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10/10/2009

Revue de Presse Midi Libre sur le refus de fusion de Thau agglo avec Agde et Mèze

Sur le plan des équilibres financiers et de l’homogénéité des territoires, le projet de fusion de la CABT et de la CCNBT était pour le contribuable le mieux fondé : On ne phagocytait pas un territoire pour acquérir de nouvelles ressources, mais pour mieux utiliser celles existantes : c’est sur ce principe d’économies d’échelles qu’est né le concept d’agglo.

En faisant tomber à l’eau le projet de fusion de Montpellier, puis celui d’Agde, Pierre BOULDOIRE se donne le temps de mûrir un projet de fusion avec nos voisins un peu plus gagnant-gagnant que les projets fumeux dans lesquels certains espéraient nous entraîner. Fin janvier 2010 devrait maintenant lui donner l’occasion de nous présenter de nouvelles orientations sur ce sujet.

Pour ceux qui aiment ce socialiste à qui Georges Frêche ne fait pas de l’ombre, il y a chez Pierre BOULDOIRE du Barack OBAMA, pour sa façon positive d'approfondir les dossiers difficiles sans se laisser embarquer. Il y a aussi du Jacques OFFENBACH, par sa maestria à faire se révéler, avec finesse et raffinement nos célébrités politiciennes les plus éminentes, dans leurs personnages de la Comédie Humaine avides d'honneurs et de pouvoir, quand ce n'est pas de gros sous naturellement, tandis que d’autres, plus humbles, s’élèvent, pour notre plus grand plaisir, par leur bon-sens et leur sens de l’intégrité !

Édition du samedi 10 octobre 2009

Midi Libre 10 octobre 2009 - Thau agglo - En bloc, la majorité refuse le mariage avec Agde

Ph. C.F.

DR23 élus ont voté contre la fusion, 16 pour.

Vendredi soir , dans "l'indémodable" salle de l'Aire à Frontignan, Thau agglo a clairement refusé la proposition de fusion que lui a adressée, le 11 septembre, le président d'Hérault Méditerranée Gilles d'Ettore. A l'issue d'un long débat, aucun des soutiens du président Pierre Bouldoire n'a manqué pour mettre un terme à la procédure engagée par le préfet de l'Hérault.

Le président de Thau agglo s'est judicieusement peu étendu sur le fond du projet porté par Gilles d'Ettore. Il l'a qualifié de « précipité, incohérent territorialement et ne répondant pas aux enjeux de Thau agglo » et il a estimé qu'en fait, il s'agissait « d'un moyen pour Hérault Méditerranée de retrouver des marges financières. »

Au contraire, Pierre Bouldoire a profité de ce débat pour longuement reparler de son ambition, apparemment intacte, d'unir le nord et le sud de Thau.

« On ne peut pas ignorer le refus du nord du bassin de Thau de s'unir avec nous », lui a rétorqué la Sétoise Laurence Magne. Des élus qui, renforcés à la dernière minute par François Commeinhes, ont justifié la pertinence de cette fusion. Jean-Jacques Taillade a assuré que « le projet et les statuts proposés sont tout à fait négociables. » « Dire le contraire c'est asséner des contre-vérités », a ajouté le maire de Sète. Sur le périmètre, Laurence Magne a indiqué : « C'est à peu près celui que l'Etat a validé jadis en reconnaissant le Pays Vignes et étangs ». Plus solennel, Antoine de Rinaldo a martelé : « C'est une de nos dernières chances de constituer un territoire cohérent ».

Les partisans de la fusion ont aussi tenté de parvenir à leurs fins en attaquant directement Pierre Bouldoire. Les Marseillanais ont déploré « un vote précipité, en l'absence du 2 e vice président » (Ndlr. Yves Michel, maire de Marseillan) tandis que les Sétois stigmatisaient son inertie dans l'exercice du pouvoir. A ce jeu, François Commeinhes a assurément été le plus violent. Parlant de « la Belle endormie » pour qualifier l'état de Thau agglo depuis l'arrivée du Frontignanais, il a cité Churchill : « Le goût insatiable d'un leader pour le pouvoir n'a d'égal que ses difficultés à l'exercer. » Pierre Bouldoire est plutôt demeuré en retrait face à ce qu'il a qualifié d'« affrontements de cour de récréation » mais il a quand même signifié clairement aux Sétois et Marseillanais qu'il ne craignait pas de les voir siéger dans l'opposition : « Si vous voulez y aller, allez-y », leur a-t-il lancé. Il était d'autant plus serein que ses alliés Balarucois, Gigeannais, Vicois et Mirevalais, l'ont surtout pressé de mettre un terme à cette sempiternelle question sur l'évolution des territoires : « Depuis 2003, on parle de fusion et on ne s'occupe pas de nos populations. On est lamentables, incapables d'avoir un projet de territoire » a claqué le Balarucois Max Serre.

Le projet agathois est enterré. Au suivant.

Jean-Pierre SOUCHE jpsouche@midilibre.com

Vos réactions

10/10/2009 à 20h13 | Sétois 

Commeinhes a cité Churchill : « Le goût insatiable d'un leader pour le pouvoir n'a d'égal que ses difficultés à l'exercer. » il parle de qui ? de son ami surnommé à Sète le député fantôme !!

Ce soir à Frontignan, les conseillers de Thau agglo vont se prononcer. Pour Pierre Bouldoire, président, c'est l'occasion... de passer à autre chose

Édition du jeudi 8 octobre 2009

C'est à la salle de l'Aire de Frontignan que se réunissent, ce soir, à 18 h, en séance publique, les conseillers communautaires de Thau agglo. Une réunion qui promet d'être riche jusqu'à la 26 e et dernière délibération.

Celle-ci scellera en effet le sort du projet de fusion proposé à Thau agglo et à la communauté de communes du nord du bassin de Thau par Hérault Méditerranée.

Que les élus de Thau agglo s'opposent à ce projet et cela mettra d'emblée un terme au processus de consultation engagé par le préfet. Il faut en effet que les trois assemblées des trois communautés l'approuvent pour qu'il puisse y avoir fusion.

Si, au contraire, le vote est positif, la parole sera alors aux deux autres communautés (Hérault Méditerranée et le nord du bassin de Thau).

Pierre Bouldoire, président de l'Agglo, pense que la fusion « sera rejetée ». Mais peut-il en être autrement, en l'absence des maires de Sète et de Marseillan ?

« On me dit que je me précipite. Moi, je dis qu'on a perdu du temps. L'ensemble des élus communautaires est d'ailleurs favorable à la conclusion de ce dossier. Car on a beaucoup d'autres choses à faire. Concernant la polémique sur la date de cette réunion, il faut savoir que, traditionnellement, on se réunit le mercredi. Mais François Commeinhes était à Bruxelles, on a donc proposé le 8 octobre. Et maintenant, il est retenu à Sète (pour un apéritif avec les artistes qui ont participé aux journées ateliers portes ouvertes). Moi, j'avais l'assemblée générale du foot à Frontignan mais j'ai choisi l'Agglo. Pour Yves Michel, c'est différent, il est en Chine... »

Le maire de Sète aurait proposé la date du 20 mais on lui aurait répondu que les agendas des élus communautaires sont chargés.

Toujours est-il qu'en la circonstance, Pierre Bouldoire prend ses « responsabilités, pour l'intérêt commun, pas partisan ».

Reste maintenant aux partisans du président à aller dans le sens de ses « valeurs », du « contrat » qu'il a passé avec les électeurs.

Vos réactions

08/10/2009 à 13h28 |

je crois comprendre que le président de l'agglo ne veut qu'une seule chose régner en (seigneur) et conserver le plus longtemps sa place de président

08/10/2009 à 09h26 | Jack

Je rêve! Si l'information est exacte, voilà le maire de Sète qui doit se prononcer sur une question aussi importante que la fusion d'agglo et qui est absent pour cause.......d'apéro.

Je croyais que son absence était motivé par un déplacement lointain (Paris, Bruxelles, ...)

Non il préfère aller boire un coup. J'ai du mal à le croire (encore une fois si l'information est vraie). Ne pouvait-il être remplacé pour cette manifestation avec les artistes?.

Je crois plutôt à une dérobade.

08/10/2009 à 08h27 | jpthau

Mr le Président réfléchissez bien avant de prendre cette décision qui va être lourde de conséquences pour le secteur de Thau.Les conseilleurs ne sont pas toujours les payeurs!!!

Agglo - Sétois et Marseillanais vent debout contre Bouldoire

Édition du dimanche 4 octobre 2009

Ils sont convoqués jeudi pour se prononcer sur la fusion avec Agde

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Remontés. François Commeinhes et Yves Michel, maires de Sète et Marseillan, ont réuni hier soir, en mairie de Sète, leurs délégués communautaires en urgence.

Ils souhaitaient débattre dare dare de leur attitude jeudi prochain, au conseil d'agglo qui vient d'être convoqué à 18 h à Frontignan par Pierre Bouldoire.

Un conseil qui est loin d'être anodin puisque, surprise, une 26e question a été ajoutée à l'ordre du jour. Et elle va sceller le sort du projet de fusion avec Agde.

« C'est scandaleux » s'indigne François Commeinhes : « Il y a quinze jours, au bureau des maires de Thau agglo, Yves Michel et moi avons précisé au président que nous étions absents, lui jusqu'au 20 octobre et moi les 7 et 8. Aujourd'hui, il propose de voter sur le projet de fusion avec Agde le 8, en l'absence du 1er et du 2e vice-président ! »

Sur le fond, l'un et l'autre s'étonnent de cette précipitation : « Elle est surprenante de la part de quelqu'un qui se veut un homme de dialogue » ironise Yves Michel. Et François Commeinhes ajoute : « Le préfet a ouvert le dialogue jusqu'au 16 décembre, pourquoi le refermer aussi vite, sans discussion préalable avec le président d'Hérault Méditerranée ni avec le nord du bassin de Thau et pas même entre nous à Thau agglo ? »

Mais selon les deux élus, il y aurait plus grave. Ils assurent ainsi que mercredi soir, à Gigean, s'est déroulé « un bureau "occulte" avec tous les maires de Thau agglo sauf nous ». Et ils concluent : « On nous considère comme persona non grata pour discuter de l'avenir du territoire et on nous met, de fait, dans l'opposition ».

Quant à leur positionnement lors du vote de jeudi, ils désirent encore en discuter ensemble mais précisent : « Il nous paraît difficile de nous prononcer sur ce projet dont nous n'avons jamais parlé au sein de Thau agglo ».

Fusion avec Agde - Les élus de Thau agglo tranchent jeudi

Édition du dimanche 4 octobre 2009

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Le président Bouldoire veut aller vite. Explications

Les anti fusion avec Agde veulent aller vite, les pro voudraient prendre le temps. Mais comme la maîtrise de l'ordre du jour à Thau agglo appartient au président, c'est sans attendre plus longtemps que Pierre Bouldoire invite les 39 conseillers communautaires à se prononcer. Ce sera jeudi soir, à 18 heures, salle de l'Aire à Frontignan.

Pourquoi donc les anti, emmenés par le président de Thau agglo, veulent-ils aller si vite ?
Plusieurs réponses à cela. La première est que Pierre Bouldoire veut absolument clore ce débat sur la fusion des agglos au plus tôt car son mandat avance et que pour l'heure, ce débat-là occulte tous les autres et handicape son action.
Exemple son projet de territoire prévu pour septembre ne sera dévoilé qu'à la fin de l'année.
Mais dans cette volonté présidentielle d'aller vite et de ne pas ouvrir la discussion sur le projet de Gilles D'Ettore, il y a aussi deux raisons politiques.
  • Aujourd'hui, Pierre Bouldoire croit sa majorité suffisamment solide pour affronter un vote. Il semble assuré de retrouver cette majorité intacte à la sortie de l'isoloir. Au contraire, il peut craindre que le temps, les discussions, les éventuelles pressions de-ci et de-là jouent contre la cohésion de sa majorité qui ne tient qu'à... quatre voix.
  • Deuxième raison : Thau agglo veut doubler la communauté de communes du nord du bassin de Thau sur ce vote. Cela lui évitera d'avoir à gérer un vote éventuellement favorable de la CCNBT.

Du côté des pro-fusion avec Hérault Méditerranée, l'analyse est quasiment inverse.

  • A Agde et Marseillan, on est certain que le temps et les discussions, publiques ou pas, jouent en faveur de ce nouveau territoire. Ce n'est pas un hasard si hier, ces élus se sont réunis à Sète pour tempêter contre « un vote précipité et une absence totale de discussion ». Et ce d'autant que jeudi soir, ni le maire de Sète François Commeinhes ni son homologue marseillanais Yves Michel ne pourront être présents (lire Midi Libre d'hier).
  • Mais il faut bien avouer aussi que, de ce côté-là, on joue également la montre en espérant secrètement que la communauté de communes du nord du bassin de Thau s'exprime en premier sur cette fusion. Si la question est maintenue jeudi soir par Thau agglo, ce ne sera donc pas le cas.

Il ne reste plus aux élus sétois et marseillanais qu'à compter sur une heureuse surprise après le passage par l'isoloir ou à attendre, patiemment, des jours meilleurs.

Jean-Pierre SOUCHE jpsouche@midilibre.com
 

La lettre M n° • 1119 - 32 : Hérault/Intercommunalité - Agde, Sète et Mèze mariés avant la fin de l’année ?

La fusion entre les agglos Hérault Méditerranée (Agde/Pézenas, président : Gilles d’Ettore) et Thau Agglomération (Sète/Frontignan, président : Pierre Bouldoire) et la communauté de communes du nord du bassin de Thau (Mèze, président : Yves Piétrasanta) pourrait être effective avant la fin de l’année, apprend-on de source proche.

La procédure a été entérinée par le préfet de l’Hérault Claude Baland, qui a pris un arrêté entérinant le projet de périmètre proposé par Gilles d’Ettore. « Tout le monde, que ce soit Couderc ou Frêche, apprécie le projet de fusion entre les agglos de Sète/Frontignan et Agde/Pézenas, souffle un cadre de Hérault Méditerranée. Il y a une identité commune : le littoral, la vigne, l’étang de Thau, la puissance touristique, avec une bien meilleure visibilité de l’extérieur. Seul Bouldoire est contre, puisqu’il perdra la présidence de Thau Agglomération. »

D’après cette source, qui affirme que ce projet n’a pas vocation à « enrayer le développement de Montpellier », la fusion pourrait être effective « avant la fin de l’année ».

Frêche : « un jour, ils se regrouperont avec nous »

Georges Frêche, président de Montpellier Agglomération, a déclaré jeudi soir lors du conseil d’agglomération : « Je ne vois aucun inconvénient à cette fusion, c’est très bien. Un jour ils se regrouperont avec nous. Rien ne presse, il faut être patient. »

Le président de Hérault Méditerrannée et maire UMP d'Agde, Gilles d'Ettore, tiendra une conférence de presse demain matin à Pézenas avec des maires favorables au projet.

Pierre Bouldoire, président de Thau Agglomération et maire PS de Frontignan, répliquera dans l’après-midi à Balaruc-les-Bains, en compagnie d’élus hostiles au rapprochement des deux agglomérations : les maires de Balaruc-les-Bains, Vic-la-Gardiole, Mireval, Balaruc-le-Vieux et Gigean.

05/10/2009

Midi Libre 5 Octobre 2009 - Région - Plus de 2 700 entreprises priées de bichonner les seniors

Édition du lundi 5 octobre 2009

DR

Photos C. FORTIN

Le regard devra changer sur les quinquagénaires dans le monde du travail. Dès le 1 er janvier, un dispositif très contraignant imposera aux entreprises et groupes d'entreprises d'au moins 50 salariés de disposer d'un accord ou d'un plan en faveur de l'emploi des salariés de 50 ans et plus.

Jusque-là, la tendance était plutôt de faire partir les plus anciens d'entre eux. Du coup, le taux d'emploi des 54-65 ans est de 38,3 % en France, contre 43,5 % en Europe qui fixe à ses Etats membres d'atteindre un taux d'emploi de 50 % en 2010.

En Languedoc et en Roussillonplus de 2 700 entreprises devraient être concernées, ce dispositif est encore fort méconnu.

Le point.

Lors de sa venue à Montpellier, Laurent Wauquiez , le secrétaire d'Etat à l'Emploi, avait pris la parole pour sensibiliser les hautes instances de l'Etat sur le sort réservé aux seniors dans le monde du travail.

C'était le 2 décembre 2008. André Taccone, 60 ans, charpentier de métier, qui recherchait un emploi à ce moment-là, ne s'était pas dégonflé : à l'Assedic de Saint-Jean-de-Védas, que le secrétaire d'Etat visitait, il avait raconté sa quête difficile d'un travail.
« J'y étais allé pour qu'on prenne conscience que les seniors veulent bosser », rappelle-t-il.
Depuis, cet homme élégant, adhérent actif de l'association SeniorOboulo (1), a su séduire un employeur. est donc en contrat à durée indéterminée dans une société du Biterrois, chargé de mettre au point la partie technico-commerciale d'une des activités développées par son entreprise : les surélévations en bois. Son expérience fut ainsi reconnue. « Il n'était pas pensable de ne pas pouvoir transmettre ce que je sais » , explique-t-il.

Tous les seniors demandeurs d'emploi n'ont pas autant de succès que lui. Beaucoup ont l'impression de ne plus intéresser les entreprises, l'âge faisant... Même parmi ceux qui sont toujours en poste... Voilà pourquoi les pouvoirs publics ont décidé de prendre les devants, en mettant au point un dispositif destiné à « favoriser le maintien dans l'emploi et le recrutement des salariés âgés » .

Leur expérience peut être une source de profit. Or, en France, la tendance est plutôt de les écarter. Pour preuve : il n'y a pas assez de 50 ans et plus dans le m onde du travail. Ainsi, le taux d'emploi des 54-65 ans est de 38,3 % dans l'Hexagone, contre 43,5 % en Europe. L'Union européenne demande, du reste, à ses Etats membres d'atteindre un taux d'emploi pour les plus de 55 ans de 50 % en 2010. Trop court.

Si l'objectif ne peut pas être atteint d'un coup de baguette magique, les pouvoirs publics ont tout de même décidé d'accélérer le pas. Leur dispositif entrera en vigueur le 1 er janvier prochain, bref dans un peu moins de trois mois. Or, les mesures qu'il contient sont extrêmement contraignantes et s'appliquent à une bonne part des entreprises : celles de 50 salariés et plus, ainsi que les « groupes d'entreprises » de 50 salariés et plus.

En Languedoc-Roussillon, 2 757 sociétés du secteur privé non agricole sont a priori concernées par ce dispositif, à suivre les données de l'Urssaf, - l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiale s - qui comptabilise là toutes les entreprises régionales ayant déclaré, au 1 er trimestre 2009, plus de 50 salariés au niveau national .

Aujourd'hui, pourtant, ces sociétés qui emploient ensemble 278 800 salariés, ne sont pas toutes préparées. « A notre connaissance, il ne se passe pas grand-chose », confirme Alain Alphon-Layre, le secrétaire régional de la CGT. Elles devront donc commencer à s'en préoccuper, une pénalité étant prévue en cas de retard (lire le détail du dispositif ci-contre).

Dossier : P. BRUYNOOGHE

(1) L'association montpelliéraine SeniorOboulo organise le 29 octobre à Montpellier un forum pour l'emploi des seniors. Cette manifestation, à laquelle Laurent Wauquiez doit se rendre, aura lieu à la salle Jacques 1 er d'Aragon.
Créée en décembre 2008, l'association compte aujourd'hui une quarantaine d'adhérents. Le forum, libre d'accès, débutera à 9 h 30 et s'achèvera vers 17 h. Tél. 06 62 04 36 22. Mail : senioroboulo@gmail.com.

14:04 Publié dans Emploi, Politique locale, Projets | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : seniroboulo | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

29/09/2009

Le Point 24 septembre 2009 – Dossier spécial Sète – Ce qui marche, ce qui coince

http://www.lepoint.fr/actualites-region/2009-09-24/specia...

Publié le 24/09/2009 - Modifié le 24/09/2009 N°1931 Le Point

Spécial Sète

Ce qui marche, ce qui coince

Enquête. Pour son retour à Sète, Le Point a dressé l’inventaire complet des réalisations et des projets à venir. Un état des lieux contrasté.

Dossier réalisé par Hervé Denyons et Christine Rigollet

Environnement : la reconquête des lidos

Avec 20 kilomètres de plage et 7 500 hectares de lagune renfermant des centaines d’espèces végétales et animales (dont trois variétés d’hippocampes !), l’agglomération de Sète bénéficie d’un patrimoine écologique-et économique-unique au monde. Mais un patrimoine aujourd’hui bien fragilisé.

C’est la tempête de 1982 qui, endommageant la route littorale, dévoila la gravité des dégâts : le lido reculait inexorablement. En cause : le déficit d’apports de sédiments, la proximité de la route, ainsi que la fréquentation touristique massive et anarchique. Après avoir réagi au coup par coup, une vaste opération de sauvegarde du littoral a été lancée fin 2007 par l’agglomération du bassin de Thau. Ont été mis à contribution l’Etat (30 %), l’Europe (20 %), la région (15 %), le département (15 %) et, bien sûr, l’agglo (20 %). Montant du chantier : 50 millions d’euros.

« Nous construisons une nouvelle route plus écologique loin de la plage, explique Dominique Salasse, chef du service Espaces naturels de Thau Agglomération, et détruisons l’ancienne, facteur d’érosion. Puis nous reconstituons le rivage en réensablant la plage et en réhabilitant le cordon dunaire grâce à des ganivelles [des pièges à sable en bois de châtaigniers] et à la plantation d’oyats. Nous en profitons pour aménager des parkings, une voie verte pour les piétons et les cyclistes, ainsi qu’une voie réservée aux bus. »

Ce chantier terrestre, qui s’achèvera à l’été 2010, va s’accompagner à l’est-la partie la plus soumise à l’érosion-d’un chantier maritime avec des atténuateurs de houle (de gros boudins posés au fond de l’eau à 350 mètres du rivage) et un système de drainage sous la plage pour fixer le trait de côte. Ces dispositifs seront testés sur deux kilomètres en 2010. Des caméras numériques permettront de suivre l’évolution du littoral.

De l’autre côté de la voie ferrée s’étend un domaine moins touristique, celui des vignes, des anciens marais salants, des sternes et des échasses, des conchyliculteurs et des pêcheurs. Sa protection passe par un rigoureux contrôle des eaux usées. D’où l’ambitieux programme d’assainissement mis en place par l’agglomération et le Syndicat mixte du bassin de Thau : diagnostic et rénovation des réseaux, renforcement des stations d’épuration, traitement des boues... « Pour mesurer l’impact de l’activité humaine (température, salinité, turbidité...), explique Stéphane Roumeau, responsable qualité de l’agglomération, nous avons immergé dans l’étang des "sirènes" ; ce sont six bouées qui déclenchent des alarmes en cas de pollution. Grâce aux "courantomètres" installés dans les canaux de Sète, nous pouvons localiser l’origine du problème et réagir très vite. »

Pierre Bouldoire, président de Thau Agglomération, a par ailleurs lancé des études pour une nouvelle usine de retraitement des eaux usées. « Ces actions exemplaires sont d’autant plus nécessaires qu’elles concernent un territoire composé à 83 % d’espaces agricoles ou naturels. » Déjà, à l’est, des études sont lancées pour protéger et mettre en valeur le lido de Frontignan. Un chantier de 25 millions qui débutera au premier trimestre de 2011 pour s’achever vers 2015.

Port industriel : des atouts négligés

Voilà une curiosité dont Sète se serait bien passée : sa chambre de commerce, incapable de faire face à ses échéances, est mise sous tutelle ! En cause : le transfert du port à la région qui a privé la CCI d’environ 80 % de ses recettes. L’affaire fait l’objet de multiples recours et illustre bien la dépendance de la ville envers son port. Car ici, depuis toujours, la mer a bien des reflets d’argent pour l’économie locale. Or, jadis florissant, le port de Sète se porte mal depuis bien longtemps. Concurrencé par les grandes structures comme Marseille, Barcelone et Gênes, il a tardé à se moderniser et pâti de l’absence d’un plan de développement cohérent. Un seul portique pour décharger les conteneurs, un accès routier peu séduisant pour les armateurs, une organisation « impressionniste » des quais, une gare maritime d’un autre temps ont eu raison de sa réputation. L’activité n’a donc cessé de décroître pour atteindre 3 millions de tonnes l’année dernière. « Le seuil le plus bas depuis la Libération » , se désole François Liberti, ancien maire et conseiller général de Sète (PC).

Le port ne manque pourtant pas d’atouts : il est le seul en eaux profondes de Marseille à Alicante, bénéficie de la proximité du TGV, de deux autoroutes et peut s’appuyer sur des réserves foncières. Mieux, il devrait profiter de la saturation de ses concurrents et de l’ouverture progressive de l’Algérie. La région a annoncé vouloir en faire un dossier prioritaire, promettant d’y injecter 200 millions d’euros, et Georges Frêche y est venu en personne pour confirmer l’installation d’Agrexco, une société d’exportation de fruits et légumes.

D’autres sociétés privées, comme Lafarge, investissent dans un nouveau terminal et Sintax, entreprise de logistique pour le transport des voitures, veut en faire une plate-forme pour accueillir des véhicules produits en Asie et dans le Maghreb. La construction d’une nouvelle gare maritime devrait également favoriser la relance de l’activité passagers (250 000 unités seulement), qui pourrait être multipliée par quatre. Deux opérateurs italiens ont annoncé récemment l’ouverture de nouvelles liaisons avec le Maroc et l’Algérie.

« Nous sommes sur la bonne voie pour réanimer le port , estime François Commeinhes, le maire UMP de Sète, mais autant la chute peut être rapide, autant il est long de renouer avec la croissance dans un contexte de concurrence farouche. » Dépendante de son port, la ville n’est cependant pas associée directement à sa gestion, partage de compétences oblige. Mais, fait rare en Languedoc, un consensus semble s’être établi au-delà des fonctions et étiquettes politiques pour œuvrer ensemble dans le même sens et enfin grandir... face à la mer.

Port de pêche : calme plat

Ils en ont du charme, ces bateaux en pleine ville, au milieu des terrasses de restaurant bondées. Mais, en 2009, le premier port de pêche français de Méditerranée n’est plus vraiment adapté : filets qui traînent, quais vieillissants, cohabitation incertaine entre professionnels de la mer et plaisanciers, criée à l’ancienne. Sans parler de l’aire de carénage obsolète obligeant les 20 chaluts et 17 thoniers à aller se refaire une beauté ailleurs.

Les problèmes ne sont pas nouveaux, les projets ne manquent pas, mais si les pêcheurs se félicitent du dialogue avec les autorités du port, ils trouvent le temps long. « On sait ce qu’il faut faire, on parle, on parle, mais rien ne bouge » , regrette Raphaël Scannapieco, premier prud’homme de Sète. Du côté de la région, propriétaire du port depuis deux ans, plusieurs millions d’investissements sont annoncés, ainsi qu’une restructuration prochaine de la zone pêche. « Nous avons entendu des engagements fermes sur la rénovation de la criée ou sur l’aire de carénage. Je n’ose pas penser que ces promesses ne seront pas tenues » , glisse malicieusement Jean-Marie Avallone, patron thonier. Un plan d’action devrait être décidé cet automne pour mieux organiser l’activité, dont celle des quelque 50 petits métiers répartis sur les quais.

La municipalité ne doute pas de la volonté de la région. Une confiance que ne partage pourtant pas François Liberti, l’ancien maire. « Il y a la place, l’argent, mais rien de concret. Sète est devenu le premier port... par son retard ! A se demander si la pêche est encore une priorité. » L’interprofession, environ un millier de personnes à Sète, compte bien sur la prochaine échéance des régionales pour faire avancer les dossiers.

Culture : Sète à l’avant-scène

Robert Combas, Georges Brassens, Jean Vilar, Paul Valéry, Pierre Soulages.... Nombreux sont les artistes qui mêlent ou mêlèrent leur nom à celui de Sète. Et nombreux sont, à Sète, les ateliers, musées, théâtres, bibliothèques qui font vivre la culture. On y trouve un Centre régional d’art contemporain, le musée Paul-Valéry, l’Espace Brassens et l’original et populaire Musée international des arts modestes, conçu en 1999 à l’initiative d’Hervé Di Rosa. Deux médiathèques, dont l’une, François-Mitterrand, vient de subir un grand lifting pour ses 20 ans, seront bientôt rejointes par une troisième à Frontignan. Et si beaucoup déplorent la disparition des fêtes de quartier au profit des bars à quai, restent encore à Sète quelques belles manifestations comme Jazz à Sète et la Fiest’à Sète.

Mais, à plus d’un titre, le théâtre Molière demeure le fleuron culturel de la ville. Bijou architectural, ce théâtre à l’italienne est même étonnant dans une agglomération de taille moyenne. Les Sétois le doivent aux commerçants et viticulteurs de la fin du XIXe siècle, désireux d’associer essor économique et prestige culturel. Influentes, les familles italiennes lui donnèrent alors une vocation de Bel Canto. Son acoustique est exceptionnelle et son foyer, aux vitraux Art nouveau, plein de charme.

Depuis 1994, le Théâtre de Sète est devenu Scène nationale, la seule de l’Hérault. Et, depuis 2003, après transfert de compétence, il est propriété de Thau Agglomération, qui va d’ailleurs devoir prochainement engager d’importants travaux de rénovation et de mise aux normes.

La programmation d’Yvon Tranchant, qui dirige la Scène nationale depuis sept ans, se veut ouverte et exigeante, éclectique et subtile. Cette saison : Jan Lauwers, mais aussi « Le malade imaginaire », avec Michel Bouquet, le one-man-show de Bertrand Brossard (« Incredibly incroyable ») et « Tosca » par le choeur et l’Orchestre philharmonique de Rome, de la poésie, des ballets... Tandis qu’à La Passerelle, sur l’île de Thau, jazz, rap, hip-hop ou ateliers de pratiques amateures s’adressent à un public plus jeune.

La Scène nationale de Sète et du bassin de Thau assure aussi une fonction de création avec La fabrique, un outil dédié aux artistes en « compagnonnage » et produit des spectacles qu’elle fait tourner en France et à l’étranger. « Mais, martèle Yvon Tranchant, notre vocation est de promouvoir la culture sur l’ensemble du territoire, de rayonner autour de ce lieu phare. » Alors, le théâtre sort des murs et amène les spectacles vivants auprès de tous les publics du bassin de Thau : salles communales, écoles, entreprises...

Et les résultats sont là : les quelque 160 représentations annuelles font salle comble auprès d’un public composé à 70 % de fidèles (8 800 abonnés, dont près de 5 000 jeunes) qui viennent majoritairement du bassin de Thau. En six ans, les spectateurs sont passés de 30 000 à 50 000.

Urbanisme : à l’est du nouveau

Comme l’ensemble du département, Sète est soumise à une pression démographique croissante : 39 000 habitants en 2001, 43 750 au 1er janvier 2008 et 750 habitants de plus chaque année-sans compter les 400 000 touristes qui se pressent dans la cité de Paul Valéry. Ce qui entraîne quelques défis urbanistiques à relever.

Après l’aménagement du triangle de Villeroy et celui de la carrière du Ramassis actuellement en cours, François Commeinhes va donc s’atteler aux entrées est et ouest de la ville.

« A l’ouest, explique le premier magistrat, l’entrée de ville sera avancée. C’est pourquoi nous allons supprimer le rond-point de la Paix, prolonger l’avenue Jean-Monnet, déjà requalifiée, puis construire des logements, une maison de la nature et prévoir des commerces. »

A l’est, le projet est plus ambitieux. La reconversion des friches industrielles et ferroviaires favorisera la création d’un nouveau quartier avec un parc de 15 hectares, de l’immobilier résidentiel et tertiaire, des commerces et des loisirs, et l’implantation du conservatoire, prémices d’un grand pôle culturel. En prolongeant le canal, François Commeinhes vise à faire de cet espace une île, l’« île est », protégée des flux de circulation.

Au compte des grands équipements, un palais des congrès, « locomotive indispensable au tourisme sétois » , verra le jour à l’entrée du port, en face de la future gare maritime construite par la région. La gare ferroviaire, elle, disposera de deux entrées, afin de différencier la circulation venant de l’agglomération de celle en provenance du centre-ville. Enfin, un grand filet bleu signé François Fontès permettra de camoufler le triste béton des halles centrales. Un projet qui verra le jour en 2011, après les travaux de climatisation de l’été 2010.

« Tout n’est pas négatif , concède André Lubrano, secrétaire d’une des sections socialistes de Sète et qui fut le premier adjoint de François Liberti. Mais le vrai problème, c’est la modification du PLU [Plan local d’urbanisme] au coup par coup et de façon autoritaire. Il n’y a aucun plan d’ensemble, aucune vision d’avenir de cette ville. »

Logement : hlm en panne

C’est le sujet le plus polémique, la cible principale des attaques de l’opposition qui, en dépit du taux honorable de 17,4 % de logements sociaux à Sète, pointe les innombrables dossiers en attente. « François Commeinhes a livré la ville aux promoteurs privés » , tonne l’ancien maire, François Liberti. Au domaine de Villeroy, nous voulions construire 250 logements sociaux sur 700 logements. Une fois élu, le maire UMP a vendu les 40 hectares de terrain à urbaniser, sans appel d’offres, à Languedoc Terrains. Bilan : 520 logements, et uniquement du résidentiel privé ! » La carrière du Ramassis, au flanc du mont Saint-Clair, le poumon vert de Sète, a, elle, été cédée à Kaufman & Broad pour la réalisation de 350 logements privés. Face aux recours déposés par l’association Sète à bâbord, le promoteur a préféré, de lui-même, pour ne pas être pénalisé, bâtir 30 logements sociaux. Sébastien Andral (PC), le chef de l’opposition municipale, rappelle que le préfet a dû faire annuler le permis de construire accordé par le maire pour la réalisation de logements résidentiels sur un terrain jouxtant l’hôpital : les hélicoptères auraient été dans l’impossibilité de décoller et d’atterrir !

Mais, s’agissant de logements sociaux, l’équipe municipale actuelle n’a encore rien réalisé à ce jour. Sinon en centre-ville, où 750 logements très dégradés ou vacants ont bénéficié (ou vont bénéficier) des aides publiques, qu’elles soient apportées sous forme d’Opération programmée d’amélioration de l’habitat (Opah), de Périmètre de restauration immobilière (PRI) ou de Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). Plus de 200 logements ont déjà été réhabilités ; 500 le seront à terme, dont 70 % seront reloués sur la base de loyers maîtrisés.

Bref, si François Commeinhes dit vouloir atteindre le chiffre de 20 % de logements sociaux exigés par la loi SRU, l’effort reste encore à fournir. Ce sera le cas avec la mixité exigée dans les nouveaux quartiers, à l’ouest et à l’est de la ville, où, respectivement, 20 et 25 % de logements sociaux doivent être réalisés.

Reste le coût très élevé de la fiscalité locale : 2 165 euros en 2008 (une moyenne calculée à partir des charges payées par les seuls ménages imposés). « Plus de la moitié des agents de l’hôpital, le premier employeur de la commune, est obligée de se loger en dehors de la ville » , dénonce Sébastien Andral. A Sète, la fiscalité s’est accrue de 48,8 % depuis 2001, la plus forte augmentation de toute la région Languedoc-Roussillon.

Agglomération : le feuilleton des fusions

On croirait à un vaudeville si l’affaire n’était sérieuse. C’est l’étonnant feuilleton des projets de fusions, rapprochements d’agglomérations et négociations diverses destinés à modeler le territoire de Sète et sa région pour l’avenir. Feuilleton avec force coups tordus et « je t’aime moi non plus ». Pas sûr que le citoyen se retrouve dans cet imbroglio politico-psychologique où le caractère et les relations de certains élus semblent parfois l’emporter sur le bon sens.

Pourtant, tout commence par une évidence : Sète et sa communauté d’agglomération du bassin de Thau (huit villes en tout) ont besoin d’élargir leur périmètre. Par exemple pour développer le potentiel économique, le port, le déplacement des populations ou la gestion des sites naturels, comme l’étang de Thau. Conscient de ces enjeux, François Commeinhes avait lancé avec Georges Frêche l’idée d’une fusion des agglos de Montpellier et Sète. Initiative courageuse et inédite, ici, entre politiques de deux bords différents. Elle valut au maire de Sète une volée de bois vert dans son propre camp, celui de l’UMP. Et le projet, mené à la baguette par un Georges Frêche rarement diplomate, fit long feu. Avant qu’il tente un rapprochement entre l’agglo de Montpellier et la communauté de Mèze (six communes). Opération elle aussi avortée à une voix près, lors d’un vote mouvementé à Mèze, au cœur de l’été 2009. Pour la plus grande satisfaction, cette fois, du maire de Sète et du président de la communauté du bassin de Thau, Pierre Bouldoire, également conseiller général et maire PS de Frontignan. Car les deux hommes militent maintenant pour une fusion entre les communautés sud et nord de Thau et celle d’Agde-Pézenas.

Le projet permettrait de construire un territoire de 745 kilomètres carrés autour du bassin de Thau. En tout, 33 communes, représentant 190 000 habitants, dans un triangle allant des portes de Béziers à celles de Montpellier, en montant au-dessus de Pézenas, à la limite des hauts cantons. Les avis et consultations devraient être lancés, les maires d’Agde (UMP) et de Sète sont tous deux favorables à ce projet, alors que les opinions sont partagées du côté des élus du nord du bassin de Thau. Rien ne garantit donc, une nouvelle fois, que le projet aboutira. Car, au-delà des logiques de développement du territoire, d’autres enjeux pèsent en coulisse. Notamment le bras de fer entre Georges Frêche et André Vézinhet, président PS du conseil général de l’Hérault. Autrefois proches, les ex-amis se livrent une lutte d’influence sévère pour le département, distillant caresses et menaces à l’égard des élus locaux. Une grosse communauté d’agglomération pourrait menacer la prédominance du département ou les pouvoirs de certains maires. Et, à l’inverse, le président de l’agglomération de Montpellier n’a guère envie de voir émerger face à lui une intercommunalité trop puissante pouvant demain s’associer à celle de Béziers.

Reste la vraie question de la pertinence des territoires et des rapports que doivent entretenir Sète et la capitale régionale. François Commeinhes se dit « pragmatique et désireux de travailler avec tout le monde » . Pierre Bouldoire veut « un développement concerté, maîtrisé, sans mégalomanie et sans brûler les étapes » . Les Sétois aimeraient, eux, que les rivalités entre élus n’hypothèquent pas l’avenir.

Circulation : un casse-tête insoluble

Nul ne le conteste : la situation géographique de Sète fait de la circulation en ville un véritable casse-tête. Coincée entre mer et étang, jalonnée de ponts, traversée par des voies ferrées et parcourue de ruelles étroites, Sète est régulièrement engorgée.

« C’est difficile, et cela l’a toujours été, admet François Liberti, ancien maire de Sète, mais la politique de François Commeinhes ne fait qu’aggraver les choses. En construisant, sans dessertes, de nouveaux quartiers à l’ouest-alors que les flux se font majoritairement avec l’est-, les traversées de la ville vont encore s’accroître. »

Quelques aménagements ont pourtant été réalisés, comme l’installation d’horodateurs quai Vauban et quai Maillol ou l’augmentation de la fréquence des bus. D’autres suivront : réfection du quai de la Résistance, synchronisation des feux, annonce anticipée de l’ouverture des ponts... D’ici à deux ans, des bateaux-bus non polluants, avec rotation constante, desserviront la gare, les communes riveraines du bassin, ainsi que les principaux pôles de la ville.Et, dès l’été prochain, une navette longera la corniche du Môle jusqu’à la plage.

Viendra ensuite-mais quand ?-la réalisation de nouvelles pénétrantes à l’est de la ville : requalification de la route de Montpellier qui accueillera un transport en commun en site propre, nouvelle voie du port permettant un accès au centre-ville. A l’ouest, le prolongement du boulevard Jean-Mathieu-Grangent jusqu’au boulevard Chevalier-de-Clerville inquiète le socialiste André Lubrano : « Non seulement, cela va encore grignoter la forêt des Pierres-Blanches, mais le seul débouché de cette voie sera l’étroite rue de Montmorency ! »

Enfin, développement durable oblige, la piste cyclable longeant déjà l’avenue duMaréchal-Leclerc devrait permettre à terme de faire le tour de Sète.

Tourisme : une manne à développer

« C’est beau... euh... mais c’est un peu sale et difficile de se garer. » Air hésitant, mine un peu confuse, ce touriste allemand s’excuserait presque. Son jugement rejoint pourtant celui de beaucoup de visiteurs de l’île singulière. Bénéficiant d’un site exceptionnel et d’un charme unique, Sète leur plaît, mais peine à les séduire totalement. La municipalité a pourtant mis les bouchées doubles depuis quelques années : création d’un office du tourisme performant, remodelage des quais, des promenades et des plages, multiplication des rendez-vous culturels, audioguidage, modernisation du belvédère du mont Saint-Clair... La fréquentation touristique est d’ailleurs à la hausse avec 400 000 visiteurs par an.

Cependant, Sète sait qu’elle doit et peut mieux faire. « Nous devons certes garder notre caractère authentique, notre ambiance de port, mais en même temps être plus accueillants et nous moderniser, car le tourisme constitue une ressource vitale » , explique François Commeinhes. Pas question, donc, de relâcher les efforts. La ville veut soigner davantage son centre, développer les navettes terrestres ou maritimes, construire des parkings et continuer son lobbying pour augmenter les dessertes de TGV directes depuis Paris ou Lyon. L’office du tourisme, l’un des rares labélisés quatre étoiles en France, déborde d’idées. Prochainement, il proposera un site d’infos sur le Net, disponible en dix langues, tout comme l’audioguidage dans la ville, et commercialisera des coffrets vacances pour des repas ou des séjours à Sète. Il souhaite également étendre son système original d’« ambassadeurs ». En clair, un Sétois qui accompagne des visiteurs bénéficie d’entrées gratuites dans de très nombreuses structures privées ou publiques : musées, navettes, etc. Aujourd’hui, 3 500 cartes ont déjà été attribuées.

Par ailleurs, un site baptisé Saveurs de Thau a été mis en place pour recenser les meilleures tables et certaines « plagettes » devraient rester ouvertes à l’année. De plus, Gilles Panné, le dynamique directeur de l’office, a créé et préside le club des Villes passion, regroupant différentes cités françaises désireuses de promouvoir ensemble le tourisme urbain de plus en plus à la mode. « Nous n’avons pas les budgets d’une métropole, mais nous misons sur l’originalité de nos actions. »

Enfin, si l’essentiel de la fréquentation se situe à la saison estivale, Sète souhaite développer son tourisme d’affaires. « Nous projetons la création d’un centre de congrès accompagné d’un hôtel de standing pouvant accueillir 400 personnes à l’entrée du port » , précise le maire. De quoi rendre les estivants permanents... à défaut d’être éternels.

Sport : l’élite se délite

Triste anniversaire. Soixante-dix ans après avoir été champion de France dans l’élite, le FC Sète se retrouve cette saison en division d’honneur, obligé d’évoluer devant 8 000 sièges quasi vides. De quoi faire rager les amateurs de ballon rond attachés aux Maritimes. La faute à une malédiction régionale qui fait qu’aucun club de foot professionnel ne réussit à se maintenir à l’ouest de Montpellier ? Ou au manque d’industries, donc de sponsors, rendant le foot de haut niveau impraticable ? La responsabilité en incombe plutôt à d’improbables recrutements : joueurs vieillissants et surpayés, ou bien jeunes et inexpérimentés. Avec des trous en défense et dans son budget, à cause d’une sous-capitalisation (dont des actifs un peu bidon, comme son parking ou ses vestiaires !), le FC Sète a dû mettre la clé sous la porte pour la deuxième fois de son histoire, privé de ses droits télé, une fois revenu en National après son bref passage en L2.

En dépit de la rumeur Tapie et des très sérieuses candidatures de reprise de Marcel Salerno (qui a permis au club de terminer la saison sur ses deniers propres) et du joueur Tony Vairelles. « Nous avons étudié leurs projets avec beaucoup d’attention, mais dans les deux cas la ville aurait dû éponger un déficit de 500 000 euros et en mettre presque autant de sa poche chaque année, ce qui n’est pas possible », regrette François Commeinhes. Redescendu au rang amateur, le FC Sète peut toujours espérer un destin comme celui de Boulogne, autre port de 40 000 habitants, qui vient de réussir à hisser son équipe de foot en L1. Mais si le football est roi dans le Nord, Sète doit également compter avec d’autres clubs d’élite, comme l’Arago en volley ou les Dauphins en water-polo.

Pour le volley, dont le budget annuel se situe à 1 million d’euros, l’heure est aussi à la réflexion sur une fusion avec Montpellier, synonyme d’économies, fusion qui pourrait également se faire pour le water-polo. Car, en période de crise, les subventions publiques consenties aux clubs professionnels passent de plus en plus mal. Heureusement, l’autre « institution » sétoise, la joute, semble loin d’être gagnée par la folie du sport professionnel. Et si l’élite s’y délite, avec 70 associations la ville possède un réel dynamisme sportif et de véritables ambassadeurs, tel Frédéric Sessa, récent vice-champion du monde d’apnée.

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22/09/2009

Transfert LR – Nov 2009 Workshop sur l’eau le 24 au 26 novembre 2009 à Amsterdam et Bruxelles

La fermeture des Coffee Shop va peut-être donné de nouvelles idées aux politiques pour purifier l’eau sans en faire une denrée de luxe. Si avec ça notre pôle mondial de l’Eau n’est pas le meilleur !

24/11/2009 - 26/11/2009
Amsterdam (Pays-Bas) et Bruxelles (Belgique)

WORKSHOP EAU

Montpellier Agglomération organise, en partenariat avec Transferts LR, Enterprise Europe Network et la Région Languedoc-Roussillon par le biais de la maison du LR à Bruxelles un

WORKSHOP EAU : GESTION DE LA RESSOURCE EAU, TRAITEMENT DES EAUX, METROLOGIE, RISQUE INONDATION

du 24 au 26 Novembre 2009 à Amsterdam et Bruxelles


ENTREPRISES DU SECTEUR DE L'EAU, participez à la mission organisée par l'Agglomération de Montpellier à Bruxelles et Amsterdam afin de :

• mieux connaître les différents volets des programmes européens, les actions financées et leur programme de travail sur le secteur de l'eau,
• rencontrer et rechercher des partenariats avec des clusters, laboratoires et entreprises homologues belges et néerlandais et en particulier le centre d'Excellence d'IBM
sur la gestion de l'eau à Amsterdam,
• promouvoir la filière d'excellence de l'eau auprès des centres de décision de la commission et des différents bailleurs de fonds par une action de lobbying,
• bâtir les relais pour s'inscrire dans les dispositifs européens et faciliter l'obtention de financement.


PROGRAMME

• Rencontres avec les directions générales de la Commission Européene
• Rencontres et recherches de partenariats avec le centre d'Excellence d'IBM sur la gestion de l'eau à Amsterdam, des laboratoires et des entreprises homologues néerlandais et des clusters belges et néerlandais
• Visite de la maison du Languedoc-Roussillon à Bruxelles et prise de contact avec ses représentants


INFOS PRATIQUES

Pour vous inscrire
Merci de compléter le formulaire ci-dessous et de le renvoyer par email avant le 18 octobre 2009, (délai de rigueur) à h.roussel@montpellier-agglo.com.

Coût de la mission
• Pour les participants issus du territoire de l'agglomération de Montpellier, une participation forfaitaire de 300€ HT (frais d'organisation de la mission, frais d'hébergement, de restauration et de transport compris)
• Pour les participants installés hors agglomération, pas de participation forfaitaire, l'organisation logistique reste assurée par Montpellier Agglomération, les trajets et l'hôtellerie seront facturés directement par l'agence de voyage aux participants (environ 700€ TTC)

14/09/2009

Objectif L/R - Perpignan inaugure la première Ecole d’ingénieurs en Energies renouvelables

14-09-2009

- Pyrénés-Orientales

Évènement à retenir, car il s’agit de la première formation en France d’ingénieurs en énergies renouvelables.

Ce nouveau département résulte d’une convention entre Polytech’Montpellier et l’Université de Perpignan Via Domitia. Une formation en 3 ans qui délivre le titre d’ingénieurs, spécialité « Energétique – Energies Renouvelables ».

La formation y est pluridisciplinaire : solaire, éolien, biomasse, géothermie, éco-construction, économie d’énergie et n’oublie pas les aspects économique, juridique, géographique et sociétale.

PolyEnR sera basé à Tecnosud. Perpignan, déjà acteur majeur des Energies Renouvelables avec, entre autres, la présence du pôle de compétitivité DERBI (Développement des Energies Renouvelables pour le Bâtiment et l’Industrie), s’affirme encore plus dans ce secteur.

Objectif L/R - La Région lance le chèque apprentissage

14-09-2009

- Région

Comme quoi, les journaux de droite peuvent avoir du bon. C'est en lisant un article dans le Figaro consacré à la formation des artisans en grand danger, que le président du Conseil régional a pris conscience des risques encourus par le Languedoc-Roussillon où la moitié des emplois sont pourvus par ce secteur d'activité.

"La formation est une excellente réponse à la crise", a souligné Georges Frêche en présentant, vendredi dernier, son chèque apprentissage.

Entouré de tous les représentants patronaux (Medef, UPA, CGPME, Chambre régionale de métiers), le président a insisté sur l'effort fourni par la collectivité puisque l'aide pourra atteindre jusqu'à 6 600 € par entreprise, soit 1 100 € de plus.

Aide qui s'appliquera aussi aux contrats d'apprentissage de 3 ans signés à partir de 2006, à ceux de 2007 signés sur 2 et 3 ans et à tous ceux signés en 2008.

Objectif : atteindre les 16 500 apprentis au 1er janvier 2010 contre 15 000 un an plus tôt. Il a aussi rappelé les moyens déjà mis en place en faveur de l'apprentissage avec un budget global 2009 de 78,5 M€, "le plus important de France".Tous les acteurs présents ont salué l'initiative, "une mesure qui ne peut que pousser à prendre des apprentis". À eux, maintenant, de faire passer le message

Objectif L/R - Système U Sud investit 80 M€ à Clermont-l'Hérault

Système U Sud investit 80 M€ à Clermont-l'Hérault Bertrand Gardès, directeur général de Système U Sud, annonce l'implantation d'une base logistique de 60 000 m2 en 2011 à Clermont-l'Hérault. L'information avait été révélée dans La Lettre M 1092 du 17 février. Cette unité, la plus grande base logistique de Système U en L.-R., accueillera les produits épicerie, liquide, droguerie, hygiène et entretien, activité actuellement basée à Vendargues, pour les magasins U du L.-R.

« Notre outil en L.-R. est un peu léger à ce jour, confie Bertrand Gardès. Cet entrepôt nous permettra de mieux gérer les pics de saisonnalité. Nous devons stocker de grandes quantités de  marchandises (eau, sodas, bières) dès le mois de février », en vue des flux touristiques estivaux. 500 000 tonnes de marchandises transiteront chaque année. Les travaux doivent commencer au 2e semestre 2010. « Nous prévoyons entre 100 et 120 créations d'emplois. Une trentaine de postes devraient être pourvus par transfert depuis Vendargues. Il n'y aura pas de plan social à Vendargues. »

L'investissement s'élève « entre 35M€ et 40 M€ » pour le foncier et les murs. Une somme équivalente sera consacrée à l'installation de panneaux photovoltaïques qui génèreront une puissance de 6 MW.

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13/09/2009

Midi Libre - VIE POLITIQUE Fusion Sète et Mèze avec l'agglo Hérault-Méditerranée

DR

Ph S.C.

Agglos D'Ettore veut réunir les maires d'ici 15 jours

Édition du dimanche 13 septembre 2009

Il prépare une conférence à Pézenas Une course de vitesse est engagée. Et il y a fort à parier que le sort de la grande agglo Agde-Sète-Mèze, que veulent porter sur les fonts batismaux Gilles D'Ettore et François Commeinhes, va se jouer d'ici fin septembre.

Vendredi, les élus d'Hérault Méditerranée ont en effet clairement demandé en mariage leurs collègues de Thau (lire ci-dessous). Seize des dix neuf communes de cette agglo ont adhéré au projet d'extension présenté par Gilles D'Ettore.
Mais en délibérant aussi sur un projet de statuts listant les compétences obligatoires et optionnelles et proposant un système de représentativité, les élus d'Hérault Méditerranée ont ouvert le débat. « C'est le coup d'envoi » reconnaît le président d'Hérault Méditerranée Gilles D'Ettore : « On fait une proposition travaillée avec des cabinets et des experts, c'est une base de discussion. »

Une discussion que le président propose mais veut aussi provoquer : « Je vais inviter les 33 maires de ce futur ensemble à discuter, d'ici 15 jours, à Pézenas. J'ai le sentiment que les deux intercommunalités de Thau sont un peu sur leur réserve. »

Outre ce vote sans ambiguïté des élus d'Hérault Méditerranée, Gilles D'Ettore peut compter sur l'engagement des deux principaux représentants des professionnels de l'étang : Denis Moreno pour les pêcheurs et Philippe Ortin pour les conchyliculteurs.

Reste cependant le plus difficile : convaincre les élus de Thau de ne pas refermer le débat trop vite. « Je souhaite que ce projet clair, transparent, soit un déclic et pousse chacun des élus à s'exprimer avant de trancher. » Et d'Ettore de préciser : « Tout ce que nous proposons : statuts, représentativité, est discutable. » L'élu précise toutefois, que la représentativité choisie (*) a été établie sur le modèle du projet que le gouvernement va soumettre d'ici peu à l'assemblée.

Finalement, implorant les élus de Thau « de ne pas louper ce train », Gilles D'Ettore jure : « Je ne suis pas en train de tendre un piège à quiconque. » Et il lance : « Le peuple de Thau veut cette fusion, il en va de notre avenir économique et social, on a le devoir d'en discuter avant de se prononcer afin de ne pas passer à côté de cette chance historique. »

Jean-Pierre SOUCHE

Représentativité proposée :

Adissan, 1 ; Agde, 10 ; Aumes 1 ; Balaruc-le-Vieux 1 ; B.-les-Bains 3 ; Bessan 2 ; Bouzigues, 1 ; Castelnau- de-Guers 1 ; Caux 1 ; Cazouls d'Hérault 1 ; Florensac 2 ; Frontignan 11 ; Gigean 2 ; Lézigan-la-Cèbe 1 ; Loupian 1 ; Marseillan 3 ; Mèze 5 ; Mireval 1; Montagnac 1 ; Montbazin 1 ; Nézignan-l'Evêque 7 ; Nizas 1 ; Pézenas 4 ; Pinet 1 ; Pomérols 1 ; Portiragnes 1 ; Poussan 2 ; Saint-Pons de Mauchiens 1 ; Saint-Thibéry 1 ; Sète 22 ; Vias 2 ; Vic-la-Gardiole ; 1 Villeveyrac 1.

Vos réactions

13/09/2009 à 11h12 | Jordi-de-Montpellier 

Moi je pense que d'Ettore a tord, il veut piéger Thau pour les reliées plus tard a Béziers. De plus je pense que Thau devrait aller vers Montpellier et Marseillan devrait aller avec Agde et Béziers; Et si on regarde dans la CCNBT, les habitants préfèrerait aller vers Montpellier.

 

DR

DR

Agde La fusion avec Sète et Mèze lancée

Édition du samedi 12 septembre 2009

Les 44 délégués des 19 communes composant l'agglo Hérault Méditerranée, ont accepté hier soir, à Agde, de proposer au préfet d'étendre leur périmètre aux intercommunalités de Thau et du nord du bassin de Thau.
36 élus se sont prononcés pour l'extension, 8 se sont abstenus et aucun n'a voté contre. Le préfet a désormais deux mois pour répondre, les deux intercommunalités convoitées devraient lui faciliter la tâche en indiquant auparavant leur choix. Compte rendu de la séance dans notre prochaine édition …

 

DR

Lettre ouverte d'Henri Couquet aux élus des communes de l'agglo Hérault-Méditerranée

Édition du lundi 7 septembre 2009

« La fusion des agglomérations Hérault-Méditerranée, Sète Bassin de Thau et nord du bassin de Thau, dans le cas où elle serait décidée, serait une décision sans retour. Elle engagerait définitivement l'avenir de nos communes et de ses populations.

C'est devant la gravité de ce choix que je me permets d'amener à vôtre réflexion les éléments suivants.

  • La dilution de la CAHM dans une structure plus vaste ne présente quasiment aucun intérêt.
  • Les 190 000 habitants ainsi obtenus seraient bien loin des 500 000 nécessaires à la constitution d'une " communauté urbaine " qui, devenant " métropole ", obtient alors de nouvelles compétences et des moyens accrus.
  • La représentativité actuelle de nombreuses communes serait diminuée : 20 conseillers communautaires en moins, ramenant à un seul élu la présence de villages dépassant même 5 000 habitants.
  • C'est l'Est du Bassin de Thau qui serait largement majoritaire avec deux tiers des habitants (dont presque un tiers pour la seule ville de Sète).

Le transfert des compétences étant prochainement facilité (à la majorité simple), les élus de notre territoire perdraient donc potentiellement toute maîtrise sur l'évolution de la future Agglo. Il ne resterait que des pouvoirs mineurs aux mairies.

  • La compétence PLU passant aux Agglos, cela signifierait que la maîtrise des élus locaux sur le " droit des sols " de leur commune s'éloignerait encore.
  • La ville d'Agde ne serait plus ville-centre, mais vassale de celle de Sète, même si dans un premier temps le président de la nouvelle Agglo devait être Agathois (ce qui ne peut être garanti pour l'avenir d'aucune manière, la ville d'Agde ayant 10 % des voix environ).
  • Que deviendrait la protection contre les crues dans la basse vallée de l'Hérault, principale motivation lors de la création de la CAHM ? Une annexe de la protection du Bassin de Thau ?
  • Que deviendraient les taux de nos taxes locales (TH, TF, TFNB), sachant que le projet de loi sur les collectivités territoriales prévoit leur mutualisation dans chaque Agglo ? Ainsi les communes à fiscalité modeste ou moyenne verraient leurs taux augmenter automatiquement pour se rapprocher de ceux de Sète (parmi les plus élevés de la Région), alors que les Sétois les verraient baisser ! (même principe que la TP actuellement)

Ainsi, fusionner nôtre Agglo, ce serait la perte de contrôle de nôtre territoire à plus où moins brève échéance, et ce serait payer les factures d'autres villes aux fiscalités élevées. Quel héritage pour nos enfants si nous leur ôtons aujourd'hui tout pouvoir local pour demain, et que nous leur léguons les dettes des autres ? Au total, il n'existe aucune raison valable de fusionner avec d'autres agglos, et nous n'avons aucune obligation à le faire.

Par contre, si nous le voulons, notre agglomération Hérault-Méditerranée est une entité touristico-économique à l'avenir intéressant. Penchons-nous plutôt sur ce sujet, au lieu de brader nos intérêts à la poursuite d'une chimère politique ! En outre, je rappelle que la population n'a jamais été consultée à ce sujet lors des dernières élections municipales. J'espère que le bon sens prendra le dessus. »


La fusion des agglos au menu du dernier conseil municipal
Édition du dimanche 6 septembre 2009
 
Suite à une question orale de l'opposition à l'occasion du dernier conseil municipal, un débat s'est engagé sur l'intercommunalité et plus particulièrement sur le projet de fusion de la communauté d'agglomération Hérault-Méditerranée avec celles de Thau et de Mèze. Une réunion avait eu lieu quelques jours auparavant, pour présenter le projet plus en détail. Les avis ont été partagés sur tous les bancs des groupes municipaux.
Si, dans l'opposition, Olivier Goudou a fait connaître son assentiment sur la cohérence de ce projet, Gilbert Sanchez comme Sylvie Loubet ont semblé plutôt réservés. De son côté, le maire, Robert Raluy, a indiqué que la municipalité allait écouter les propositions, intervenir dans les débats afin de répondre principalement à deux questions : qui va faire quoi et à
quel prix, et quels seront les pouvoirs de la commune sur les services de proximité. Selon le maire, « ces éléments conditionnent notre qualité de vie et notre fiscalité. Ils ne pourront être connus qu'au travers du transfert de compétences, non encore arrêté à ce jour... à condition de ne pas être obligés de nous marier par décision préfectorale, avant de régler les modalités, ce qui serait dommageable. » Une réunion publique sur le sujet sera programmée

09/09/2009

Midi Libre 9 Septembre 2009 - Taxe professionnelle Des taux plus élevés dans la région

SETE

Édition du mercredi 9 septembre 2009

DR

M. PIEYRE

La chambre régionale de commerce et d'industrie a réalisé une étude sur La taxe professionnelle en Languedoc-Roussillon.

C'est l'un des principaux enseignements de l'étude publiée, il y a quelques semaines, par la chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI).

« On remarque qu'en 2007, les taux sont en moyenne nettement plus importants en Languedoc-Roussillon que dans le reste de la France » , peut-on lire dans ce document.


Verdict : supérieurs de 4,2 % dans les départements, de 3,4 % dans les communes et les intercommunalités, de 1,4 % pour la région, de 1,1 % pour les chambres consulaires et de 0,1 % pour les chambres de métiers.

« Ce taux d'imposition plus fort s'explique par le fait que le Languedoc-Roussillon est pauvre, qu'il faut donc prélever plus pour financer le développement » , explique Jean-Marc Guillelmet, directeur du développement économique et territorial à la CRCI.

En 2007, la taxe professionnelle a représenté, en moyenne, 10 821 € par entreprise.

Autre enseignement de cette étude : lorsqu'une entreprise verse 1 € à la chambre de commerce et d'industrie, elle paie, en plus,

  • 2,1 € de taxe professionnelle à la Région,
  • 6,5 € au Département et
  • 9,7 € à sa commune ou à sa communauté de communes.

Par ailleurs, « la taxe professionnelle représente 50 % des ressources des collectivités locales » .

Ainsi, globalement, en Languedoc-Roussillon, toutes institutions confondues, la taxe professionnelle a rapporté, en 2007, 1,07 milliard d'euros.

Les premiers bénéficiaires sont

  • les communes et les intercommunalités, avec, au total, près de 490 M€ récoltés,
  • les départements, avec 326 M€
  • et la région, avec 107,9 M€.

La plus forte hausse, entre 2003 et 2007,

  • provient du conseil régional, qui a vu ses ressources issues de la TP augmenter de plus de 107 %.

à noter également que celles des

  • chambres consulaires de la région ont augmenté, sur la même période, de près de 15 % ;
  • 18,7 % pour les chambres de métiers.

Conclusion de l'enquête :

« Le niveau élevé des taux de taxe professionnelle constaté est révélateur d'une intensification de la pression fiscale en Languedoc-Roussillon, un écueil certain pour l'installation des entreprises en région, ces dernières ayant bien évidemment tendance à privilégier les localisations où les taux sont les plus faibles. »

Karim MAOUDJ

08/09/2009

7L TV 3 Septembre 2009 – Rentrée de Georges Frêche

Georges Frêche fait sa rentrée sur 7LTV . Le président de la région Languedoc-Roussillon est notre invité pour un “On en parle” spécial jeudi 3 Septembre à 18h. Toute la rédaction de 7LTV se mobilise pour ce rendez-vous exceptionnel. Une heure d’entretien avec un Georges Frêche déjà en campagne pour les élections régionales de Mars 2010. Nous évoquerons avec lui le contexte politique mais aussi les grands dossiers de la rentrée. Est-il prêt à affronter les combats qui s’annoncent. “On en parle” spécial Georges Frêche c’est le 3 septembre à partir de 18h sur 7LTV


On en parle "speciale Georges Frêche"
envoyé par 7LTVMONTPELLIER. - L'info video en direct.

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Aménagement de l’autoroute A9 : concilier sécurité et environnement

communiqué de presse du Ministère de l’écologie du 27/07/2009

http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_...

Détail du PROJET (7 Septembre 2009) http://www.cgedd.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/00...


Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau annoncent leur décision concernant l’Autoroute A9 dans l’agglomération de Montpellier

Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau rappellent que dans le cadre de la politique d’infrastructures de transport durable menée dans le respect concilier des conclusions du « Grenelle environnement », une priorité est accordée aux projets alternatifs à la route. Ainsi, l’Etat investit fortement dans le contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier dont les travaux débuteront en 2011, dans la ligne à grande vitesse nouvelle entre Montpellier et Perpignan dont le débat public vient de s’achever, ainsi que dans l’autoroute ferroviaire entre Perpignan et Luxembourg.

Pour autant, la congestion et la mixité du trafic sur l’autoroute A9 existante engendrent d’importants problèmes de sécurité routière et de pollution.

Le projet initial de dédoublement de l’autoroute A9 au droit de Montpellier, déclaré d’utilité publique par décret du 30 avril 2007, consistait en la création d’une nouvelle infrastructure à 6 voies, dénommée A9b, selon un tracé long de 19 kilomètres.

Aux vues des conclusions du « Grenelle Environnement », les projets d’infrastructures ont été réévalués afin de concilier les enjeux de sécurité et de fluidité avec ceux de respect des riverains, des territoires et de la biodiversité.

Ainsi, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau ont annoncé, au mois de mars dernier, qu’il n’était pas souhaitable de créer 6 voies supplémentaires sur 19 kilomètres pour l’autoroute A9b et demandé que la faisabilité et la pertinence d’une solution alternative soient évaluées.
En accord avec l’ensemble des parties prenantes, ils avaient demandé une expertise du Conseil général de l’écologie et du Développement durable (CGEDD) sur le projet de l’autoroute A9 dans l’agglomération de Montpellier pour concilier ces enjeux impératifs.

A la lumière de cette expertise qui leur a été officiellement remise le 21 juillet, Jean-Louis Borloo et Dominique Bussereau annoncent, comme ils s’y étaient engagés, leur décision :

  • Ils confirment l’inadéquation avec le respect des riverains, des territoires et de la biodiversité du projet initial à 6 voies sur 19 kilomètres.
  • Ils annoncent qu’un nouveau projet alternatif, dit « déplacement court », permettant de répondre aux enjeux de sécurité routière, de congestion et de pollution tout en limitant la consommation d’emprises nouvelles est envisageable.

Ce projet, proposé par les experts du CGEDD, consiste en le déplacement vers le Sud de l’autoroute A9 existante dans l’agglomération de Montpellier sur 12 kilomètres entre Saint Jean de Védas et Montpellier Est.

Ce déplacement serait réalisé à seulement 4 voies. Pour minimiser les effets de coupures, elle serait implantée le long de la ligne ferroviaire du contournement de Nîmes et Montpellier.
Par ailleurs, l’autoroute A9 existante dans l’agglomération montpelliéraine serait transférée aux collectivités locales et requalifiée en boulevard urbain avec une voie réservée aux transports en commun et aux modes doux.

Il s’agit du projet qui correspond le mieux aux impératifs de protection de l’environnement et de sécurité routière.

Ils demandent que les aménagements nécessaires à la mise en sécurité des 3 échangeurs de l’autoroute actuelle soient accélérés et achevés au plus tard le 30 novembre 2009.

Une modélisation de trafic permettra de mesurer précisément l’impact de ces aménagements sur la congestion et la sécurité routières dans le mois qui suivra la mise en service du dernier échangeur.

Un point définitif sera effectué à la fin de l’année avec l’ensemble des parties prenantes, pour vérifier, en toute transparence, l’impact suffisant ou non de l’aménagement des échangeurs sur la congestion et la sécurité routière.
Si ces mesures s’avéraient insuffisantes pour apporter une solution pérenne aux questions de fluidité du trafic et de sécurité routière, l’Etat prendrait alors ses responsabilités et engagerait le projet de « déplacement court » compatible avec la déclaration d’utilité publique du 30 avril 2007.
Le rapport d’expertise a été transmis à toutes les parties concernées par ce projet.

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07/09/2009

Objectif LR 7.9.2009 - Pôle de compétitivité : 109 M€ pour 93 nouveaux projets

En Languedoc-Roussillon, 6 projets ont été retenus, représentant un investissement total de R&D de 20,5 M€ pour les entreprises et les laboratoires publics impliqués. Les intentions de co-financement de l’Europe, Etat et collectivités locales portent à hauteur de 11 M€.

Les six projets sélectionnés :

  • DISP'eau (pôle Q@limes), logiciel pour l'irrigation pour la viticulture, pour un montant total de 2,2 M€ ;
  • NUTRICE (pôle Q@limed), préparation de rations alimentaires à base de riz, 3,4 M€;
  • MEGA (pôle Trimatec) pour la mise en œuvre d'un traitement des gaz issus de la biomasse, 2,3 M€;
  • FORMS4KIDS (pôle Eurobiomed), développement de formulations pédiatriques pour des médicaments à fort service médical rendu 5,9 M€;
  • ISIS (pôle Eurobiomed) pour le développement d'outils mini-invasifs pour la rétraction des organes en chirurgie abdominale, 3,4 M€ ;
  • HYDROGUARD (pôle risques) pour le développement d'outils de lutte contre les inondations, pollutions et submersion marine, 3,3 M

Econostrum.info Juin 2009 - A Béziers, le projet de "port sec" barcelonais tombe à l'eau

A Béziers, le projet de port sec barcelonais tombe à l'eau
Victime de la conjoncture, le port de Barcelone vient de renoncer au projet de "port sec" qu'il prévoyait de créer à Béziers. Cette annonce est un coup dur pour la cité héraultaise qui avait fait de cette base logistique la vitrine d'une nouvelle zone d'activités (80 ha).

Le port de Barcelone renonce à installer un port sec à Béziers (sud est France) photo DR

Le port de Barcelone renonce à installer un port sec à Béziers (sud est France) photo DR

FRANCE / ESPAGNE. La crise espagnole s’étend au delà des Pyrénées. Confronté à une chute de son trafic (- 25 % depuis le début 2009), le port de Barcelone est contraint de réduire la voilure.

Au début de l’année, il a décidé d’externaliser l’intégralité de ses activités logistiques (hormis celles de sa plate-forme barcelonaise) gérées par sa filiale spécialisée, le groupe Cilsa.

Cette cession au logisticien Abertis Infraestructuras (Barcelone) s’est accompagnée du gel de la totalité des projets de développement portés par Cilsa, le repreneur préférant attendre que les nuages de la conjoncture se dissipent avant relancer des investissements.

Ce coup de frein a été durement ressenti à Béziers. La sous-préfecture de l’Hérault (sud-est de la France) avait en effet été choisie à l’automne 2008 par le port de Barcelone pour accueillir une base logistique destinée à assurer la distribution vers le nord du Vieux Continent de ses marchandises en provenance de l’extérieur.

Retour à la case départ

Avec ses 150.000 mètres carrés d’entrepôts, ce « port sec » baptisé Logip@rc devait être la locomotive d’une nouvelle zone d’activités économiques (la Zac de la Méridienne) que la communauté d'agglomération Béziers-Méditerranée (CABM) a prévu de réaliser sur une parcelle de 80 hectares située à proximité d’un nœud autoroutier (A9 et A75).

Contrainte de répartir de zéro, l’agglomération biterroise a relancé début juin un appel à candidatures pour dénicher un ou plusieurs opérateurs susceptibles de remplacer au pied levé le logisticien espagnol.

A son dossier, elle a joint les trois études de faisabilité effectuées par ALG, le bureau d’études mandaté par Cilsa. Un inventaire exhaustif qui mettait en exergue la rentabilité du projet.

Depuis, la crise qui a sapé les fondements de l’économie espagnole est passée par là...

Raymond Couderc, le sénateur-maire de Béziers, veut rester optimiste. L’édile affirme que d’autres candidats en quête d’une base logistique dans le sud de la France frappent à la porte. Une méthode Coué qui semble faire fi de la conjoncture. Seule certitude : le port sec de Barcelone est tombé à l’eau...

Lire aussi : Le port de Barcelone s'amarre à Béziers

Vendredi 26 Juin 2009

William Allaire

22:06 Publié dans Projets, Transports | Lien permanent | Commentaires (0) | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/08/2009

EURACTIV : Les bénéfices environnementaux des projets de ligne à grande vitesse critiqués en Europe

25.8.2009

http://www.euractiv.fr/energie/article/benefices-environn...

Investir lourdement dans les réseaux de lignes de train à grande vitesse ne constitue pas une stratégie viable pour lutter contre le changement climatique estiment des experts suédois. En France des associations de protection de l’environnement militent aussi contre ce type de projets.

A lire aussi:

La réduction des émissions de CO2 liée à la construction des lignes à grande vitesse (LGV) est minime et la construction de ces réseaux ne peut être considérée comme une politique environnementale réaliste. C’est la principale conclusion d’une étude publiée en Suède le 21 août par le Groupe d’experts sur les études environnementales, un organe administratif indépendant placé sous la houlette du ministère des Finances. 

Si les recommandations du rapport ne concernent que la Suède, « les conclusions sont également applicables aux autres pays européens où des stratégies d’investissement similaires existent », a expliqué le porte parole du groupe Björn Carlén à EurActiv.com.

Dans de nombreux Etats membres, les promoteurs des projets de lignes ferroviaires à grande vitesse placent la question du bénéfice environnemental de celles-ci au cœur de leur argumentation. Un jugement erroné que déplore Björn Carlén. « Les raisons positives qui motivent ces investissements peuvent être nombreuses, mais la réduction des émissions de CO2 ne peut en faire partie », explique-t-il. 

Le rapport souligne que les investissements et les ressources dédiées à ces projets devraient au contraire être destinés au mécanisme de système d’échange de quotas d’émissions de CO2. Ceux-ci permettront de réduire les émissions de manière «beaucoup plus importante et moins onéreuse », insiste le texte.

Les résultats de cette étude devraient réjouir quelques associations de protection de l’environnement en France qui luttent contre les projets de ligne à grande vitesse, comme le rapporte Le Monde dans son édition du 22 août. L’argument majeur étant que la modernisation du réseau existant aurait un coût financier et environnemental beaucoup moins important que la création des lignes LGV et serait tout aussi efficace.

Aujourd’hui les projets semblent cependant plutôt en voie d’aboutir. Le texte de loi Grenelle 1 adopté par le Parlement français en juillet prévoit la construction de 2000 km de lignes LGV en France. En outre, le 27 juillet 2009, la Commission européenne a présenté une proposition de décision portant sur le réseau transeuropéen de transport. Parmi les projets proposés, les projets de lignes TGV reliant le sud-ouest de l'Europe ont, entre autres, été jugés prioritaires. 

En Suède, l’impact de l’étude du groupe d’experts sur la politique gouvernementale reste à observer. Actuellement à la tête du Conseil de l’UE, Stockholm devra pousser les Etats membres de l’UE à parler d’une seule voix lors des négociations internationales sur le climat à Copenhague en décembre prochain. 

Mais comme la rappelle M. Carlén, la Suède s’est pour le moment concentrée sur « le degré d’ambition » des 27 et moins sur les « spécificités » d’un large compromis européen.

Liens utiles
Positions des acteurs
Suivi législatif
Documents officiels
Revue de presse

06/08/2009

La CCNBT refuse de fusionner avec la CABT par un vote à main levé

Commentaire de Paul : Est-ce que le vote à main levée lors du dernier conseil communautaire de la CCNBT est finalement légal ?

D'après l'extrait ci-dessous pris sur le portail des collectivités territoriales, il semble que non puisque 10 des 21 votants ont demandé le vote à bulletin secret :

"L'article L. 2121-21 du CGCT prévoit que le vote a lieu dans les conseils municipaux au scrutin nominatif public à la demande du quart des membres présents.
Le même article précise également qu'il y est voté à bulletin secret lorsqu'un tiers des membres présents le réclame.

Si à la fois un tiers des membres présents demande un scrutin secret et un quart demande un scrutin public, quel est celui des deux modes de scrutin qui s'impose ?

Bien que le code général des collectivités territoriales n'ait pas repris intégralement la rédaction de l'article L. 121-12 du code des communes qui précisait qu'il est voté au scrutin secret « toutes les fois » que le tiers des membres présents le réclame, il apparaît, sous réserve de l'appréciation souveraine du juge administratif, qu'en cas de demande simultanée de scrutin public et de scrutin secret, il doit être donné la prééminence à ce dernier, qui nécessite un plus grand nombre de demandes que le scrutin public."

En l'absence de suffrage universel pour nos élus intercommunautaires, le nerf de la guerre reste le fonctionnement des conseils municipaux. Et là, on peut trouver des situations extrêmement contrastées avec des élus à qui le maire demande d'appliquer les consignes de vote sans se poser de questions ou des conseils municipaux qui débattent réellement et votent en connaissance de cause.

On trouve ces différentes situations pour cette histoire de fusion avec Montpellier ou Sète, et je ne suis pas sûr que le conseil municipal de Villeveyrac ait été un modèle de démocratie et de réflexion approfondie sur ce sujet. A sa décharge, le sujet est compliqué, mais d'un autre côté, les 3 ans de réflexion sur le SCOT de Thau avait produit énormément d'idées, de connaissances et de choix qui auraient dû être pris en compte.

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Midi Libre Sète 5/8 - Port - La colossale remise à niveau du site est engagée

Édition du mercredi 5 août 2009

DR

V. DAMOURETTE

Le conseil régional prévoit d'investir 200 M€ avant 2018

Ce n'est pas encore spectaculaire, mais un an et demi après sa prise en mains par la Région, le port de commerce a commencé sa mue :

  • voirie remise en état,
  • mise en place progressif de pôles identifiés
    - passagers à l'ouest,
    - marchandises diverses au centre
    - et vracs et agroalimentaire à l'est...

« La Région crée les conditions indispensables pour le redémarrage du port. Les armateurs commencent à sentir le changement », assurait hier matin Jean-Baptiste Giordano, vice-président délégué aux ports, lors d'une visite des chantiers en cours, organisée par la Région.

Accompagné d'Yves de Montgolfier, directeur des opérations portuaires à l'établissement public régional Ports Sud de France, Jean-Baptiste Giordano n'était pas peu fier de mettre l'accent sur les gros investissements déjà visibles :
- ici l'ossature de la future usine de clinker de Lafarge, en cours de construction ;
- là, le squelette des nouveaux silos qu'érige la société Centre grains à deux pas de l'usine Saipol ;
- ou encore le réaménagement de l'aire d'embarquement des passagers de la gare Orsetti. Un site modernisé qui, depuis juin, peut accueillir deux ferries en même temps.

Mais ce qui ravit plus encore l'élu régional est à venir. Investissements régionaux et privés, plusieurs fois éventés ces derniers mois, sont répétés. Ainsi, d'ici fin 2010, le bout de quai H construit par Lafarge sera prolongé par la Région de 450 m. Il sera destiné aux marchandises diverses et aux conteneurs et équipé de deux portiques. C'est là qu'accosteront les bateaux du groupe Orsero, futur exploitant du terminal fruitier. Ce dernier devrait d'ailleurs, dès octobre, lancer la construction, à côté de Lafarge, de son frigo. Il investira 25 M€ et la Région 45 M€ d'ici 2015.

En face, le terminal vraquier et agroalimentaire doit également évoluer. Avant la fin d'année, la Région va débuter l'allongement du quai J, à l'ouest de l'usine Saipol. Il sera équipé d'un portique supplémentaire et d'un poste à péniches. Le coût pour la région est de 7,5 M€. Quant au futur centre céréalier en construction, il sera accessible, avant la fin de l'année, par l'entrée Est du port. Les 1 M€ nécessaires à la construction d'une nouvelle route ont été votés par la Région en début d'été.

Longtemps assoupi, le port amorce ces derniers temps, un petit réveil. Mais il ne suffit pas jusqu'ici, à infléchir la baisse des trafics.

Jean-Pierre SOUCHE

26/07/2009

Midi Libre 26/7 – Agglos - L'option d'une fusion avec Agde évoquée à Bessilles

Édition AGDE du dimanche 26 juillet 2009

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Réunis à Bessilles, les élus ont abordé la fusion

Il y a quelques jours, c'est une majorité d'élus du nord du bassin qui avait refusé de rejoindre Montpellier

Un territoire englobant les rives de l'étang de Thau, l'Agathois et le Piscénois : tel est le projet actuellement à l'étude du côté de la Communauté d'agglomération du bassin de Thau (Sète, Frontignan...), de la Communauté de communes du nord du bassin de Thau (Poussan, Mèze...) et de la Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée (Agde, Pézenas...).

Avant que la proposition de fusion ne soit adressée au préfet – « peut-être en septembre », avance Gilles d'Ettore, le président -, les élus communautaires étaient réunis jeudi au domaine de Bessilles, à Montagnac, pour une réunion de travail.

Parmi eux, le député-maire d'Agde farouche partisan du projet :
« Cela va nous permettre de créer un territoire équilibré entre Béziers et Montpellier. Economiquement, le port de Sète pourra se développer vers le nord de notre agglo avec des emplois à la clé. Touristiquement, cela va renforcer la dynamique, avec l'apport de Sète, de la conchyliculture...
Au plan environnemental, les trois entités ont des communes situées sur le bassin versant de l'étang de Thau. La défense de la lagune, en matière d'assainissement par exemple, pourrait être gérée de façon globale. Enfin, se regrouper offrira une force de frappe financière plus importante.
»

Premier vice-président et maire de Pézenas, Alain Vogel-Singer prenait l'exemple de Montagnac : « Une commune avec laquelle Pézenas est très liée mais qui tend naturellement vers Sète. »

Invité de cette réunion au titre de président du syndicat mixte du bassin de Thau, François Commeinhes, maire de Sète, passait un premier oral face aux élus locaux.
Il a insisté sur le développement du port de sa ville, misant « sur la proximité des autoroutes du côté de Montagnac, Saint-Thibéry ou Lézignan-la-Cèbe. »

Accessoirement, il faudra aussi convaincre les élus des communautés concernées du bien-fondé de cette fusion.

Olivier RAYNAUD

Vos réactions

26/07/2009 à 14h07 | daniel  

Il existe une entité territoriale "Bassin de Thau" historiquement, culturellement et économiquement bien délimitée. Elle couvre les cantons de Sète, Frontignan et Mèze auxquels il faut ajouter la commune de Marseillan. C'est ce territoire qu'il faut faire vivre pour ce qu'il représente et non pour des ambitions politiciennes et personnelles. En particulier celles de Gilles D'Ettore le député UMP fantôme, qui voudrait se faire découper une circonscription pour sa pomme d'où les cantons de Frontignan et Mèze sont séparés de Sète. Comme défenseur du Bassin de Thau, il n'est pas difficile de trouver mieux.

26/07/2009 à 09h39 | louis  

Une bande d'élus s'approprie le choix des Sètois. D'une part ils ne sont pas élus au sein de l'agglo mais désigné et d'autre part c est au Sètois à choisir à travers une consultation type referendum. Comment aller dans le sens d'un premier magistrat, aux ordres de son parti, qui nous dit un jour qu il faut aller d un coté et l'autre jour de l'autre coté aprés avoir reçu des remontrances de son chef de parti. SETOIS REAGISSEZ

Midi Libre 25/7 – Agglos  Réunis à Bessilles, les élus ont abordé la fusion

Édition AGDE du samedi 25 juillet 2009

Un territoire englobant les rives de l'étang de Thau, s'étirant à l'Agathois jusqu'au Piscénois : tel est le projet actuellement à l'étude du côté de la communauté d'agglomération du bassin de Thau (Sète, Frontignan...), de la communauté de communes du nord du bassin de Thau (Poussan, Mèze...) et de la communauté d'agglomération Hérault Méditerranée.

Avant que la proposition de fusion ne soit adressée au préfet – « peut-être en septembre », avance Gilles d'Ettore, le président -, les élus communautaires étaient réunis hier au domaine de Bessilles, à Montagnac, pour une réunion de travail.

Parmi eux, le député-maire d'Agde farouche partisan du projet :
« Cela va nous permettre de créer un territoire équilibré entre Béziers et Montpellier. Economiquement, le port de Sète pourra se développer vers le nord de notre agglo avec des emplois à la clé. Touristiquement, cela va renforcer la dynamique, avec l'apport de Sète, de la conchyliculture...
Au plan environnemental, les trois entités ont des communes situées sur le bassin versant de l'étang de Thau. La défense de la lagune, en matière d'assainissement par exemple, pourrait être gérée de façon globale. Enfin, se regrouper offrira une force de frappe financière plus importante. »

Premier vice-président et maire de Pézenas, Alain Vogel-Singer prend l'exemple de Montagnac : « Une commune avec laquelle Pézenas est très liée mais qui tend naturellement vers Sète. »

Invité de cette réunion au titre de président du syndicat mixte du bassin de Thau, François Commeinhes, maire de Sète, passait un premier oral face aux élus locaux.
Il a insisté sur le développement du port de sa ville, misant « sur la proximité des autoroutes du côté de Montagnac, Saint-Thibéry ou Lézignan-la-Cèbe. Mais on va d'abord bien étudier les contours de ce futur territoire avant de travailler sur les compétences. »

Accessoirement, il faudra aussi convaincre les élus des communautés concernées du bien-fondé de cette fusion.

Olivier RAYNAUD

17:30 Publié dans Agglo, Politique locale | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cabt, ccnbt, cam, hérault méditerranée | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

25/07/2009

DOSSIER PRESSE Présentation du Plan Solaire Méditerranéen

http://www.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/Presenta...

Articles reliés à ce sujet :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_...

Groupe de pression dans le voisinage du sujet : http://www.desertec.org/ (lien commercial Google)

Sans oublier: Solar energy in Israël http://www.economist.com/sciencetechnology/displaystory.c...

1. Le Plan Solaire Méditerranéen, projet phare de l’Union Pour la Méditerranée

L’Union Pour la Méditerranée (UPM), lancé le 13 juillet 2008 par le Président de la République Française et 43 Etats membres, a pour objectif de promouvoir une nouvelle politique de coopération et de développement dans toute la région méditerranéenne. Afin d’y parvenir, l’Union pour la Méditerranée veut réaliser des projets concrets répondant aux principaux défis qui se posent aux pays des deux rives de la Méditerranée. L’UPM a défini six grands projets d’intérêt régional :

a) Le Plan Solaire Méditerranéen (PSM) ;

b) La dépollution de la Méditerranée ;

c) Le développement des «autoroutes de la mer» en Méditerranée ;

d) Le programme méditerranéen de protection civile ;

e) La création d’une université euro-méditerranéenne ;

f) L’initiative méditerranéenne de développement des entreprises.


Le Plan Solaire Méditerranéen est un de ces projets-phares concrets. Il vise à accroître l’utilisation des énergies renouvelables et à renforcer l’efficacité énergétique dans la région. Il permettra ainsi de limiter les émissions de gaz à effet de serre et de réduire la vulnérabilité du système énergétique de chaque pays et de la région dans son ensemble.

Les principaux objectifs du PSM sont :

  • la construction de capacités additionnelles de production d’électricité bas carbone, et
    notamment solaire, dans les pays du pourtour méditerranéen, d’une puissance totale de
    20 Gigawatt à l’horizon 2020 ;
  • la consommation d’une partie de l’électricité produite par le marché local et l’exportation d’une
    partie de la production vers l’Union Européenne
    , afin de garantir la rentabilité des projets ;
  • la réalisation d’efforts significatifs pour maîtriser la demande d’énergie et augmenter l’efficacité
    énergétique et les économies d’énergie
    dans tous les pays de la région.

 

2. Atouts de l’énergie solaire et des énergies renouvelables


La région méditerranéenne présente des conditions climatiques très favorables pour le développement de technologies solaires à grande échelle de manière rentable.

Les technologies solaires ont atteint un stade de maturité technologique suffisant pour un développement à grande échelle. Elles offrent par ailleurs un potentiel de gains de rendement futurs importants, notamment dans le domaine du photovoltaïque. Enfin, les centrales solaires, peuvent, en lien avec des technologies de stockage de l’énergie déjà existante pour le solaire à concentration, contribuer à la production d’électricité de base.

Au niveau industriel, ces technologies sont encore peu développées : elles représentent donc un potentiel important pour la création de nouveaux marchés et sont prometteuses en terme de création d’emploi, de transfert technologique et donc de développement économique et social.

Enfin, l’énergie solaire contribue, comme toutes les énergies renouvelables, à la lutte contre le changement climatique et procure des avantages financiers liés aux économies de CO2.

3. Domaines d’action prioritaires du PSM

Le PSM intégrera et complétera les activités existantes dans le domaine de la co-opération euroméditerranéenne sur les énergies renouvelables et l’intégration des réseaux. Il portera son attention en particulier sur :

- la mise en place de cadres législatifs, réglementaires et institutionnels adaptés au développement massif de projets durables et rentables dans le domaine des énergies renouvelables et notamment solaires ;

- le développement de mesures d’efficacité énergétique et de maîtrise de la demande d’énergie en vue de l’objectif de 20% d’économies d’énergie en 2020 par rapport à 2005 ;

- la facilitation du développement des interconnexions électriques entre pays de la région euroméditerranéenne et la mise en place d’un système incitatif et viable d’exportation d’électricité renouvelable du Sud et de l’Est de la Méditerranée vers l’Europe

- la promotion de la coopération technologique, y compris par la création de pôles et de réseaux de compétitivité régionaux alliant acteurs industriels et institutions de recherche et de développement.

De nombreux acteurs seront amenés à participer au PSM :

  • Etats membres de l’Union pour la Méditerranée ;
  • Entreprises de tous les pays, pour le développement des projets et leur exploitation ;
  • Investisseurs, fonds publics et privés, organisations financières bilatérales et multilatérales, pour la mise en place de solutions d’investissement et de financement innovantes ;
  • Agences spécialisées, experts, ONG, société civile, pour le conseil et le soutien qu’ils pourront apporter à la réalisation des projets sur le terrain.

4. Le PSM complète l’action de l’Union européenne.

En contribuant au développement des énergies renouvelables et du commerce d’électricité verte dans toute la région euro-méditerranéenne, le PSM contribue à la réponse à apporter aux défis du de la croissance de la demande énergétique et à la lutte contre le changement climatique, aussi bien dans le cadre du paquet législatif énergie-climat de la Communauté européenne que des objectifs des autres pays membres de l’UPM.

Le PSM est en particulier complémentaire :

a) du projet de directive sur les énergies renouvelables qui prévoit, sous certaines conditions, la possibilité, pour les Etats membres de l’Union européenne, d’importer de l’électricité verte de pays tiers en dehors de l’Union européenne pour satisfaire ses objectifs nationaux en termes de développement des énergies renouvelables ;

b) de la deuxième revue stratégique du secteur énergétique, publiée le 7 novembre 2008 par la Commission européenne, qui place la réalisation d’une boucle énergétique méditerranéenne parmi les six projets prioritaires pour assurer la sécurité énergétique de l’Europe.

5. Préparation et mise en œuvre du PSM

Le PSM se déroulera en trois étapes :

  1. 2008 : définition des objectifs et préparation du PSM
  2. 2009/2010 : phase pilote avec un «plan d’action immédiat» composé de projets pilotes à lancer pendant la présidence franco-égyptienne de l’UPM, afin de tester les mécanismes réglementaires, financiers et institutionnels mis en place
  3. 2011-2020 : phase de déploiement à grande échelle de projets d’énergie renouvelables et d’efficacité énergétique.


Une étude de Master Plan sera lancée au premier semestre 2009 pour évaluer l’existant et le potentiel en termes de développement des énergies renouvelables, préciser les besoins pour l’atteinte des objectifs du PSM et faire des recommandations pratiques pour chaque étape de mise en œuvre.

 

Economist.com 23 juillet : SOLAR ENERGY in ISRAEL

It's a knockout

Jul 23rd 2009 | JERUSALEM
From The Economist print edition

Two novel approaches to making electricity from sunlight

Illustration by Peter Schrank

ISRAEL is a country with plenty of sunshine, lots of sand and quite a few clever physicists and chemists. Put these together—having first extracted the oxygen from the sand, to leave pure silicon—and you have the ingredients for an innovative solar-power industry.

Shining sunlight onto silicon is the most direct way of turning it into electricity (the light knocks electrons free from the silicon atoms), but it is also the most expensive.

The scientists are what you need to make the process cheaper. And that is what two small companies based in Jerusalem are trying, in different ways, to do.

The physicists and chemists at GreenSun Energy, led by Renata Reisfeld, think the way is to use less silicon. Traditional solar cells are made of thin sheets of the element covered by glass plates. In GreenSun’s cells, though, only the outer edges of the glass plates are covered by silicon, in the form of thin strips. The trick is to get the light falling on the glass to diffuse sideways to the edges, so that the silicon can turn it into electricity. Dr Reisfeld’s team do this by coating the glass with a combination of dyes and sprinkling it with nanoparticles of a metal whose nature they are not yet willing to disclose.

Depth of field

The dyes are there to absorb the incident sunlight (a mixture is used in order to capture all parts of the spectrum). The role of the metal, though, is more subtle. The dyes in question are fluorescent—having absorbed the light, they re-radiate it. Normally, that would mean it was lost. But interaction with the nanoparticles turns it into a form of electromagnetic radiation called surface plasmons. These, as their name suggests, propagate over the surface of the glass until they are intercepted by the silicon at its edges.

Not only does all this make GreenSun’s cells cheaper than conventional ones, because they use so much less silicon; it also makes them better. In a conventional solar cell much of the energy is lost. The energy of light varies across the spectrum (blue light is more energetic than red) but only a certain amount of energy is needed to knock an electron free. If the incident light is more energetic than necessary, the surplus disappears as heat. Unlike the sun, which scatters its energy across the board, the dye/nanoparticle mix delivers plasmons of the right energy to knock electrons free without waste.

According to Amnon Leikovich, the firm’s boss, the upshot is a device that could already, if put into production, deliver electricity at only twice the cost of the stuff that comes out of a conventional power station. That may not sound great, but the power from traditional cells is about five times as costly as grid electricity, so GreenSun’s system sounds like a winner for places that are not yet connected. Moreover, Mr Leikovich hopes that costs can be brought down, and efficiency improved, to achieve the alternative-energy nirvana of “grid parity”.

He is not the only one, though. Around the corner, Jonathan Goldstein of 3GSolar hopes to get rid of silicon altogether. 3G’s “dye-sensitised” solar cells use titanium dioxide (more familiar as a pigment used in white paints) and complicated dye molecules that contain a metal called ruthenium. When one of the dye molecules is hit by light of sufficient energy, an electron is knocked out of it and absorbed by the titanium dioxide, before being passed out of the cell to do useful work.

This is a well-known process (it was invented 20 years ago by Michael Grätzel, a physicist at the Federal Polytechnic School in Lausanne, Switzerland) and several firms are trying to commercialise it. Dr Goldstein, however, thinks 3G has an edge over its rivals because of the way it draws off the power—though he is reluctant to go into details. One thing that is clear, though, is that dye-sensitised cells will be cheap to make. Both silicon cells and a third technology, so-called thin-film cells (which use novel materials such as cadmium telluride deposited onto sheets of glass or steel), have to be made in a vacuum. That is expensive. Dye-sensitised cells can be made by a process similar to screen printing, which is cheap.

Dye-sensitised cells are not as efficient as silicon ones, but their cheapness may outweigh that in many applications. As Barry Breen, 3G’s boss, points out, more than a billion and a half people have no access to grid electricity. With people like Dr Reisfeld and Dr Goldstein around, soon that may not matter.

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23/07/2009

Greenzer Blog - First Solar : les américains débarquent dans le Sud de la France

23 juillet 2009

First Solar : les américains débarquent

http://www.greenzer.fr/blog/10175-first-solar-americains....

first solar First Solar : les américains débarquentCe matin notre Ministre de l’Ecologie, Jean-Louis Borloo, s’est mué en maître de cérémonie pour accompagner l’accord entre EDF Energies Nouvelles et le producteur américain de panneaux solaires : First Solar. Le partenariat porte sur la création d’une usine dans le Sud de la France dont l’ensemble de la production bénéficiera à EDF Energies Nouvelles lors des 10 premières années.

Dans le cadre des engagements du Grenelle de l’Environnement de voir portée à au moins 23% la part des énergies renouvelables en France à l’horizon 2020, le Ministère soutient ce mariage entre l’industriel français et le numéro 1 mondial des producteurs de panneaux solaires. Pour le Ministre, cette entente “témoigne du boom de l’énergie solaire en France“.

Concrètement, il s’agira de produire des panneaux solaires photovoltaïques à couche mince utilisables au sol et adaptables sur toit. Un investissement de 90 millions € est prévu ainsi qu’une capacité annuelle du site supérieure à 100MWc.  Des projections qui feront de cette usine qui devrait voir le jour dans un an environ, la plus grande fabrique de panneaux solaires en France. Pour Pâris Mouratoglou, président du Conseil d’Administration d’EDF Energies Nouvelles, il s’agit “d’une étape clé dans la stratégie du Groupe qui a l’ambition d’être leader mondial de l’énergie solaire“.

Parce que c’est bien de leadership dont il est question à en croire Jean-Louis Borloo qui estime que dans le marché de la croissance verte “la bataille des compétences est lancée”. Pour ce dernier, cette croissance verte est non seulement nécessaire pour répondre au défi environnemental, mais c’est aussi le moyen “de sortir de la crise (…) et de construire la compétitivité de la France de demain”.

Cette course à la compétitivité a évidemment un coût.

EDF Energies Nouvelles financera la moitié des dépenses d’investissement et des coûts de démarrage de l’usine. Mais, pour Pâris Mouratoglou, le jeu en vaut la chandelle. L’accord assurera “un approvisionnement compétitif indispensable pour prendre part au développement d’un grand marché solaire français“, selon ce dernier. La France travaille donc pour ne pas dépendre de l’exportation.

Dans un autre registre, la dimension sociale et la question de l’emploi n’ont pas été éludées, lors de cette conférence de presse. Mike Ahearn président et directeur général de First Solar annonce d’ores et déjà 350 emplois à pourvoir dans cette future usine. Des extensions du site sont déjà envisagées ce qui induirait une augmentation du nombre de salariés.

Concernant l’inquiétude de voir les américains prendre en charge la production de panneaux solaires en France, Pâris Mouratoglou se veut rassurant. Il considère que le marché du solaire en France sera suffisamment vaste pour y compter divers acteurs.

De son côté, Jean-Louis Borloo a profité de l’hommage que lui a rendu Mike Ahearn pour ramener cette conférence sur un terrain plus politique. Il a ainsi réenfilé son costume de Ministre pour souligner, non sans malice, un paradoxe américain. Si l’industrie US peut-être à la pointe dans les technologies vertes, son gouvernement ne se résout toujours pas à réduire efficacement ses émissions. Au travers d’un échange amical le Ministre a livré sa vision des choses : “c’est l’industrie qui détient la clef de la réduction des émissions de gaz à effet de serre aux Etats-Unis“.

Si la critique est légitime, le Ministre ne doit pas se laisser distraire par les errements américains. Il lui reste de trop nombreux dossiers à faire aboutir. On pense notamment à l’allégement des démarches administratives pour l’installation de panneaux solaires. Une évolution essentielle pour le développement du marché solaire en France.

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Redige par Jeremy Bellanger le 23 juillet

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22/07/2009

Midi Libre 22 Juillet - Agglos La CCNBT refuse le mariage avec Montpellier

Édition du mercredi 22 juillet 2009

DR

Photo Sylvie CAMBON


Les élus  des six communes de la communauté du nord du bassin de Thau
ont voté hier soir contre le rapprochement avec Montpellier agglo.
La CCNBT a claqué la porte au nez de Georges Frêche et Yves Piétrasanta s'y est coincé les doigts.

Contre toute attente, les délégués de la petite communauté du nord du bassin de Thau ont refusé hier soir (11 voix contre 10) à bulletins secrets de voter une délibération prévoyant l'extension de leur périmètre à celui de la Communauté d'agglomération de Montpellier.

Leur président Yves Piétrasanta n'avait pourtant pas ménagé ses efforts pour convaincre du bien fondé de cet élargissement.

Et ce vote est d'autant plus surprenant que les délégués de Mèze (5 voix), de Villeveyrac (3) et de Bouzigues (3) avaient depuis plusieurs jours exprimer leur souhait de rejoindre les rives du Lez. Las, il y a eu un grain de sable dans la machine. Qui a changé d'avis dans l'isoloir ? Mystère.

Toujours est-il que cette voix rebelle est venue s'ajouter au clan du non défendu par Loupian (3 voix), Montbazin (3) et Poussan (4). 

A l'issue du vote, dans un silence glacial, Yves Piétrasanta, assommé, avouait sa déception. « Il y a eu beaucoup de pression. »

A demi-mot, l'élu pointait du doigt les "ennemis intimes" de Frêche, à savoir André Vézinhet le président du conseil général et Pierre Bouldoire le président de Thau agglo. Dehors, en revanche, d'autres délégués reconnaissaient que le travail de Bouldoire et sa sérieuse argumentation avaient fait mouche.

Fataliste, Yves Piétrasanta finissait quand même par lâcher : « De toute façon, ici, ils ne veulent rien changer. » Sauf qu'après de désaveu, les délégués de la CCNBT auront peut-être envie de changer au moins de président.

François DORÉ

Vos réactions

22/07/2009 à 10h31 | JPL  

@Faustine Pour aller de Sète à n'importe quelle zone d'activité hors Sète, il n'y a que des horaires de transports ridicules: - 1e départ de Sète le matin vers 11h - derniers retour vers Sète le soir 17h30 A qui la faute ? Au conseil général ou aux usagers qui préfèrent leur bagnole ?

Pour en revenir aux fusions, mon jugement est que l'extension de la CAM est une nécessité pour MONTPELLIER, en raison de son besoin d'espace et pour assenir ses ratios de financement qui ne sont pas bons du tout.

S'il n'y avait pas ces questions, et derrrière une plus grande difficulté pour contrôler nos ressources et les services rendus, la fusion avec la CAM correspond tout à fait aux mouvements naturels qui ont toujurs été plus fort que ceux qu'on veut nous proposer par la fameuse extension vers l'Ouest.

En outre j'ai assisté à des conseils d'agglo à la CNBT et à la CABT. Quand on voit la façon de travailler de Pietasanta et celle de Bouldoire avec leurs propres équipes, il n'y a pas photo pour savoir lequel des 2 est la bonne pointure.

Piétrasanta donne la parole au porte-parole de la décision à voter, la commente selon son opinion, et d'une moue ou d'un grognement décide qu'elle est votée en enchainant rapidement sur la décision suivante.
Il se ramasse une gamelle bien méritée mais dont je concède.qu'elle n'était pas pariculièrement évidente. Ce ne sera peut être pas la dernière, car il y a les éoliennes....

Bouldoire laisse s'exprimer chacun largement ; particulièrement les élus de Sète et Marseillan qui n'en loupent pas une pour briller par leurs conceptions politiciennes ampoulées ou quelques fois plus franches d'opposants.
Il marque un point bien mérité aussi et pas particulièrement évident à gagner !. J'espère naturellement que ce ne sera pas le dernier !

22/07/2009 à 09h56 | THAU THAU 

Saluons le courage des élus qui ont su dire NON à la politique de copinage et de la carotte et du bâton. Pousserait-on Piétra vers la sortie.

22/07/2009 à 09h44 | Faustine 

je me demande quel est le mandat que l'on a donné a nos élus. moi, j'en ai assez de ne pas pouvoir travailler à Montpellier car les réseaux ne sont pas à la hauteur. n'ayant pas de voiture, je dois prendre un car financé par le moi via le conseil général, il y en a un toute les heures! au moins s'il y avait le tramway je n'aurai pas ce problème. Messieurs les tout petits tout petits élus vous avez peur de prendre votre pouvoir personnel! moi, je vous ai élus pour l'intérêt général pas pour votre égo! je sais maintenant ce que je ferai pour les régionales!

22/07/2009 à 09h12 | LOU CLAPAS 

ECHEC ET CAMOUFLET A G FRECHE Ce nouvel échec et ultime camouflet infligé à Georges FRECHE confirme s'il en était besoin qu'il a fait peur et que sa politique clientéliste et terroriste est vomie par ses pairs. Ajoutez à cela son abus d 'autoritarisme , ses injures et insultes , ses menaces et vous en conviendrez avec moi que la Grande Communauté d 'Agglomération ne pourra jamais se faire et encore moins se réaliser avec G FRECHE.

22/07/2009 à 07h39 | sol34 

Bravo a ces élus qui ont osés dire non aux tentatives hégémoniques de Frêche et de Piétrassanta malgré toutes les tentatives de marchandage et de corruption menées par la CAM.

Nous ne sommes pas du bétail a vendre...et ne voulons pas payer les dettes de l'agglo de Montpellier (plus de 600 millions d'euros).

Oui, s'il avait du courage (mais j'en doute) Piétrassanta devrait en tirer les conclusions et quitter la CCNBT (il ne le fera pas tant il a l'habitude de tourner sa veste....). La démocratie s'est exprimée hier au soir il faut en tirer les conclusions le règne de Frêche (nous le savions) et de Piétrassanta arrive a sa fin et certainement pas dans une apothéose . Au revoir donc a eux deux.

Place a une gestion saine de notre bassin de Thau. J'espère que Monsieur le Préfet en tirera les conclusions qui s'imposent et permettra rapidement le rapprochement des 2 agglos du bassin de Thau pour le bien de tous.


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20/07/2009

LR-Objectif Avril 2009 : Grand Prix de la « Réflexion pertinente et impertinente sur l’innovation »

27-04-2009

Deux scientifiques montpelliérains reçoivent le Grand Prix de la « Réflexion pertinente et impertinente sur l’innovation », décerné par le Cercle des Entrepreneurs du Futur.

Photo: Denis Lacroix et Sylvain Pioch

Le Cercle des Entrepreneurs du Futur, créée en 2003, est une association qui regroupe de grandes entreprises françaises (comme Bouygues, Accor, France Telecom ou Schneider) qui cherche à trouver des idées nouvelles et innovantes.

Parmi une cinquantaine de candidatures, une a particulièrement retenu l’attention : « La Mer côtière ou le développement 4D ». Il s’agit pour le moment d’un concept : utiliser au mieux « l’épaisseur de la mer ».

Il s’agirait d’exploiter  cet espace, tout en le respectant. Par exemple, prendre en considération à la fois la biodiversité marine, le développement de l’aquaculture, les énergies renouvelables et le tourisme.

Deux exemples pour  comprendre : les Etats-Unis et le Japon.

  • Le premier s’est fixé un objectif : exploiter au mieux l’écosystème, notamment par l’intermédiaire d’épaves de bateaux : ce qui intéresse à la fois scientifique, plongeurs, pêcheurs, entrepreneurs tout en développant l’économie littorale de loisirs.
  • Quant au Japon, 12 % de sa surface côtière est aménagée : coexistence de pêche et d’aquaculture, immersion de récifs artificiels (qui permettent de sauver et d’accroître certaines variétés marines).
    Au total, plus de 20 000 sites ont été aménagés, en accord entre l’Etat, universitaires et entreprises privées.

La région Languedoc-Roussillon serait d’ailleurs très propice à ce genre de projet, « puisqu’elle dispose d’un vaste plateau continental peu profond, riche d'apports organiques et bien ventilé », explique Denis Lacroix, lauréat du prix et ingénieur agronome, en outre, les fermes éoliennes sont l’avenir de demain, autant dès lors aménager au mieux cet espace ».

Une ferme éolienne capable de produire plus de 100 mégawatts d’énergie coûterait environ entre 200 M€ à 300 M€ et il faudrait 1 M€ pour installer récifs artificiels, ainsi que capteurs, « Maison de la Mer » en accord avec les collectivités, le tout en créant une quinzaine d’emplois.

De l’idée à la réalisation, il ne manque que concertation entre les divers acteurs concernés et industriels intéressés.

15/07/2009

Midi Libre SETE 10 juillet - Thau - Plus de 65 M€ engagés sur la lagune depuis 2004

DR

C. F.

Le 3 e contrat d'étang s'achève à la fin de l'année : premier bilan Elus, techniciens, administrations et professionnels de l'étang réunis dans le comité de lagune, se sont retrouvés la semaine dernière à l'hôtel de Ville de Sète, pour préparer le bilan définitif du 3 e contrat d'étang, que l'on connaît mieux sous le terme de "contrat qualité pour la lagune de Thau".

C'est en effet le 25 septembre que, sous la présidence du préfet Claude Baland, le comité se prononcera sur l'exécution de ce contrat par le syndicat mixte du bassin de Thau. Une structure spécialement créée pour traduire en actes les ambitieux objectifs que s'étaient fixés les différents partenaires , et suivre ce contrat.

A quelques mois de la fin du contrat, le syndicat mixte qualifie de « réussite » ces cinq années d'exercice. Les partenaires sont d'ailleurs à l'unisson à quelques faibles nuances près. Il faut dire que le volume d'investissements réalisés plaide en faveur de ce constat.

On atteindra vraisemblablement en fin d'année, les 65,5 M€ engagés pour la lagune. Cette somme est quasiment deux fois plus importante que celle mobilisée par les deux contrats précédents (35,5 M€). « On ne peut que se féliciter du niveau d'exécution de ce contrat », a lancé le président du syndicat mixte François Commeinhes.

Dans cette copieuse enveloppe, c'est l'assainissement collectif qui se taille la part du lion puisqu'en fin d'année, les actions dans ce domaine devraient flirter avec les 46 M€ engagés. Bien plus d'ailleurs que ce qui était prévu en 2004 (34 M€). « L'assainissement, c'est la marque de fabrique de ce contrat », a résumé l'ingénieur du syndicat mixte du bassin de Thau Eymeric Thiebault, chargé du suivi de ce contrat.

Autre résultat important de ce contrat, c'est le lancement et la prochaine mise en place d'un outil de connaissance des mécanismes de pollution de la lagune : il s'agit du projet Oméga Thau. Cette double mobilisation s'est toutefois faite au détriment d'actions sur les pollutions liées aux eaux pluviales ou aux apports phytosanitaires agricoles (lire ci-dessous).

Quoi qu'il en soit, tous les partenaires ont été d'accord pour souligner le rôle déterminant du syndicat mixte pour arriver à ce résultat. La section régionale conchylicole, à travers son directeur Denis Régler, a fait un véritable plaidoyer pour le syndicat mixte : « C'est un outil efficace, où on est bien reçu. Au cours des précédents contrats, il était bien plus difficile d'avoir des infos. Pour nous, c'est un peu un idéal. »

Midi Libre SETE 10 juillet - Thau - Un nouveau contrat signé dans un an ?

C'est dit. Pour le prochain contrat d'étang, ni le syndicat mixte du bassin de Thau, ni les professionnels de l'étang ne souhaitent une période de transition aussi longue qu'entre le deuxième et le troisième contrats (2000-2004).

C'est pourquoi, avant même l'achèvement du contrat en cours, les grandes lignes du futur document censé poursuivre l'amélioration de la qualité des eaux de l'étang de Thau sont déjà connues. Ceux qui travaillent à ce projet depuis avril souhaitent que le futur contrat réponde à la directive européenne cadre sur l'eau et aux préconisations du Grenelle de l'Environnement et de la Mer.

Dans le détail, les partenaires locaux se fixeraient comme objectifs « d'attendre le bon état de toutes les masses d'eau du territoire de Thau », à savoir « la lagune, la mer,les cours d'eau et les eaux souterraines. »

Ce futur contrat pourrait s'attaquer de front au problème des eaux pluviales, et aux pollutions dispersées, mais également à la restauration des cours d'eau.

Ces orientations seront précisées en janvier prochain pour, dans l'idéal, une signature dans un an.

11/07/2009

Des Pistes pour l'Emploi dans l'Hérault

21:19 Publié dans Agriculture, Biomasse | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Écologistes de l'euzière | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Midi Libre Montpellier 10/07 – Entreprises - L'Agglomération fête sa pépinière de talents

DR

R. DE HULLESSEN

« On commence à avoir l'habitude des prix ! », se réjouit Gilbert Pastor. Et il y a de quoi : le vice-président de la communauté d'agglomération en a remis, mercredi, une dizaine à de nouvelles entreprises.

Un palmarès rendu possible grâce à l'action du BIC. Le Business and innovation center, installé à Cap Oméga, porte ses fruits, plaçant l'Agglomération à la troisième place française.

Depuis sa mise en place, en 2004, iL veille, en effet, à l'accueil et à l'appui financier de ces nouvelles structures. Accompagné de la directrice du centre, Patricia Reeb, Gilbert Pastor a félicité dix entreprises soutenues et devenues lauréates du concours national d'aide à la création d'entreprises de technologie innovante, remis par le ministère de la Recherche.

Un moyen pour ses entreprises, en plus de la valorisation de leur travail, de recevoir des aides financières conséquentes, allant de 18 000 € à 200 000 €.

Au côté de ces récompensés, le BIC a eu le droit à ses propres trophées. Parmi eux, la certification AFAQ ISO 9001 qui récompense l'investissement du personnel de la structure. Autre prix présenté mercredi, l' Euroleaders Award , reçu à Fès, au Maroc. Il distingue le BIC dans la catégorie meilleurs outils , grâce à une gamme de logiciels dédiés aux entreprises innovantes.

Antoine GRENAP

Objectif LR 10/07 - Le BIC sous une pluie de récompenses !

Le Business and Innovation Centre (BIC) de Montpellier reçoit le prix Euroleaders Award, la certification ISO 9001 version 2008 et 10 projets ont été primés lors de la 11e édition du Concours National d’aide à la création d’entreprises innovantes

Tout va bien pour l’incubateur d’entreprises montpelliérain (BIC), qui remporte le prix Euroleaders Award, décerné lors du congrès EBN (European BIC Network) qui s’est tenu à Fez en juin dernier et qui récompense les success story, les outils, méthodes et le fonctionnement des BIC.

Deuxième distinction, la certification ISO 9001 version 2008 pour son accompagnement à la création et au développement des entreprises innovantes.

Enfin, 15 projets, dont 10 co-accompagnés par le BIC de Montpellier Agglomération et Languedoc-Roussillon Incubation (LRI) et 5 seulement par LRI ont été primés lors de la 11e édition du Concours national d’aide à la création d’entreprises de technologies innovantes, organisée par le ministère de l’Enseignement supérieur. 1 516 000 € ont ainsi été attribués pour soutenir ces projets.

02:32 Publié dans Financements, Innovation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : cam, ministère de la recherche | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Thau agglomération – CCNBT une fusion soutenable ? – Etat des lieux au 8 Juillet 2009

Hier matin, Midi Libre (voir ci-dessous) présentait le projet de Pierre BOULDOIRE comme une manœuvre destinée à contrer le projet de fusion du couple FRÊCHEPIETRASANTA qui a décidé brutalement ces derniers mois d’accélérer l’extension de la Communauté d’Agglomération de Montpellier (CAM) par inclusion de la Communauté des Communes du Nord du Bassin de THAU (CCNBT), avant les prochaines élections régionales.

La Note de Synthèse du projet - demander au préfet de valider  le périmètre qui résulterait de la fusion CABT + CCNBT, avant lancement du projet de fusion proprement dit - présentée hier soir en Conseil Communautaire de THAU Agglomération (voir ci-dessous après l’article du Midi Libre), permet de se faire une idée plus précise des raisons naturelles qui plaident pour une fusion des agglomérations du Bassin de THAU, comme préalable nécessaire à une fusion avec une autre entité si elle s’avérait nécessaire.

Apparemment  ce 8 juillet soir,  toutes les parties en présence, étaient d’accord pour défendre la nécessité d’une unité [au moins] de principe entre communes du Bassin de THAU; elles s’accordaient relativement bien sur l’intérêt d’une fusion vers l’ouest avec l’agglomération Hérault-Méditerranée d’AGDEPEZENAS, certains allant même jusqu’à regretter de ne pas avoir pensé plus tôt à mûrir ce projet;  classiquement le projet de Pierre BOULDOIRE, n’a pas eu l’aval les élus de Sète et Marseillan, qui sans être contre n’étaient pas pour; Marseillan souhaitant renforcer ses liens vers l’Ouest avec AGDE; les élus sétois, s’en tenant essentiellement à des arguments de pure rhétorique :

  • changement de position de Pierre BOULDOIRE depuis 2005 (Article Midi Libre sur le sujet)
    [ce sont les non-dits de ses amis politiques sur l’éventuel passage au statut de Communauté Urbaine qui fait perdre aux maires le contrôle du foncier, a-t-il déclaré qui ont préfiguré son changement; ensuite quand il est devenu Président de Thau Agglomération, ce sont tous les atouts du territoire qu’il ne soupçonnait pas qui l’ont conforté, dans ce changement de cap à contre courant]
  • manque de respect vis à vis de la volonté des élus de la CCNBT de rejoindre l’agglo de Montpellier
    [Pierre Bouldoire a été très précis sur ce sujet : rien n’a été fait dans la précipitation ou sans l’agrément des maires des communes de la CCNBT qui ont souhaité prendre connaissance du projet de Thau Agglomération; le seul qui a constamment refusé toute échange avec Thau agglomération sur ce sujet, étant naturellement Yves PIETRASANTA l’ardant promoteur de la fusion avec Montpellier]
  • taille critique du territoire résultant de la fusion CABT CCNBT jugée insuffisante à côté d’une fusion "bigger is better" paraissant a priori plus justifiée avec AGDE, PEZENAS etc. mais qui à l’heure actuelle n’est corroborée par aucune étude ou intention concrète de projets.
    Small is beautiful” n’a pas d’équivalent chez l’élu setoï sauf peut-être dans les pratiques petites qu’il affectionne, son génie restant dans la démesure; à ce titre là, reconnaissons que Frêche aurait pu faire un excellent sétois !

Parmi ces “non-pour-mais-pas-contre” personne n’a osé argumenter en faveur d’une fusion avec MONTPELLIER. Y-avait-il un risque qu’un tel débat fasse surgir quelques vérités gênantes, ou bien, certains craignaient-ils de se dévoiler prématurément ?

En tout cas, le débat a fait ressortir indirectement des arguments qui sont rarement cités de façon aussi précise :

  • La croissance de l’agglomération de MONTPELLIER est actuellement limitée par au moins 2 facteurs importants  :
    - son endettement
    - son foncier limité
  • A l’inverse THAU Agglomération a
    - un faible endettement, actuellement de l’ordre de 20€ par habitant
    - une capacité d’investissement par autofinancement de l’ordre de 27 millions d’euros par an, qui mérite largement de revenir à son territoire et non d’être noyée dans une masse difficilement contrôlable
    - un foncier relativement important en dehors de Sète, qui en cas de fusion dans la grande Communauté Urbaine de plus de 500.000 habitants qui se profile, échapperait totalement au contrôle des municipalités, le droit du sol (permis de construire, démolir etc…) revenant en effet, intégralement à la Communauté Urbaine

A ce stade du débat, au moins une conclusion s’impose :

Notre agglomération est convoitée pour les ressources qu’elle peut apporter à l’ogre mégalomane et incontrôlable qui veut l’absorber afin d’amortir le coût, en passe de devenir prohibitif, de la croissance de l’agglomération de Montpellier.

On peut mieux comprendre l’intérêt de la démarche courageuse, lucide et transparente de Pierre BOULDOIRE et des ses amis qui cherchent à défendre pied à pied notre territoire pour qu'il ne soit pas enclavé au Nord par une CAM qui aurait absorbé la CCNBT et son foncier stratégique pour la base logistique arrière au voisinage de POUSSAN, nécessaire au port de Sète; démarche, d’autre part, finalement bien plus respectueuse que ne le décrient nos “pas particulièrement nets” élus sétois.

Midi Libre Sète 8/7 – Territoire - Le jour où le sud de Thau tend la main au nord

http://www.midilibre.com/articles/2009/07/08/SETE-Le-jour.....

Une seule question, ce soir, à 18 h à Gigean, à l'ordre du jour du conseil de Thau Agglo : la fusion avec la CCNBT.

Il y a quatre ans, Thau Agglo était écartelée entre partisans d'une alliance avec Montpellier Agglo et promoteurs d'une fusion avec le nord du bassin de Thau. Le projet de grande agglo, épidermique chez les élus, révélait des alliances politiques insoupçonnables. C'était il y a quatre ans. Autant dire une éternité.

Ce soir, à 18 h, dans la salle polyvalente de Gigean, rien de tel. Un peu plus d'un an après l'arrivée d'une nouvelle majorité, Thau agglo va proposer une extension de son périmètre à la Communauté de communes du nord du bassin de Thau (CCNBT). Sans passion apparente, et ce n'est pas un hasard.

En effet, plus qu'un mariage d'amour, cette proposition de Thau Agglo constitue d'abord une offre de défense (lire ci-contre ce qu'en pensait Pierre Bouldoire en 2005). Elle a été mûrie en mars, uniquement pour contrecarrer l'éventuelle décision de Montpellier Agglo de proposer au préfet d'étendre son périmètre intercommunal à celui de la CCNBT (*).

C'est, entre autres, le maire socialiste de Loupian Christian Turrel, farouche opposant au projet de grande agglo cher à Georges Frêche qui a pressé le président de Thau Agglo de proposer aux Communes du nord du bassin de Thau une alternative au choix montpelliérain.

Pierre Bouldoire n'a pas eu beaucoup de temps pour peser le pour et le contre. Mais l'élu savait une chose : en cas de réussite, l'initiative montpelliéraine contraindrait, à court terme, Thau Agglo de rejoindre à son tour l'orbite montpelliéraine. Ainsi donc, depuis deux mois, le président de Thau Agglo a fait sa mue et il a pris son bâton de pèlerin pour vanter sa contre proposition aux élus du nord du bassin de Thau. Il a aussi tenté de combler son retard sur les représentants de Montpellier agglo, partis un an plus tôt pour effectuer ce même travail de "séduction".

L'aboutissement de ce processus a lieu ce soir. Un mois et demi après Montpellier Agglo, Pierre Bouldoire estime opportun de proposer aux 39 délégués communautaires, de demander au préfet de réunir le nord et le sud du bassin de Thau dans une même structure intercommunale.

Quant à la CCNBT, particulièrement convoitée, elle répondra aux propositions qui lui sont faites, le 21 juillet, par un vote.

Jean-Pierre SOUCHE

(*) Décision finalement prise par Montpellier Agglo le 26 mai, sur laquelle le préfet se prononcera d'ici le 9 août.

Conseil communautaire de Thau Agglomération du 8 juillet

NOTE EXPLICATIVE DE SYNTHESE du PROJET N°1:

OBJET: Lancement d’une procédure de fusion entre la Communauté d’agglomération du bassin de Thau et la Communauté de communes du nord du bassin de Thau afin de créer une nouvelle communauté d’agglomération. Proposition de périmètre.

RAPPORTEUR: M. PIERRE BOULDOIRE

VU le Code général des collectivités territoriales et notamment son article L. 5211-41-3,

VU l’arrêté de M. le Préfet de la région Languedoc Roussillon, Préfet de l’Hérault en date du 21 décembre 2000 portant création de la Communauté de communes du nord du bassin de Thau,

VU l’arrêté de M. le Préfet de la région Languedoc Roussillon, Préfet de l’Hérault, en date du 1 7 décembre 2002 portant création de la Communauté d’agglomération du bassin de Thau,

Le Conseil communautaire est appelé aujourd’hui à délibérer sur la modification du périmètre de la Communauté d’agglomération du bassin de Thau (nommée Thau agglomération) et la fusion avec la Communauté de communes du nord du bassin de Thau (CCNBT). Cette délibération importante est rendue nécessaire par celle adoptée en mai dernier par la Communauté d’agglomération de Montpellier (CAM) qui souhaite fusionner elle aussi avec la CCNBT, rapprochement qui remettrait en question l’unité territoriale du Bassin de Thau. Elle repose sur une série de constats qu’il convient de mettre en avant.

1 / La pertinence du territoire

La loi du 1 2 juillet 1 999, relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale, a bouleversé le paysage administratif français en incitant à la création d’établissements publics de coopération intercommunale (EPCI). En dix années, l’intercommunalité a connu un réel engouement qui s’est traduit par l’augmentation significative du nombre d’EPCI.

Le territoire du bassin de Thau n’a pas fait exception à cette tendance nationale et a vu, en 2000, la création de la Communauté de communes du nord du bassin de Thau et, fin 2002, celle de la Communauté d’agglomération du bassin de Thau.

Face à ce succès incontestable, il n’en demeure pas moins que l’intercommunalité peut et doit se renforcer et s’améliorer afin de présenter des structures mieux intégrées aux dimensions territoriales affirmées.

2 / La volonté de l’Etat

L’union du bassin de Thau s’inscrit pleinement dans le sens de l’histoire. Depuis 20 ans l’Etat a sans cesse réaffirmé sa volonté de voir les élus ainsi que les professionnels du bassin de Thau, travailler en commun, notamment pour préserver la lagune de Thau, organiser et planifier l’aménagement de ce territoire ou encore gérer les grands enjeux liés à l’eau.

3/ Une vision stratégique partagée

Les élus de Thau agglomération et de la CCNBT collaborent donc depuis très longtemps. Ainsi, ils travaillent ensemble à l’élaboration du SCOT au sein du Syndicat mixte du bassin de Thau. Celui-ci fixe un certain nombre d’objectifs traduisant une vision claire de l’avenir.

Le premier objectif affirmé est de construire un territoire de haute qualité environnementale, pionnier notamment en matière de gestion des ressources en eau.

Le second objectif est de contenir et maitriser le développement urbain, c’est-à-dire d’adapter la croissance démographique et urbaine aux capacités d’accueil du territoire.

Le troisième objectif est de garantir l’avenir des économies traditionnelles tout en valorisant le potentiel touristique et de loisirs du territoire.

Le quatrième objectif est de construire un territoire solidaire et de haute qualité de vie.

Trois autres objectifs viennent compléter ces orientations et concernent la structuration d’un urbanisme de proximité, la réorganisation de la mobilité par le développement de réseaux structurants de transports alternatifs, l’amélioration de la qualité de vie en développant une offre de services, d’équipements et d’habitats adaptée à la diversité des besoins des habitants du bassin de Thau.

Les grandes orientations du SCOT adoptées par les élus de l’ensemble des communes du pourtour du bassin de Thau affirment une volonté incompatible avec la logique de la fusion de la CAM et de la CCNBT. L’inclusion des communes du Nord dans la CAM impliquerait pour elles de renoncer à la vision du territoire que nous avons élaborée récemment. A terme, c’est la vision elle-même de notre territoire qui apparaît menacée de partition.

4/ Une longue tradition de coopération à renforcer

Dans de nombreux secteurs de compétences, la CCNBT et Thau agglomération ont engagé en commun les bases de politiques sectorielles conformes aux orientations du SCOT. Cela se traduit par des politiques contractuelles et la création d’une Entente fixant leur coopération active notamment dans les secteurs clés pour l’environnement que sont l’assainissement, la gestion des déchets, la gestion des espaces naturels.

Dans le domaine de l’assainissement: Thau agglomération va bientôt approuver son Schéma directeur d’assainissement (SDA). Celui-ci prend en compte le classement en zone sensible de la lagune et les risques de contamination microbiologique au regard de l’activité conchylicole. C’est dans cette perspective que Thau agglomération a décidé d’avancer le calendrier de réalisation d’une nouvelle unité de traitement des eaux usées dont le coût s’élève à 45M€ et d’offrir ainsi une possibilité de raccorder les effluents des communes de Poussan et Bouzigues à son réseau d’assainissement.

Dans le domaine des déchets Thau agglomération s’inscrit autour de son unité de valorisation énergétique dans une politique de réduction des déchets ultimes qui s’est traduite en 2009 par une certification Qualitri et par une démarche qualité visant à maitriser les coûts, tout en améliorant son service à l’usager. Thau agglomération est le principal client du centre de tri Oïkos dont il cofinance l’extension.

5/ Unir deux communautés humaines pour créer un espace d’avenir: la Grande Agglo de Thau

Unir le bassin de Thau autour d’une seule agglomération permettrait de constituer un espace de vie et d’activités cohérent et harmonieux. Sa taille et sa morphologie garantiraient une réponse adaptée à la double nécessité de mutualisation des moyens et de maintien d’une proximité avec Je citoyen.

Les deux communautés doivent maintenant se construire un destin et donner ensemble une impulsion nouvelle à ce territoire. Les élus pourront ainsi travailler ensemble au bien-être d’habitants qui partagent les mêmes attentes et expriment les mêmes besoins. En s’appuyant sur les moyens et le travail déjà accompli par chacune des deux structures, la fusion apporterait une mise en cohérence, une coordination et une intensification de leurs actions.
L’identité et l’attractivité du territoire de Thau ne résisteront pas au temps sans la mise en place d’une stratégie résolue, sans l’affirmation d’une ambition commune, sans la volonté politique d’exister dans l’espace national, régional et métropolitain.

Le projet de fusion de Thau agglomération et de la CCNBT est ainsi un levier pour relever les défis majeurs que le territoire doit affronter.

Ces grandes orientations résultent des décisions déjà prises ensemble par les élus des deux communautés au cours de l’élaboration de grands programmes structurants. La fusion des deux territoires ne constitue donc pas une fin en soi mais au contraire un préalable pour creuser plus avant les sillons déjà tracés. Finalisé par les quatorze communes, le projet de territoire de la grande agglo de Thau traduirait sous forme d’objectifs concrets et de lignes d’actions, cette volonté commune.

C’est pour toutes ces raisons que je vous propose que nous délibérions
- 1èrement: pour lancer une procédure de fusion entre la Communauté d’agglomération du bassin de Thau et la Communauté de communes du nord du bassin de Thau, afin de créer une nouvelle communauté d’agglomération
- 2èmement : pour solliciter Monsieur le Préfet de la région Languedoc Roussillon, Préfet de l’Hérault, pour qu’il fixe par arrêté le projet de périmètre de la future communauté d’agglomération et qu’il le soumette à l’approbation de l’ensemble des communes et des EPCI concernés.

Etant précisé que l’article L.521 1-41-3 du Code général des collectivités territoriales, prévoit qu’un EPCI peut délibérer pour mettre en œuvre la procédure de fusion en proposant un nouveau périmètre.

Monsieur le Préfet dispose d’un délai de deux mois, à compter de la date de réception de notre délibération, pour fixer par arrêté le projet de périmètre de fusion.

Une fois qu’il sera pris, l’arrêté de périmètre devra recueillir l’accord des deux EPCI concernés par la fusion ainsi que l’accord à la majorité qualifiée des conseils municipaux des communes membres de ces EPCI. La loi accorde à chaque conseil un délai de trois mois pour se prononcer. A défaut de délibération l’avis est réputé favorable.

Dans ce même délai, les communes doivent se prononcer sur le nombre et les modalités de répartition des sièges du nouvel établissement ainsi que sur ses compétences. Si les communes et les EPCI approuvent le périmètre, la fusion sera prononcée par un nouvel arrêté préfectoral, afin de créer une nouvelle communauté d’agglomération regroupant les communes suivantes Balaruc les Bains, Balaruc le Vieux, Bouzigues, Frontignan, Gigean, Loupian, Marseillan, Mèze, Mireval, Montbazin, Poussan, Sète, Vic la Gardiole, Villeveyrac.

Etant précisé que la proposition de nouveau périmètre forme un territoire d’un seul tenant et sans enclave.

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Observations :

Le travail conjoint de la CABT et CCNBT au sein du Syndicat Mixte du Bassin de THAU (SMBT), leur permet de conduire les études et les programmes d’aménagement du territoire, comme le SCOT.

S’il permet bien d’élaborer des politiques communes, le SMBT n’a cependant aucune maîtrise des moyens à mettre en œuvre pour les promouvoir. Celle-ci restant du ressort exclusif de chacune des Communautés d’agglomération.

C’est une des raisons pour laquelle Pierre BOULDOIRE s’est engagé à donner une traduction financière concrète au SCOT. Si le scenario d’une fusion CCNBT / CABT n’est pas tué dans l’œuf,  ce sera le SCOT et les projets du SMBT qui seront chiffrés en partenariat avec la CCNBT (résultat attendu vers début 2010). Si le projet est recalé, ce sera un SCOT et des projets restreints à THAU Agglomération qui feront l’objet d’un chiffrage (résultat attendu dernier trimestre 2009).

AU delà, il est fort probable que si  la CCFNT fusionne avec la CAM, le SMBT aura vocation, à devenir soit une coquille vide, car nombre de projets se feront sur le territoire étendu de la CAM,  soit un cheval de Troyes car impliquant  des acteurs de poids très différents et ayant des objectifs réels incompatibles.

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Midi Libre Sète 9/7 – Agglo : Thau agglo approuve la fusion avec la CCNBT

La question n'a pas fait l'unanimité. Sète et Marseillan se sont abstenus Thau agglo n'a pas été unanime à approuver le lancement d'une procédure de fusion avec la communauté de communes du nord du bassin de Thau (CCNBT). Les 12 élus sétois et les 4 Marseillanais ont préféré s'abstenir face à cette initiative que François Commeinhes a qualifiée de « symbolique. »

C'est en insistant sur l'histoire partagée entre le nord et le sud de Thau et en rappelant la volonté de l'Etat « pour organiser et planifier depuis 20 ans l'aménagement de ce territoire et gérer les grands enjeux liés à l'eau » que le président de Thau agglo a tenté de convaincre ses collègues sur « la pertinence de ce territoire ». Il a notamment justifié son choix en estimant nécessaire de « renforcer » les coopérations historiques entre les deux entités et indiquant : « La fusion des deux territoires ne constitue pas une fin en soi mais un préalable pour creuser les sillons déjà tracés. »

François Commeinhes a approuvé : « La communauté que fonde le bassin de Thau est pour moi une évidence » a souligné l'élu sétois en ajoutant : « Comment le président du syndicat mixte que je suis, pourrait-il de manière crédible s'opposer à ouvrir les bras aux communes de Mèze, Poussan, Loupian, Bouzigues, Montbazin et Villeveyrac ? »
Pour autant, l'élu n'a pas caché que ses « réserves » sur ce projet étaient suffisantes pour qu'il s'abstienne. Et il a notamment critiqué une vision étriquée du territoire : « Notre territoire, même agrégé à celui du nord du bassin de Thau, n'a pas la taille critique suffisante pour faire face aux défis énormes qui se posent à lui. » François Commeinhes est aussi allé plus loin. Constatant que « ni l'Etat ni les élus de Thau agglo ne souhaitent une fusion avec Montpellier », il s'est dit favorable à « une fusion de Thau agglo, de la CCNBT et d'Hérault-Méditerranée » sans s'imposer « une étape intermédiaire » a-t-il ajouté.

Si Pierre Bouldoire a estimé que la piste agathoise était « une possibilité envisageable », il n'a toutefois pas paru aussi pressé que son collègue sétois. Et il n'a pas retiré la proposition de fusion avec le nord du bassin de Thau comme le lui proposait François Commeinhes. Après avoir reçu à deux reprises les représentants des deux agglos prétendantes (Montpellier et Thau) , le conseil municipal de Villeveyrac, a voté mardi soir , en faveur d'un rapprochement avec Montpellier agglo. 15 élus pour Montpellier ; 4 pour Thau et 2 souhaitant le statu quo.

Jean-Pierre SOUCHE

Vos réactions

09/07/2009 à 11h25 | Domino

Que ceux qui veulent être dans la CAM y aillent. Dans quelques années je leur souhaite bien du plaisir. Car inévitablement il y aura une communauté urbaine de Montpellier. Et alors là ça déchantera. Droit du sol retiré, constructions de ci ou de ça non désirées, afflux de populations genre 3° couronne parisienne ou lyonnaise, communes devenant arrondissements de Montpellier, impôts (taxes habitation et foncières) accrus, en fait ce sera le droit du plus fort.
Bien sûr toutes ces manœuvres ont des relents de politique politicienne. Nouveaux avantages personnels, magouillages possibles, voilà le but des politiques. Des référendums doivent être organisés.

Midi Libre Sète, vendredi 10 juillet 2009 - François Commeinhes vire clairement à l'ouest

DR

V. A.

Il presse Bouldoire de réunir Thau agglo, la CCNBT et Hérault Méditerranée Pragmatique et toujours aussi étonnant François Commeinhes. En 2005, il a surpris son monde, sa majorité et ses amis politiques en reprenant l'idée d'une fusion avec Montpellier agglo développée un an plus tôt par le socialiste Pierre Bouldoire. Il insistait alors sur la puissance économique d'une telle intercommunalité.

Mercredi soir, rebelote. L'élu sétois a repris l'argument du développement économique pour presser le président de Thau agglo de revoir sa copie en grand. Mais il lui a proposé cette fois, de regarder à l'ouest et de lancer, sans tarder, des discussions en vue d'une fusion des intercommunalités de Thau avec Hérault Méditerranée (Agde-Pézenas).

Comme Pierre Bouldoire (lire ci-dessous), François Commeinhes a expliqué son évolution depuis 2005. Il a plutôt joué finement en évitant de se renier : « J'avais en son temps, comme président de Thau agglo, apporté tout mon soutien à un élargissement vers Montpellier, englobant non seulement notre agglo mais aussi la CCNBT. Il est clair qu'à ce jour, ni l'Etat, ni la majorité des élus de notre agglo ne souhaitent relancer le processus de fusion entre les communes du bassin de Thau et Montpellier agglo. » Pragmatique, François Commeinhes a poursuivi : « Aujourd'hui, je demeure plus que jamais certain que notre territoire, même agrégé à celui du nord du bassin de Thau, n'a pas la taille critique suffisante pour faire face aux défis énormes qui se posent à lui. La seule cohérence géographique du territoire n'est en rien un gage d'efficacité dans les différentes compétences qui concernent les communautés d'agglomération. »

La suite, coulait comme une évidence : « Pour être le mieux armé, d'autres pistes qu'une fusion étriquée s'offrent à nous. La principale, qui mérite toute notre attention, est un rapprochement avec l'agglomération Hérault Méditerranée. » Et l'élu a conclu : « Grâce à une telle configuration, nous pourrions contribuer à la croissance démographique régionale sans accélérer le phénomène de métropolisation autour des deux principales villes du département. » Mercredi soir, François Commeinhes a clairement livré son nouvel horizon intercommunal. Son initiative conjointe à celle de Marseillan, qui n'a pas exclu de quitter Thau agglo, met indiscutablement la pression sur Pierre Bouldoire. C'est ce qu'on appelle reprendre la main.

 

Vos réactions

10/07/2009 à 09h49 |

Monsieur Commeinhes est un homme sensé qui analyse avec lucidité ce qui serait bien et bon pour sa commune. Il regarde l'intérêt général et non son intérêt particulier contrairement à son collègue d'Agde dont il a eu vite fait de comprendre comment il fonctionne ! Bravo Monsieur Commeinhes !

10/07/2009 à 07h56 | GERONIMO

Soyons clair : clivage politique tout simplement,tour d'horizon...???? Pietra Mèze pour Montpellier?? gauche caviar?? Commeinhes premier pas pour Mèze et puis Agde et suivant Dettore vers Béziers; Michel Marseillan pour Agde en attente de Béziers ; je ne crois pas qu’aux dernières municipales les électeurs ce soient exprimés sur ce sujet, nous somme encore en démocratie que je sache enfin j ai la naïveté de le croire

 

Midi Libre Sète, vendredi 10 juillet 2009 - Agglos - Bouldoire justifie son changement de cap

DR

V. A.

La fusion entre Thau agglo et la CCNBT a été entérinée par 23 voix
et 16 abstentions

« Des éléments nouveaux et majeurs m'ont fait changer d'avis. » Avant de demander aux élus de Thau agglo de se prononcer sur la fusion avec la CCNBT (Midi Libre d'hier), Pierre Bouldoire a dû répondre à de nombreuses questions sur son revirement entre 2004 et aujourd'hui.

Interrogé notamment par le Sétois Antoine de Rinaldo qui lui a lancé : « Votre virage est difficile à comprendre », Pierre Bouldoire a précisé d'abord que son évolution était antérieure à son élection à la présidence de Thau agglo . Mais il a surtout mis en cause Montpellier agglo :

« Je faisais confiance alors qu'on nous amusait gentiment. On nous disait suffisamment fort pour que je ne change pas d'avis que le passage en communauté urbaine n'entraînait pas forcément une perte du droit du sol. C'est faux. »

Or cette question du droit du sol est, a-t-il dit, un casus belli : « Compte tenu de ce que recèle Frontignan en richesses, il n'est pas envisageable de confier le droit du sol à d'autres. »

Ensuite, c'est la stratégie de négociation de Montpellier agglo qu'il a pilonnée : « Au début Moure et Pellet (deux maires de communes rurales de Montpellier agglo, Ndlr) menaient les négociations, puis Frêche est intervenu et là, les objectifs ont changé, on a été parfois proches de l'irrespect, on a parfois dépassé l'insulte. Aujourd'hui, c'est pareil, il y a de nouveau la Roumagnole. » (technique de pêche à l'aide d'un hameçon à trois têtes, Ndlr) .

Pour finir, le président de Thau agglo a juré que sa nouvelle position n'était pas « politicienne » en argumentant : « Les seuls intérêts que je défends sont ceux de Thau, pas ceux de ma famille politique. »

Textes Jean-Pierre SOUCHE

03/07/2009

Secteurpublic.fr Note du 3 juillet - 22 propositions pour une politique anti-crise en Languedoc-Roussillon

En partenariat avec le Club Secteur Public des Experts-comptables

22 propositions pour une politique anti-crise en Languedoc-Roussillon

Date de publication : mercredi 17 juin 2009

Mardi 16 juin 2009, la commission a présentée un rapport sous la présidence de Daniel Constantin pour permettre à la région Languedoc-Roussillon de passer le cap de la crise. Elle a émit 22 propositions d'un coût global de 250 millions d'euros sur 3 ans.

La Région rassemble les forces vives du territoire avec une démarche ouverte et concertée

Face à la dégradation de l’emploi, la remontée du chômage, la défaillance accrue des entreprises et le ralentissement des activités, la baisse de la consommation des ménages et le recul des investissements…, la Région se devait de réagir.

Elle est un acteur essentiel et décisif de l’investissement public (plus de un milliard d’euros de budget en 2009), elle a créé la Commission Constantin, le 11 février 2009, afin de réaliser un travail d’analyse et d’écoute des intelligences et des énergies régionales.

Composée d’une trentaine de membres, cette Commission a défini les grandes lignes d’un programme de soutien et d’accompagnement d’actions structurantes et d’orientations stratégiques et complémentaires pour le Languedoc-Roussillon.

Plus de 150 auditions d’acteurs clés du monde économique, social, scientifique, culturel et sportif ont participé à la démarche. La réflexion a été enrichie par les prises de position des élus et des commentateurs. Cette écoute des forces vives a permis de dégager 80 propositions concrètes et d’en retenir 22 autour de deux objectifs forts :

- répondre aux urgences économiques et sociales en mobilisant des compétences au service d’une démarche collective et innovante,

-renforcer les capacités et les savoir-faire de la région Languedoc-Roussillon afin de promouvoir un développement durable de ses territoires.

Les propositions du rapport Constantin

22 propositions contre la crise :

  • certaines reflètent des actions urgentes à mettre en œuvre dans les domaines économiques, sociaux et d’aménagement du territoire

  • d’autres dessinent le devenir du Languedoc-Roussillon dans le cadre d’un développement durable. Ces propositions reposent sur la prise en compte et la valorisation des qualités multiples du territoire régional.

Des propositions pour une relance économique:

  • un plan complémentaire de soutien à l’activité et au financement des entreprises,

  • une concertation des entreprises et des institutions sur les stratégies régionales et le renforcement des filières au niveau international,

  • des solutions pour porter l’immobilier d’entreprises dans les Parcs régionaux d’activités économiques (PRAE),

  • la nomination d’un « M(e) Tourisme » pour une offre régionale de qualité et innovante, la mise en œuvre d’une politique de filières, un programme de formation, un positionnement méditerranéen fort

  • un projet spécifique à l’artisanat pour des « éco-cités » dans quinze villes de la région,

  • la création d’un pôle de management international Sud de France Business School.

Des propositions pour l’égalité sociale, des plus jeunes aux plus âgés

  • la mobilisation de tous les acteurs pour rattraper sur 10 ans le retard régional en matière de logement social,

  • un « bouclier social » pour l’emploi les jeunes (validation des aptitudes, indemnisation des frais d’obtention du permis de conduire, instauration d’un chèque « apprentissage», accès à l’intérim des moins de 26 ans, soutien aux projets d’éducation populaire, culturelle et professionnelle…),

  • l’amélioration du bien-être de nos anciens (prévention et dépistage pour augmenter l’espérance de vie en bonne santé, programme de formation et d’insertion des seniors),

  • un « pass Région» pour mettre en réseau les musées et festivals régionaux,

  • faire du Languedoc-Roussillon une terre d’excellence pour le sport amateur et de haut niveau.

Des propositions d’aménagement durable

  • la rénovation de la gare Montpellier-Saint Roch

  • l’adaptation des gares à Lunel et à Sète dans le cadre d’une politique d’urbanisme et de développement du transport régional,

  • une logistique régionale et globale adaptée à la diversité et aux besoins des entreprises et filières régionales,

  • un plan pour le Grand Sète (espaces publics, commerce, culture, tourisme, plaisance…) lié au développement du port,

  • une opération pilote photovoltaïque sur les bâtiments publics (lycées et CFA)

  • une étude de la constructibilité sur le littoral, en cohérence avec les Plans de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI),

  • l’implantation d’une compagnie aérienne basée à Montpellier Méditerranée,

  • le renforcement de la façade rhodanienne, véritable interface interrégional,

  • une mission d’ingénierie pour le pilotage du Plan Campus.

Le projet d’Université Montpellier Sud de France (UMSF), présenté et retenu dans le cadre du plan « Campus », constitue un enjeu capital pour renforcer les synergies au sein du pôle régional d’enseignement supérieur et de recherche. Sa réussite passe par la constitution d’une équipe d’ingénierie appropriée à la taille et aux ambitions du projet.

Des moyens pour réussir de grands projets : 250millions d’euros sur 3ans.

La mise en œuvre de ces propositions s’appuie sur la mobilisation de toutes les principales lignes budgétaires de la Région. Pour faciliter cette mise en œuvre, la Commission préconise la création d’une Agence technique régionale de développement pour l’appui à l’ingénierie des projets structurants et aux contrats de partenariat.

La Commission préconise un « soutien d’étude » aux porteurs de projets nominés : récifs artificiels en mer, cafés dynamiques, écopole (centre de traitement des déchets), musée de l’enfant, île des loisirs, centre international des jeunes, centre de bien-être sur les Salins, usine de fabrication photovoltaïque.

En savoir plus :


Partenaire

7 étapes pour répondre à un marché public

Agnès Bricard, vice-présidente du Conseil Supérieur de l’Ordre des Experts-Comptables et présidente de leur Club Secteur Public propose un document d'aide à la réponse aux marchés publics.

28/06/2009

Midi Libre 27/06 – Conchyliculture - Georges Frêche prône l'audace

Édition du samedi 27 juin 2009

DR

Photo Christophe FORTIN

Le président de Région a fêté les 20 ans de Médithau marée à Marseillan.

A entreprise innovante, aréopage de personnalités haut de gamme.

Hier matin, au mas conchylicole de Medithau marée, sur le site marseillanais de Monpénèdre, Florent Tarbouriech a pu mesurer le travail accompli.

Du sous-préfet de Béziers en passant par le député, le président du conseil régional, le représentant du Département, le président du syndicat mixte et le maire de Marseillan, tous sont venus saluer « un gagneur ».


Il est loin le temps de la petite entreprise familiale. Après 20 ans de hauts et parfois de bas aussi, Florent Tarbouriech et son épouse sont à la tête de l'une des principales entreprises régionales de commerce de coquillages. Medithau marée emploie 40 salariés et réalise 7,5 M € de chiffre d'affaire.

Surtout, l'entreprise développe depuis peu un procédé innovant d'élevage (*). Un succès sur lequel le président de Région Georges Frêche a surfé pour répéter son message favori :

« Ceux qui gagnent sont ceux qui osent. Les autres mourront. Il n'y a plus de place pour l'artisanat dans les moules et les huîtres. D'ici peu, l'Asie va s'y mettre. Ils produiront des huîtres et des moules moins chères et aussi bonnes. Il faut s'y préparer. De l'audace ! »

S'adressant au chef d'entreprise, le président de Région a martelé : « Vous êtes un exemple pour tous les conchyliculteurs du bassin de Thau. Il faut que vous tiriez vos collègues vers la modernité en conservant la valeur de l'expérience ancienne. » Lançant aux jeunes conchyliculteurs : « Il faut s'adapter, se regrouper », Frêche a promis à ceux qui suivront son conseil « 60 à 70 % de subventions ».

Jean-Pierre SOUCHE

* Le projet de Medithau nécessite un investissement de 54 M€ aidé par la Région à hauteur de 500 000 €, l'Europe 300 000, l'Etat 200 000 et le Département 100 000.

La politique, les politiciens la font « à titre personnel »

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Midi Libre 27 Juin – Thau Agglo - Une longue séance presque sans anicroche

Édition du samedi 27 juin 2009

Photo DR

DR

Quarante six questions étaient examinées par les élus Le calme avant la tempête ?

Le dernier conseil public de Thau agglomération, qui s'est déroulé jeudi soir à Vic-la-Gardiole, n'a guère prêté à débats.

Pour moitié consacré à des questions financières récurrentes (compte administratifs, compte de gestion, affectation des résultats et décisions modificative), la soirée a surtout usé la voix du vice-président délégué aux finances, le Vicois Jean-Pierre Deneu. Face à cette hécatombe de chiffres, l'assemblée est restée sage et a unanimement approuvé l'exercice budgétaire de l'année écoulée.

La seconde moitié du conseil a été moins lourde mais tout aussi consensuelle. Tout juste peut-on noter l'intervention d'Antoine de Rinaldo, délégué sétois, pour expliquer le retrait d'une  délibération concernant la tranche 2 du programme de revitalisation commerciale à Sète.

L'élu a sèchement indiqué : « La Ville de Sète ne dépensera que ce qu'elle doit. Sur la fête du poisson bleu, il y a 4 500 € de plus, il est hors de question que nous ajoutions cette somme. Et sur l'Arc latin comme sur l'animation commerce et nature, on s'en tiendra aussi à ce qu'on avait prévu, pas plus. »

Sur le même ton, le président Pierre Bouldoire a fait remarquer : « Ce surcoût est dû à une modification des crédits accordés par l'Etat » (Ndlr. Ils ont été en effet revus à la baisse) puis il a indiqué : « Le retrait de la délibération est indépendant de la volonté des élus et des techniciens de l'Agglo. La modification de la participation financière de Sète a été négociée entre les services de l'Agglo et de Sète.

Apparemment les élus sétois n'ont pas été mis au courant à temps par leurs techniciens ». Une réplique qui n'a pas donné lieu à plus d'échange. Les Sétois, peu nombreux et en l'absence de leur chef François Commeinhes, n'avaient visiblement pas le goût à la bagarre.

Peut-être se préparaient-ils pour la séance du 8 juillet à Gigean, qui sera entièrement consacrée à la demande d'extension du périmètre de Thau à la communauté de communes du nord du bassin de Thau. A voir.

Jean-Pierre SOUCHE

LIDO Une inauguration peu durable...
Et l'Agglo parla (presque) d'une seule voix

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26/06/2009

E24 vendredi 26 juin 2009 : Eolien: le prix de rachat est trop bas pour GDF-Suez

EDF Energies Nouvelles vient de construire le premier parc éolien de France. (MAXPPP)

EDF Energies Nouvelles vient de construire le premier parc éolien de France. (MAXPPP)

Eolien: le prix de rachat est trop bas pour GDF-Suez

Le prix de rachat de l'électricité d'origine éolienne est trop bas, ce qui menace la rentabilité de nombreux investissements, estime GDF-Suez.

Les tarifs de rachat de l'électricité produite à partir d'éoliennes en mer (offshore) ne permettent pas d'assurer la rentabilité de ces projets, a estimé jeudi Henri Ducré, responsable de la branche Energie-France chez GDF Suez.

"Parler de rentabilité, c'est parfois un gros mot mais il faut que ces projets soient rentables", a affirmé M. Ducré au cours d'un colloque organisé au Sénat sur le thème "23% d'énergies renouvelables en 2020: objectif utopique ou réalisable?".

90 milliards

Selon M. Ducré, pour se développer, les énergies renouvelables doivent être rentables et acceptées par la population locale, car "ce sont des investissements énormes: on parle de 90 milliards d'euros".

Or, "le prix d'achat de l'énergie éolienne" aujourd'hui fixé à 130 euros par mégawattheure (MWh) "ne permet pas la rentabilité de l'éolien offshore", a-t-il estimé. "Mettons 30 euros de plus et on verra."

Hydraulique

M. Ducré a aussi déploré qu'on "n'insiste pas plus sur le développement de l'hydraulique en France". Il a rappelé qu'il s'agissait d'une "énergie abondante et stockable" et qu'il y avait "des capacités énormes en France".

Le président d'EDF, Pierre Gadonneix, a justement affirmé qu'il se battait "tous les jours" pour qu'on ne l'"oblige pas à détruire des barrages" du fait de la législation protégeant les cours d'eau. "Il y a une responsabilité du législateur. Il faut que les politiques soient cohérentes", a-t-il déclaré.

Alors que l'électricité d'EDF est à 85% d'origine nucléaire, M. Gadonneix a affirmé qu'il ne croyait pas "au tout quelque-chose" et que "la réponse au défi énergétique serait diverse".

Nucléaire

"En France, pendant très longtemps, on a été très idéologue sur l'énergie. Si vous étiez dans le nucléaire, vous étiez forcément anti-énergies renouvelables", a pour sa part remarqué Anne Lauvergeon, président du groupe nucléaire Areva.

Mais "le débat idéologique nucléaire contre renouvelable n'a vraiment pas de sens", a-t-elle jugé.

Mme Lauvergeon a ainsi considéré qu'il n'était "pas choquant que les énergies renouvelables soient subventionnées car toutes les énergies l'ont été à leur démarrage: charbon, nucléaire".

"23% d'énergies renouvelables, c'est un minimum", a enfin rappelé Boris Ravignon, conseiller technique développement durable à l'Elysée. "Il va falloir se donner les moyens d'aller plus loin."

E24 avec AFP

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25/06/2009

Midi Libre 18/06 - Économie régionale - 22 propositions pour la Région

C. F .

DR

Le rapport Constantin a été présenté hier aux élus et décideurs du Languedoc-Roussillon Un plan de relance pour surmonter la crise certes, mais surtout pour préparer le Languedoc-Roussillon aux défis de demain.

C'est, pour résumer, l'objectif du rapport Constantin. Il a été présenté officiellement, hier, au Corum à Montpellier devant un parterre d'élus locaux.

Près de 800 au total, venus prendre connaissance des 22 propositions contenues dans ce document coordonné par Daniel Constantin, un ancien préfet de région du Languedoc-Roussillon.

« Retard important de construction de logements sociaux », « décisions longues et aléatoires d'engagement des infrastructures », « activité touristique essentielle, mais à l'âge de pierre ».

Le constat dressé par les 29 membres de la commission Constantin fait un état des lieux sans concessions des lacunes et faiblesses régionales, accentuées par l'apparition de la crise, l'activité économique se dégradant.

Le rapport Constantin suggère donc une série de propositions, dites « finançables », pouvant être engagées rapidement. « Sur ces 22 mesures, 18 seront inscrites au budget supplémentaire de la Région », qui sera soumis au vote des conseillers régionaux ces prochains jours, a dit Georges Frêche, le président divers gauche du conseil régional.

Et d'ajouter : « Si ce plan ne résoudra pas la crise d'un coup de baguette magique, il aidera beaucoup. » Difficile de tout énumérer, mais deux thèmes ressortent : l'emploi et le logement.

Le premier évoque également la formation, mais aussi le dynamisme économique. Du coup, des propositions portent sur le lancement d'un plan de soutien aux entreprises, la création de "Sud de France Business School", un pôle de management international, la nomination d'un Monsieur tourisme...

Quant au deuxième, il est question de logement social. Beaucoup. Car la région est sous-équipée.

Pierre BRUYNOOGHE

vos reactions

18/06/2009 à 13h24 | Fertoine

Avec l’argent des autres… André VEZINHET va construire son réseau haut débit. Il en coûtera 27 900 000 € aux contribuables héraultais, soit « 46,14 % du coût total prévisionnel de l’investissement de premier établissement réalisé par le délégataire, à hauteur de ce qui est nécessaire pour couvrir les coûts occasionnés par les obligations de service public mises à la charge du délégataire, et ce en tenant compte des recettes y afférentes ainsi que du bénéfice raisonnable du délégataire… » (1). Ainsi, les contribuables héraultais assureront à l’entreprise désignée dès les prémisses du premier projet, ce qu’avait souligné le juge administratif, aujourd’hui associée (par prudence ?) à d’autres, un « bénéfice raisonnable » de « 9,87% qui constitue un niveau de rentabilité raisonnable compte tenu des risques encourus sur ce type de projet » (1). (Notons l’utilisation massive de l’adjectif « raisonnable ».) Rappelons que ce projet consiste à doubler le réseau existant appartenant à France Télécom, c’est dire son inutilité. Et son inefficacité puisqu’il ne couvrira pas les actuelles zones blanches.

18/06/2009 à 10h57 |

Ce que ça veut dire surtout, c'est que ce plan il faut le financer et alors, on verra en septembre sur les appels d'impôts locaux.... bref, c'est de l'argent qu'on prend à certains pour redistribuer à d'autres (dont la clientèle et les élus). et qu'on me parle pas de financement d'endettement, car au final ça revient au même.

18/06/2009 à 10h52 |

et çà va couter combien aux contribuables (mémoire les _é% d'augmentation dans la région il y a quelques années et les 4 à 5 % par an des 82% et çà fait combien par temps de crise!!!!

18/06/2009 à 09h37 | Miguel

Vézinhet avait peut-être d'autres urgences que de perdre une journée à assister à une grand-messe en l'honneur de Frêche. Il est capable de lire le rapport final, c'est aussi efficace et ça fait perdre moins de temps.

18/06/2009 à 09h12 | ENRY

Ce qui est très regrettable c'est que le président du conseil général de l'Hérault est été le seul des 5 présidents de CG à ne pas assister à se rendez-vous. Il ne faudrait pas qu'il oublie qu'il est un élu du peuple et qu'il n'est pas là pour faire ses caprices. Qu'il ne s'entende pas avec Georges Freche soit... Mais quand c'est pour un travail collectif pour le bien de ses administrés il doit, et c'est un devoir pour lui d'honorer ce genre de manifestation.....

12:49 Publié dans Économie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rapport constantin, languedoc-roussillon | |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook