de l’eau de s’auto-organiser, démoralisant chaque jour un peu plus les petits élus locaux[10]. Mais de çà, point de bruit.

Des précédents fâcheux.

Ainsi, un audit interne d’Agropolis International[11], réalisé par les experts Jacques Solié (ENSAM) et Jean-François Renard (CIRAD) en 2006, sur la gestion d’un projet euro-méditerranéen de gestion de l’eau financé par la Commission européenne mettait en évidence après trois ans de négligence de son directeur général le fait que « l’association Verseau s’était servi sur le projet » dont profitait sans délégation de signature son chargé de mission Eau, ancien directeur international de Verseau, Michel Soulié, ingénieur de recherche de 2ème classe de l’université Montpellier 2. Il en profita entre autres pour y embaucher son épouse sous son nom de jeune fille alors qu’elle était employée par… Verseau et pour y flécher facturation de services et d’expertises, sans en référer à sa hiérarchie. L’affaire se termina presque mal pour Agropolis qui perdit près de 700 000 euros, mais sans aucune sanction pour le responsable des dégâts, bien protégé par ses mentors régionaux socialistes. A moins qu’il ne détienne quelque dossier brûlant.

Déjà, un rapport confidentiel du Ministère des Affaires Etrangères dénonçait sur plus de 7 pages détaillées en juillet 2004, à la suite d’un colloque à Agropolis, « l’absence de valeur ajoutée de ses subventions (plus de 130 000 euros) pour une étude de faisabilité d’un projet d’observatoire de l’irrigation en Méditerranée » réalisée par l’IME, Institut Méditerranéen de l’Eau basé à Marseille, et administré entre autres par le même ancien directeur international de Verseau, Michel Soulié, aux côtés de Loïc Fauchon, le PDG de la SEM, Société des Eaux de Marseille, filiale à parts égales de Veolia et Lyonnaise des Eaux. Sans suites.

Une habitude de la maison ?

Cette association très institutionnelle qu’est Verseau a longtemps été dirigée par le Directeur de l’Eau et de l’Environnement du Conseil Général de l’Hérault, Serge Miquel, aujourd’hui vice-président de Verseau et alors secrétaire général jusqu’en 2000. A ce titre il a ainsi embauché l’épouse de l’Inspecteur Général Honoraire des Ponts et Chaussées et membre de l’Inspection Générale de l’Environnement, Claude Lefrou, ancien directeur du BRGM[12] et d’agence de l’eau, mais inamovible trésorier de Verseau. La dame Lefrou a eu ainsi l’honneur d’être l’aide documentaliste à temps partiel la mieux payée de France, avec statut cadre, pendant 4 ans de 1997 à 2001, histoire de compléter ses points-retraite. Malheureusement licenciée par son trésorier de mari pour cause de banqueroute en 2002. Cela a-t-il permis l’absence d’enquête de la part de l’Inspection Générale de l’Environnement lors de la destruction de la Source des Cent Fonts par le même Miquel ? Lequel assurait ses grands dieux avoir trouvé un gisement d’eau inépuisable, mal conseillé qu’il était par une certaine intelligentsia montpelliéraine de l’eau bien connue de Verseau, puisqu’elle en fait partie. L’aubaine aquatique s’est révélé « pipi de moineau » malgré la production de données pseudo-scientifiques fort opportunes pour contrarier les écolos récalcitrants. Personne ne fut convaincu.

Un précédent familial :

Le rejeton Pouyaud, lui aussi chercheur à l’IRD, en ichtyologie a été au cœur d’un petit scandale scientifique international en 1999-2000. Afin d’apposer son nom de « découvreur » d’une nouvelle espèce de Coelacanthe en Indonésie, ce poisson préhistorique très rare, il n’a pas hésité à … utiliser la photo du Coelacanthe d’un chercheur américain qui a eu la surprise de la découvrir dans une prestigieuse revue scientifique américaine. Vérification faite au scanner, il s’agissait bien du même. Carton rouge, chez les ichtyologues, spécialistes des poissons. Mais l’avis de découverte est toujours sur le site web de l’IRD.


[1] International Water Resources Association.

[2] Midi Libre, 3 Sept. 2008.

[3] Il s’agit de la troisième tentative de canal du Languedoc, les deux dernières étant aussi prétextées par la prétendue menace de pénurie d’eau structurelle de Barcelone, dont les Espagnols et Catalans n’ont finalement pas voulu.

[4] Institut Languedocien de l’Eau et de l’Environnement, Institut Fédératif de Recherche.

[5] Créée il y a 20 ans pour rapprocher les universités techniques des entreprises du secteur Eau et des collectivités locales afin de valoriser les résultats de la recherche.

[6] Sur un site que l’ancêtre de Veolia, la Compagnie Générale des Eaux, avait abandonné en 1992, faute d’un débit suffisant.

[7] Midi Libre, 4 sept. 2008.

[8] Institut de Recherche sur le Développement, ancien ORSTOM.

[9] Midi Libre, 1er Sept. 2008.

[10] Comme le président du Syndicat Mixte de la nappe de l’Astien, vers Agde.

[11] Qui regroupe une quarantaine d’établissements publics de recherche, d’enseignement, des collectivités et des organisations socio-professionnelles.

[12] Bureau de Recherches géologiques et Minières.

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06/07/2008

Compte Administratif

Conseil Municipal de juin 2008.

 Ouf ! J'arrive en retard, mais je me fais une joie d'assiter en ce début de mandature à une séance où enfin vont être abordées des questions importantes pour la ville.

Les premiers échanges ont commencés mais la séance de travail du conseil municipal n'a pas encore débuté. Je m'aperçois que quelques personnes tiennent en main un ordre du jour. S'il en restait, Dieu seul sait où j'aurais pu les trouver !

J'entends François COMMEINHES parler de madame DEBOISVIEUX. Il ne fait pas l'éloge de son nouveau roman mais de vieux articles de presse faisant état de permis de construire abusifs...
Je comprends grosso modo qu'un vieux tabellion n'aurait pas fait son boulot correctement, et qu'on le traîne en justice. Notre Maire en bon chirurgien se lave les mains de cette histoire, et entend continuer d'opérer son petit business de distribution de permis de construire, comme si de rien n'était.

Avant le début de séance, François LIBERTI ou quelqu'un des siens, demande que la parole soit donnée à un groupe de parents d'élèves d'une maternelle sur laquelle, le Maire a donné son accord pour installer des antennes relais de téléphones mobiles. Ces parents  ont interpellé le Maire par écrit mais ce dernier n'a pas daigner leur répondre...

La suite de cette note aurait du nous faire passer un bon moment en dissertant sur l'art de la lecture du compte administratif de la ville par Monsieur Antoine de RINALDO.

Ce n'est que partie remise, par manque de temps.

 

02:33 Publié dans Municipalité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : administration, commune | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

04/07/2008

Activité législative - Aménagement du territoire - Loi n°2008-660 du 4 juillet 2008 portant réforme portuaire

Le Sénat a adopté, mercredi 21 mai, en première lecture, le projet de loi portant réforme portuaire, rapporté par le sénateur UMP Charles Revet (Seine-Maritime). Cette réforme de fond doit permettre aux ports autonomes de gagner en compétitivité et de ne pas continuer à se laisser devancer par leurs concurrents européens. En effet, entre 1989 et 2006, la part de marché des ports français est passée de 17,8% à 13,9%.

Les activités des 7 ports autonomes maritimes français vont être recentrées sur leurs missions régaliennes d’aménageur et de gestionnaires de domaine.
Ils vont être rebaptisés « grands ports maritimes » ; ils devront élaborer un « projet stratégique » qui pourra faire l’objet de contrats d’investissements avec les collectivités locales ; leur gouvernance sera modernisée avec la constitution d’une direction avec un conseil de surveillance et un directoire.

La disposition phare est le transfert à des entreprises privées des outillages et des personnels d’exploitation et de manutention (grutiers, portiqueurs et autres) actuellement employés par les ports. Les grutiers et portiqueurs changeront donc de statut comme cela a été le cas pour les dockers en 1992.

Cette réforme est un vaste plan de relance dont la réalisation est progressive et négociée. Son aboutissement devrait permettre la création de plusieurs milliers d’emplois, notamment dans les activités de transport et de logistique. Elle s’inscrit dans les perspectives du Grenelle de l’environnement en promouvant une politique de transport multimodal.

Principaux amendements adoptés par la commission des Affaires économiques du Sénat :

 

 

  • transformer la dénomination « grands ports maritimes » en « grands ports autonomes » ;
  • supprimer la référence à la tutelle de l’Etat sur ces ports ;
  • imposer aux ports le respect des enjeux de développement durable dans le respect des règles de concurrence ;
  • assouplir le contrôle financier de l’Etat sur les investissements du port auxquels il ne participe pas ;
  • renforcer les pouvoirs du conseil de surveillance, obliger les comptes annuels du port à être certifiés par un commissaire aux comptes, et subordonner la validité des délibérations du conseil de surveillance à la présence de la moitié de ses membres ;
  • remplacer le nom de « président du directoire » par celui de « directeur général », le faire nommer par décret après avis conforme du conseil de surveillance ; lui imposer un mandat minimum de cinq ans, et donner la possibilité au conseil de surveillance de demander au ministère de tutelle sa révocation après un vote à bulletins secrets ;
  • supprimer la possibilité, pour le conseil de développement, d’être consulté sur la politique tarifaire du grand port et supprimer la référence à un décret en Conseil d’Etat ;
  • prévoir que le décret instituant un conseil de coordination interportuaire fixe également sa composition, les modes de désignation de ses membres, ses règles de fonctionnement et les conditions d’élaboration du document de coordination ;
  • imposer que le projet stratégique aborde le thème de l’intéressement des salariés du port, rendre compatible ce projet avec les orientations nationales en matière de dessertes intermodales, supprimer la référence à un décret en Conseil d’Etat, imposer la conclusion d’un contrat entre le grand port autonome, l’Etat et le cas échéant les collectivités territoriales, afin de mettre en œuvre ce projet et de traiter la politique de dividendes versés à l’Etat ;
  • supprimer la restriction selon laquelle les ports ne peuvent avoir des participations minoritaires que dans les entreprises établies dans un Etat membre de l’Union européenne ou partie à l’Espace économique européen ;
  • permettre aux collectivités territoriales, ou à leurs groupements, qui gèrent un port maritime, de s’associer aux travaux d’un conseil de coordination portuaire ;
  • réserver la priorité d’achat des outillages publics aux opérateurs qui ont déjà réalisé un investissement sur un terminal ou aux utilisateurs réguliers de ces outillages qui ont traité un trafic significatif ; et obliger les contrats de cession d’outillages à prévoir des dispositions spécifiques sur le sort de ces derniers en cas de résiliation imputable à l’opérateur ;
  • permettre la poursuite du contrat de travail d’un salarié avec le grand port autonome, en cas de changement dans les conditions essentielles de son contrat de travail, à condition que cette demande intervienne au plus tard trois ans après le transfert du salarié dans l’entreprise, et après avis d’une commission spéciale et consultation des institutions représentatives du personnel de l’entreprise.

Par ailleurs, la commission propose d’enrichir le texte par un article additionnel tendant à ce que les versements effectués avant le 31 décembre 2008 à la Caisse de retraite des personnels des chambres de commerce maritimes et des ports autonomes soient exonérés de charges sociales et fiscales.

Consulter le dossier législatif : cliquer ici

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Loi n°2008-660 du 4 juillet 2008 portant réforme portuaire

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Loi n° 2007-1773 du 7 décembre 2007 relative au parc naturel de Camargue

17:23 Publié dans Port Sud de FRANCE, Projets | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : port autonome | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19/03/2008

Usine Nouvelle 19/03/2008 – DIESTER à SÈTE

Energie

DIESTER INDUSTRIE INAUGURE A SÈTE UNE UNITÉ DE DIESTER

19/03/2008

http://www.usinenouvelle.com/article/diester-industrie-in...

Investissement

Diester Industrie inaugure a Sète une unité de diesterLe ministre de l'Agriculture et de la Pêche, Michel BARNER, s'est déplacé mardi après-midi sur la zone portuaire de Sète (Hérault) pour inaugurer aux côtés du président de DIESTER Industrie et de SAIPOL, Philippe TILLOUS-BORDE, l'usine de fabrication de diester en service depuis 2006.

L'unité d'estérification a créé sur le site sétois, déjà occupé par une usine de trituration d'oléagineux et de raffinage d'huiles végétales, 23 emplois directs, ainsi qu'une trentaine d'emplois indirects.

Sa production a démarré à 160 000 tonnes de diester et atteint aujourd'hui les 200 000 tonnes annuels. 


Le diester est obtenu à partir de graines d'oléagineux, à 70 % de colza et 30 % de tournesol, et la production part toutes les semaines en bateau vers les raffineries de l'étang de Berre, à 6 heures de mer.

L'usine de Sète représente le dixième de la production totale de Diester Industrie, qui possède 8 sites industriels en France.

Cet investissement de 30 millions d'euros a été financé par SOFIPROTEOL, l'établissement financier de PROLEA, la filière française des huiles et protéines végétales.

« Ce site agroindustriel a aussi consolidé 1 250 emplois, en grande partie dans le milieu rural », affirme le président de SOFIPROTEOL, Xavier BEULIN, présent à Sète mardi. Il représente le mariage intelligent des intérêts agricoles et industriels. La répartition de la valeur ajoutée se fait entre tous les maillons de la chaîne ».

Cependant, tout comme le président de DIESTER Industrie , Xavier BEULIN a interpellé le ministre de l'Agriculture sur la nécessité d'un « contrat de confiance durable ». « Je sais que l'on peut compter sur vous pour continuer sur un cadre stable, notamment au niveau de la fiscalité » a-t-il déclaré. Il a aussi signalé que l'augmentation du coût des matières premières alimentaires peut menacer l'équilibre de la filière des biocarburants.

En Languedoc-Roussillon, Sylvie Brouillet

@ Rédaction L'Usine Nouvelle

12:52 Publié dans Biocarburants, Port Sud de FRANCE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : biocarburants, diester, saipol | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook